Thomas de Quincey

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Thomas de Quincey
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Thomas de Quincey
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Thomas de Quincey (Manchester, Édimbourg, ), est un écrivain britannique connu notamment pour Confessions d'un mangeur d'opium anglais (1821).

Biographie[modifier | modifier le code]

Logic of political economy, 1844

De Quincey naît au 86 Cross Street, dans la ville industrielle de Manchester (Lancashire). Son père, marchand notable féru de littérature, meurt alors que De Quincey n'a que 8 ans. Peu après sa naissance, ses parents emménagent à La Ferme puis rapidement s'installent dans une ferme plus grande à Chrolton-on-Medlock, près de Manchester. En 1796, 3 ans après la mort de son père, sa mère Elizabeth Penson décide de quitter Manchester pour Bath. Là, Thomas est envoyé la King Edward's School. De nature faible et souvent malade, De Quincey est un enfant solitaire, à la différence de son frère aîné William, fauteur de troubles. La mère de Thomas (qui compte parmi ses amies Hannah More) était une femme intelligente et de caractère, semblant plutôt inspirer la crainte que l'amour à ses enfants. Elle les élève sévèrement, retirant De Quincey de l'école après trois ans d'études craignant qu'il ne devienne trop instruit. Le jeune Thomas est envoyé dans un établissement au niveau d'instruction bien moins bon, la Manchester Grammar School, et il semblerait que c'est à cette période, en 1799, que De Quincey lira pour la première fois les Lyrical Ballads de Wordsworth et Coleridge.

A 17 ans, De Quincey s'enfuit de la Manchester Grammar School pour rejoindre le Pays de Galles.

Élève brillant, il écrit en Avant de rentrer chez lui, il mène une vie misérable à Londres, réduit à la mendicité ; il s'évanouit dans la rue, il est alors sauvé par une jeune prostituée de seize ans, Ann. Cependant, il la perd sans recours en manquant l'un de ses rendez-vous, elle hantera alors à jamais son esprit. C'est durant ses années d'études au Worcester College d'Oxford que Quincey découvre l'opium, dont il fait un usage strictement thérapeutique au début, souffrant de douleurs à l'estomac.

En 1807, il devient ami intime de Coleridge, qui le fait entrer dans le cercle des Poètes du Lac, où il fait la connaissance entre autres de William Wordsworth. Il les rejoint pour quelque temps dans la région du Lake District.

Entre 1812 et 1813, il consomme régulièrement de l'opium, mais il arrive encore à contrôler ses doses. Il épouse Margaret Simpson, fille de fermier, qui lui donnera six enfants (il sera veuf en 1837).

Ayant dilapidé sa fortune personnelle, il se lance dans une carrière de journaliste, qui lui permettra de subvenir aux besoins de sa famille pour les trente années à venir.

En 1816, il s'installe à Édimbourg. Il devient totalement dépendant de l'opium, ce qui lui inspirera les Confessions d'un mangeur d'opium anglais (1822)[1] où il s'analyse lucidement face à la drogue. Cet ouvrage sera commenté par Baudelaire et permettra au poète français de décrire les répercussions physiques et mentales de la prise d'opium dans son texte Les Paradis artificiels.

Il est aussi évoqué dans le poème « Cors de chasse » d'Apollinaire, dans Alcools.

En 1827, il publie De l'assassinat considéré comme un des beaux-arts, où des érudits devisent d'affaires criminelles comme s'il s'agissait de chefs-d’œuvre et élaborent les critères « esthétiques » d'un « bon » assassinat.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Jeanne d'Arc, éditeur Stalker, Paris, 2007 (traduction française)
  • Confessions of an English Opium Eater, 1822
  • On the Knocking at the Gate in Macbeth, 1823
  • Walladmor, 1825
  • Murder Considered as One of the Fine Arts, 1827 (De l'Assassinat considéré comme un des Beaux-Arts)
  • Klosterheim, or The Masque, 1832
  • Lake Reminscences, 1834-40
  • The Logic of the Political Economy, 1844
  • Suspiria de Profundis, 1845 (ou 1846 ?)
  • The Spanish Military Nun, publiée dans les numéros de mai, juin et juillet 1847 du Tait´s Edinburgh Magazine.
  • The English Mail Coach, 1849
  • Autobiographical Sketches, 1853
  • Selections Grave and Gay, from the Writings, Published and Unpublished, by Thomas De Quincey, 1853-1860 (14 vol.)
  • Collected Writings, 1889
  • Uncollected Writings, 1890
  • The Posthumous Works, 1891-93
  • Memorials, 1891
  • Literary Criticism, 1909
  • The Diary, 1928
  • Selected Writings, 1937
  • Recollections of the Lake Poets, 1948 (written 1830-40)
  • New Essays, 1966
  • Literarische Portraits — Schiller, Herder, Lessing, Goethe

En français[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sur la structure du roman fondée sur la prégnance de paradigmes repris dans les motifs de la fugue et du palimpseste, voir Yann Tholoniat, « Thomas de Quincey et le paradigme perdu », in Lectures d'une œuvre, Confessions of an English Opium-Eater – Thomas de Quincey, Paris, Éditions du Temps, 2003, pages 93-106.

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