Tillac (Gers)

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Tillac
Rue principale du village et église
Rue principale du village et église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Mirande
Canton Pardiac-Rivière-Basse
Intercommunalité Communauté de communes Bastides et vallons du Gers
Maire
Mandat
Alain Audirac
2014-2020
Code postal 32170
Code commune 32446
Démographie
Population
municipale
268 hab. (2014)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 34″ nord, 0° 16′ 35″ est
Altitude Min. 170 m – Max. 264 m
Superficie 12,47 km2
Localisation

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Tillac

Tillac est une commune française située dans le département du Gers en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

À l'ouest d'une barre boisée, la vallée du Bouès s'ouvre sur une grande plaine étalée vers Marciac. Le petit village de Tillac, anciennement fortifié et situé à 39 km au sud-ouest d'Auch, commande un grand territoire agricole demeuré très actif.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Albert Dauzat[1] et Ernest Nègre[2] ne mentionnent pas de formes anciennes pour Tillac.

L'un comme l'autre l'expliquent cependant. Pour le premier, l'élément -ac est le suffixe -acum, précédé du nom d'homme latin Tilius. Pour le second, il s'agit du même suffixe, composé avec le nom d'homme romain Tillius (OTL).

L'origine du suffixe -acum a été étudiée par les linguistes et les toponymistes[3]. Il est d'origine gauloise *-āko / *-(i)āko- et sert à localiser des dieux où des personnes à l'origine, avant de devenir un suffixe marquant la propriété à l'époque gallo-romaine[4]. Il a donné -ac au sud de la France (et parfois en Bretagne) et -(a)y / -(e)y /-é, etc. au nord.

Tillac doit remonter au gallo-roman *TILIACU ou *TILLIACU comme certains Tilly du nord de la France, ainsi Tilly-sur-Meuse, riche en formes anciennes : Tilliacus fiscus IXe siècle ; Tiliacum (952, 962, 973, 1011, 1015, 1047, 1049, 1060, 1061). Un rapport avec le nom du tilleul (occitan telh) est plus problématique.

Homonymie avec plusieurs autres Tillac, notamment Grand- et Petit-Tillac sur la commune de Rorthais (Deux-Sèvres).

Le nom commun tillac « pont supérieur d'un navire » a une toute autre origine. Il s'agit d'un mot normand attesté pour la première fois dans un rapport du Clos des galées de Rouen en 1369[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

La création de Tillac s’étend entre le XIe et XIVe siècles[réf. souhaitée]. Le village, doté de fortifications élevées par Bernard VII, comte d'Armagnac, se présente à l’époque sous la forme d’un quadrilatère fortifié, dont chaque angle est orienté vers un des points cardinaux, établi autour d’un château. Celui-ci, appartenant aux comtes de Pardiac, n’existe plus aujourd’hui, mais ses vestiges sont toujours visibles dans l’angle nord-est du village.

Le système défensif de Tillac comporte deux tours : la tour de Mirande à l’est, et la tour de Rabastens à l’ouest, soulignant l’importance du castelnau d’alors. La tour de Rabastens présente une particularité rare dans la région, celle de posséder seulement deux murs et pas de toit. Il s’agit d’une tour ouverte à la gorge, conçue pour empêcher les ennemis de s’y installer si elle venait à être prise.

Le village est traversé d'une ruelle encadrée de deux galeries couvertes, dont les encorbellements, reposant sur de gros piliers de bois, sont réhaussés de briques ou de torchis. Les maisons actuelles du village datent de la fin du XVIIe siècle, et l’on retrouve sur des piliers du presbytère une mesure à grain en pierre, scellée pour répondre à une ordonnance royale de 1613. Elle oblige en effet les Tillacois à « tenir mesure d’airain ou de pierre pour que le public y mesure ses grains ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Alain Audirac[6] DVG Agriculteur
mars 2001 2008 Pierre-Max Tenet    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 268 habitants, en augmentation de 5,51 % par rapport à 2009 (Gers : 1,81 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
626 491 638 719 804 818 838 810 788
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
736 750 690 673 669 634 569 535 503
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
513 498 370 388 377 374 377 319 327
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
346 315 320 302 295 260 254 268 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie, commerces et artisans[modifier | modifier le code]

- 1 gîte rural : CAP de BOUEOU (bouéou = bœuf en gascon) - Location de vacances dans une ferme du XVIIIe siècle - 5 km de Tillac.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La tour de Mirande, située à l'entrée Est de Tillac.
  • La tour de Rabastens, située à l'entrée Ouest de Tillac.
  • L’église saint Jacques-le-Majeur est un édifice gothique du XVe siècle. Son retable du XVIIIe siècle est classé monument historique. En 1855-1856, la nef est refaite et de nouvelles ouvertures sont alors percées pour éclairer chaque côté. Alors qu’en 1840, l’église ne comporte aucune statue, elle compte aujourd’hui quelques œuvres parmi lesquelles une vierge pèlerine, un saint Jacques en bois sculpté, inspiré d’une statue du portail principal de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle. On y trouve encore des trésors liturgiques : antiphonaires, ciboires, vêtements liturgiques et bannières de procession.
  • Le château de Pallanne, à la sortie de Tillac, est l'un des plus beaux châteaux du XVIIIe siècle de la région. Il a été construit pour Audirac, médecin à la mode à la cour de Louis XVI.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alfred Gardey de Soos, Tillac-en-Pardiac à travers les âges, Carcassonne, Bonnafous-Thomas, [1905], 106 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6). p. 678.
  2. Toponymie générale de la France, Volume 1. Librairie Droz 1991. p. 480.
  3. Pierre-Yves Lambert, La langue Gauloise, édition errance 1994. p. 39
  4. P-Y Lambert, Op. cité.
  5. Site du cnrtl : étymologie de Tillac
  6. Site de la préfecture - Fiche de Tillac
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Liens externes[modifier | modifier le code]