Thomas Sterner

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Thomas Sterner
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Naissance
Formation
Université de Gothenburg
Principaux intérêts

Thomas Sterner est un économiste suédois, s'intéressant particulièrement aux outils de la politique environnementale.

Il s'intéresse notamment au poids que peuvent avoir la société et la politique dans les domaines du climat, de l'énergie, de l'industrie, des transports ainsi que la gestion des ressources naturelles dans les pays en voie de développement[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Professeur à l’université de Göteborg (Suède), il y fonde notamment l'unité de recherche pour l'économie environnementale. Dans le cadre de cette unité, il a supervisé, directement ou indirectement, plus de 50 thésards dont la moitié originaires de pays en voie de développement[2]. Il est récipiendaire du Prix Myrdal en 2008. Il fut président de l'EAERE en 2008-2009. Il a été Économiste en chef de l’Environmental Defense Fund (EDF) en 2012-2013. Il participe à la rédaction du rapport du GIEC sur le climat[3],[4]. En 2014, il obtient le prix Environmental Fiscal Defender of The Year du Think Tank Green Budget Europe[5]. Il devient titulaire de la chaire annuelle Développement durable – Environnement, énergie et société du Collège de France en 2015-2016.

Chercheur prolifique, Thomas Sterner a publié de nombreux articles fondateurs, ouvrages, rapports et articles de presse. Très tourné vers l'étude des pays en voie de développement, il a effectué de nombreux séjours de recherche dans les pays d'Afrique et d'Amérique latine, où il a encadré de nombreux doctorants. Expliquant l'échec de Copenhague par l'absence de gouvernance mondiale, il est plus optimiste même si réservé concernant la COP21[6]. Ses études cherchent à poser des bases économiques et politiques permettant d'établir de faire évoluer les comportements pour une écologie à long terme[7], ainsi les objectifs communs et progressifs à long terme[8], ou encore la taxation[9].

En français[modifier | modifier le code]

  • Les Instruments de la politique environnementale, Paris, Éditions Fayard/Collège de France, 2016, 72 p. (ISBN 978-2-213-70078-6)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Thomas Sterner / France Inter », sur France Inter (consulté le 26 octobre 2015)
  2. « Biographie », sur Collège de France (consulté le 22 octobre 2015)
  3. « Chapter 15 — ipcc-wg3 », sur www.ipcc-wg3.de (consulté le 23 octobre 2015)
  4. « Effective climate policy instruments highlighted by Sterner at IPCC Working Group meeting », sur EfD - Initiative (consulté le 23 octobre 2015)
  5. « Prestigious Environmental Fiscal Reformer of the Year 2014 to Thomas Sterner - University of Gothenburg, Sweden », sur University of Gothenburg, (consulté le 23 octobre 2015)
  6. « "La COP21 a moins de risque de décevoir car elle est moins ambitieuse" pour l'économiste Thomas Sterner - Environnement », sur L'Usine nouvelle, (consulté le 26 octobre 2015)
  7. « Fixons à 2050 la réduction de 50 % des émissions de CO2, par Roger Guesnerie et Thomas Sterner », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 26 octobre 2015)
  8. Christian Azar, Thomas Sterner et Gernot Wagner, « The Rio Summit and the Promise of Renewable Energy », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 26 octobre 2015)
  9. (en-US) « How to Pass a Gas Tax - Harvard Political Review », sur Harvard Political Review (consulté le 26 octobre 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]