Timothée d'Éphèse

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Icône orientale de Saint Timothée

Saint Timothée est un disciple, compagnon de voyage et proche confident de l'apôtre Paul de Tarse. Paul l'aurait institué évêque d'Éphèse. Rien n’est connu de lui hors des sources néo-testamentaires.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom « Timothée » vient du grec ancien timao, « honorer » et theos, « Dieu », soit « Celui qui honore Dieu ».

Selon le Nouveau testament[modifier | modifier le code]

La Lycaonie

Timothée, que Paul appelle « son vrai fils dans la foi », réside à Lystre, en Lycaonie (Asie Mineure) dans les années 50. Il est le fils d’un père grec et d’une mère juive, Eunice. La grand-mère de Timothée, Lois, sa mère et lui-même sont des juifs qui ont choisi « la Voie du Seigneur » et qui reconnaissent Jésus comme Messie (2 Tim. 1:5). Toutefois, il n'a pas été circoncis, probablement car son père est un grec. Pour éviter des difficultés avec les Judéo-chrétiens Paul circoncit Timothée «à cause des Juifs qui se trouvaient dans les parages» (Ac.16:1-3). Timothée est influencé par les baptistes du mouvement, ainsi Paul lui reproche de « ne boire que de l'eau » et lui conseille de boire un peu de vin.

Lors de son second voyage missionnaire, Paul passe par Lystre et prend Timothée comme compagnon et collaborateur. Une solide amitié se développe – son nom est souvent mentionné dans les salutations épistolaires – même s’ils ne voyagent pas toujours ensemble.

Timothée enfant (tableau de Rembrandt)

Resté à Bérée avec Silas (Ac.17:14ss) il rejoint Paul à Corinthe où il joue un rôle important dans l’œuvre d’évangélisation (2Cor. 1:19). Lorsque de graves malentendus s’élèvent dans la communauté chrétienne, c’est Timothée que Paul y envoie (1 Cor 4:17) pour y ramener la paix.

Timothée est l’homme de confiance. Une allusion est faite à une possible mission à Philippe également: Ph. 2:19. Même chose à Thessalonique : « nous vous avons envoyé Timothée notre frère, le collaborateur de Dieu dans la prédication de l’évangile du Christ, pour vous affermir et vous encourager dans votre foi » (1 Th. 3:2)

Timothée partage la première captivité de Paul qui, lors de sa seconde captivité, le réclame de nouveau. La seconde lettre de Paul à Timothée, écrite durant cette seconde captivité, alors que l’heure du témoignage suprême de sa vie approche, est un vibrant témoignage d’amitié. Adressée à ‘mon enfant bien-aimé’. Il fait « mention de lui dans ses prières et a un très vif désir de le revoir » (2Tim. 1:2-4), sans oublier sa famille. Il lui offre familièrement quelques conseils: «Cesse de ne boire que de l'eau. Prends un peu de vin à cause de ton estomac et de tes fréquentes faiblesses» (1Tim.5:23). Après de nombreuses recommandations pour une meilleure vie dans le Christ ressuscité il revient à la charge : « efforce-toi de venir me rejoindre au plus vite » (2Tim.4:9). Cette lettre à Timothée est considérée comme le testament spirituel de l’apôtre des gentils. Selon la tradition, Timothée aurait par la suite gouverné l’Église d'Éphèse où il serait mort.

Fête[modifier | modifier le code]

Timothée est un saint de l'Église catholique romaine qui le fête le 26 janvier avec Tite comme disciples très chers de Paul de Tarse qui leur confie des charges épiscopales dans l’Église naissante. Il est également un saint des Églises orthodoxes, qui le fêtent le 22 janvier[1].

Roman[modifier | modifier le code]

Timothée d'Ephèse est le narrateur et le personnage principal du roman de l'Américain Gore Vidal, En direct du Golgotha, traduit par J-B. Blandenier, publié aux éditions Rivages poche en 2003[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Calendrier orthodoxe, Fraternité Orthodoxe Saint Grégoire Palamas, , p. 16.
  2. Pour une analyse de ce roman, cf Bertrand Westphal, Roman & évangile : transposition de l'évangile dans le roman européen contemporain (1945-2000), Presses Universitaires de Limoges, (lire en ligne), p. 327.

Articles connexes[modifier | modifier le code]