Thibie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Thibie
Thibie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Châlons-en-Champagne
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Châlons-en-Champagne
Maire
Mandat
Hervé Perrein
2020-2026
Code postal 51510
Code commune 51566
Démographie
Gentilé Thiblots, Thiblottes
Population
municipale
295 hab. (2019 en augmentation de 4,98 % par rapport à 2013)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 49″ nord, 4° 12′ 59″ est
Altitude Min. 93 m
Max. 139 m
Superficie 10,46 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Châlons-en-Champagne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Châlons-en-Champagne-2
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
City locator 14.svg
Thibie
Géolocalisation sur la carte : Marne
Voir sur la carte topographique de la Marne
City locator 14.svg
Thibie
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Thibie
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Thibie

Thibie est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Source du cours d'eau nommée Gironde qui continue à Saint-Pierre et Villers-le-Château pour se jeter en affluent de la rive gauche de la Marne à Saint-Gibrien, après 10 km (Chalette, Département de la Marne, dictionnaire des communes).

Transport : la commune est traversée par la route de Paris à Châlons-en-Champagne par Montmirail (ancienne nationale 3).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Thibie est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châlons-en-Champagne dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 97 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (95,9 %), zones urbanisées (4,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie : Thetbiacum en 850, Tibiacum en 1107, Thebeium en 1153, Thiebye en 1254. Nom d'une personne germanique, Thiepo, iacum (désignant l'appartenance d'un domaine à un homme)[8].

Un diplôme de Charles-le-Chauve confirme, en 850, le droit de dime à l'église cathédrale de Châlons dont la fabrique est devenue propriétaire au territoire de Thibie dès avant 1639, suivant titres de cette époque (Chalette, Département de la Marne, dictionnaire des communes).

La rédaction des cahiers de doléances fut effectuée à Thibie le , les signataires furent : F. Le Bonvallet, P. Hurpez, notable, J. Le Bonvallet, syndic municipal de Thibie, P. Blé, greffier municipal, P.-N. Blé, adjoint, N. Blé, J.-B. Huriez, adjoint.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Conformément au schéma départemental de coopération intercommunale de la Marne du [9], la commune antérieurement membre de la communauté de communes de Jâlons, est désormais membre de la nouvelle communauté d'agglomération Cités-en-Champagne.

Celle-ci résulte en effet de la fusion, au , de l'ancienne communauté d'agglomération de Châlons-en-Champagne, de la communauté de communes de l'Europort, de la communauté de communes de Jâlons (sauf la commune de Pocancy qui a rejoint la communauté de communes de la Région de Vertus) et de la communauté de communes de la Région de Condé-sur-Marne[10],[11].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
An VIII 1816 Cousinat Denis    
1816 1837 Bonvallet Symphorien    
1837 1876 Hurpez Georges    
1876 1900 Lebonvallet Jules-Victor    
1900 1904 Pouillut Auguste    
1904 1947 Songy Albert    
1947 1965 Chaillot Georges    
1965 1983 Duval Georges    
1983 1995 Malotet Yves    
1995 2008 Daniel Collard DVD Agriculteur
Conseiller général d'Écury-sur-Coole (1998 → 2015)
Président de la CC de Jâlons ( ? → 2013)
2008[12] En cours
(au 4 juillet 2014)
Hervé Perrein   Réélu pour le mandat 2014-2020[13]

Curés[modifier | modifier le code]

  • 1891, abbé Coïon. Ce dernier fut condamné en 1891 pour exercice illégal de la médecine et de la pharmacie. Cf. Médecin des âmes, « La Lanterne » , p. 3.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15].

En 2019, la commune comptait 295 habitants[Note 3], en augmentation de 4,98 % par rapport à 2013 (Marne : −0,55 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
251196210242262277308330320
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
297284263253265268226220223
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
221226220208214214220213221
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
219251262293278277266263281
2018 2019 - - - - - - -
292295-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La nef et la tour de l'église Saint-Symphorien.

Sur les autres projets Wikimedia :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Morlet, M.Thérèse, Noms de personnes sur le territoire de l'ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle
  9. « Schéma départemental de coopération intercommunale de la marne » [PDF], Tout savoir sur votre SDCI, Association nationale des Pôles d'équilibre territoriaux et ruraux et des Pays (ANPP), (consulté le ), p. 2.
  10. « Cités en Champagne », Les intercommunalités, Syndicat Mixte du SCoT et du Pays de Châlons-en-Champagne (consulté le ).
  11. « La communauté d'agglomération passera de 14 à 38 communes en 2014 Le financement de la future intercommunalité fait débat : De Vatry à Aigny, en passant par La Veuve, le futur établissement public, dont la création vient d'être validée par le préfet, aura des allures de géant. Mais la définition de ses compétences, notamment en zone rurale, suscite des craintes », L'Union,‎ (lire en ligne).
  12. Liste des maires au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, consulté le 22 décembre 2008
  13. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne, (consulté le ).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Liens externes[modifier | modifier le code]