Tim Pawlenty

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Tim Pawlenty
Illustration.
Portrait officiel de Tim Pawlenty (2003).
Fonctions
39e gouverneur du Minnesota

(7 ans, 11 mois et 28 jours)
Président George W. Bush
Barack Obama
Prédécesseur Jesse Ventura
Successeur Mark Dayton
Biographie
Nom de naissance Timothy James Pawlenty
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Saint Paul
(États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti républicain
Conjoint Mary Pawlenty
Enfants Anna Pawlenty
Mara Pawlenty
Profession Avocat
Religion Chrétien évangélique

Signature de Tim Pawlenty

Tim Pawlenty
Gouverneurs du Minnesota

Timothy Pawlenty, né le à Saint Paul dans le Minnesota, est un homme politique américain, membre du Parti républicain qui fut le trente-neuvième gouverneur de l’État du Minnesota de 2003 à 2011. Les médias le surnomment « T-Paw ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Tim Pawlenty grandit à South Saint Paul[1]. Il est élevé dans une famille catholique modeste de cinq enfants. Sa mère meurt d’un cancer alors qu’il a seize ans.

Il est diplômé de l’université du Minnesota en science politique (en 1983) puis en droit (en 1986)[2].

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Tim Pawlenty commence une carrière politique en 1989 en étant élu au conseil municipal d'Eagan, dans le Minnesota. Il n’a alors que vingt-huit ans. Il est conseiller de Jon Grunseth en 1990 lors de la tentative de celui-ci pour devenir gouverneur du Minnesota.

En 1992, Tim Pawlenty est élu à la Chambre des représentants du Minnesota avec 49 % des voix[réf. nécessaire]. Il y représente le district 38B[2], dans le comté de Dakota. Il est réélu à cinq reprises[réf. nécessaire]. En 1999, il devient chef de la majorité républicaine à la Chambre[2] durant le mandant de l'indépendant Jesse Ventura[1].

En 2001, il envisage de se présente aux élections sénatoriales américaines de 2002. Le vice-président Dick Cheney le convainc toutefois de laisser la place à Norm Coleman[2].

Gouverneur du Minnesota[modifier | modifier le code]

En novembre 2002, Tim Pawlenty est élu gouverneur de l’État contre le candidat démocrate Roger Moe, l’indépendant Tim Penny, et l’écologiste Ken Pentel. La tradition ouvrière et sociale-démocrate du Minnesota font de la victoire du républicain Pawlenty un triomphe électoral.

Durant son mandat, il tient sa promesse de ne pas augmenter les impôts malgré l’obligation d’un budget à l’équilibre posée par la constitution de l’État. Pour cela, il entre à plusieurs reprises en conflit avec les démocrates, majoritaires au Sénat du Minnesota. Ce conflit mènera en 2005 au premier shutdown de l'histoire de l'État[1].

Il impose un délai de réflexion obligatoire de vingt-quatre heures avant de procéder à un avortement.

Le , avec 46,7 % des suffrages, il devance de quinze mille voix son adversaire démocrate Mike Hatch (45,7 %) et est réélu gouverneur. Le même jour, les démocrates prennent le contrôle des deux chambres de la législature du Minnesota[1].

Ses voyages à l’étranger dans le cadre de ses fonctions, notamment au Kosovo, en Pologne, en Irak et en République tchèque, lui valent des critiques[3].

En juin 2009, Pawlenty annonce qu’il ne se représente pas pour obtenir un troisième mandat de gouverneur en 2010[2]. Sa réélection était considérée comme périlleuse[4]. De nombreux observateurs pensent alors que Pawlenty prépare une campagne pour obtenir l’investiture républicaine à l’élection présidentielle américaine de 2012[4],[5].

Après le poste de gouverneur[modifier | modifier le code]

Le , il officialise sa candidature à l’investiture républicaine pour l’élection au poste de président des États-Unis[6],[2]. Pouvant faire appel à la base conservatrice comme à l’establishment du parti, il est considéré comme la principale alternative à Mitt Romney. Dans les mois qui suivent sa candidature, il lève plusieurs millions de dollars qu’il dépense rapidement[7]. Il retire sa candidature en août après un mauvais score lors de l'Iowa Straw Poll, au cours duquel il finit en troisième position avec 14 % des voix[8]. Le 12 septembre, il apporte son soutien à Mitt Romney, dont il devient vice-président de la campagne[2].

Après cet échec, Pawlenty prend la présidence du Financial Services Roundtable, un lobby travaillant pour de grandes sociétés financières américaines (dont American Express, Citigroup et Wells Fargo). Il démissionne de ce poste en février 2018. Il est alors pressenti pour se présenter à l'élection du gouverneur du Minnesota. Au mois d'avril, il officialise sa candidature pour succéder au démocrate Mark Dayton, qui ne se représente pas[9]. Le républicain lève rapidement des fonds et est considéré comme le favori de la primaire républicaine durant laquelle il affronte Jeff Johnson (en), un conseiller du comté de Hennepin et le candidat républicain lors de l'élection de gouverneur précédente (2014)[10],[11]. Durant la campagne, Johnson critique Pawlenty pour son manque de soutien au président Donald Trump[12]. Pawlenty est battu d'environ 9 points par Johnson (44 % des voix contre 53 %)[10], dont la victoire est considérée comme une surprise par la presse[10],[12].

Positions politiques[modifier | modifier le code]

Tim Pawlenty est conservateur sur les questions de société : il s'oppose à l'avortement et souhaite étendre le droit de porter des armes. Il est plus modéré sur d'autres sujets, notamment sur les questions environnementales[1].

Vie privée[modifier | modifier le code]

C’est durant ses études de droit que Tim Pawlenty rencontre Mary Anderson qu’il épouse un an plus tard. Le couple de juristes s’installe à Eagan avec leurs deux filles Anna et Mara. Mary Pawlenty continue sa carrière professionnelle en tant que magistrate jusqu’en 2007.

C’est sous l’influence de son épouse que Tim Pawlenty se convertit au protestantisme et devint chrétien évangélique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e (en) Dave Orrick, « Here are the big issues Tim Pawlenty faced as Minnesota governor — and how he handled them », sur twincities.com, (consulté le 16 août 2018).
  2. a b c d e f et g (en) « Tim Pawlenty Fast Facts », CNN Library, sur edition.cnn.com, (consulté le 16 août 2018).
  3. « Pawlenty Faces Questions Over Frequent Political Travel », The Huffington Post, 2 décembre 2009.
  4. a et b (en) Chris Cillizza, « Pawlenty To Retire With An Eye on 2012 », The Fix, sur washingtonpost.com, (consulté le 16 août 2018).
  5. (en) Jonathan Martin, « Pawlenty preps 2012 campaign team », sur politico.com, (consulté le 16 août 2018).
  6. https://www.youtube.com/watch?v=5i66q1f3M3w&NR=1
  7. (en) Sam Brodey, « How Tim Pawlenty came to be everyone’s favorite failed presidential candidate », sur 15 septembre 2015, minnpost.com (consulté le 16 août 2018).
  8. « Tim Pawlenty abandonne la course à l'investiture républicaine », sur lemonde.fr, (consulté le 16 août 2018).
  9. (en) Brian Schwartz, « Republican Tim Pawlenty announces run for Minnesota governor », sur cnbc.com, (consulté le 15 août 2018).
  10. a b et c (en) Dave Orrick, « It’s Walz vs. Johnson after stunning upset of Pawlenty », sur twincities.com, (consulté le 15 août 2018).
  11. (en) Jennifer Duffy, « Pawlenty’s Loss Moves Race to Lean Democratic », The Cook Political Report,
  12. a et b (en) Jeremy W. Peters et Jonathan Martin, « Groundbreaking Night for Women and Diversity, While a Trump Critic Falls », sur nytimes.com, (consulté le 15 août 2018).

Liens externes[modifier | modifier le code]