Tiburce Koffi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Tiburce Koffi
Tiburce Koffi dans le hall de l'INSAAC 2012 ( Photo Claude Amory).
Tiburce Koffi dans le hall de l'INSAAC 2012 ( Photo Claude Amory).
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (66 ans)
BouakéVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Tiburce Koffi est un enseignant, écrivain, musicien, dramaturge et journaliste ivoirien, né le à Bouaké.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et scolarité[modifier | modifier le code]

Koffi Tiburce, à l’état civil Koffi Kouadio Jules-Tiburce, est le deuxième ville de la Côte d'Ivoire. Il est le septième d’une famille de 14 enfants équitablement répartis : 7 garçons et 7 filles. Il est marié et père de deux enfants. Son nom symbolique de baptême africain que lui a donné son père est Gna Meh – littéralement traduit : Monsieur du Palmier ! Pour cette raison, le palmier et le vin de palme, son dérivé, font partie des totems de Tiburce Koffi. La tradition lui impose, de ce fait, de sacrifier annuellement un poulet ou un mouton, en invoquant la protection de Dieu par le truchement du palmier protecteur… 

Il a passé le début de sa scolarité à Bouaké, Bassam et Korhogo (Tle. Études supérieures à l’université d’Abidjan (1977-1981), puis il fait ses études supérieures à l’École normale supérieure d’Abidjan (Ens).

Carrière[modifier | modifier le code]

Professeur certifié de lettres, il a successivement enseigné au collège moderne du Plateau et lycée classique d’Abidjan (1981) puis au lycée technique de Yopougon (1982-1985), et enfin au lycée technique de Cocody (1985-1987 ; et 1991-1993). Dans ces différents établissements, il a enseigné outre le français, l’histoire, la CMC (Connaissance du Monde contemporain), la philosophie (Lycée de technique de Yopougon et Lycée technique d’Abidjan).

De 1987 à 1989, il est en cessation temporaire d’activités : arrêté et emprisonné à la Sûreté dans le cadre de l’affaire du Synesci (le syndicat d’Enseignement du secondaire), il sera transféré, ainsi que 12 autres de ses camarades d’infortune, au célèbre camp militaire de Séguéla où sont passés bon nombre de contestataires (Laurent Gbagbo, Jean-Pierre Ayé, Gbaï Tagro, entre autres) du régime d’Houphouët-Boigny, autocrate confirmé et très allergique au ‘‘désordre’’ !

À la fin de l’année 1993, il est appelé au cabinet du ministre Bernard Zadi, à la culture. Mis à la disposition du ministère de la culture depuis , il a occupé les postes suivants : chargé de mission, chargé de presse, directeur régional de la culture-sud, directeur de la Bibliothèque nationale.

De 2002 à 2007, Tiburce Koffi a été conseiller technique à l’Éducation et à la Culture, dans le cabinet du président Laurent Gbagbo et conseiller spécial à la Culture dans le cabinet du Premier ministre Charles Konan Banny (2006-2007).

À partir d', il est à la tête de l’Institut national supérieur des Arts et de l’Action culturelle (Insaac). Le , il a été limogé de l’Insaac à la suite de la publication de son livre Non à l’Appel de Daoukro, un essai qui remet en cause le bien-fondé de la décision d’Henri Konan Bédié de faire d’Alassane Ouattara, le candidat unique du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix. Inquiet pour sa sécurité, Tiburce Koffi réside en ce moment aux États-Unis où se trouve sa famille[1].

Titulaire d’un DEA Lettres, et doctorant, Tiburce Koffi est, depuis 2002, chercheur au GRELI (Groupe de Recherches et d’Études sur la Littérature ivoirienne — dont il est par ailleurs membre fondateur). Le GRELI (Université F H.-B, Cocody) est placé sous la direction du Pr Bruno Gnaoulé-Oupoh). Dans ce cadre, Tiburce Koffi travaille sur « La problématique de la libération dans la production littéraire » de Jean-Marie Adiaffi, sujet de sa thèse.

Journaliste, enseignant, critique littéraire, musicien et écrivain, Tiburce Koffi marque, depuis des décennies, l’univers artistique et intellectuel de son pays par des conférences, des tables rondes, des séminaires, des articles de presse. Il a animé des émissions radiophoniques et télévisées sur la musique et la littérature. On retiendra au titre de ces émissions « Pleines pages » (Rti), « Panse mes maux avec des mots » (Radio Onuci-Fm). Il est fondateur de la troupe de Théâtre La compagnie du sphinx, l’initiateur du groupe musical Les Compagnons d’un soir.

Ses passions essentielles restent le théâtre et le jazz. Ses marques de guitare préférées sont : Ibanez, Washburn, De Armand, Epiphone et Joe Pass.

Tiburce Koffi est l’auteur d’une dizaine de livres comprenant des récits (recueils de nouvelles, romans), essais et compilation d’articles de presse.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Terre de misères, Abidjan Ceda, 2000. Récits.
  • Côte d'Ivoire, l'agonie du jardin, Abidjan, Néi-Ceda, 2006. Essai.
  • L'embarras de Dieu, Néi-Ceda. Récits. 2006. , Abidjan, 2006.
  • Le paradis infernal, Abidjan, Les éditions du souvenir, 2007. Théâtre.
  • La médaille de la honte, Les éditions du souvenir, 2007. Théâtre.
  • Mémoire d'une tombe, Néi-Ceda-Présence africaine. 2008. Roman. Grand prix ivoire de la littérature francophone, Abidjan  2009.
  • Ngo'ndi (avec Venance Konan), Abidjan, les éditions Le Réveil. 2009. Compilation d'articles
  • Paroles de Côte d'Ivoire pour Haïti (ouvrage collectif), Néi-Ceda, 2010.
  • Le mal-être spirituel des Noirs, Néi-Ceda. 2011. Essai.
  • L’amour est un grand pleur, Frat.Mat. Éditions, 2013. Récits.
  • Mélédouman suivi de… pour un casting, Néi-Ceda, 2014. Théâtre)
  • Non à l’Appel de Daoukro, Les Éditions du Souvenir, 2014. Essai.
  • L’itinérant, Journal d'un promeneur - En sept chapitres et sept balades, Editions du Panthéon, 2018.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Tiburce Koffi: parti unifié, Ouattara et Bédié voient juste », sur jda.ci, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]