Themroc

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Themroc
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo de l'affiche de 1973

Réalisation Claude Faraldo
Scénario Claude Faraldo
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Durée 110 min.
Sortie 1973

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Themroc est un film français réalisé par Claude Faraldo, sorti en mars 1973. Il met en scène la plupart des acteurs du Café de la Gare.

Les dialogues se limitent à des grognements, des cris ou des hurlements. Malgré l'emploi de ce langage non articulé, les situations et le contexte font que tous les échanges sont parfaitement « intelligibles » et donnent au film un aspect cohérent.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Themroc est un ouvrier vivant dans l'appartement d'un immeuble avec sa mère et sa sœur. Il doit se lever tous les matins pour aller pointer et travailler comme peintre en bâtiment. Un jour, en repeignant une fenêtre, il surprend son patron en train de flirter avec sa secrétaire. Alors qu'il est conduit chez le patron, il se révolte et s'enfuit. Il rentre chez lui, mure la porte de son appartement et abat le mur de façade.

De cette grotte reconstituée, il pousse des hurlements sauvages et nargue les policiers tentant de le déloger. La rébellion gagne bientôt tout l'immeuble. Par la suite, Themroc a des rapports incestueux avec sa sœur, avant de séduire une jeune voisine. Il ne sort de sa tanière avec une échelle de corde que la nuit, pour aller chasser : il tuera notamment un policier qu'il dévorera.

Les forces de l'ordre font appel à un maçon pour reconstruire le mur de façade, mais celui-ci est rapidement acquis à la cause de Themroc.

Analyse[modifier | modifier le code]

Themroc est un film typique de la contestation des années 1970. Au-delà du rejet de la société de consommation et de la négation de l'autorité sous toutes ses formes, il aborde certains des tabous les plus puissants de la société occidentale, dont l'inceste et l'anthropophagie.

Le film ne comprend aucun dialogue intelligible mais une suite de cris, de grognements et de phrases incompréhensibles[1]. Dans son livre sur le son et l'image dans le cinéma, le critique cinématographique français Michel Chion considère que les acteurs du film s'expriment en « grommelot », un style de langage utilisé dans le théâtre satirique et qui se présente sous la forme d'un charabia essentiellement composé d'onomatopées[2].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Michel Piccoli est Themroc

Autour du film[modifier | modifier le code]

Selon l'acteur Henri Guybet, invité sur le plateau de l'émission On n'est pas couché présenté par Laurent Ruquier, si le film n'a pas de dialogues intelligibles en français, il a été doublé en italien avec de vrais dialogues[3].

Lors de sa sortie en salles en 1973, le film est interdit aux moins de 18 ans. En mars 2008, Themroc est diffusé sur la chaîne de télévision Arte[4]. Primé au festival fantastique d'Avoriaz, la même année que Duel de Steven Spielberg, Themroc peut être classé dans le cinéma fantastique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Mandelbaum, « DVD : « Themroc » ou le cri primal du cinéma français », sur lemonde.fr, (consulté le 6 mai 2019)
  2. Michel Chion, L'audio-vision, Armand Colin, 240 p. (ISBN 978-2200247904, lire en ligne)
  3. Vidéo du site Youtube, "Henri Guybet et Anémone - On n’est pas couché 30 avril 2011" (3 min 40 s de l'enregistrement)
  4. Thomas Roland, « Claude Faraldo – “Themroc” », sur culturopoing.com, (consulté le 6 mai 2019)

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]