Thierry Van Hasselt

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Thierry Van Hasselt
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Thierry Van Hasselt, né en 1969, est éditeur, scénographe, installateur et graphiste belge contemporain. Il a fondé la maison d’édition Frémok.

Biographie[modifier | modifier le code]

Thierry Van Hasselt est un des chefs de file de la nouvelle vague de la BD belge. Il est un membre fondateur du Frémok, maison d’édition franco-belge spécialisée dans la littérature graphique.

Parcours[modifier | modifier le code]

Il a étudié la BD à Saint-Luc à Bruxelles.

Là-bas il rencontre Olivier Deprez avec qui il crée la maison d’édition Fréon en 1994. Cette maison d’édition est ensuite devenue Frémok en s’associant avec les éditions Amok. Celle-ci permet à Thierry Van Hasselt de publier ses œuvres ainsi que celles des artistes qui ne sont pas acceptées ailleurs. Frémok permet à la BD de ne pas être qu’un art pour enfant et lui offre une dimension artistique. Cela plaît à l’artiste qui clame haut et fort que la BD est un art vivant et un mode d’expression au même titre que la musique, la danse, la littérature, le théâtre, etc. En 2000 il sort sa première œuvre nommée Gloria Lopez qui fut un grand succès. En 2003 il publie Brutalis, sorte d’autopsie de la danse, qui sera suivi 5 ans après par sa version animée Heureux Alright. En septembre 2008 il publie Les Images volées.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Ses œuvres sont remarquables grâce à la technique qu’il utilise : monotype. Cette technique permet de jouer sur l’estompement des noirs ce qui donne une impression de mouvement. L’influence des grands maîtres se retrouve sous les coups de pinceaux de Thierry Van Hasselt.

Gloria Lopez (2000)[modifier | modifier le code]

Réalisée en cinq ans et bien que composée de 200 pages, la partie la plus intéressante en est la fin. Elle a été publiée par la maison d’édition Fréon. Pour cette œuvre, Thierry Van Hasselt utilise la technique du monotype. Elle est comparable au cinéma muet ce qui est en partie dû au fait qu’elle soit en noir et blanc et qu’elle contienne très peu de texte. Une large place y est accordée aux sentiments. Thierry a puisé son inspiration dans la Justine du Marquis Sade. Cette BD a inspiré la chorégraphe Karine Ponties et lui a donné envie de travailler avec Thierry Van Hasselt.

Le narrateur de Gloria Lopez est inquiétant. Il s’agit d’un médecin qui fouille sans fin le corps de la dénommée Gloria afin d’y trouver des réponses à ses questions. La principale quête de cette œuvre est la volonté de savoir, de restituer l’innocence perdue de Gloria. Ce qui rend cette œuvre inquiétante est l’ambiance délétère et le monde fantasmatique.

Brutalis (2003)[modifier | modifier le code]

Pour cette BD Thierry Van Hasselt se libère de l’impression et travaille surtout sur ordinateur. Cette œuvre est le résultat de sa collaboration avec Karine Ponties. Celle-ci a été intéressée par l’artiste grâce à « la matière de ses images » (due à la technique du monotype). Le but de la chorégraphe était qu’à travers les dessins présents dans cette BD on puisse percevoir les sensations du corps et la libération de l’impression. Karine a posé pour Thierry pour lui permettre de faire les dessins de cette BD. En effet, il existe une relation entre le corps de la danseuse et la matière grasse épaisse. C’est dans ce cadre qu’est née l’idée d’un film d’animation.

Heureux Alright (2008)[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du projet chorégraphique de Karine Holeulone et avec la participation de la poète canadienne Mylène Lauzon. Ce film d’animation est né de la collaboration de Thierry Van Hasselt et Karine Ponties. Heureux Alright, c’est une rencontre entre les séquences animées de Thierry Van Hasselt et de l’écriture de Mylène Lauzon. Pour l’histoire, Thierry Van Hasselt a trouvé son inspiration dans le livre Des fleurs pour Algernon. Mélange entre la poésie contemporaine et l’expérimentation visuelle, cette œuvre ouvre le champ à la littérature graphique.

Les Images volées (2008)[modifier | modifier le code]

Née, au départ, dans la revue Frigobox, il dessine les premières planches de cette BD alors qu’il sort de Saint-Luc en 1991. Par la suite, il travaillera sur celle-ci de manière épisodique. Cette œuvre est un véritable récit miroir, d’une intimité retournée. L’auteur y place ses doutes, ses frayeurs par rapport au quotidien et au conformisme de la vie. On peut y remarquer un curieux rapport entre le texte et l’image. L’histoire est centrée sur un couple banal et stéréotypé de bourgeois, un artiste photographe et une comédienne, qui voit ses fantasmes sexuels et sa vie tranquille dérangés par le cambriolage de leur appartement et le vol d’une série de photos.

Bibliographie/Webographie[modifier | modifier le code]