Theodor Schwann

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Theodor Schwann.
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Theodor Schwann

Naissance
Neuss (Allemagne)
Décès (à 71 ans)
Cologne (Allemagne)
Nationalité Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Champs physiologiste, histologiste, cytologiste
Institutions université de Bonn, Wurtzbourg, Berlin
Renommé pour participe à la genèse de la théorie cellulaire
Statue en bronze de Theodor Schwann à l'entrée de l'Institut de Zoologie, quai Van Beneden, à Liège (réalisée par Alfred Courtens en 1954).

Theodor Ambrose Hubert Schwann, né le à Neuss et mort le à Cologne, est un physiologiste, histologiste et cytologiste allemand.

Aperçu biographique[modifier | modifier le code]

Statue en granit de Theodor Schwann à Neuss.

Fils d'orfèvre devenu imprimeur, Theodor Schwann étudie la médecine à l'université de Bonn, à Würtzbourg, enfin à Berlin où il est l'assistant du célèbre physiologiste Johannes Peter Müller, créateur de l'anatomie comparée.

À 29 ans, il publie le fruit de ses recherches sur la concordance de la structure et de la croissance des animaux et des plantes, établissant ainsi la théorie cellulaire du monde vivant (déjà esquissée par Raspail et Dutrochet[1]).

Il étudie également la contraction musculaire et la structure du nerf, découvrant le muscle strié dans l'œsophage supérieur, et, dans les fibres nerveuses, la couche protectrice recouvrant les axones et constituant ce qu'on appelle aujourd'hui la gaine de Schwann.

Sa principale contribution à la biologie est l'élaboration de la théorie cellulaire des animaux et des végétaux en 1839, un an après que Thomas Schleiden, de l'université d'Iéna, l'a proposée pour les végétaux.

Par ailleurs, il fit la découverte des cellules de Schwann dans le système nerveux et celle de la pepsine, première enzyme obtenue à partir d'un tissu animal.

Il forge le terme métabolisme, dérivé du grec μ ε τ α β ο λ η (Mikroskopische Untersuchungen, 1839).

En même temps que Charles Cagniard de Latour, et indépendamment de lui, il établit en 1836 que la fermentation est due à un être vivant microscopique, la levure. La thèse avait déjà été soutenue en 1787 par Adamo Fabbroni[2].

Adversaire de la théorie de la génération spontanée, Schwann montra en 1837 que si l'air est chauffé (puis refroidi) avant de pouvoir exercer son influence sur les substances (infusions) où il est censé faire naître la vie, la vie n'apparaît pas[3].

Il est nommé orofesseur d'anatomie à l'université de Louvain de 1838 à 1847, puis devient professeur de physiologie à l'Université de Liège de 1848 à 1879,

À Liège, sur le quai Édouard van Beneden, l'escalier monumental de l'Institut de Zoologie de l'Université est flanqué des statues de Theodor Schwann et de son successeur Édouard van Beneden. Derrière cet institut se trouve une rue baptisée Théodore Schwann[4]

Schwann a déclaré que « la cellule est l'unité de base du règne végétal et du règne animal » dans ses Recherches microscopiques sur la conformité de structure et de croissance des animaux et des plantes (Mikroskopische Untersuchungen über die Übereinstimmung in der Struktur und dem Wachstume der Tiere und Pflanzen, 1839).

Œuvres et publications[modifier | modifier le code]

  • (de) Mikroskopische Untersuchungen über die Übereinstimmung in der Struktur und dem Wachstum der Tiere und Pflanzen, Sander (Berlin), 1839, p. 268, Texte intégral.
  • Instructions pour l'observation des Phénomènes periodiques de l'homme, Académie royale de Bruxelles, 1842, 18 p. Texte intégral.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Schwann « retrouve et modifie en profondeur les schèmes de théorisation réductionniste que Raspail et Dutrochet avaient ébauchés. » François Duchesneau, Genèse de la théorie cellulaire, Paris, Vrin, 1987.
  2. (de) Th. Schwann, « Vorläufige Mitteilung betreffend Versuche über die Weingährung und Faulniss », Annalen der Physik und Chemie 1837;XLI:184-193. (Cité par L. Pasteur, Mémoire sur la fermentation alcoolique, Œuvres complètes de Pasteur, t. 2, p. 84, consultable sur Gallica.) Sur Adamo Fabbroni, voir L. Pasteur, Mémoire sur la fermentation alcoolique, Œuvres complètes de Pasteur, t. 2, p. 80, consultable sur Gallica.
  3. (de) Th. Schwann « Vorläufige Mitteilung betreffend Versuche über Weingährung und Fäulniss » Annalen der Physik und Chemie 1837;XLI:184-193. Cité par Pasteur, Mémoire sur les corpuscules organisés qui existent dans l'atmosphère. Examen de la doctrine des générations spontanées., 1861, t. 2 des O. C., p. 217. P. Debré, Louis Pasteur, 1994, p. 177.
  4. Thérèse Cortembos, Liège, Éditions Mardaga, 2004, p. 341 et 444, partiellement consultable sur Google Livres.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Schwann est l’abréviation botanique standard de Theodor Schwann.

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