Thorame-Haute

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Thorame-Haute
Pont du Moulin
Pont du Moulin
Blason de Thorame-Haute
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Castellane
Canton Castellane
Intercommunalité Communauté de communes Alpes Provence Verdon
Maire
Mandat
Thierry Otto-Bruc
2014-2020
Code postal 04170
Code commune 04219
Démographie
Gentilé Thoramiens, Ondraincs, Collaincs, Peyrescans
Population
municipale
235 hab. (2014)
Densité 2,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 05′ 52″ nord, 6° 33′ 22″ est
Altitude Min. 971 m – Max. 2 693 m
Superficie 108,35 km2
Localisation

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Liens
Site web www.thorame-haute.fr

Thorame-Haute est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Thoramiens[1], et Ondraincs (ou Ondriens) pour les habitants du village d'Ondres. Les habitants des anciennes communes sont appelés Peyrescans à Peyresq, les Collaincs à La Colle-Saint-Michel.

Géographie[modifier | modifier le code]

Relief et climat[modifier | modifier le code]

Vue d'ensemble de Thorame-Haute et du Verdon.
Montagne de Serpegier et rochers de Chaudeirolles.

De par son étendue de plus de 100 km2, la commune se situe parmi les plus grandes du département et au 132e rang national[2], le territoire abrite une large variété d'espaces naturels de faune et de flore, à travers des paysages de moyenne montagne et de haute montagne supérieure à 2 000 mètres d'altitude.

On trouve sur les sommets de plusieurs montagnes de la commune, notamment Cheïnet mais aussi du côté de Peyresq des fossiles en nombre.

Le point culminant se situe sur la montagne du Grand Coyer à 2 693 mètres d'altitude. Le point le plus bas correspond au lit du Verdon autour de 971 m. La commune est la plus en aval du Haut-Verdon. Le village de Thorame-Haute est entouré de quatre massifs montagneux : Chamatte (2 081 m), Cheïnet (1 850 m), Serpeigier (1 718 m), et Cordœil (2 114 m).

Thorame-Haute se caractérise par l'étendue de ses terres agricoles plutôt inhabituelle dans les vallées alpines encaissées, et par son site orienté est-ouest, ce qui permet un bon ensoleillement.

Les villages de la vallée du Haut Verdon se caractérisent par un relief montagnard, une pluviométrie élevée, des précipitations irrégulières et souvent orageuses, avec l’hiver de fréquentes chutes de neige. C'est un climat d’un type continental aux écarts de température entre la chaleur durant l’été et le froid pendant l’hiver. On y trouve de grandes montagnes donnant de vastes pâturages (transhumances) et forêts (bois de mélèze et de pin).

Espaces aquatiques[modifier | modifier le code]

Vallée encaissée du Verdon.
Pont-bâche du ravin de Ganon sur la D908, limite amont de la commune.

La commune est traversée par deux rivières principales :

  • le Verdon, qui la traverse sur environ 13 km ;
  • la Vaïre, dont les sources se situent sur son territoire à l'est vers les limites de la commune.

On dénombre aussi de nombreux torrents de montagne qui forment parfois une petite vallée, parmi ceux-ci on peut noter :

  • le Riou, petit torrent qui traverse le village et rejoint le Verdon, son passage a été aménagé et recouvert au niveau de la place du village en 1907 ;
  • le Riou d’Ondres : petite vallée autrefois cultivée au pied du village du même nom ;
  • ainsi que plusieurs autres « rious » désignant un ruisseau, généralement accompagnés d'un adjectif (Riou Touert, Sec, Frey, de Cordoeil…) ;
  • le torrent de Ganon au nord marque la limite avec Beauvezer et enjambe la RD908 ;
  • les gorges de Saint-Pierre, site très encaissé, constituent les limites de la commune sur la rive gauche du Verdon (le sentier étant situé sur la commune de Beauvezer).

On trouve aussi le lac des Sagnes, « lac collinaire » artificiel créé dans les années 1960 servant à l’arrosage des champs.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

La commune compte 310 ha de bois et forêts[1].

  • Faune :

Les animaux que l'on rencontre sont essentiellement des mammifères d'altitude tels le chevreuil, le mouflon et surtout le chamois, qui est plus répandu et chassé. On trouve aussi de nombreux sangliers et quelques cerfs. Parmi les petits gibiers, on peut citer le lièvre d'Europe et le lièvre variable (ou blanchard). La marmotte est également présente en altitude, sa chasse est interdite. En moyenne altitude, on trouve des espèces plus communes comme les renards, blaireaux et écureuils roux, chauves-souris…

Les reptiles sont également très présents avec la couleuvre à collier, la vipère aspic ou encore le lézard vert.

Parmi les oiseaux, on trouve la grive draine (migrateur), de nombreux oiseaux de proie ainsi que nocturnes.

  • Flore :

Les arbres les plus fréquents sont les pins et les mélèzes en altitude on trouve aussi des espèces de feuillus.

Parmi les espèces de fleurs d'altitude, on trouve le génépi, plante aromatique dont on tire une liqueur (sa cueillette est très règlementée), l'edelweiss, la gentiane, le lis martagon, le lis de Saint-Bruno, le Carline à feuilles d'acanthe (chardon communément appelé « soleil »).

Le territoire abrite aussi une variété de champignons parmi ceux comestibles : le lactaire délicieux (dit « sanguin »), la chanterelle et la morille.

Le territoire de Peyresq est connu pour abriter des essences rares.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Les villages et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune se compose de plusieurs villages, hameaux et lieux-dits ayant chacun leur identité. On peut distinguer quatre villages principaux : Thorame, Ondres (qui appartiennent tous deux au territoire « historique » de Thorame), La Colle-Saint-Michel et Peyresq qui ont été rattachés en 1974.

Thorame-Haute historique[modifier | modifier le code]

Vue générale de Thorame-Haute vers 1900

Le territoire historique de Thorame-Haute s'étendait sur 73,24 km2 jusqu'en 1974, il comprenait :

  • Le village de Thorame-Haute se compose du chef-lieu proprement dit, village de moyenne montagne situé sur la rive droite du Verdon.

Quelques rues et quartiers du village

Le nom des rues reprennent les noms qui apparaissaient déjà sur le premier cadastre tracé du milieu du XIXe siècle, et qui correspondaient plutôt à des noms de quartiers tels que : Saint-Pierre, Saint-Julien, la Rastellone, le Subret (ou Dessubret), le Peyran. Le Riou constitue quant à lui un véritable faubourg situé au-dessus du reste du village. Il semble qu'il se soit développé à partir du XVIIe siècle pour répondre à la hausse de population. Il a pris le nom du cours d'eau qui traverse le village. De par sa structure il constitue "un village dans le village" avec ses rues ordonnées et ses deux fontaines et sa place. Son nom ne figure toutefois plus sur le cadastre actuel.

Autour du village, de nouveaux lotissements se sont développés tels que le Coulet-des-Fourches situé environ à un kilomètre du village sur la D52, les Aires, Font Richasse, le Coulet, l'Auche… De nouveaux autour du centre ancien.

  • Thorame-Haute-Gare : s’y trouve la seule gare du Haut Verdon, la chapelle de Notre-Dame de la Fleur, quelques maisons et un hôtel-restaurant aujourd'hui fermé.
    Train touristique à vapeur en gare de Thorame-Haute
Article détaillé : Gare de Thorame-Haute.

Dans la vallée du Verdon, la commune compte encore plusieurs hameaux ou lieux-dits habités régulièrement tels que :

  • Branchaï : ancienne ferme constituée d’un long bâtiment situé à la limite de la commune en aval et au bord du Verdon ;
  • La Rivière : à proximité de la gare, ce hameau ce compose de plusieurs maisons dont la plupart sont en ruine, la ligne de chemin de fer est collée au hameau ; il est relié à la gare par le viaduc ferroviaire de la Fleur, quelques centaines de mètres en amont, un autre pont permet au train de pénétrer dans le tunnel de la Colle-Saint-Michel ;
  • sur le flanc de Cordeil, face au Plan de Lys, se trouve le hameau de la Royère à 1 317 m d’altitude ; abandonné au début du siècle dernier, il est aujourd’hui relié à une piste et connaît une nouvelle vie, il se compose de plusieurs bâtiments de ferme et d’habitation, ainsi que d'une citerne et d'un four ;
  • le Plan-de-Lys : ce lieu-dit se compose des ruines d’une ancienne scierie ; les installations pour le percement du tunnel de la voie ferrée y étaient implantées.
  • Font-Gaillarde, ce hameau fut souvent représenté sur des cartes postales car un hôtel accueillait au début du XXe siècle un tourisme plutôt aisé permis par l’ouverture de ligne Digne-Nice. On trouve également une grotte. Aujourd’hui encore, c’est un lieu d’accueil pour les visiteurs ;
  • plus en amont, plusieurs fermes sont implantées en bordure du Verdon parmi lesquelles : Plan-de-Verdon, l'Iscle, Font-Chaude où se trouve le camping municipal du même nom.
  • le Fontanil est un hameau constitué d’une maison d’habitation, de deux bergeries, d’un four et de quelques petites constructions éparses ; il se situe au sommet du ravin de Guillaume à plus de 1 500 m d’altitude.
  • le village d’Ondres situé sur la rive gauche du Verdon à plus de 1 300 m d’altitude, n'est plus habité de façon permanente et a refusé le confort moderne (il n'y a ni eau courante, ni électricité, ni ligne de téléphone) ; la piste d'accès n'est pas goudronnée. Toutefois, un petit groupe d'estivants a demandé récemment l'installation électrique, bien que la majorité des habitants la refuse. En été, la population d'Ondres peut dépasser 150 habitants.
    On trouve également des habitations situées en contrebas à Clot-Hubert, au Plan d'Ondres, à la Bastide des Jaume…
    Article détaillé : Ondres (Alpes-de-Haute-Provence).

Les villages rattachés[modifier | modifier le code]

La Colle-Saint-Michel et Peyresq sont deux anciennes communes ayant fusionné entre elles en 1964 sous le nom de Saint-Michel-Peyresq, cette nouvelle commune est ensuite rattachée à Thorame en 1974. Elle s'étendait sur un territoire de 35,11 km2.

  • Blason La Colle-Saint-Michel est un petit village constitué de quelques maisons groupées. Il occupe le plateau de la montagne de Serpégier à 1 430 m d’altitude, son territoire réduit (5,76 km2) s’étendait aussi sur la montagne du Rent. On y trouve une station de ski de fond ainsi que plusieurs commerces de restauration et d’hôtellerie.
    Article détaillé : La Colle-Saint-Michel.
  • Blason
    Vue du village de Peyresq.
    Peyresq situé à 1 525 m d’altitude se caractérise par son site exceptionnel et son architecture montagnarde rénovée grâce à une restauration à partir des années 1960. Perché sur un rocher, le village surplombe la vallée de la Vaïre. Historiquement, son territoire s’étendait sur 29,35 km2 en direction de la montagne du Grand Coyer et comptait plusieurs fermes isolées ou bergerie comme le Villard, la Braïsse et le Forest. Le village a compté jusqu’à 250 habitants, mais aujourd’hui la population permanente est très réduite. Il accueille aujourd’hui des colloques scientifiques et culturels.
Article détaillé : Peyresq.

Routes et chemin de fer[modifier | modifier le code]

Pont du moulin.
Pont Clot, sur le Verdon (D52).
Routes principales

Le chef-lieu se situe à proximité de la route qui remonte la vallée du Verdon : la départementale 955 (en provenance de Saint-André-les-Alpes) qui devient la départementale 908 à partir de l'intersection de La Colle-Saint-Michel et en direction d'Allos. La D 908 rejoint la vallée de la Vaïre (en direction d'Annot) par le col de la Colle-Saint-Michel et remonte à son autre extrémité la haute vallée du Verdon. Avant la réforme de 1972, elles étaient toutes deux classées route nationale (RN 555 et RN 208).

Routes secondaires

La départementale 2 rejoint également Saint-André-les-Alpes par la vallée de l'Issole en traversant la commune et de Thorame-Basse.

Sur la D 908/D955, il existe trois embranchements rejoignant le village, d'aval en amont du Verdon :

  • la départementale 52 à partir du Pont-Clot, elle traverse le lotissement du Collet des Fourches puis rejoint le village, sur environ 3 km ;
  • la départementale 908 A, à partir du pont dit Pont du Villaron, jusqu'au village, sur environ 1 km, c'est l'accès principal ;
  • la départementale 52 également à partir du lieu-dit L'Iscle, sur environ 2 km jusqu'au village, elle se situe dans le prolongement de la Grand Rue, et l'ancien chemin de Colmars. Elle n'est accessible qu'en descendant la vallée, et est partiellement interdite dans le sens village - Colmars.

La départementale 32 rejoint le village de Peyresq, l'intersection se situe après le village de La Colle-St-Michel lorsque l'on descend vers Annot.

Le chemin d'accès au village d'Ondres n'a jamais été classé comme route départementale en raison du trop faible nombre d'habitants à l'époque, ceci explique qu'il n'a jamais été goudronné et l'entretien reste à la charge de la commune.

Voies ferrées

La commune est desservie par la ligne Nice - Digne des chemins de fer de Provence (plus connue sous le nom du « Train des Pignes »). La gare de Thorame-Haute se situe au lieu-dit homonyme de Thorame-Haute-Gare, à 7 km au sud du chef-lieu ; c'est la station ferroviaire la plus haute de la ligne et la seule du Haut-Verdon. Non loin de la gare, le Tunnel de la Colle-Saint-Michel long de près de 3,5 km[3], relie bassin du Verdon à celui de la Vaïre et du Var.

Il existe un autre point d'arrêt possible du train à la halte de Peyresq, celle-ci se situe à la limite de la commune au bord du torrent de la Vaïre.

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton d'Allos-Colmars auquel appartient Thorame-Haute est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[4], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[5]. La commune de Thorame-Haute est également exposée à quatre autres risques naturels[5] :

  • avalanche (mais ce risque n’est pas recensé dans le dossier départemental sur les risques majeurs)[6],
  • feu de forêt,
  • inondation,
  • mouvement de terrain : quelques versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[7].

La commune de Thorame-Haute n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[6] ; aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[6] et le Dicrim n’existe pas non plus[8].

La commune a été l’objet de deux arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue, en 2009 et 2011[5]. Le tremblement de terre du 8 février 1974, dont l’épicentre était situé à Thorame (Sisfrance ne précise pas s’il s’agit de Thorame-Basse ou -Haute), avait une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets). D’autres tremblements de terre ont été nettement ressentis à Thorame-Haute depuis un siècle, sans jamais atteindre cette force[9],[10].

Communes voisines[11][modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Thorame-Haute et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).
Rose des vents Beauvezer Colmars Rose des vents
Thorame-Basse N Castellet-lès-Sausses
O    Thorame-Haute    E
S
La Mure-Argens Allons Méailles


Histoire[modifier | modifier le code]

Cette partie ne traite que du territoire historique de Thorame (c'est-à-dire sans La Colle-Saint-Michel et Peyresq).


Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de civitas Eturamina (cité d’Eturamina), cité en 442, est formé sur la racine préceltique *etur, et d’un suffixe préceltique, tous deux d’origine et de sens inconnus selon Ernest Nègre[12], qu’il est possible de rapprocher d’Etruria. Béatrice et Jean-Jacques Férié considèrent[13] que les préfixes tor ou tur seraient à valeur oronymique et en association avec un élément men "d'origine obscure". Charles Rostaing, dans son Essai sur la toponymie de la Provence (1950), donne une autre explication. Mais il considère lui aussi comme probable que le toponyme soit plus ancien que les Gaulois[14].

On trouve Toramena en 1009 et Toramine en 1035. Sur plusieurs cartes datant du XVIIe siècle, il est mentionné Thoramenes. Thorame est du genre féminin. La commune se nomme Torama Auta en occitan vivaro-alpin.

Il s'avère que le déterminant n'a pas été choisi en fonction de l'altitude, mais en fonction du rang social des deux villages : Thorame-Haute était plus important administrativement parlant que Thorame-Basse: ce fut le siège d'un évêché dès la fin de l'Antiquité et durant toute une partie du Haut Moyen Âge[15].

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les rares découvertes faites sur la commune et les sites peu connus n'ont pas fait l'objet d'études particulières.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Période préromaine[modifier | modifier le code]

Parmi les multiples hypothèses du passage des Alpes par Hannibal et son armée, la vallée du Verdon a été un trajet envisagé.

Les éléments peu probants sont des dénominations de tradition récente. On trouve sur le plateau de Serpégier un lieu surnommé le « camp d'Hannibal ». Sur Fours (commune actuelle d'Uvernet-Fours) on trouve également un lieu baptisé la "table d'Hannibal"[16]. Féraud rapporte qu'on aurait découvert à plusieurs époques des javelines et des casques[17]. Une monnaie marseillaise en argent a été trouvée au Fouent Micoulaud[18] (plus vraisemblablement Font Nicoulaou, désignant un cours d'eau).

Période romaine[modifier | modifier le code]

Le territoire d’Eturamina correspondrait à celui d'une des tribus figurant sur le Trophée des Alpes élevé par l'empereur Auguste à La Turbie ayant résisté à l'Empire romain, avant d'être définitivement conquise[19]. Cette tribu serait celle des Eguiturii (les Éguitures)[20], devenu une civitas sous l’Empire romain. L’hypothèse ancienne, émise par Tisserand, est celle des Veamini[21]. Féraud partageait aussi cet avis : « 5° Les Veamini qui habitaient les bassins de Thorame-Haute et Thorame-Basse, et la petite vallée de l’Issole, ainsi que parait l’indiquer leur nom formé du celtique Vean, montagne, et min, rouge ; nom qui désigne un terrain rougeâtre comme l’est celui de Thorame. Quelques auteurs les placent pourtant dans la vallée de Fours. »[22]. Le village occupait peut être un ordre particulier dans la hiérarchie administrative gallo-romaine, avec le statut de "civitas" à l'instar de Glandèves (proche d’Entrevaux), Senensis (Senez) ou Dinia (Digne). L'abbé Duchesne considère qu'Eturamine est confondu avec la civitas Rigomagensium.

Raoul Blanchard constate « l'existence aux premiers siècles romains d'un vicus Eguitaraminus qui n'est autre que Thorame, et qui évoque même une civitas préromaine du Haut-Verdon ; d'autre part, M. de Manteyer a fait observer que le patronage des églises de la région de Thorame était conforme à la formule du pape Sixte III (432-440) »[23].

Une tegula gravée (tuile romaine) découverte en 1934, et datée de la fin du IIe siècle ou du début du IIIe siècle[24], ainsi que des tombes mises au jour Grand-Rue (1934 et 1938), attestent d’une occupation à l’époque romaine. Le fort de Trancastel, dont l'origine est probablement romaine, complète le tableau de l’occupation du sol aux premiers siècles de notre ère.

Les principales découvertes archéologiques ont été faites au cœur du village lui-même et notamment le long du mur de l'église paroissiale, avec des tombes et des objets clairement identifiés d'époque romaine : vase et inscriptions sur tuile, conservées au musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye. Mises en doute par Raymond Collier[25], ces découvertes permettent d’attester la pénétration de la culture gallo-romaine dans la vallée[24].

Des fondations peut-être antiques ont été découvertes à proximité de Notre-Dame du Serret, avec des pierres sculptées romaines[18]. De même, dans la rue du Peyran, un fragment de stèle funéraire remployée dans un mur serait daté du Ier siècle, et une autre également en remploi serait mérovingienne[24].

Pour la fin de la période romaine, Eturamina est le nom de la cité épiscopale, établie de façon éphémère dans la vallée des Thorame au milieu du Ve siècle[26],[27]. On trouve le nom de l'évêque Sévérianus, ce dernier a laissé son nom dans les conciles de Riez en 439 et de Vaison en 442[28].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Après la chute de l’Empire romain, la vallée du haut Verdon connaît de nombreuses invasions durant plusieurs siècles : Vandales en 480, Ostrogoths en 508, Lombards en 570, des Sarrasins en 740, chassés en 885[29].

Au Moyen Âge, on retrouve plusieurs documents concernant les implantations de moines, notamment de Saint-Victor, qui possédait Notre-Dame du Serret dès le XIe siècle[30],[31]. Une charte de l’abbaye de Saint-Victor établie en 1056 concerne déjà les communautés Haut Verdon. Cette époque est aussi marquée par l'installation de riches familles seigneuriales. On déduit que la scission en deux communautés distinctes s'est opérée à cette époque avec les qualificatifs géographiques : Superiori pour Haut et Inferiori pour Bas, d’où Toramina Superiori qui deviendra au cours des siècles Thorame-Haute. Les archives départementales conservent un document datant du XIVe siècle relatif à un contrat passé entre la communauté et les moines nouvellement installés : il y est question d'échange de terre en contrepartie d’une aide matérielle apportée au village (notamment l'installation de métiers à tisser).

En 1342, la communauté de Thorame-Haute est rattachée à la viguerie de Castellane par le comte de Provence[32].

En 1390, les troupes de Raymond de Turenne ravagent la région et incendient le village. En 1486, la région est annexée au royaume de France[33].

Les premiers registres communaux (conservés aux archives départementales), en dehors de quelques chartes, datent seulement de 1570.

Familles seigneuriales[modifier | modifier le code]

La famille Rostaing (issue des Castellane) tient le fief de Thorame-Haute aux Xe et XIe siècles[34], suivie de la branche Faraud des Glandevès du XIIIe siècle au XVe siècle, puis des Villeneuve jusqu’au XVIIe siècle, des Gassendi au XVIIe siècle, et enfin des Pazery jusqu’à la Révolution[35]. Quinze familles seigneuriales se succèdent jusqu’en 1789, la dernière étant la famille des de Pazery rachetant le 17 juin 1711 la seigneurie à Balthazar de Villeneuve.

La légende de Notre-Dame de la Fleur[modifier | modifier le code]

Cette période est aussi marquée par la naissance d'une légende liée à une « apparition céleste » bien qu'on ignore la date précise, celle-ci est à l'origine de la chapelle de Notre-Dame de la Fleur et de son pèlerinage qui subsiste aujourd'hui encore le lundi de Pentecôte. Les récits dont on dispose aujourd'hui ont été largement déformés car reposant sur une tradition orale, et sont souvent très différents voire contradictoires. Un « esprit céleste » ou la Vierge Marie (selon les récits) serait apparu à un berger réputé pour être un bon chrétien qui gardait un troupeau de moutons et lui aurait demandé de faire bâtir la chapelle sur le lieu de l'apparition. Le choix du nom de "la Fleur" a également plusieurs explications, mais la plus répandue est qu'une fleur aurait été donnée au berger en guise de preuve. Auguste Testanière, donne une version différentes à la fin du XIXe siècle, il n'y est question ni de fleur, ni de Vierge[36]. Cette chapelle est implantée à Thorame-Gare, le bâtiment actuel date des années 1930-1940, c'est l'œuvre de l'abbé Juvénal Pélissier, curé de la paroisse et dernier chapelain N.-D. de la Fleur qui l'a reconstruite seul durant une dizaine d'années. Le pèlerinage de Thorame a connu un essor important au XXe siècle et a bénéficié de la présence du chemin de fer.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

À partir de 1556, la communauté de Thorame-Haute devient propriétaire des moulins, contre une rente servie aux Villeneuve, seigneurs du lieu[37].

Durant les guerres de religion, le baron d’Allemagne et ses huguenots combattent les troupes de Henry de Garde, le baron d’Allemagne s’empare du fort Saint-Georges le 9 octobre 1574[30],[38]. L'église est détruite à cette occasion (ou en 1576 selon d'autres sources[39]) ; elle est reconstruite en 1598 et en 1603[38].

En 1630 une épidémie de peste est très meurtrière, on compte environ 90 décès contre 15 à 20 les années précédentes d’après les registres tenus par le vicaire Pierre André Isnard ; le notaire enregistre 29 testaments en 1630 et encore 6 en 1631, contre un seul en 1628 et 1629[40]. Lors de la peste de 1720, le village fournit vingt-sept hommes pour garder le cordon sanitaire qui doit éviter la propagation de l’épidémie. Sept postes sont mis en place, notamment sur les ponts du Verdon. Le village est entouré d’une palissade percée de trois portes gardées nuit et jour[41]. La construction de la chapelle Saint-Roch est reliée à l’un de ces épisodes[30].

À la fin de l’Ancien Régime, la communauté de Thorame-Haute dépendait de la viguerie de Colmars[30].

Révolution[modifier | modifier le code]

Lors de la création du département des Basses-Alpes en 1790, le village est chef-lieu de canton[42] et fait partie des huit cantons du district de Castellane, mais le canton est supprimé en 1802. La société patriotique de la commune fait partie des 21 premières créées dans les Basses-Alpes, au printemps 1792[43]. Le 20 octobre 1793, il est décidé que les femmes y seront désormais invitées[44]. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune de La Colle-Saint-Michel change de nom pour La Collefroide[45]. Peiresc a également changé son orthographe en Peyresq (pour différencier le nom propre du village, Nicolas-Claude Fabri de Peiresc fut en effet le seigneur de ce village.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Une ère nouvelle

Au milieu du XIXe siècle, le village atteint son pic de population avec 830 habitants en 1840. Le XIXe siècle correspond à une période d’apogée démographique autant que de prospérité économique. Cette prospérité provient en grande partie d’une activité industrielle qui se développe fortement dans la vallée : celle des draperies. Cependant le déclin est assez rapide avec l’ouverture de la vallée à l’extérieur et l’arrivée de la concurrence des draperies du Nord. Les fabriques de Thorame ferment avant la Première Guerre mondiale. Les nombreuses modifications apportées au village témoignent de cette "nouvelle ère" qui a modelé plus qu'aucun siècle précédent le visage actuel de Thorame : travaux d'édilité (fontaines, lavoirs, four communal, nouvelle mairie…), richesse des lieux de cultes (église paroissiale, chapelles, pèlerinage de La Fleur…), et travaux des maisons particulières (l'écrasante majorité des linteaux datés, les riches décors de modénature peints sur les façades en sont l'expression la plus visible).

La Révolution et l’Empire apportent nombre d’améliorations, dont une imposition foncière égale pour tous, et proportionnelle à la valeur des biens de chacun. Afin de la mettre en place sur des bases précises, la levée d’un cadastre est décidée. La loi de finances du 15 septembre 1807 précise ses modalités, mais sa réalisation est longue à mettre en œuvre, les fonctionnaires du cadastre traitant les communes par groupes géographiques successifs. En 1827, le cadastre dit napoléonien de Thorame-Haute est achevé, ceux de La Colle-Saint-Michel et Peyresq le sont en 1838[46]. Lorsque le cadastre est achevé, la commune compte trois moulins : un à Ondres, un autre en contrebas de ce village, aux Ribes, et le moulin du Pont, moulin à farine plus tard converti en scierie[47]. Le moulin des Ribes a été fouillé en 2004 et 2012.

Des espaces de sociabilité multiples[48]

Les chambrettes étaient une forme très répandue de « loisirs » et de sociabilité de la population masculine en Provence. On y lisait à haute voix les journaux, puis on commentait les nouvelles, y compris politiques. Un statut réglementait son fonctionnement. À la fin du XIXe siècle, Thorame comptait quatre chambrettes : celle des pères de famille, des jeunes gens, des républicains, et celle des résidents du quartier du Riou.

Les confréries de pénitents participaient aussi à la vie sociale mais avec des attributions particulières. À Thorame-Haute, la confrérie des pénitents Blancs probablement fondée au XVIIe siècle, se composait d’une large majorité des hommes du village et selon l’usage, les garçons y entraient après leur première communion. La chapelle Saint-Pierre, actuelle salle des fêtes leur était attribuée. Au XVIIIe siècle, les « visites pastorales » (rapports des visites de l'évêque) mentionnent plusieurs autres confréries sur la commune.

Le développement de petites et moyennes industries

Thorame comptait plusieurs draperies : on dénombre 6 fabriques en 1813 employant 15 ouvriers. La plus importante est celle de Honoré Datier qui ouvre en 1836, il s'agit d'un installation de taille avec du matériel moderne, sur le modèle de la fabrique Honnorat de Saint-André-de-Méouilles[49], elle emploie 18 ouvriers. Jean-Joseph Arnaud en ouvre une seconde peu après[50]. Elles emploient jusqu’à 24 ouvriers en 1858, mais ce nombre retombe en dessous de 10 dans les années 1870[51]. Toutes ferment avant 1880[52]. En 1841, la société Bonnet produisait 1 275 mètres de drap "burrel" en utilisant la force motrice du Verdon[53] et Datier, 3 350 mètres. Tous ces bâtiments sont aujourd'hui en ruine.

D'autres activités sont également développées comme la fabrique de carreaux de Benjamin Balp qui ferme définitivement en 1870, un abattoir, une mine de charbon dans la vallée du Verdon était également exploitée. À la fin du XIXe siècle, on trouve deux à trois moulin à farine.[réf. nécessaire]

Comme de nombreuses communes du département, Thorame-Haute se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle compte déjà deux écoles dispensant une instruction primaire aux garçons, situées au village chef-lieu et à Ondres[54]. Les filles ne sont pas concernées, la loi Falloux n’impose l’ouverture d’une école de filles que dans les communes de plus de 800 habitants. La situation ne change qu’avec la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants[55] : l’instruction des filles est organisée au village entre 1867 et 1873[56]. La deuxième loi Duruy (1877) permet à la commune, grâce aux subventions de l’État, de reconstruire son école de Thorame-Haute[57].

Les deux communes de La Colle-Saint-Michel et Peyresq avaient elles aussi leurs écoles de garçons en 1863[54]. Dans ces deux communes peu peuplées, l’école n’ouvre ses portes aux filles qu’avec les lois Ferry[55],[56].

Dans la seconde moitié du XIXe siècle et jusqu'au début du siècle suivant, le "fromage de Thorame" est réputé, il se présente sous la forme de tomme de vache ou de chèvre[58].

Au XXe siècle, plusieurs petites industries subsistent[59]. En 1924, il y a deux scieries, la scierie Arnaud (vendue à Lempereur en janvier 1920) ferme définitivement en 1928. L'usine hydraulique Jauffret produit de l'électricité pour la commune de 1913 à 1946.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Entrée de Thorame-Haute au début du XXe siècle

La commune bénéficie au début du XXe siècle du passage du chemin de fer, même si la gare de Thorame-Haute est éloignée des villages. La construction a lieu dans les années 1900. Le percement du tunnel vers la vallée du Var mobilise de nombreux ouvriers, pour lesquels on construit un village près de la gare de Thorame-Haute. Le 24 juin 1901, une grève éclate pour demander la journée de huit heures. Malgré les négociations, la grève cesse le 29 juin, sans que les ouvriers n’aient rien obtenu[60]. La voie est menacée en avril 1909 par un glissement de terrain : une partie de la masse du pic de Rent s’effondre et recouvre les voies, avant que la terre soit évacuée. La montagne est stabilisée par un mur de soutènement de 114 m de long, épais de 1,5 m et renforcée de 7 contreforts de 27 à 33 m de profondeur[61].

Au cours de la Première Guerre mondiale, la commune paye un lourd tribut qui accélère la perte de population déjà enclenchée depuis les années 1850.

Durant l'occupation de la Seconde Guerre mondiale, le Haut-Verdon participe activement à la résistance militaire. À la suite du premier débarquement allié, les ponts d'accès au village sont dynamités par les résistants le long du Verdon (pont Clot et pont du Villaron) pour couper l'accès à une colonne allemande qui cherche à rejoindre le col d'Allos. Pour contourner l'obstacle, la colonne se fraye un passage dans la vallée de l'Issole elle aussi contrôlée par les résistants, et parvient à rejoindre Thorame-Haute. À la sortie du village, une attaque meurtrière pour les Allemands a lieu entre l'ancienne scierie Arnaud et le pont d'Ondres. En guise de représailles, le maire du village Louis Blanc, est pris en otage avec d'autres hommes lors d'un rassemblement de la population sur la place du village par les militaires qui se replient provisoirement sur le village. Plus tard, ils sont relâchés, mais quatre gendarmes de Colmars[62] acquis à la cause des insurgés sont exécutés sur les lieux de l'attaque ; un monument commémoratif est élevé au lieu-dit le Pont d'Ondres.

Le 5 novembre 1943, des gestapistes montent de Nice en voiture et s’arrêtent au hameau de Fontgaillarde, où se trouvaient 5 juifs assignés à résidence par Vichy (trois étaient turcs et deux Algériens). Ils sont raflés, emmenés à Nice et déportés pour être exterminés[63].

Les années 1960-1970 sont marquées par la modernisation du village : travaux et mesures de salubrité publiques, voirie, création d'un lac artificiel aux Sagnes pour l'arrosage des terres agricoles, mais aussi pour le tourisme. La commune se dote de nouveaux équipements : salles des fêtes, poste, etc. L'agriculture se mécanise fortement et le nombre d'exploitation diminue rapidement au profit de plus grandes exploitations.

Le 1er mars 1974, la commune de Saint-Michel-Peyresq lui est rattachée (elle-même issue de la fusion des communes de La Colle-Saint-Michel et Peyresq le 1er novembre 1964). L'ambition de ce rapprochement était entre autres de créer une station de ski, mais les différentes études réalisées sur sa faisabilité et l'opposition résolue des habitants ont eu raison du projet.

Les années 1980 et 1990 sont marquées par un relatif déclin d'accueil de résidents secondaires qui semble aujourd'hui enrayé. Le nombre d'exploitations agricoles diminue assez rapidement dans les années 1990, même s'il reste encore important par comparaison aux communes voisines.

En décembre 2004, le syndicat intercommunal du Haut-Verdon se transforme en communauté de communes du Haut-Verdon Val d'Allos qui récupère une large part des compétences de la commune.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, la commune est marquée par une augmentation de la population et son rajeunissement, de nouvelles parcelles ont été construites, les prix ont augmenté avec la demande. Plusieurs investissements conséquents sont engagés depuis les années 2000, tels que l'aménagement du jardin public au cœur du village, des travaux importants sur la toiture de l'église entièrement refaite en tuiles, ou encore la création d'une nouvelle école. La Communauté de communes concourt au financement de ces équipements publics, d'autres secteurs vont être concernés comme l'eau ou l'assainissement.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason

Blasonnement de Thorame-Haute :
"D'or au château de gueules sur une montagne de sinople"

Le blason de Thorame-Haute peut se décrire de la façon suivante : une tour rouge sur montagne verte, le tout sous fond or (ou jaune).

Les anciennes communes de Peyresq et de La Colle-Saint-Michel possèdent également leurs propres armoiries.

Blason

Blasonnement de Peyresq :
"Ecartelé: au 1 er et 4e, d'azur, à un rocher d'argent ; au 2e et 3e, d'or à une étoile à 16 rais de gueules."[64]

Blason

Blasonnement de La Colle-Saint-Michel :
"D'azur à une montagne à deux monticules ou à deux mamelons d'or."[64]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis la Première Guerre mondiale
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Kléber Cortez[73]   ouvrier
  1971 André Arnaud   gendarme retraité
1971[74] 1998 Charles Roux   agriculteur
Mort en exercice[75]
1998 mars 2008 Marcel Philip   artisan
mars 2008 juin 2008 Denis Cointrel[76]   démissionnaire
juin 2008 en cours
(au 21 octobre 2014)
Thierry Otto-Bruc[77],[78] DVD Ouvrier
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Thorame-Haute fait partie:

Adhésion aux organismes de coopération intercommunale[modifier | modifier le code]

Thorame-Haute est membre[79] de :

  • SI d'entretien des berges du Verdon amont de Rougon à Allos
  • SIE de la région du Verdon
  • SIVU d'assainissement collectif du Haut-Verdon

Finances locales[modifier | modifier le code]

Historique du découpage administratif après la Révolution française[81][modifier | modifier le code]

  • Fusions des communes

1er novembre 1964 : dans un premier temps fusion de Colle-Saint-Michel (selon l'orthographe de l'INSEE[82]) avec Peyresq, la nouvelle commune prend le nom de Saint-Michel-Peyresq (avec pour chef-lieu la Colle-St-Michel pour chef-lieu). Toutefois, le conseil municipal d'alors opposé à cette décision obtient du Conseil d'Etat l'annulation de l'arrêté préfectoral et le rétablissant l’existence de la commune. Malgré cette décision, l'ancien conseil municipal rétabli dans ses fonctions vote immédiatement le rattachement à Thorame-Haute. 1er mars 1974 : Saint-Michel-Peyresq (anciennement du canton de Saint-André-les-Alpes) est rattachée à Thorame.

  • Modifications des cantons
Commune code INSEE Canton
Thorame-Haute 04219 1793-1801 canton de Thorame

1801-1985 Colmars
Puis Allos-Colmars à partir de 1985 (à la suite de la fusion de ces deux cantons)

Thorame-Haute 04219 canton de Castellane (nouveau)[83]

à partir du 24/02/2014

Colle-Saint-Michel (la) 04040 1793-1801 Annot

1801-1964 Saint-André (1837 St-André-de-Méouilles, 1928 St-André-les-Alpes)

Peyresq 04147 1793-1801 Annot

1801-1964 Saint-André (1837 St-André-de-Méouilles, 1928 St-André-les-Alpes)

Saint-Michel-Peyresq 04040 1964-1974 Saint-André-les-Alpes
  • District et arrondissements :

1793-1801 : district de Castellane. 1801-1926 : arrondissement de Castellane, 1926-1942 : arrondissement de Digne, depuis 1942 : arrondissement de Castellane.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 235 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2008, 2013, 2018 pour Thorame-Haute). Les autres « recensements » sont des estimations.

Évolution démographique de la commune de Thorame-Haute
1315 1471 1765 1768 1793 1800 1806 1821 1831 1836
104 feux 74 feux 835 861 742 742 785 759 775 830
1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
799 808 768 727 667 647 580 531 555 568
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
532 506 707 528 461 385 360 300 288 265
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2014 -
254 210 206 191 187 206 174 228 235 -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999, population municipale en 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer[35] et Expilly[84] pour l’Ancien Régime, EHESS[85], Insee à partir de 1968[86],[87],[88].)

La notion de feux renvoie sous l’Ancien Régime, à une base d'imposition pour la commune et/ou au nombre de familles vivant sur une communauté qui se partageaient les impôts. Son calcul a beaucoup évolué au cours des époques, mais pour les deux dénombrements retenus, il s’agit de feux équivalents à une famille.

Au recensement du 29 mars 1759, il y avait "153 habitants" (ou foyers) ; au 19 avril 1789, "156 feux ou chefs de famille"[réf. nécessaire].

La progression soudaine de la population en 1901 est due au percement du tunnel ferroviaire de La Colle-Saint-Michel sur la ligne de Nice à Digne (ou Train des Pignes)[89],[90], correspondant au dernier tronçon ouvert entre Puget-Théniers et Saint-André-de-Méouilles (aujourd'hui St-André-les-Alpes) : la main d’œuvre nombreuse a été installée au lieu-dit du Plan de Lys, tout près du hameau de La Rivière. Une école temporaire a même été ouverte pour l'occasion. Le recensement du 1er mai fait état d'une population temporaire de 175 personnes.

En-dehors de cet évènement ponctuel, l’histoire démographique de Thorame-Haute, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure pendant toute la première moitié du XIXe siècle. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de baisse de la population de longue durée. En 1921, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport à cette période[91]. Le mouvement de baisse ne s'interrompt définitivement qu'à la fin du XXe siècle : la commune a gagné une soixantaine d'habitants depuis 1999.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui encore, la principale activité de la commune reste l'agriculture (élevages ovins principalement, mais aussi bovins et porcins). Les cultures sont surtout orientées vers le fourrage mais on trouve également des céréales et des pommes de terre. Le nombre encore important d'exploitations agricoles au regard du reste de la vallée s'explique en partie par la qualité et l'étendue des terres autour du village. D'après l'Insee, en 1999 (derniers chiffres disponibles) le secteur agricole occupe 11,8 % de la population active, alors que la moyenne nationale s'élève seulement à 2,4 %. En 2000, la commune comptait, d'après le recensement agricole, 9 exploitants pour une SAU de 651 hectares (11 exploitations pour 570 ha à Thorame-Basse) ; les autres communes de la vallée ne comptent pas plus de trois ou quatre exploitations pour une SAU inférieure à 500 hectares (492 ha à Colmars). La présence des troupeaux constituait autrefois une ressource importante pour la commune. Sur le territoire historique de Thorame avant la fusion de 1974), la commune possédait 4375 hectares de terrains pour une superficie communale de 7008 hectares, dont une bonne partie de pâturages[92]. On trouve une coopérative agricole et une distillerie de lavande, cette dernière présente surtout un intérêt touristique en été (fête de la lavande), la lavande ayant pratiquement disparu depuis les années 1970, quelques champs subsistant sans véritables exploitations.

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

  • Autres commerces et artisans : une boulangerie, une boucherie-épicerie avec une petite production artisanale.

On compte également quelques artisans (maçon, électricien, menuisier…).

  • Industrie : actuellement, le seul établissement industriel de la commune est une gravière propriété du groupe Eiffage, celle-ci produit notamment du béton et du goudron destiné majoritairement au marché local. Elle exploite plusieurs carrières dans la région notamment celle de la Colle à proximité immédiate du site de production[93].

Le 11 mai 2010 les sociétés Winch Energy et BP Solar ont annoncé dans un communiqué de presse commun[94] la création d'un des plus grand site de production d'énergie photovoltaïque de France, il porterait sur 30 MW s'étendant en altitude sur le plateau de Champlatte sur 40 hectares, et produirait l'équivalent de consommation annuelle de 12 000 ménages. Ce projet est abandonné définitivement.

Une carrière est exploitée par Alpes du Sud matériaux au lieu-dit le Ravin des Eichalets[95].

Par le passé, la commune a compté d'autres petites industries (voir la rubrique Histoire).

Activités de services[modifier | modifier le code]

L'activité touristique reste limitée malgré un certain développement dans les années 1970-1980 avec la station de ski de fond Centre de ski nordique de La Colle-Saint-Michel avec plusieurs commerces, gîte et hébergement. La station dispose de 35 km de pistes balisées sur 8 parcours, la plus longue mesure 23 km[96]. Le domaine s'étend entre 1430 et 1 800 mètres d’altitude[97].

À Thorame, le lac des Sagnes a servi de point d'attraction touristique mais son exploitation est aujourd'hui abandonnée ; il sert comme un lieu de balade en plein air. Ce lac est une retenue d'eau à usage agricole (irrigation), et son niveau est souvent faible à la sortie de l'été.

La période estivale est aussi l'occasion de manifestations sportives ou de loisir comme le Tour des deux Thorame, course à pied qui attire de nombreux participants, mais aussi VTT, championnat de moto-cross, régates de modèles réduit sur le lac des Sagnes…

Le village de Peyresq abrite des rencontres universitaires chaque été, animées par différentes associations du village ou basées en Belgique. La période estivale offre de nombreuses animations culturelles (festival, fêtes des villages…). La majorité des maisons sont la propriété des associations.

La commune attire depuis les années 1960-1970 de nombreux résidents secondaires, qui le plus souvent achètent une maison ou un appartement. En 2007, la commune comptait 461 logements dont 317 résidences secondaires, soit 68,8 % du total[98]). Cette proportion de logement a toutefois tendance à diminuer du fait de l'augmentation de population permanente.

Malgré la disparition de plusieurs commerces ces dernières années (bar, restaurant, bureau de tabac, garagiste), la commune compte encore plusieurs commerces :

  • en hôtellerie et restauration :
    • deux hôtels-restaurants, ainsi qu'une crêperie (en activité saisonnière ou permanente), ils sont situés au chef-lieu et à La Colle-Saint-Michel. L'un d'eux porte le label Bistrot de pays[99], il adhère à une charte dont le but est de « contribuer à la conservation et à l’animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d’un lieu de vie du village »[100].
    • plusieurs gîtes, ainsi que deux campings (camping municipal de Fontchaude en bordure du Verdon, et camping à la ferme à La Colle).

Services publics[modifier | modifier le code]

On trouve à Thorame :

  • une agence postale (anciennement bureau de plein exercice) dépendant du bureau de Saint-André-les-Alpes, ,
  • une école publique[101] comportant une classe primaire et une maternelle,
  • un bureau de l'ONF chargé notamment de la surveillance des forêts.

Plusieurs services publics ont disparu.

  • Perception

À la suite de la Révolution française, la commune a été le chef-lieu du canton de Thorame formé par les deux communes homonymes de l'an II à 1811, (la population des deux villages était alors de plus de 1 500 habitants ; une perception a été maintenue sur la place jusqu'en juin 1927[102].

  • Douanes

Avant le rattachement du Comté de Nice à la France en 1860, le chef-lieu et le village d'Ondres étaient à quelques heures de marche de la frontière (bien que Thorame n'était pas à proprement parler une ville frontière), comme Colmars et ses hameaux, une brigade ambulante des douanes rattachée à la capitainerie de Colmars était installée à Thorame et à Ondres[103].

  • Ponts et chaussées

Avant la réforme des Ponts et Chaussées dans les années 1960-70, le village accueillait une subdivision avec trois employés.

  • Notariat

Depuis le XVe siècle au moins, le village était doté un ou deux notaires, et ce quasiment sans interruption jusqu'au début du XXe siècle. La plupart des archives notariales sont conservées aux Archives départementales, la plus ancienne remonte à 1468, et la plus récente autour de 1905.

  • Médecine

Plusieurs médecins sont connus au cours des XVIIe et XVIIIe siècles.

  • Chemin de fer

Voir la section Routes et chemin de fer.

  • Bureau de poste de plein exercice

Trois bâtiments différents sont connus pour avoir abrité la Poste. Le premier ouvert est un simple bureau de distribution mis en place le 1er décembre 1846 (numéro d'oblitération petit chiffre en 1862 : 3358, puis gros chiffre 3951). Le 1er janvier 1874, il devient bureau de direction de 5e classe (bureau de recette). En 2006, le bureau est transformé en simple agence postale (bureau de recette rurale).

Culture locale[modifier | modifier le code]

Saints patrons et festivités[modifier | modifier le code]

  • Thorame-Haute au XVIIIe siècle célébrait cinq fêtes patronales :
    • Saint-Clair, le 2 janvier
    • Saint-Blaise, le 3 février
    • Saint-Georges, patron de la commune, le 23 avril
    • Saint-Julien, le titulaire de l’église paroissiale, le 28 août.
    • le dimanche de la Trinité.

Aujourd’hui ne subsiste que la Saint-Julien, fête patronale du village, (procession, bal, jeux, concours de pétanque), célébrée chaque année le dimanche suivant le 15 août.

Autrefois le village organisait aussi sur la grande place une foire aux bestiaux qui se tenait annuellement jusque dans les années 1950 (le 23 avril et le premier lundi d'octobre). De nos jours, la période estivale offre une programmation de manifestations culturelles, sportives et festives.

  • Pèlerinage de Notre-Dame de la Fleur :

La procession à Notre-Dame de la Fleur qui a lieu le dimanche de la Pentecôte se perpétue depuis plusieurs siècles, avec sa procession et les cérémonies religieuses au sanctuaire. Elle attire encore aujourd'hui de nombreux visiteurs.

  • Ondres célèbre sa fête le 10 août sous le vocable de Saint-Laurent.
  • À Peyresq, l’église est placée sous le vocable de Notre-Dame de l'Assomption, et la fête a lieu le 15 août.
  • L’église de la Colle-Saint-Michel est placée sous le vocable de Saint-Michel, la fête a lieu à la fin juillet.

Particularité linguistique[modifier | modifier le code]

D’après les Annales de Haute Provence (no 306, Le Haut Verdon[104]), s’appuyant sur les travaux du docteur Simon-Jude Honnorat[105], on peut identifier des termes provençaux dont l’usage est plus localisé ; on distingue environ 2 500 termes pour le département dont 600 à l’usage très localisé (à l’échelle d’un village plus ou moins), et une soixantaine pour Thorame. Quelques exemples de locutions thoramiennes :

  • Arraire-mégier : attelage utilisé par deux propriétaires différents ayant chacun fourni un animal ;
  • La bandalau : rassemblement de personnes important ;
  • Devendua : champs en jachère ;
  • Dichassoular : cesser de moudre, céder le moulin ;
  • Entartugar : enivrer (au sujet du vin) ;
  • Eybou : petite faucille ;
  • Lou firiglou : lavande ;
  • Fouersis, fouerses : ciseaux à tondre les moutons ;
  • Ichancar : couper des arbustes à ras de la terre, essarter ;
  • Lou marroun : corde de poulies des granges (pour monter le foin) ;
  • Rassar : retirer avec un balai le blé sous la paille quand on foule ;
  • Tanta-rossa : onomatopée du cri du coq.

Art religieux[modifier | modifier le code]

Église de Thorame-Haute au début du XXe siècle
  • à Thorame

au chef-lieu :

  • L’église paroissiale placée sous le patronage de saint Julien-Martyr[Lequel ?] et sous le vocable de Saint-Georges, est détruite en 1574 durant les guerres de religion, elle n’est reconstruite qu’à partir de 1598 ; la nef date du XIXe siècle. Le chœur et la chapelle latérale (du Rosaire, datant de 1539) sont voûtés d’ogives, la nef voûtée d’arcs en berceau[106] : le plafond du chœur est peint d’entrelacs multicolores[107]. L’église est couverte de tuiles de couleur[108]. Elle abrite plusieurs toiles anciennes notamment du peintre Rouvier. Liste des toiles faisant l'objet d'une protection :
    • un Saint-Georges terrassant le dragon du XVIIe siècle, classé monument historique au titre objet[109] ;
    • deux tableaux représentant la naissance et la mort du Christ attribué à Rouvier formant initialement le grand retable (la partie centrale du triptyque ayant disparu), datés du début du XVIIe siècle, classés monuments historiques au titre objet[110] ;
    • un tableau représentant saint Antoine et saint Paul-Ermite, daté du troisième quart du XVIIe siècle, classé monument historique au titre objet[111] ;
    • un tableau placé sur le retable et représentant l’institution du rosaire, datant de la fin du XVIIe siècle, les deux éléments sont classés monument historique au titre objet[112].

Le clocher date des XIVe/XVe siècles[28]. Dans le mobilier de l’église se trouve :

    • un calice en argent, du XVIIe siècle, qui pourrait être l’œuvre de l’orfèvre Lions de Riez (Lions Balthazar), et classé monument historique au titre objet[113] ;
    • une statue de la Vierge à l'Enfant, en bois peint et doré, du XVIIIe siècle, classée monument historique au titre objet[114], elle est conservée dans la chapelle du Rosaire et menée en procession chaque année à la chapelle de Notre-Dame de la Fleur.
  • La chapelle de Notre-Dame du Serret dominant le village. Désaffectée, elle a été vendue comme bien national à la Révolution avant d’être rachetée par la commune qui l’a utilisé dans les années 1930 comme hangar pour la batteuse communale. Son existence est attestée au XIIIe siècle comme en témoigne un document ancien qui la mentionne comme « église mutilée »[115],[30]. Elle fait aujourd'hui l'objet de travaux importants de rénovation menés par l'Association de sauvegarde du patrimoine culturel de Thorame-Haute qui en est locataire[116],[30] ;
    • son mobilier contenait une statue de la Vierge à l’Enfant, en albâtre, classée monument historique au titre objet[114] et qui a été déplacée à l’église paroissiale ;

aux abords du chef-lieu :

  • les chapelles Saint-Roch et Saint-Joseph, toutes deux situées à l’extérieur du village ;
  • deux oratoires Notre-Dame et Saint-Antoine, le premier dans le prolongement de la Grand rue (ancien chemin de Colmars) et le second sur la départementale 52 ; il subsiste un troisième oratoire Notre-Dame (anciennement Notre-Seigneur) visible au Pont-Clot sur la rive gauche du Verdon (intersection de la D 955 et de la D 52), il était autrefois situé sur le chemin royal no 10 d'Arles à Barcelonette, aujourd'hui, il est sur un terrain privé. Un autre oratoire se trouvait à proximité de N.-D. du Serret sur le chemin royal (aujourd'hui lotissement des Aires).

à Thorame-Haute-Gare

  • Chapelle Notre-Dame de la Fleur

La gare a donné son nom au lieu-dit : Thorame-Haute-Gare, mais localement on l'épelle aussi fréquemment "la Fleur" car c'est aussi le lieu d’implantation d’une chapelle miraculeuse aux origines médiévales[30] : Notre-Dame de la Fleur. Chaque année a lieu pour Pentecôte une procession au départ de l’église paroissiale avec la statue de la Vierge jusqu'à la chapelle, suivie par des cérémonies religieuses. Extrait de À l'ombre du clocher - Histoire d'un pays entre Var et Verdon (Les Éditions du Cabri) : « Au quinzième siècle, un paisible laboureur vivait à Thorame, possesseur d'un modeste troupeau qu'il menait lui-même au pâturage. C'était un chrétien aux mœurs patriarcales. Un jour, il se présente devant les magistrats municipaux affirmant l'apparition d'esprits célestes qui ont marqué, à huit kilomètres de Thorame, l'emplacement d'une chapelle à construire en l'honneur de Marie. Il avait conduit son troupeau dans les parages abandonnés qui avaient fixé le choix de la Sainte Vierge, et pendant qu'il priait, une radieuse apparition ouvrant un coin du ciel, à l'endroit même qui avait été précédemment désigné, renouvelant elle-même sa demande d'un sanctuaire. Une rose cueillie dans le jardin du ciel fut laissée au berger comme un signe authentique de sa vision, ce qui valut à Marie le titre de Notre-Dame de la Fleur. » Cette version diverge selon les auteurs. Il est impossible de dater précisément cet évènement supposé et la construction de la chapelle initiale.

Le bâtiment actuel a été construit entre 1927 et 1947 (ou 1936-1947[30]) par l’abbé Juvénal Pélissier, curé de la paroisse de Thorame-Haute de 1925 à 1955 qui l'a reconstruite seul. Elle a été inaugurée par Monseigneur Cosme-Jorcin le 26 mai 1947[117]. Ses vitraux représentent différentes essences de fleurs de la vallée ainsi que plusieurs églises et chapelles du Haut Verdon et de la Vaïre. Sa toiture a la particularité d'être recouverte de plaques de cuivre.

  • à Peyresq

L’église Notre-Dame de l'Assomption dont la nef comprend deux travées voûtées en berceau brisé[118], est un monument historique inscrit[119]. Sa date de construction est malaisée à évaluer : son style correspond à la seconde moitié du XIIe siècle, mais l’archaïsme propre à la région la ferait plutôt remonter au milieu du XIIIe siècle pour Raymond Collier[118]. Sa façade est ornée d’un cadran solaire avec la légende « vulnerant omnes, ultima necat » (en latin : elles blessent toutes, la dernière tue)[120]. On trouve aussi à l'extérieur du village la petite chapelle Saint-Barthélémy et l'oratoire Saint-Restitu.

  • à Ondres

Église Saint-Laurent, qui est également le saint patron du village ; la paroisse d'Ondres était une succursale de celle de Thorame à partir de la fin du XVIIe siècle[30], l’actuelle église remonte au XIXe siècle seulement, la première datait de 1624[28], et se trouvait à côté du cimetière. On trouve également un oratoire Notre-Dame dans le village.

  • à La Colle-Saint-Michel

Ancienne église paroissiale sous le vocable de Saint-Michel, probablement du XIXe siècle[30]. Parmi son mobilier, un calice en argent, du XVIIIe siècle[121]. Dans la rue principale se trouve aussi l'oratoire Saint-Michel (dit aussi Sainte-Barbe).

Autre architecture médiévale[modifier | modifier le code]

  • Château de Tracastel (ou Trancastel), connu aussi comme Fort Saint-Georges, (aujourd'hui situé sur terrain privé) est donné comme château médiéval par Raymond Collier[122]. Ses origines sont incertaines, en revanche on connait sa date de destruction : 1574, comme de nombreux villages de la région, Thorame n'est pas épargné par les guerres de religion (voir Histoire, section Moyen Âge). De nos jours subsistent quelques murs d'enceinte qui donnent une idée de son importance (les ruines s'étendent sur plus de 100 mètres de long). Au sommet des pans de murs renversés laissent à penser qu'il s'y trouvait une tour comme à Thorame-Basse (tour de Piégut).

Génie civil[modifier | modifier le code]

Pont du Moulin et scierie (ancien moulin) vers 1900 Logo monument historique Classé MH (1977)

Le relief difficile impose la construction de nombreux ouvrages de franchissement, autant pour le réseau routier que pour le réseau ferroviaire. Les principaux signalés par la bibliographie sont :

  • le pont du Moulin, (ou ancien pont d’Ondres), est un pont muletier qui desservait le village d’Ondres. Il est construit en dos d’âne sur deux arches, ce qui est exceptionnel pour l’époque de sa construction (1685-1688, bien que Raymond Collier en voit trois[123]). Les arches très inégales ont 17 et 9 m de portée[124], pour une longueur totale de 41 m et une largeur de 2,3 m[125]. Il est classé monument historique[126]. Il est désaffecté en 1881 avec la construction d’une passerelle en bois longue, plus en amont[125] ; après plusieurs années de fermeture pour raison de sécurité, les poutres en bois ont été remplacés par des poutrelles d'acier ;
  • le pont de la Fleur, sur le Verdon, est cité dans l’ouvrage de Philippe Autran, Guy Barruol, Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours ;
  • petit pont sur le Riou Sec, situé sur un ancien chemin tout près du pont du Moulin (daterait du début du XIXe siècle) ;
  • en aval de la gare, le viaduc de la Condamine d'une longueur de 47 m avec 3 arches de 10 m[127] ;
  • et en amont de la gare :
    • le viaduc ferroviaire de Thorame (dans le prolongement du passage à niveau de la gare) qui enjambe le Verdon d'une longueur totale de 88 m sur 3 arches ;
    • le pont du Plan de Lys à 2 arches de 20 m et long de 61 m[128] sur le Verdon qui permet au train de pénétrer dans le tunnel ;
    • le tunnel de la Colle-Saint-Michel : long de 3 457 mètres, son tracé définitif a été arrêté en 1898, les travaux commencent en 1900 ;
    • le pont de la Vaïre d'une longueur de 20 m à la sortie immédiate du tunnel.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Marché sur la place du village aux maisons encore recouvertes des toitures traditionnels (vers 1900).

Du point de vue de la couverture traditionnelle des maisons, Thorame-Haute se trouve à la transition entre les zones provençale (tuile romaine) et couverture en bardeau, tout en étant du côté du bardeau[129],[130]. Toutefois, depuis une soixantaine d'années, la tôle occupe une place importante ; la tôle ondulée d’acier, ayant tendance à rouiller, est progressivement remplacée par de la tôle plate colorée.

Avant l’arrivée de nouveaux matériaux de couvertures les toitures du village de Thorame étaient couvertes de tuiles de « type écaille», tuiles plates dont la partie inférieure était parfois arrondie, notamment sur les édifices religieux. La toiture de l’église paroissiale était entièrement recouverte de ces tuiles, celles-ci étaient colorées et vernies formant un motif en forme de chevrons. La toiture a été remplacée dans les années 2000 par des tuiles assez ressemblantes. Deux anciennes tuiles récupérées par l’association pour la sauvegarde du patrimoine culturel de Thorame-Haute, présentaient des gravures sur la face inférieure dont l’une avec la date 1770. Aujourd’hui les toitures en tuiles anciennes ont quasiment disparu (la toiture de N. D. du Serret a été remplacée avec des tuiles anciennes). À l’extérieur du village, des cabanes situées dans les champs présentent plus souvent des couvertures en bardeaux de mélèze. Les chapelles Saint-Roch et Saint-Joseph sont également couvertes de bardeaux. Les autres villages de la commune sont aussi couverts en bois, plus présent en altitude (Peyresq, Ondres, La Colle).

Autres éléments d’architecture édilitaire et civile :

Sur une maison de la Grand'rue, se trouve un cadran solaire daté de 1741, portant l’inscription pense à toute heure à ton éternelle demeure[131]. Sur la place principale, deux cadrans solaires similaires, au décor à colonnes, datent de 1815 : l’un porte la légende « Mortels, vos plaisirs sans nombre se perdent avec mon ombre »[132] ; l’autre, restauré en 1990, porte la légende « Gnomoni umbra horis croesi horas aequat egeni » (en latin : l’ombre du gnomon donne des heures égales aux riches et aux pauvres) ; le cadran de la rue du Subret, daté de 1818, est en très mauvais état[133].

Autres :

Place de Thorame-Haute vers 1900.
  • trois maisons du chef-lieu sont datées d’après leur linteau d’avant 1650 (dont la maison à la gorgone près de l'église), et trois autres du XVIIIe siècle[134] ;
  • 6 fontaines dont 2 accompagnées d’un lavoir et 1 lavoir seul, au chef-lieu, fontaine lavoir à Ondres, Peyresq et La Colle, abreuvoir à Ondres, La Colle et Peyresq ;
  • anciennes fabriques (scieries, draperies à Thorame) aujourd’hui entièrement ruinés et moulins hydrauliques fermés au XIXe ou au XXe siècle, deux à Ondres : un pour l'huile de noix, l'autre pour la farine, ancien Moulin du Ray à Peyresq ;
  • à La Colle-Saint-Michel, l’ancien hôtel Balp a une porte à arc surbaissé, typique de l’art gothique du XVIe siècle[135] ;
  • villages typiques d'altitude : Peyresq (la maison massive de la placette, de la fin du XVe ou du début du suivant, est l’ancienne maison seigneuriale[136]) et Ondres.

Sites naturels[modifier | modifier le code]

  • Haute vallée du Verdon et nombreux torrents affluents.
  • Territoires boisés.
  • Source de Fontgaillarde avec grotte.
  • Gorges de Saint-Pierre (partagées avec la commune de Beauvezer).
  • Lac artificiel des Sagnes.
  • Faune et flore (végétation et insectes rares sur Peyresq, vipère d'Orsini, espèce protégée, animaux d'altitude : chamois, chevreuils…)
  • Site pittoresque du village de La Colle-Saint-Michel, sur une arête séparant les vallées du Verdon et de la Vaïre.
  • Source de la Vaïre à Peyresq.
  • Sites et panoramas de haute montagne.

Sports et loisirs de plein air[modifier | modifier le code]

Sports aquatiques :

  • Descente du Verdon
  • Canyoning (sur le Riou d'Ondres)

Associations locales[modifier | modifier le code]

La commune compte de nombreuses associations. Sur Thorame :

  • l'Association du syndicat libre de Serpeigier : elle relève de la loi du 21 juin 1865. Elle regroupe les ayants droit indivis descendants de familles thoramiennes depuis sa création en 1793. Elle a pour but d’assurer la surveillance et la réalisation dans les meilleures conditions possibles l’assiette et le martelage des coupes, la vente des produits forestiers et d’employer le produit des coupes à des utilités collectives de la commune. Il s'agit en quelque sorte de "subventions". L’origine de cette organisation est un procès opposant les habitants à leur créancier au XVIIIe siècle.
  • l'Association pour la sauvegarde du patrimoine culturel de Thorame-Haute, crée en 1991 par Lucienne Roubin, elle a pour but de promouvoir toute activité propre à préserver et entretenir le site, l’architecture populaire et les traditions de Thorame-Haute[137].
  • la saint-Hubert thoramienne, société de chasse créée en août 1925.
  • AEP du Haut Verdon[138], association d'éducation populaire, elle est aussi l'éditrice du bimestriel « Echos Locaux ».

Les villages et hameaux :

  • Les amis de La Colle-Saint-Michel.
  • L'Association de défense du village et des sites d'Ondres.

À Peyresq, plusieurs associations relevant du droit belge (association sans but lucratif ASBL) mais reconnues en France, parmi elles :

  • Pro Peyresq ASBL[139].
  • ASBL Nicolas-Claude Fabri de Peiresc qui se définit comme l'Association européenne pour la culture et l'humanisme artistique et scientifique.
  • ainsi que Peyresq foyer d'humanisme qui dépend de la précédente[140]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Religieux :

  • Abbé Juvénal Pellissier[141], né à Allos le 1er janvier 1879, curé de Méailles et Peyresq en 1920, puis de Thorame-Haute, Peyresq et La Colle-Saint-Michel de 1925 à 1955, Chapelain de Notre-Dame de la Fleur. Il était très actif et a reconstruit seul la chapelle Notre-Dame de la Fleur entre 1936 et 1945, c'est le neveu du chanoine Jean-Esprit Pellissier, curé d'Allos et historien de cette commune, son frère est également connu comme prêtre.
  • Abbé Raymond De Caluwé, né à Lokeren (Belgique) le 4 novembre 1911, décédé le 4 avril 1998, ancien missionnaire, curé de Beauvezer et Thorame-Haute de 1955 à 1977, dernier Chapelain de Notre-Dame de la Fleur. Prêtre d'origine belge à la personnalité atypique, il a participé à l'installation de la télévision pour le village avant l'arrivée du service public. Il était passionné d'informatique et d'électronique.
  • Pierre François de Pazery de Thorame et ses deux neveux Joseph Thomas et Jules Honoré Cyprien, tous trois prêtres, issus du dernier seigneur du village, sont morts massacrés le aux Carmes à Paris durant la Révolution française[142].

Scientifiques et littéraires :

  • Lucienne Roubin (1924-1999). Ethnologue, historienne. Elle a travaillé au Centre national de la recherche scientifique en tant qu'ethnologue. Elle a laissé une littérature très riche. Localement, elle est la fondatrice de lAssociation pour la sauvegarde du patrimoine culturel de Thorame-Haute.
  • Louise Navello-Sgaravizzi, habitante occasionnelle de Peyresq, historienne de l'Université de Nice.
  • Léon Richard[143], né à Aix-en-Provence en 1791, instituteur du village pendant 35 ans, puis au moins neuf ans à Ondres, homme lettré, il est l'auteur de diverses traductions latines et des Pièces fugitives. Ouvertement royaliste, il dénonce les idées socialistes et communistes naissantes.

Élus :

  • Gaston Roux, conseiller général du canton de Colmars dans les années 1950-1960.
  • Klébert Cortez, maire dans les années 1950-1960, il a contribué à la modernisation du village et à imposer des règles en matière de salubrité publique et d'hygiène.

Artistes :

  • Melchior Liboà, chanteur originaire du village (mélange de rock et chanson française).

Autres

  • Marion Raïsi, championne de planche à voile originaire du village (2008 : 1re championne de France FFV, 2e coupe de France de vitesse, 2007 : 3e championnat du monde de slalom).
  • Yves Roux, qui préside la Société Fraternelle des Alpins de Haute Provence à Paris, fondée en 1888.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chroniques du Pays de Thorame-Haute un site une histoire des hommes, Félix Jaume, publié par l’Association syndicale libre de Serpégier, juin 2001, et déposé aux Archives départementales (121 pages) accompagné de Annexes Documents et transcriptions (182 pages) ;
  • Notre-Dame de la Fleur sa légende sa statue ses pèlerinages, Félix Jaume, publié par le Comité de gestion de Notre-Dame de la Fleur (95 pages), également déposé aux Archives départementales.
  • Voir aussi au sujet d'Ondres : Un village de haute provence Ondres 1734-1789 Tome 1 (1989) La question du pont , (orthographe exacte de la couverture), produit par l'Association pour la sauvegarde du pont d'Ondres Haute vallée du Verdon (65 pages).
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017)
  • Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997
  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p.
  • Raymond Collier, La vie en haute Provence de 1600 à 1850 (Société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, Digne, 1973)
  • Daniel Thièry, recherches historiques églises et chapelles rurales : Thorame-Haute

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton d’Allos-Colmars », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013.
  2. Thorame-Haute (04170) - Alpes-de-Haute-Provence - toutes-les-villes.com
  3. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, 1986, p. 425
  4. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  5. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 22 novembre 2011, consultée le 1er septembre 2012.
  6. a, b et c Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 98.
  7. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37.
  8. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 1er septembre 2012.
  9. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à  », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 1er septembre 2012.
  10. BRGM, « fiche 40137 », Sisfrance, consultée le 1er septembre 2012.
  11. Pays A3V, Carte, consultée le 24 mai 2008
  12. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne).. Notice 1188, p. 57
  13. Béatrice et Jean-Jacques Férié, Toponymie provençale, éditions Sud Ouest, collection Sud Ouest université, 2002 ISBN 978-2-87901-442-5, notice 39.
  14. Charles Rostaing, « Toponymie d’origine prégauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 11 et commentaire
  15. BILLY Pierre-Henri, Dictionnaire des noms de lieux de la France, Paris, 2011.
  16. Adolphes Joannes, Géographie des Basses Alpes, Hachette et Cie, 1900 p. 20, 6e édition
  17. Histoire, Géographie, et Statistique du Département des Basses-Alpes, J. J. M. Féraud, 1861, Vial Imprimeur, libraire, Digne, p. 7
  18. a et b G. Bérard, CAG 04, op. cit., p. 482
  19. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p. 480
  20. Baratier, Duny & Hildesheimer, carte 12 « Peuples et habitats de l’époque préromaine », in Atlas historique de la Provence
  21. Tisserand, Histoire civile et religieuse de Nice et du département, Marseille, Laffitte Reprints, 1973, réimpression de l'édition de 1862, tome I, p. 21
  22. Histoire, Géographie, et Statistique du Département des Basses-Alpes. J. J. M. Féraud, 1861, Vial Imprimeur, libraire, Digne, p. 2 J. J. M. Féraud,
  23. citation rapportée de
  24. a, b et c G. Bérard, CAG 04, op. cit., p. 481
  25. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 38
  26. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22.
  27. De façon attestée entre 439 et 450 ; pas après 506, selon Géraldine Bérard, Carte archéologique, op. cit., p. 480
  28. a, b et c Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7).
  29. Félix Jaume, Chroniques du Pays de Thorame-Haute un site une histoire des hommes, p. 9
  30. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Daniel Thiery, « Thorame-Haute », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 23 décembre 2011, mis à jour le 24 décembre 2011, consulté le 1er septembre 2012.
  31. Jean-François Boué, « Implantation des ordres réguliers au Moyen Âge », CG 06.
  32. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Histoire de la Sous-Préfecture de Castellane », Préfecture des Alpes de Haute-Provence, consulté le 22 juin 2012.
  33. Félix Jaume, Chroniques du Pays de Thorame-Haute un site une histoire des hommes, p. 9-10
  34. Une République médiévale
  35. a et b Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 202
  36. Les œuvres d'un Bas-Alpins ; Auguste Testanière était le fils d'un douanier en poste à Thorame, il y a donc vécu.
  37. Julie Emeric, Sondage archéologique, Alpes de Haute Provence (04), Thorame Haute, Université de Provence, 2012, p. 32.
  38. a et b Félix Jaume, Chroniques du Pays de Thorame-Haute un site une histoire des hommes p. 10
  39. Emeric, op. cit., p. 19.
  40. Félix Jaume, Chroniques du Pays de Thorame-Haute un site une histoire des hommes, p. 10
  41. Joseph Marie Maurel, La peste de 1720 dans les Basses-Alpes, Digne, Imprimerie de Chaspoul, 1908. Disponible en ligne, chapitre 3 [1], consulté le 5 juin 2008
  42. Jean-Bernard Lacroix, « Naissance du département », La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 113
  43. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 296-297
  44. Alphand, p. 322
  45. Jean-Bernard Lacroix, « Naissance du département », in La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 113
  46. Alexeï Laurent, « Paysages ruraux de la première moitié du XIXe siècle dans le sud-est des Basses-Alpes », in Jean-Christophe Labadie (directeur éditorial), La matière et le bâti en Haute-Provence, XVIIIe-XXIe siècle, actes de la première Journée d'études d'histoire de la Haute-Provence, Digne, 13 octobre 2012. Digne-les-Bains : Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013. (ISBN 978-2-86004-016-7), p. 10.
  47. Emeric, op. cit., p. 15.
  48. [2] Inspiré de Chroniques du Pays de Thorame-Haute, Félix Jaume
  49. Mireille Mistral, L’Industrie drapière dans la Vallée du Verdon, thèse de doctorat d’État en Sciences économiques, Académie d’Aix-en-Provence, Nice, 1951, 231 p., p. 119
  50. avant 1841, Mireille Mistral, op. cit., p. 131
  51. Mireille Mistral, op. cit., p. 141 et 145
  52. Mireille Mistral, op. cit., p. 191
  53. Mireille Mistral, op. cit., p. 150
  54. a et b Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  55. a et b Labadie, op. cit., p. 16.
  56. a et b Labadie, op. cit., p. 18.
  57. Labadie, op. cit., p. 11.
  58. Anne-Marie Topavol, La vie des paysans Bas-alpins à travers leur cuisine de 1850 à nous jours, Edisud, Aix-en-Provence, 1986, (ISBN 2-85744-265-3), p. 28-29.
  59. Le Haut Verdon, Annales de Haute Provence, no 306, 2e trimestre 1988 par la Société scientifique et littéraire de Haute de Provence, p. 84 et suivantes).
  60. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Deux siècles d’activités préfectorales », Préfecture des Alpes de Haute-Provence, consulté le 22 juin 2012
  61. Olivier Joseph, L’Éboulement de la gare de Thorame-Haute, avril 1909, Éditions Olivier Joseph (ISBN 2-911378-23-7), p. 12
  62. Les gendarmes Daumas, Stener, Jean Bracco et le brigadier Marcel Beal.
  63. Jacqueline Ribot-Sarfati, « Camps d'internement et de déportation des juifs dans les Basses-Alpes, de la guerre aux occupations italienne et allemande (1939-1944) », in Robert Mencherini (directeur), Provence-Auschwitz : de l'internement des étrangers à la déportation des juifs (1939-1944), Aix-en-Provence : Publications de l'Université de Provence, 2007. ISBN 978-2-85399-693-8, p. 265
  64. a et b Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994
  65. Signe "officier public", puis ou "agent municipal", plusieurs personnes signent les registres sous ces appellations, comme un Alexeandre Roux
  66. En qualité de maire provisoire, avant cette date les actes de mariages sont signés "Billon secrétaire", pour le président
  67. Suspendu par arrêté préfectoral, soupçonné de malversations
  68. entre mai et septembre
  69. entre juillet et novembre
  70. entre janvier et mars
  71. entre août et décembre
  72. entre mars et juin.
  73. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 2 avril 2014.
  74. Problèmes de la Montagne méditerranéenne : La vallée du Haut-Verdon, 1982, thèse de J.-F. Ortelli, p. 170.
  75. Suivie par des élections partielles anticipées (6 postes à pourvoir).
  76. Site de la préfecture des AHP
  77. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Sourribes à Volx (liste 8), consulté le 10 mars 2013.
  78. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Liste des maires », 2014, consultée le 20 octobre 2014.
  79. aspic.interieur.gouv.fr
  80. aspic.interieur.gouv.fr
  81. http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/fiche.php?select_resultat=37529
  82. http://insee.fr/fr/methodes/nomenclatures/cog/recherche_historique.asp?debut=1930&fin=2011&dep=04&mod=ME
  83. Décret no 2014-226 du 24 février 2014
  84. Abbé Expilly, Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France, Amsterdam, 1768, p. 938
  85. EHESS, notice communale du site Cassini.
  86. « Résultats du recensement de la population - Thorame-Haute », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  87. « Recensement de la population au 1er janvier 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
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  90. Train des pignes : l’échappée belle
  91. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 287.
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  93. http://www.verdon-info.net/article-mercredi-22-juin-2011-inauguration-des-installations-du-site-local-d-eiffage-a-thorame-haute-77966990.html
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  95. Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, « Liste des carrières dans les Alpes de Haute Provence », mise à jour le 31 décembre 2011, consultée le 28 septembre 2012.
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  97. http://www.alpes-haute-provence.com/hiver/535.htm
  98. [4]
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  101. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Digne, publiée le 6 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010.
  102. Transféré par arrêté ministériel du 4 juin 1927. Archives des Basses-Alpes : répertoire numérique de la série P, Hélène Truchot - 1934
  103. Un village de haute Provence Ondres 1734-1789 Tome 1 (1989) La question du pont, produit par l'Association pour la sauvegarde du pont d'Ondres, p. 34
  104. Haut Verdon Annales de Haute Provence, Société scientifique et littéraire de Haute-Provence, n° 306 2e trimestre 1988, p. 187.
  105. Dictionnaire Provencal-Français ou dictionnaire de la langue d’Oc ancienne et moderne, Repos éditeur, Digne, 1846-1847.
  106. Raymond Collier, op. cit., p. 178.
  107. Raymond Collier, op. cit., p. 487.
  108. Raymond Collier, op. cit., p. 514.
  109. Arrêté du 7 septembre 1988, Notice no PM04000481, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 27 août 2008.
  110. Arrêté du 7 septembre 1988, Notice no PM04000480, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 27 août 2008.
  111. Arrêté du 7 septembre 1988, Notice no PM04000479, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 27 août 2008.
  112. Arrêté du 25 mars 1956, Notice no PM04000478, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 27 août 2008.
  113. Arrêté du 13 juin 1988, Notice no PM04000482, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 27 août 2008.
  114. a et b Arrêté du 30 décembre 1988, Notice no PM04000799, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 27 août 2008. Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « Palissy799 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  115. Félix Jaume, Chroniques du Pays de Thorame-Haute un site une histoire des hommes.
  116. http://www.patrimoine-culturel-thorame-haute.sitew.com/
  117. Indications portées sur les vitraux de la chapelle.
  118. a et b Raymond Collier, op. cit., p. 117.
  119. Arrêté du 15 octobre 1971, Notice no PA00080443, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 27 août 2008.
  120. Raymond Collier, op. cit., p. 558.
  121. Arrêté du 30 décembre 1991, Notice no PM04000605, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 27 août 2008.
  122. Haute-Provence..., op. cit., p. 311 et 315.
  123. Raymond Collier, op. cit., p. 422.
  124. Structurae, Pont d’Ondres, version du 25 octobre 2007, en ligne [5], consultée le 9 décembre 2008.
  125. a et b Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in D'une rive à l'autre p 122. Les Monuments historiques le datent du XVIe siècle, par erreur.
  126. Arrêté du 25 mars 1977, Notice no PA00080503, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 27 août 2008.
  127. Structurae, Viaduc de la Condamine, version du 15 mai 2005, [6], consultée le 9 décembre 2008.
  128. Structurae, Viaduc de la Condamine, version du 15 mai 2005, [7], consultée le 9 décembre 2008.
  129. Comité départemental de l'environnement des Alpes-de-Haute-Provence, Construire et restaurer dans les Alpes-de-Haute-Provence : Zone alpine, tome 2, 1975, p. 4.
  130. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 345.
  131. Raymond Collier, op. cit., p. 448.
  132. Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Aix-en-Provence, Édisud, (ISBN 2-7449-0309-4), p. 93.
  133. Homet et Rozet, Cadrans solaires..., p. 94.
  134. Raymond Collier, op. cit., p. 369.
  135. Raymond Collier, op. cit., p. 359.
  136. Raymond Collier, op. cit., p. 358.
  137. [8]
  138. [9]
  139. Site de l'association
  140. Site commun des deux associations : [10].
  141. http://www.media-chamatte.com/article-32369833.html
  142. Bienheureux Pierre-François, Joseph-Thomas et Jules-Honoré Pazery de Thorame prêtres et martyrs
  143. Quelques-uns uns de ses écrits : Diverses pièces fugitives, Richard, instituteur primaire, de Thorame, Repos éditeur, imprimeur, libraire ; Digne, 1854. Parution en 1851 de traduction de Virgiles, Bucoliques, dans le Glaneur (no 37). 1828 : traduction des Eglogues de Virgile. Odes d’Horace en 1829 (publié chez Repos à Digne.

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