Thomas Arbousset

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Thomas Arbousset
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Jean Thomas Arbousset

Nom de naissance Thomas Jean Arbousset
Naissance
Pignan (Hérault)
Décès (à 67 ans)
Saint-Sauvant (Vienne)
Nationalité Française
Pays de résidence Basutoland (Lesotho), France
Activité principale
Missionnaire et pasteur
Conjoint
Katherine Rogers
Famille
Neuf enfants

Thomas Jean Arbousset (1810-1877) est un pasteur protestant et missionnaire français envoyé au Lesotho en 1832 par la Société des missions évangéliques de Paris avec Eugène Casalis et Constant Gosselin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Pignan dans l'Hérault, Thomas Arbousset se convertit au contact d'un voisin aveugle auquel il faisait la lecture de la Bible, de récits missionnaires et d'histoires des persécutions endurées par leurs ancêtres huguenots.
C'est à l'occasion de ces lectures qu'il décida de devenir missionnaire, cette vocation étant confirmée par un séjour à Mazères (Ariège) auprès du pasteur Gachères, de spiritualité morave et grand admirateur des missions.

Il entra à la Maison des missions de Paris en 1829 et y étudia jusqu'à l'été 1832, la Société des missions évangéliques de Paris (SMEP) décidant alors de l'envoyer en Afrique australe.
La providence l'ayant conduit au Lesotho, il joua un rôle politique non négligeable dans ce pays et il traduisit dans la langue séchuana une cinquantaine de chapitres de la Bible[1].
Après vingt-sept ans de séjour au Lesotho, il revint en France en 1860 mais son épouse, Katherine Rogers, périt le 14 septembre dans le naufrage de l'Aberconway[2] en vue des côtes anglaises.

Ayant perdu sa femme et sa fille aînée étant malade, Thomas Arbousset souhaitait s'installer à Menton (Alpes-Maritimes) mais il accepta en 1867, à la demande de la Société des missions, d'aller à Tahiti où la mission protestante passait par une période difficile née de sa rivalité avec les religieux catholiques et de ses problèmes avec l'administration française.

De retour en France deux ans après, il recherchait un poste dans une paroisse paisible mais il fut finalement nommé à Saint-Sauvant (Vienne) où s'affrontaient libéraux et évangéliques.

Thomas Arbousset mourut en 1877 à Saint-Sauvant.

Écrits[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel C. Bach, La France et l’Afrique du Sud, Histoire, mythes et enjeux contemporains, Credu-Karthala, 1990 (ISBN 2-86537-269-3).
  • Jacques Blandenier, L’essor des missions protestantes ; volume 2 : du XIXe siècle au milieu du XXe siècle, Éditions de l’Institut biblique de Nogent et Emmaüs, 2003 (ISBN 2-903100-32-2).
  • Henri Clavier, Thomas Arbousset, Étude historique, Recherche historique sur son milieu, sa personnalité, son œuvre, parallèle avec Livingstone, Société des Missions Évangéliques, Paris,1965.
  • André Encrevé (sous la direction), Les protestants, Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine, Beauchesne, 1992 (ISBN 2-7010-1261-9).
  • Marc Spindler, « Thomas Arbousset », in Patrick Cabanel et André Encrevé (dir.), Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, tome 1 : A-C, Les Éditions de Paris Max Chaleil, Paris, 2015, p. 79-80 (ISBN 978-2846211901)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Blandenier, L’essor des missions protestantes ; volume 2 : du XIXe siècle au milieu du XXe siècle, Éditions de l’Institut biblique de Nogent et Emmaüs, 2003, ISBN 2-903100-32-2, p. 245.
  2. http://sitepasteurs.free.fr/base/pag36.htm#35