Theodore McCarrick

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Theodore McCarrick
Image illustrative de l’article Theodore McCarrick
Biographie
Nom de naissance Theodore Edgar McCarrick
Naissance (91 ans)
New York (États-Unis)
Ordination sacerdotale
Cardinal de l'Église catholique
Créé
cardinal
Titre cardinalice Cardinal-prêtre
de S. Nereo e Achilleo
Démission
Évêque de l'Église catholique
Consécration épiscopale par le card. Cooke
Archevêque de Washington
Archevêque de Newark
Évêque de Metuchen
Évêque auxiliaire de New York
Évêque titulaire de Rusibisir

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org


Theodore Edgar McCarrick, né le à New York, est un ancien prélat catholique américain, archevêque émérite de Washington. Il fut cardinal de 2001 à 2018.

Accusé d'abus sexuels sur mineurs et sur des séminaristes adultes, il est dégradé et exclu du Collège des cardinaux le puis dégradé de l'épiscopat et renvoyé de l'état clérical par le pape François, le . En juillet 2021, McCarrick est inculpé d’agression sexuelle sur un adolescent.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfant unique , McCarrick est né dans une famille irlando-américaine à New York de Theodore E. et Margaret T. (née McLaughlin) McCarrick[1]. Son père était un capitaine de navire, mort de la tuberculose lorsque McCarrick avait trois ans[2], et sa mère a ensuite travaillé dans une usine de pièces automobiles dans le Bronx[3].

Enfant, McCarrick est enfant de chœur à l'église de l'Incarnation (en) à Washington Heights[3]. Il est expulsé de l'école jésuite Xavier High School (en) dans sa première année pour des cours manqués[2].

Bien qu'ayant raté une année scolaire en raison de son expulsion, McCarrick, avec l'aide d'un ami de sa famille, rentre à l'école préparatoire jésuite Fordham[2],[4]. À Fordham, il est élu président du conseil étudiant et sert dans le programme ROTC pour l'armée de l'air des États-Unis[2].

Son année terminée, McCarrick part en Suisse, chez un riche ami d'école, pendant un an avant de retourner aux États-Unis et d'intégrer l'université Fordham[4].

McCarrick est polyglotte , parlant cinq langues (anglais, français, allemand, italien et espagnol).

Formation[modifier | modifier le code]

Après des études à l'école préparatoire à l'université Fordham, Theodore McCarrick obtient un baccalauréat ès arts au séminaire Saint-Joseph (en) de Yonkers dans l'État de New York et une maîtrise de la même institution en 1954[1].

Il est ordonné prêtre par Francis Spellman le dans la ville de New York.

Il poursuit ses études à l'université catholique d'Amérique à Washington et obtient une seconde maîtrise et un doctorat en sociologie.

Il peut comprendre et parler sept langues, selon le Catholic Herald, soit l'anglais, le français, l'allemand, l'italien, l'espagnol, le latin et le grec[5],[6],[7].

Prêtre[modifier | modifier le code]

Comme prêtre, Theodore McCarrick a été chancelier de l'Université pontificale catholique de Porto Rico (en).

De 1965 à 1969, il préside l'université catholique de Puerto Rico.

En 1969, il revient à New York comme secrétaire personnel du cardinal Terence Cooke.

Theodore Mccarrick a participé à des opérations humanitaires comme l'opération Babylift qui a permis le transport de près de 5 000 enfants vietnamiens vers les États-Unis à la fin de la guerre[8].

Évêque[modifier | modifier le code]

Nommé évêque auxiliaire de New York le , Theodore McCarrick est consacré le suivant. Le , il devient évêque de Metuchen dans le New Jersey avant de devenir archevêque de Newark, dans le même État, le .

Le , il est nommé archevêque de Washington, charge qu'il assume jusqu'au , date à laquelle le pape Benoît XVI accepte sa démission comme ayant atteint la limite d'âge de 75 ans pour la charge épiscopale, lui succède à Washington Donald Wuerl, évêque de Pittsburgh.

Cependant, vu les accusations de plus en plus précises qui pèsent sur lui et qui parviennent au pape, notamment le rapport de Carlo Maria Viganò, Secrétaire général du Gouvernorat de l'État de la Cité du Vatican, Benoît XVI impose au cardinal, à partir de 2009, de sévères restrictions de mouvement, lui interdisant, d'une part, de célébrer désormais la messe en public, et, d'autre part, même de circuler physiquement à l'intérieur du séminaire où il vit. Le pape François, en 2013, allégera ces peines disciplinaires imposées par Benoît XVI, mais, vu l'aggravation des charges et de nouvelles conclusions de l'enquête ecclésiastique, prendra à son tour des sanctions encore plus sévères.

En , il devient conseiller pour le Center for Strategic and International Studies.

Cardinal[modifier | modifier le code]

Theodore McCarrick est créé cardinal par Jean-Paul II avec le titre de cardinal-prêtre de Santi Nereo e Achilleo, titre cardinalice attaché à la basilique Santi Nereo e Achilleo, lors du consistoire du .

Il participe au conclave de 2005 qui élit le pape Benoît XVI. Le , il perd sa qualité d'électeur et ne peut plus prendre part aux votes du conclave de 2013 qui élit le pape François.

Il est membre de la commission doctrinale qui examine les relations entre l'Église et les hommes politiques catholiques qui ont pris leurs distances à l'égard la doctrine sociale de l'Église.

Par ailleurs au sein de la curie romaine, il était membre du Conseil pontifical Justice et Paix, du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens et de la Commission pontificale pour l'Amérique latine.

Le pape François lui ayant fait suggérer d'offrir lui-même sa démission du Collège cardinalice, il s'exécute, et le pape accepte officiellement cette démission le . Le , le pape ôte à l'ex-cardinal tout caractère épiscopal et lui interdit, à vie, d'accomplir aucun acte sacerdotal (hormis l'administration du Sacrement du Pénitence à une personne en danger de mort imminente). Son titre de cardinal lui est retiré[9].

Abus sexuels et abus d'autorité[modifier | modifier le code]

Les alertes[modifier | modifier le code]

Visite de Jean Paul II en 1994[modifier | modifier le code]

En 1994, un prêtre écrit une lettre à l'évêque Edward T. Hughes, le successeur de McCarrick comme évêque de Metuchen, déclarant que McCarrick l'avait touché de manière inappropriée[10].

Toujours en 1994, le cardinal Agostino Cacciavillan, alors nonce papal aux États-Unis en 1994, reçoit un appel téléphonique d'une femme qui craignait qu'il n'y ait un scandale médiatique si le pape Jean-Paul II se rendait à Newark lors de sa visite de 1995 aux États-Unis en raison de « rumeurs sur le comportement de McCarrick avec les séminaristes ». Cacciavillan informe le cardinal John O'Connor, archevêque de New York, de l'appel de la femme. O'Connor mène alors une "investigation, une enquête" et conclue qu'« il n'y avait aucun obstacle à la visite du pape à Newark ». Personne n'en informe donc officiellement le Vatican[11]. Selon les journalistes italiens Andrea Tornielli et Gianni Valente, le cardinal O'Connor s'est en fait « fortement opposé à l'idée de Jean-Paul II de récompenser McCarrick et le diocèse de Newark d'un arrêt lors de sa visite papale aux États-Unis en 1995 », mais que le secrétaire personnel de Jean-Paul, Stanisław Dziwisz, a pu intercepter ces objections avant qu'elles n'atteignent le pape. Les auteurs suggèrent que c'était parce qu'en tant qu'évêque, McCarrick était un collecteur de fonds efficace pour les causes du pape, y compris les efforts anticommunistes en Pologne[12],[13].

Les alertes de Boniface Ramsey[modifier | modifier le code]

En 2018, le prêtre Boniface Ramsey (en) déclare qu'il avait parlé à Thomas C. Kelly (en), archevêque de Louisville, de McCarrick en 1993. En 1986, il était au séminaire Immaculate Conception (en), de l'université Seton Hall, et McCarrick visitait régulièrement le séminaire invitant des étudiants dans sa maison sur la plage. Ramsey se méfiait de l'archevêque dont le comportement « le mettait mal à l'aise" »[14].

En 2000, Ramsey écrit au nonce, Gabriel Montalvo Higuera (en), pour se plaindre du comportement de McCarrick[10],[14],[15],[16]. La lettre est transmis à Leonardo Sandri, le substitut du Vatican pour les affaires générales[17]. Ramsey affirme avoir avait essayé de parler avec le cardinal Edward Egan, alors archevêque de New York, de l'histoire de McCarrick, mais Egan « ne voulait pas l'entendre ».

En février 2019, le même mois où McCarrick est laïcisé par le Vatican, la photo d'une lettre datée du 11 octobre 2006 est publiée par les médias. Il s'agit d'une lettre de Leonardo Sandri à Ramsey lui demandant si un certain prêtre était lié aux faits reprochés à McCarrick. Ce courrier démontre alors que les plus hautes instances du Vatican étaient bel et bien au courant des agissements du cardinal depuis au moins novembre 2000[18].

Les alertes de Richard Sipe[modifier | modifier le code]

Richard Sipe affirme que des séminaristes lui avaient parlé des soirées pyjama dans les maisons de plage avec l'archevêque dans les années 1980[10]. À la suite de ces informations, Sipe écrit une lettre à Benoît XVI en 2008 disant que les activités de McCarrick « étaient largement connues depuis plusieurs décennies ». Il envoie aussi une lettre à l'évêque Robert W. McElroy (en) en 2016 concernant l'inconduite sexuelle de McCarrick. McElroy lui demande alors de partager des éléments attestant ses allégations. Sipe se refuse à partager des informations documentaires spécifiques et nominatives. McElroy déclare alors que « Les limites de sa volonté de partager des informations rendaient impossible de savoir ce qui était réel et ce qui était une rumeur ».

Rumeurs[modifier | modifier le code]

Mike Kelly, journaliste du New Jersey Record, rapporte que lors d'une conversation avec le cardinal Joseph W. Tobin de Newark, celui-ci a déclaré qu'à peu près au moment où il est devenu archevêque de Newark, en 2016, il a entendu des rumeurs selon lesquelles McCarrick aurait couché avec des séminaristes, mais qu'il avait choisi de ne pas à les croire, affirmant qu'à l'époque, l'histoire semblait trop « incrédule (incredulous) » pour être vraie. Kelly a également mentionné qu'en 1998, sur la base d'un tuyau, il avait lui-même tenté d'enquêter sur les rumeurs, « mais aucun séminariste ne voulait parler »[19].

Suspension[modifier | modifier le code]

Theodore McCarrick est suspendu par le Vatican en juin 2018 après des accusations de violences contre un ancien enfant de chœur remontant à plus de 45 ans, alors qu'il était prêtre à New York[20]. Un autre homme affirme avoir été agressé sexuellement pendant des années alors qu'il était jeune adolescent, notamment lorsqu’il se confessait. Theodore McCarrick dit n'avoir « aucun souvenir d’abus » et clame son innocence. Les diocèses du New Jersey confirment qu'il avait réglé en justice en 2004 et en 2007 deux affaires d'agressions sexuelles de mineurs. L'association Survivors Network of those Abused by Priests rappelle que McCarrick s'était opposé aux réformes des lois sur la prescription des délits d’abus sexuels, alors que Le Monde le décrit au contraire comme ayant été « particulièrement en pointe pour soutenir les mesures prises contre les prêtres pédophiles aux États-Unis ».

Le pape François accepte sa démission du collège des cardinaux le . McCarrick est le premier cardinal, depuis le cardinal Billot en 1927, dont la démission, qu'elle ait été « offerte » ou exigée, est acceptée.

Le prêtre new-yorkais Boniface Ramsey (en) affirme avoir alerté le Vatican en 2000, au moment où McCarrick est nommé archevêque de Washington par Jean Paul II, avant même qu'il soit fait cardinal.

Le 26 août, l'ancien diplomate du Vatican Carlo Maria Vigano dénonce sur le site National Catholic Register la protection que l'ex-cardinal américain aurait reçue de la haute hiérarchie catholique; il affirme avoir averti François peu après son élection, mais celui-ci a pourtant levé une sanction infligée au prélat américain par Benoît XVI. Le texte évoque avec de « forts relents homophobes » une forme de lobby homosexuel au sein de la haute hiérarchie catholique. L'entourage du pape dément l'existence de sanctions formelles qui auraient été prononcées par Benoît XVI. Le prélat canadien Marc Ouellet prend vivement la défense de François.

Le conseil des neuf cardinaux (C9), initialement silencieux, promet de faire la lumière sur cette affaire, et, le 6 octobre, ordonne une enquête approfondie dans les quatre diocèses (New York, Metuchen, Newark et Washington) où McCarrick a été évêque.

Theodore McCarrick est défroqué le et le pape François le dégrade de l'épiscopat et le renvoie de l’état clérical[21],[22],[23]. Cette sanction est prise après que la Congrégation pour la doctrine de la foi l'ait reconnu coupable de « sollicitation [d’actes sexuels] en confession », et pour avoir commis des violences sexuelles sur des adultes (d’anciens séminaristes) « avec la circonstance aggravante de l’abus de pouvoir ».

Il est depuis reclus au secret, dans une communauté.

Le Washington Post révèle en 2019 qu'il a versé plusieurs centaines de milliers de dollars en près de vingt ans à des responsables religieux, essayant même des tentatives de corruption auprès de Jean Paul II puis de Benoit XVI, et des personnes chargées d’enquêter sur les accusations le concernant[24]. Un rapport commandé par le Vatican en 2018[25] et rendu public le 10 novembre 2020[26] conclut que McCarrick a été nommé en 2000 archevêque de Washington alors que le pape Jean Paul II était informé de ses agissements[27].

Poursuites judiciaires[modifier | modifier le code]

Le 29 juillet 2021, McCarrick est inculpé pour avoir agressé sexuellement un homme de 16 ans en 1974 lors d'une réception de mariage au Wellesley College dans le Massachusetts[28],[29].

Le 3 septembre 2021, McCarrick plaide non coupable devant le tribunal pénal de Dedham pour trois chefs d'attentat à la pudeur et coups et blessures résultant de l'incident présumé de 1974[30].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Archdiocese of Washington - About Us », sur web.archive.org, (consulté le )
  2. a b c et d (en-US) « The Man In The Red Hat | Washingtonian (DC) », sur Washingtonian, (consulté le )
  3. a et b (en-US) Laurie Goodstein, « Newark Prelate to Head Washington Archdiocese », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  4. a et b (en-US) Elizabeth Becker, « PUBLIC LIVES; An American Cardinal Who Works to Help the World », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  5. (en-US) Caryle Murphy et Alan Cooperman, « Vatican's Man of The Hour », Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne, consulté le )
  6. (en-US) « Future of the Catholic Church | C-SPAN.org », sur www.c-span.org (consulté le )
  7. « Chautauqua Institution », sur programarchive.chq.org (consulté le )
  8. « Catholic Request for Usg Aid in Bringing 5,000 Adoptable Children from Vietnam », WikiLeaks, United Nations (New York), no 1975USUNN01075_b,‎ 1975 april 3, 20:13 (thursday) (lire en ligne, consulté le )
  9. (en) Alberto Brambilla | Bloomberg News, « Pope names Catholic Church's first African American cardinal », sur The Guam Daily Post (consulté le )
  10. a b et c « He Preyed on Men Who Wanted to Be Priests. Then He Became a Cardinal. - The New York Times », sur web.archive.org, (consulté le )
  11. « Former nuncio to US admits hearing rumors of McCarrick misconduct in 1994 | CatholicHerald.co.uk », sur web.archive.org, (consulté le )
  12. (it) « Pagina dolorosa da cui la Chiesa impara - L'Osservatore Romano », sur www.osservatoreromano.va (consulté le )
  13. (en) « ‘The Day of Judgment’ | Commonweal Magazine », sur www.commonwealmagazine.org (consulté le )
  14. a et b (en-US) « Opinion | He wanted to be a priest. He says Archbishop McCarrick used that to abuse him. », Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne, consulté le )
  15. Rhina Guidos, « Abuse letter to Cardinal O’Malley was second priest sent officials about McCarrick », sur cruxnow.com, (consulté le )
  16. (en) « Letter confirms Vatican officials knew of McCarrick allegations in 2000 », sur Crux (consulté le )
  17. (en) « Who knew what about former Cardinal Theodore McCarrick? », sur America Magazine, (consulté le )
  18. (en) « The Case of Theodore McCarrick | Commonweal Magazine », sur www.commonwealmagazine.org (consulté le )
  19. (en-US) Mike Kelly, « Kelly: The secret life of Catholic Cardinal Theodore McCarrick and reports of sex abuse », sur North Jersey Media Group (consulté le )
  20. « Mgr McCarrick démissionne du collège cardinalice », Vatican News,‎ (lire en ligne, consulté le )
  21. « Saint-Siège: abus, Theodore McCarrick renvoyé de l'état clérical », sur Dicastère pour la communication, (consulté le ).
  22. « Accusé d’abus sexuels, l’ex-cardinal McCarrick défroqué par le Vatican, une première », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  23. https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Monde/Lex-cardinal-McCarrick-envoyait-largent-hauts-responsables-lEglise-2019-12-27-1201068731
  24. « L’ex-cardinal McCarrick, accusé d’agressions sexuelles, a versé plus de 600 000 dollars à de hauts responsables religieux », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  25. « Abus sexuels : le pape ordonne une enquête approfondie sur le cardinal McCarrick », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  26. « Le Vatican dément avoir couvert les abus sexuels de l’ex-cardinal McCarrick », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  27. « Le Vatican raconte vingt-cinq ans de laisser-faire à l’égard d’un ex-cardinal abuseur », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  28. AFP, « Aux Etats-Unis, un ex-cardinal inculpé pour agression sexuelle sur un adolescent », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  29. (en-US) Shelley Murphy Globe Staff et Updated July 29, « Defrocked cardinal Theodore McCarrick charged with sexually assaulting teenager in 1970s - The Boston Globe », sur BostonGlobe.com (consulté le )
  30. (en-GB) Deutsche Welle (www.dw.com), « US ex-Cardinal McCarrick pleads not guilty to sexual assault | DW | 03.09.2021 », sur DW.COM (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

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