Thierry Coulhon

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Thierry Coulhon, né le [1] à Vichy, est un mathématicien, universitaire et haut fonctionnaire français.

Ancien président de l'université de Cergy-Pontoise, il a notamment dirigé le programme « campus d'excellence » pour le Grand emprunt, le Mathematical Sciences Institute de la Australian National University (ANU) et l'Université PSL . Depuis le , il est conseiller éducation, enseignement supérieur, recherche et innovation auprès du président de la République Emmanuel Macron.

Formation[modifier | modifier le code]

Après avoir obtenu son baccalauréat avec les félicitations du jury en 1975, il est admis à l'École polytechnique en 1977 mais en démissionne l'année suivante. Il obtient ensuite une licence et une maîtrise de mathématiques pures en 1980 à l’université Clermont-Ferrand II, puis l'agrégation de mathématiques l'année suivante, et obtient un DEA d'analyse à l'université Paris VI en 1982[1].

En parallèle à son cursus de mathématiques, il entreprend des études de philosophie : DEUG et licence à l’université de Clermont-Ferrand II en 1980, C2 de maîtrise à l’université Paris I en 1982 puis préparationnaire à l’agrégation comme auditeur libre à l’École normale supérieure de Sèvres jusqu'en 1983 ; DEA d’Histoire et philosophie des sciences à l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne en 1985[1].

Il soutient sa thèse de mathématiques à l'université Pierre-et-Marie-Curie en 1984 sous la direction de Gilles Pisier.

Carrière universitaire et administrative[modifier | modifier le code]

Enseignements[modifier | modifier le code]

Il est nommé assistant à l'université Pierre-et-Marie-Curie puis y obtient son habilitation à diriger des recherches, et y devient maître de conférences de 1984 à 1991. En 1992, il est nommé professeur à l'université de Cergy-Pontoise[1]. Il est promu professeur de classe exceptionnelle en septembre 2006.

Fonctions administratives[modifier | modifier le code]

Il a occupé plusieurs postes à l'université de Cergy-Pontoise : vice-président du conseil scientifique de 1995 à 1996, vice-président à la contractualisation de 1996 à 1999, et chargé de mission culture de 1999 à 2003, puis est élu président de à [1]. Il a été aussi élu vice-président de la Conférence des présidents d'université, de à l'été 2008. Entre 2012 et 2015, il a été directeur du Mathematical Sciences Institute de l'Australian National University (ANU) à Canberra. Depuis le , il est président de l'Université de recherche Paris Sciences et Lettres (PSL Research University), confirmé dans ses fonctions le 10 septembre 2015. Il démissionne lors d'un conseil d'administration extraordinaire le Marc Mézard est élu comme son successeur par intérim[2].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Il est nommé conseiller spécial au sein du cabinet de la Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en et supervise l'application de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités avant de devenir directeur adjoint du cabinet ministériel de Valérie Pécresse d' à [1]. Il rejoint ensuite le Commissariat général à l'investissement, sous l'autorité du Premier ministre François Fillon, chargé de la mise en œuvre du Grand emprunt et devient directeur du programme « campus d'excellence », fonction qu'il occupe jusqu'à l'été 2012.

Sous un mot d'ordre d'unification des grandes écoles et des universités[3], il préconise pour ces dernières un traitement de choc comportant en particulier l'institutionnalisation de la sélection à l'entrée. La solution qu'il envisage pour résoudre le problème du travail supplémentaire que demanderait cette sélection « faire travailler plus les enseignant·e·s-chercheur·e·s pour mener à bien cette sélection » suscite certain scepticisme[4], tandis que son interprétation des difficultés des EPST - « les organismes sont aujourd’hui étranglés par leur masse salariale car ils ont choisi de recruter beaucoup de chercheurs » - inquiète les personnels des établissements concernés[5].

Il est, à compter du , conseiller éducation, enseignement supérieur, recherche et innovation auprès du président de la République Emmanuel Macron[1].

Source[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g « Fiche de Thierry Coulhon », sur Letudiant.fr, (consulté le 27 juillet 2017).
  2. PSL, « Marc Mézard, président par intérim de Paris Sciences & Lettres (PSL) », sur univ-psl.fr, (consulté le 24 mai 2017).
  3. T. Coulhon, « Pour entrer dans le XXIe siècle, repartons du Moyen Age ! : Unir grandes écoles et universités est un impératif pour refondre l’enseignement supérieur », Libération,‎ (lire en ligne)
  4. « Pour l’accès au 1er cycle, le gouvernement a choisi le sous-investissement et la sélection généralisée », sur snesup, (consulté le 1er décembre 2017)
  5. Patrick Monfort, « Toujours les mêmes lubies réactionnaires : supprimons le CNRS et tout fonctionnera mieux ! », La Vie de la recherche scientifique, no 410,‎ , p. 1 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]