Thomas-Dominique Ruphy

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Thomas-Dominique Ruphy
Biographie
Naissance
Décès
Activité

Thomas-Dominique Ruphy, né le 2 août 1760 à Annecy (Duché de Savoie) et mort en 1840, est un architecte savoyard.

Ses ouvrages sont parfois confondus avec ceux contemporains des architectes Camille Ruphy (église de Viuz-en-Sallaz, Giez, Moye, Héry-sur-Alby), un homonyme de ce dernier ou encore Louis Ruphy.

Biographie[modifier | modifier le code]

Thomas-Dominique Ruphy nait le 2 août 1760 à Annecy, dans le duché de Savoie[1],[2]. Issue d'une famille bourgeoise[2], il est le fils de Spectable[3] Jacques Ruphy, avocat au sénat de Savoie et ancien syndic d'Annecy, et de Marie-Antoinette de Menthon de Lornay, branche de la famille de Menthon[1],[4],[5]. Son frère est François Louis Ruphy (1765- 1853), député au Corps législatif, futur baron d'Empire[1].

Il débute une carrière de procureur[5]. Il obtient cependant en 1782 le titre d'architecte à Turin[5].

Il fait partie des administrateurs du district d'Annecy du 9 mai au 1793 au 29 avril 1794, puis du 29 avril au 29 septembre 1794.

En 1794, il propose un plan d'urbanisme avec de grandes rues rectilignes pour la ville d'Annecy, appelé « plan Albitte », car il reçut le soutien du conventionnel Albitte, ainsi que la destruction des portes ou encore des remparts[6]. Celui-ci ne sera pas mis en place faute d'argent[7],[8]. Le projet est jugé trop « démesuré pour un bourg de 4 500 habitants »[6]. Cependant, le projet renaîtra sous la direction Buon governo, et sera mis en place à la suite de l'approbation de 1837[9].

Il fait l'acquisition des biens de la famille Millet d’Arvillars en 1797[10]. Cette acquisition est contestée[10] et les biens ne lui seront reconnus qu'en 1827. Il obtient ainsi des terres aux Barattes du côté d'Annecy-le-Vieux[10].

Il est propriétaire de l'ancien couvent des Clarisses d'Annecy, qui avait été acheté comme bien national en 1795, et qu'il revend le 16 avril 1804 pour 22 913 francs germinal à Jean-Pierre Duport[11],[12].

Autres réalisations[modifier | modifier le code]

Il réalise de nombreuses églises dans le duché de Savoie dans le style néo-classicisme dit « sarde »[Note 1],[15]. On lui attribue notamment :

Hommage[modifier | modifier le code]

La ville d'Annecy possède une rue Thomas-Ruphy.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le style néoclassique est régulièrement qualifié de style « sarde » en Savoie afin de souligner son origine étrangère à la Savoie et que « cela produits des édifices un peu conventionnels »[13], voire « rigide »[14]. Il fait son apparition à la suite de la Restauration de la Maison de Savoie en Savoie à partir de 1815.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Germain 2007, p. 488.
  2. a et b Jean Nicolas, La Révolution française dans les Alpes : Dauphiné et Savoie, 1789-1799, Éditions Privat, , 380 p., p. 343.
  3. Le titre « Spectable » est porté dans le duché de Savoie par les titulaires d'un doctorat en droit ou en médecine. Ainsi les sénateurs du Sénat de Savoie sont parfois désignés ainsi dans les documents ou les ouvrages concernant ce territoire. in Jean Nicolas, Renée Nicolas, La vie quotidienne en Savoie aux XVIIe et XVIIIe siècles, Montmélian, La Fontaine de Siloé (Réédition), (ISBN 978-2-84206-296-5), p. 39.
  4. André Palluel-Guillard, L'aigle et la croix : Genève et la Savoie, 1798-1815, Éditions Cabedita, , 662 p. (ISBN 978-2-8829-5260-8).
  5. a, b et c Jean Nicolas, La Savoie au XVIIIe siècle, Noblesse et Bourgeoisie, Les Marches, La Fontaine de Siloé, coll. « Champs régional », , 1242 p. (ISBN 978-2-84206222-4), p. 426.
  6. a et b Sauto Martine De, « Huit villes en tenue d'été », La Croix,‎ (lire en ligne).
  7. Michèle Leloup, « Annecy, 400 ans d'histoire vus du ciel 1873 : suppression des frontières », L'Express,‎ (lire en ligne).
  8. « Une vocation industrielle », sur le site de la commune d'Annecy - http://www.annecy.fr (consulté le 6 février 2016), Histoire de la ville et armoiries.
  9. Pierre Broise, « L'évolution du parcellaire d'Annecy. Essai de stratigraphie historique d'un terroir en voie d'urbanisation », Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, vol. 21, no 4,‎ , p. 867 (lire en ligne)
  10. a, b et c René Collenot, « Histoire d'Annecy-le-Vieux - 6 : La Révolution et l'Empire (1792-1815) - 6.4 : La vente des biens nationauxs », sur www.annecylevieux.org (consulté le 6 février 2016).
  11. Germain 2007, p. 212.
  12. Bernard Demotz, François Loridon, 1000 ans d'histoire de la Savoie : La Maurienne, vol. 2, Cléopas, , 845 p. (ISBN 978-2-9522-4597-5), p. 397.
  13. Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, Parc naturel régional du Massif des Bauges, Les Bauges : entre lacs et Isère. Histoire et patrimoine, vol. 107, Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, coll. « Mémoires et Documents », , 350 p. (ISBN 978-2-85092-000-4), p. 119.
  14. Art et archéologie en Rhône Alpes, n°4, 1988, p.134.
  15. Amboise 1989, p. 324.
  16. Aimé Burdet, Le palais de l'Isle à Annecy: récit historique des deux premières années de la Révolution française, F. Abry, 1804, 344 pages, p. 193 (Note de bas de page, n°1, Lire en ligne).
  17. « Historique » sur le site de la commune - http://www.montagny-les-lanches.fr.
  18. Michel Germain, Personnages illustres des Savoie, Autre Vue, , 619 p. (ISBN 978-2-9156-8815-3), p. 372.
  19. Comme sur le site de la commune de Seythenex (page « Église »).
  20. Raymond Oursel, Pascal Lemaître, Les chemins du sacré : Pélerinage architectural, vol. 2, La Fontaine de Siloé, , 267 p. (ISBN 978-2-84206-350-4), p. 133.