Thérouanne

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Thérouanne
Thérouanne
Blason de Thérouanne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Saint-Omer
Intercommunalité CA du Pays de Saint-Omer
Maire
Mandat
Alain Chevalier
2020-2026
Code postal 62129
Code commune 62811
Démographie
Population
municipale
1 095 hab. (2018 en diminution de 2,23 % par rapport à 2013)
Densité 131 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 38′ 17″ nord, 2° 15′ 22″ est
Altitude Min. 31 m
Max. 116 m
Superficie 8,37 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Omer
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Fruges
Législatives 8e circonscription du Pas-de-Calais
Localisation
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Thérouanne
Liens
Site web http://communedetherouanne.fr

Thérouanne (en picard Therwane, en néerlandais Terwaan ou Terenburg) est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Thérouanne se situe à 10 kilomètres d'Aire-sur-la-Lys et à 15 kilomètres de Saint-Omer.

Les départementales 157, 341 (la chaussée Brunehaut), 77 et 190 traversent Thérouanne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Thérouanne
Herbelles Clarques
Delettes Thérouanne Mametz
Enguinegatte

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Thérouanne est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Omer, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 79 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (90 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (67,4 %), prairies (10,9 %), zones agricoles hétérogènes (9,3 %), zones urbanisées (8,5 %), forêts (3,9 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les cartes et écrits médiévaux placent Taruanna comme centre névralgique intellectuel, religieux, routier, administratif de l'ancienne région des Morins, romanisée, puis christianisée
(copie d'une carte ancienne, exécutée au XVIIe siècle).

À l'époque gauloise, Thérouanne ou Tervanna (anciennement Civitas Morinum ou Morenum, Morini, Morinum, Morenum, Morian Moriana ou Moriane ou Morinon puis Terroane, Terewane[8], Thierowane, Teremiane ou encore Théroaanne selon divers documents ou chroniqueurs anciens[9]) était la capitale de la Morinie, pays des Morins (tribu de la Gaule belgique)[10]. En flamand, la ville était aussi connue comme Tarenborch [11],[12],[13]

Remarque : selon Aimé Courtois, la ville de Saint-Pol a porté - avant sa destruction par les Normands, dans la dernière moitié du IXe siècle, un nom proche (Tarvanna) (qu'elle devait peut-être comme Thérouanne, à des fortifications précoces)[9].

Après la conquête de la Gaule, elle a reçu un peuplement romain.

En l'an 577, Mérovée, jeune prince mérovingien, s'y donna la mort (selon la légende, il se jeta sur le glaive d'un de ses compagnons), encerclé dans une ferme par des soldats de son père Chilpéric 1er (un des petits-fils de Clovis) et de sa femme Frédégonde, qui voulaient sa mort, pour le punir de son récent mariage avec Brunehaut, l'ennemie jurée de Frédégonde.

Un noble de Thérouanne, en vie vers 600, serait la souche de la dynastie des Robertiens, eux-mêmes ancêtres des Capétiens.
Ce fut ensuite le siège d'un diocèse important (évêché de Thérouanne), érigé par saint Achaire. Le plus célèbre de ses évêques est saint Omer, dont certaines sources disent qu'il fut le fondateur de la cité en 633[14]. Saint Erkembode, moine bénédictin irlandais, devint évêque de Thérouanne au VIIIe siècle. Au Moyen Âge, Thérouanne a fait partie du comté de Flandre, puis du comté d'Artois lorsqu'il s'en est détaché. La cité fut pillée par les Normands en 880 et 882. Les étudiants de son diocèse faisaient partie de la «nation picarde» aux universités de Paris, Orléans et Bologne.

Par sa position stratégique, Thérouanne a représenté un enjeu militaire important, en particulier pendant les guerres d'Italie. Après un dernier siège, débuté le , Thérouanne a été prise le , puis rasée dans le courant de l'été 1553 sur l'ordre de Charles Quint, qui y aurait même fait répandre symboliquement du sel. Ainsi, Charles Quint a pris sa revanche pour la défaite lors du siège de Metz (1552-1553).

Par la suite, Thérouanne devient un site abandonné. Le diocèse est supprimé en 1567, entraînant une recomposition de l'administration ecclésiastique.

La population commence à se réinstaller à Thérouanne à la fin du XIXe siècle, créant la « nouvelle Thérouanne ».

Le site de l'ancienne cathédrale a été fouillé à la fin du XIXe siècle par Camille Enlart. Dans les années 1970, une nouvelle campagne de fouilles, dans le chœur de la cathédrale, sous la direction de Roland Delmaire, puis d'Honoré Bernard, met en évidence la succession des lieux de culte (groupe épiscopal mérovingien, cathédrale romano-carolingienne, chœur gothique), ainsi que les vestiges d'établissements thermaux gallo-romains sous-jacents. Sous l'impulsion d'Honoré Bernard, le site du chœur de la cathédrale est doté d'une base archéologique qui accueille les équipes de recherche. Plus récemment, un chantier a été lancé dans le quartier canonial par l'École des chartes et l'université de Lille III sous la direction de Ghislaine Noyé.

Les principales découvertes archéologiques concernant Thérouanne sont conservées et exposées dans le petit musée de la commune, en particulier les vestiges d'une belle descente de croix du XVIe siècle, mais l'œuvre statuaire principale, le « grand Dieu de Thérouanne », se trouve dans la cathédrale de Saint-Omer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1988 ? Raymond Stérin    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 30 mai 2020)
Alain Chevalier DVG Inspecteur de l’Éducation nationale en retraite
Réélu pour le mandat 2020-2026[15],[16],[17],[18]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20].

En 2018, la commune comptait 1 095 habitants[Note 3], en diminution de 2,23 % par rapport à 2013 (Pas-de-Calais : +0,1 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
430510541570776819935956936
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9339439248729569571 0021 0271 040
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1331 034938910875818816874872
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
8688778869439711 0451 0531 0541 055
2013 2018 - - - - - - -
1 1201 095-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,5 %, 15 à 29 ans = 18,5 %, 30 à 44 ans = 20,8 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 24,1 %) ;
  • 50,9 % de femmes (0 à 14 ans = 16,4 %, 15 à 29 ans = 16,6 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 27,5 %).
Pyramide des âges à Thérouanne en 2007 en pourcentage[23]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
0,9 
6,9 
75 à 89 ans
9,7 
16,8 
60 à 74 ans
16,9 
22,1 
45 à 59 ans
20,9 
20,8 
30 à 44 ans
18,6 
18,5 
15 à 29 ans
16,6 
14,5 
0 à 14 ans
16,4 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[24]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Thérouanne.svg

Les armes de Thérouanne se blasonnent ainsi : de gueules à la fleur de lys d’argent accompagné de trois mitres d’or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Saint-Omer », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Récits d'un bourgeois de Valenciennes : (XIVe siècle), Librairie Droz, , 425 p. (ISBN 978-2-600-04596-4, lire en ligne).
  9. a et b La ville de Thérouanne, autrefois appelée Moriane, cout. Ridi, note de Brodeau. — Ainsi que Morinon changea en Terroane son nom.... 1634, G. de le Nort. — Morinorum civitas, 1075, cart. sith. p. 192. — Urbs Morinensis, xin e s. chron. Andr. p. 475. — Tarenborch (en flamand), 1440, cart. S. Om. p. 125 v°. — Sint Augustine ini biscop domvan Tarenborch, c'est-à-dire de S'-Augustin en Tévèehé de Thérouanne. — Terewane, Térouane, xn e s. arch. du chap. de St Omer Mémoires de la Société des antiquaires de la Morinie, t. 6 p. xxiv. — Teremiane, 1241, gr. cart. de S. Bertin, t. ni p. 35. — Thierowane, 1241, arch. du chap. d'Aire, Mém. de la Société des antiquaires de la Morinie, t. x, 2e partie, p. 342. — La mtleet cité de Théroaanne, 1507, cout. Bouthors. Etym. Tarwoenne, grande, forte, principale habitation, de tar, ter, theur, grand, fort, principal (Wactherv Theur) et de woenne, wanne, habitation; en allemand whonung, et en flamand wooninge, des verbes wohnen, woenen, woonen, habiter. La forme flamande Tarenborgh, ou le mot borgh, citadelle, est substitué à woenne, vient à l'appui de cette signification. Tar un, chez les Belges comme chez les Gaulois, et Thor, chez les Germains, était le dieu du tonnerre, in Doctrina investigando restituet, Mémoires de la Société des antiquaires de la Morinie, Saint Omer, Typ. Fleury-Lemaire, TOME XIH. — K 864-1 869. M DCCG LXIX; Dictionnaire géographique de l'Arrondissement de Saint-Omer avant 1789, par Aimé Courtois (ne à Tournehem, le 26 décembre 1841, enseignant, puis avocat à st omer à partir de 1844). Archives de la Morinie, copie numérique (OCR de qualité médiocre)
  10. rapport d'activité 2006 de l’Inrap page 105,
  11. Maatschappij der Vlaamsche Bibliophilen Ghent, Kronyk Van Vlaenderen, vol. I, Drukkery van C. Annoot-Braeckman, .
  12. DBNL, « Jan van Boendale, Brabantsche yeesten · dbnl », DBNL (consulté le ).
  13. François Morin Société des antiquaires de la Morinie, Mémoires de la SOCIETE DES ANTIQUAIRES DE LA MORINIE, vol. XIH, Monnoyer, (lire en ligne)p.253
  14. Georges Coolen, Souvenir du Couronnement de N-D. des Miracles à Saint-Omer (18 juillet 1875), H. d'Homont, , p. 54.
  15. Marie Jansana, « Le bilan du maire de Thérouanne : copieux morceau du mandat, la nouvelle mairie n’était pas prévue : Le maire, 70 ans, postulera à un troisième mandat, en mars 2014. Il veut poursuivre sa mission « dans l’intérêt » du bourg et a encore des dossiers qui lui tiennent à cœur, telle la sécurité de la traversée de la commune. Les réalisations n’ont pas manqué depuis sa réélection en 2008. Le point avec Alain Chevalier », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  16. Réélu pour le mandat 2014-2020: « Thérouanne : Alain Chevalier entame un troisième mandat de maire : Avec 65 % des suffrages lors des élections municipales, la liste « Union pour Thérouanne » conduite par Alain Chevalier a obtenu treize élus, celle de Jeanne-Marie Buire deux. Le second candidat de cette liste s’est fait excuser dimanche pour l’élection du maire et de ses adjoints », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  17. Marie Jansana, « Les projets des maires avec Alain Chevalier, à Thérouanne : « Depuis dix ans, nous voulons l’assainissement collectif » : Après avoir construit la mairie à la fin du précédant mandat, Alain Chevalier reste prudent sur les projets et n’annonce pas d’investissements de grande ampleur. Durant les cinq prochaines années, il sera beaucoup question d’urbanisme et d’intercommunalité, et à plus longue échéance, de l’assainissement collectif », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  18. « Thérouanne : Alain Chevalier, réélu comme une évidence : Faute de volontaire, le maire, élu depuis 2001, rempile pour un nouveau mandat », L'Écho de la Lys,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  23. « Évolution et structure de la population à Thérouanne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  24. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  25. Notice no PA00132967, base Mérimée, ministère français de la Culture.