Thibaut de Solages

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille de Solages.

Le marquis Thibaut de Solages (né le à Paris et mort le à Paris) est un homme d'affaires français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Thibaut de Solages est le fils du marquis Jérôme Ludovic de Solages et le petit-fils du baron René Reille. Il entre à l'École des mines de Paris en 1912 et en sort ingénieur civil des mines. Il sert comme capitaine d'artillerie durant la guerre.

Il succède à son père en 1927 dans différents conseils. Président de la Société des Mines de Carmaux et de la Compagnie générale industrielle (CGI), il est membre du conseil de surveillance de Schneider et Cie, dont il est le « deuxième homme » du groupe derrière Charles Schneider[1].

Il devient également président de la Société minière et électrique des Landes, de Lioré et Olivier, de la Société aéronautique française, de Sotrasol, directeur des Mines de charbons de Blaye (?), administrateur de la Société de construction des Batignolles (son frère Alain avait épousé une des filles de Gaston Goüin) à partir de 1931, de Ford SAF[2], de l'Union des Mines, d'Air Union, d'Air Orient, de la Compagnie générale aéropostale, de la Caisse industrielle et commerciale de Paris, de la Société d'études et d'exploitations minières de l'Indochine, des Mines, forges et fonderies d'Alais...

Solages devient membre du comité de direction du Comité central des houillères de France en 1937.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il héberge et emploie dans ses usines de nombreux réfugiés étrangers[3]. Il quittera un temps la France durant la guerre. Il devient membre de la Commission consultative des directeurs des houillères du Comité d'organisation de l'industrie des combustibles minéraux solides, mais se montre très hostile au STO et protège des requis.

À la Libération, les mines de Carmaux sont nationalisées[4] afin d’accentuer le redressement économique. Chargé de la liquidation de la Société des Mines de Carmaux (SMC), il vit difficilement cette épreuve. Les indemnisations de nationalisation sont conséquentes.

Il fonde en 1949 la Banque générale industrielle (BGI), dont il devient président-directeur général. Il y nomme Jack Francès pour assurer les fonctions de direction générale. Il fait par la suite fusionner la BGI avec la banque La Hénin pour former la Banque générale industrielle La Hénin[5], dont il conserve la présidence. Après la fusion en 1966 de la banque de l'Union des mines-La Hénin avec la Banque de Suez, il devient président d'honneur de la nouvelle structure nommé Banque de Suez et de l'Union des mines (BSUM). Il est également nommé président d'honneur de la Sotrasol et de l'Union financière et minière (holding du groupe Francès).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gérard de Sède, « Petite encyclopédie des grandes familles », 1962
  2. Jean-Louis Loubet, « L'Industrie automobile: 1905-1971 », 1999
  3. André Fontaine, « Le Camp d'étrangers des Milles: 1939-1943, Aix-en-Provence », 1989
  4. voir Compagnie minière de Carmaux, la nationalisation des houillères
  5. « Banque Générale Industrielle La Hénin -1949-1959 », 1959
  • Jean Claude-Daumas, Alain Chatriot, Danièle Fraboulet, Patrick Fridenson, Hervé Joly, (dir.) , Dictionnaire historique des patrons français, Paris, Flammarion, 2010, notice "Famille Solages" par Alain Boscus, p. 660–662.
  • Anne Burnel, « La Société de construction des Batignolles de 1914-1939 », 1995
  • Rolande Trempé, « Les mineurs de Carmaux: 1848-1914 », 1971
  • Augustin Frédéric Adolphe Hamon, «  Les maîtres de la France »
  • Gabriel Milési, « Les dynasties du pouvoir de l'argent », 2011
  • « Économie et politique, Numéros 1 à 8 », 1954
  • Hubert Bonin, « Suez : du canal à la finance (1858-1987) », 1987
  • Jacques Georges-Picot, « Souvenirs d'une longue carrière: de la rue de Rivoli à la Compagnie de Suez, 1920-1971 », 1993
  • Yann Moncomble, « Quand la presse est aux ordres de la finance », 1986
  • Gérard de Sède, « Petite encyclopédie des grandes familles », 1962