Tiloun

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Tiloun
Image dans Infobox.
Tiloun en 2019.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 52 ans)
Saint-DenisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jean-Michel RamouneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Instrument
Genre artistique
Site web

Jean-Michel Ramoune, surnommé Tiloun, est un chanteur français né le [1] à Saint-Denis de La Réunion et mort le dans la même ville. Il grandit à Saint-Denis dans le quartier de la Source .

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfant, Tiloun rencontre des grands noms de la musique réunionnaise tels Alain Péters, Ziskakan à ses débuts ou Henri Madoré. C'est au foyer de la Source que Tiloun s'initie au chant, à la musique « Pei », aux percussions, à la danse. Ce quartier de Saint-Denis est, comme il le décrit lui-même, « un berceau de créativité ». Tikok Vellaye, Maxime Laope, Benoîte Boulard, Henri Madoré, Alain Peters, Gilbert Barcaville, les frères Ducap, Arnaud Dormeuil, Jeff Gang ou Atep en sont originaires. Ils vont être pour Tiloun des sources d'inspiration.

Il commence à écrire et à jouer dans les kabars. Firmin Viry, auprès duquel il joue pendant quatre ans lui fait découvrir la philosophie du maloya.

Il travaille comme animateur de rue, et ses prestations ne sont pour lui qu'un divertissement. Il faudra que Gilbert Pounia, Firmin Viry, Danyèl Waro, Daniel Honoré lui mettent la pression pour qu'il envisage l'éventualité d'un disque. Son fils, Nicolas, emporte la décision.

Tiloun n'est pas une vedette, il est très attaché à sa famille, sa femme, son fils ainsi qu'à ses « dalons » (copains) et à tous ceux qu'il a écouté, aidé. Le maloya lui permet de revendiquer ses origines « bâtardes » (métissées) dont il est fier. Il est ouvert aux musiques malgaches, africaines[2] et sud-américaines[3].

Sous la pression de tous ses amis, il finit par enregistrer un disque[4], à condition qu'il soit pas un « zafèr commercial ». Avec Stéphane Boquet, il fonde l'association « Dé Pat Ater » (Les pieds sur terre) et, entouré de sa formation au complet, il enregistre ce premier opus qui porte le nom de l'association. Olivier Giron[Qui ?] est sans doute l'un de ceux qui le dépeignent le mieux : « Une voix fragile et saisissante qui nous raconte La Réunion, sa Réunion, dans le respect de la langue et du patrimoine. Des textes engagés, pas encore assez à son goût, qui aborde les thèmes du métissage, du franc-parler, des travers de la vie, de l’amour, du sida, des Chagos… Tout cela dans un maloya épuré et harmonieux, notamment le titre Dodo mon ti kok, une berceuse pour son zenfan écrite en 1989 et très joliment accompagnée par Sandrine Ledoux à la harpe, l’instrument préféré de Tiloun ».

Tiloun au Jerusalem Jazz Festival 2019[5] (Musée d'Israël).

Tout en continuant de travailler, il enchaîne kabars, concerts, participe au Sakifo. La SACEM lui décerne le prix Fanal[Quoi ?]. Il crée, pour la cause des Chagossiens, le bal maloya.

Avec une nouvelle équipe de musiciens et des artistes malgaches, il enregistre à la Résidence d'artistes de Madagascar son deuxième CD : Kas in Poz[6].

Il était engagé dans la défense de la langue créole[7] et la prise en charge du diabète et de ses complications[8].

Il s'est prononcé contre le rougail saucisses en boîte[9][Quoi ?].

Le , Tiloun décède d'une crise cardiaque au CHU Bellepierre[10],[11].

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Dé Pat Ater, 11 titres, 2008
  • Kas In Poz, 14 titres 2011

Concerts 2013[modifier | modifier le code]

  • Théâtre Vladimir Canter,
  • Concert Tiloun ek bann Matantes, Palaxa,
  • Tiloun au Babel Med Music, Marseille,
  • Concert Opubatapas, Saint-Pierre, [12]
  • Tiloun ek son bann, Printemps de Bourges, « Les inouïs »,

Musiciens[modifier | modifier le code]

  • Zélito Deliron, voix, roulèr, flûte
  • Patrick Quinot, voix, congas, djembé
  • Masaï Imare, voix, kayamb
  • Vincent Philéas, voix, roulèr, sati, piker
  • Mickael Talpot, voix, bobre, sati
  • Soameva, voix
  • Rajery, valiha
  • Dan Ramahaleo, voix, kabosy
  • Daniel Ramaroson, marovany

Récompenses[modifier | modifier le code]

En 2010, la SACEM lui décerne le prix Fanal[réf. nécessaire].

Références[modifier | modifier le code]

  1. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  2. « Elida Almeida et Tiloun, d’une île à l’autre », sur RFI Musique, (consulté le 6 juillet 2020)
  3. « C'était show samedi soir à Château-Arnoux avec les concerts de Tiloun et Flavia Coelho - Haute Provence Info », sur www.hauteprovenceinfo.com (consulté le 6 juillet 2020)
  4. Clicanoo, « Le chanteur de maloya, Tiloun, est décédé », sur Clicanoo.re (consulté le 6 juillet 2020)
  5. « Festival international 2019 du Jazz à Jérusalem », sur Jérusalem Info, (consulté le 6 juillet 2020)
  6. La Rédaction, « Décès du chanteur Tiloun: La Réunion perd une “figure incontournable” – Le Quotidien de la Réunion » (consulté le 6 juillet 2020)
  7. « Tiloun : trésor de la Réunion », sur Les Inrockuptibles, (consulté le 6 juillet 2020)
  8. « Disparition : La Réunion rend hommage à Tiloun », sur Réunion la 1ère (consulté le 6 juillet 2020)
  9. Miss Sentinelle, « Tiloun pousse un coup de gueule contre le rougail saucisse en boîte - Journal.re », sur https://www.journal.re/, (consulté le 6 juillet 2020)
  10. « Musique en deuil : Maloya i plèr, Tiloun la désote la vi », sur Imaz Press Réunion : l'actualité de la Réunion en photos, (consulté le 6 juillet 2020)
  11. « Le chanteur de maloya, Tiloun, est décédé », sur France TV Info, (consulté le 5 juillet 2020)
  12. « Depuis dix ans, Sakifo fait résonner le creuset réunionnais », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2020)

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]