Tidiane N'Diaye

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Tidiane N'Diaye, né le , est un chercheur[1], économiste, anthropologue[2],[3],[4] et écrivain franco-sénégalais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Originaire du Sénégal, après ses études supérieures en France, Tidiane N'Diaye a servi pendant cinq années dans la Légion étrangère (sous le nom de Cheikh Tidiane N'Diaye au 2e REP). Par la suite, Tidiane N'Diaye a mené une carrière de chargé d'études à l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)[5], de professeur d'économie descriptive et directeur de recherches à école supérieure de commerce (« Sup-de-Co ») Caraïbes. Il est l'auteur de nombreuses études économiques et sociales de l'Insee, sur les départements français d'Outre-Mer (DOM).

Également chercheur spécialisé dans l'histoire des civilisations négro-africaines et de leurs diasporas (afro-américaine et afro-antillaise), il a publié de nombreux essais sur le sujet.

Travaux[modifier | modifier le code]

Écrivain, il est notamment l’auteur du Génocide voilé, un essai consacré à la traite arabo-musulmane, qui décima l’Afrique du VIIe au XXe siècle[5]. Dans cet ouvrage — premier essai d'un chercheur africain dont les travaux ont été nommés au Prix Renaudot essais en 2008 —, il soutient que la traite transsaharienne et orientale a été beaucoup plus meurtrière que la traite transatlantique, pratiquée par les Occidentaux. Il en veut pour preuve que « pour 9 à 11 millions de déportés lors de cette traite, il y a aujourd’hui 70 millions de descendants. La traite arabo-musulmane, elle, a déporté 17 millions de personnes qui n’ont eu que 1 million de descendants à cause de la castration massive pratiquée pendant près de quatorze siècles. »[6],[5],[7] Elle explique également selon N'Diaye pourquoi « la fracture raciale est réelle en Afrique »[8].

Il a aussi écrit, en 2013, une enquête intitulée Le Jaune et le Noir sur la place de la Chine en Afrique[9],[10].

Son premier roman, L’Appel de la lune, est centré sur la construction du royaume zoulou puis de la nation sud-africaine[11].

Publications[modifier | modifier le code]

Recueil de poésies[modifier | modifier le code]

Roman[modifier | modifier le code]

Essais d'enquêtes historiques[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. N'Diaye Catalogue Sudoc : base de données sur les ouvrages de l'auteur.
  2. Séverine Kodjo-Grandvaux, « Tidiane N’Diaye : « La fracture raciale est réelle en Afrique » » (consulté le 2 juin 2018)
  3. Maria Magassa-Konaté, « Avec Tidiane N’Diaye, le génocide de la traite orientale dévoilé » (consulté le 2 juin 2018).
  4. Philippe Triay, « Réparations : le point de vue des historiens Marcel Dorigny, Tidiane N’Diaye, Jean-François Niort et Françoise Vergès » (consulté le 2 juin 2018)
  5. a b et c Séverine Kodjo-Grandvaux et Tidiane N'Diaye, Tidiane N’Diaye : « La fracture raciale est réelle en Afrique », Le Monde, .
  6. « Le génocide voilé. La traite négrière arabo-musulmane (Tidiane N'Diaye) » (consulté le 2 juin 2018)
  7. Michel Renard, Le génocide voilé, de Tidiane N'Diaye : enquête historique sur la traite négrière arabo-musulmane (compte rendu de lecture), Études coloniales, 4 septembre 2017
  8. « Tidiane Ndiaye: « La fracture raciale est réelle en Afrique » » (consulté le 2 juin 2018)
  9. Jeanne Cavelier, « Sur l’esclavage moderne, « la prise de conscience est faible et dérisoire » » (consulté le 3 juin 2018)
  10. Caroline Lachowsky, « La percée sournoise de la Chine en Afrique » (consulté le 2 juin 2018)
  11. Pascal Bruckner, « Bruckner - Afrique : ce génocide oublié » (consulté le 2 juin 2018)
  12. Tidiane N'Diaye, Passions créoles, Publibook, , 50 p. (ISBN 2-84436-000-9).
  13. Voir sur lemonde.fr.
  14. « Le Grand prix littéraire d'Afrique noire attribué à Blick Bassy », Journal du Cameroun, (consulté le 18 octobre 2019).
  15. « Grand prix littéraire d'Afrique noire 2017 : Les Ivoiriens Josué Guébo et Kangannou Pierre parmi les 7 finalistes », Ivoire Matin, (consulté le 18 octobre 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]