Thello

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Thello
logo de Thello
illustration de Thello

Création
Fondateurs Ferrovie dello Stato et TransdevVoir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Société par actions simplifiée
Slogan « Partez en nouvelle compagnie ! »
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Roberto Rinaudo (président)
Actionnaires Trenitalia 100 %
Activité Transport en communVoir et modifier les données sur Wikidata
Société mère Trenitalia (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Effectif 100
Site web www.thello.com

Fonds propres -9,67 M€
Dette 35,0 M€
Chiffre d'affaires 40,5 M€ (2018)
en augmentation + 1,6 %
Résultat net -9,6 M€ (2018)

Thello est une entreprise ferroviaire exploitant des trains de voyageurs entre la France et l'Italie. Créée par Trenitalia et Transdev en 2010, il s'agit de la première entreprise se lançant dans le transport de voyageurs en concurrence avec la SNCF depuis l'ouverture du marché des lignes internationales de voyageurs en 2009[1]. Sa création fait suite à la fin du partenariat entre la SNCF et Trenitalia dans le cadre d'Artesia.

Depuis 2016, elle appartient à 100 % à l'entreprise publique italienne Trenitalia.

Depuis sa création, Thello n'a connu que des années déficitaires.

Histoire[modifier | modifier le code]

La société Thello est créée en février 2010[2], les deux sociétés Trenitalia et Veolia Transport se partageant 50 % du capital. Après la fusion de Transdev et Veolia en 2012, le nouveau groupe Veolia Transdev annonce réduire sa participation à un tiers[3].

Les premiers trains Thello circulent depuis le chaque nuit entre Paris-Gare de Lyon et Venise-Santa-Lucia avec des arrêts intermédiaires à Dijon-Ville, Milan-Centrale, Brescia, Vérone, Vicence, Padoue et Venise-Mestre[4],[5]. Le cabotage, c'est-à-dire le transport de voyageurs nationaux sur une partie du trajet international, n'étant alors pas autorisé par l'Autorité de régulation des activités ferroviaires (ARAF), seuls des billets pour un parcours international peuvent être commercialisés par Thello[6].

Selon des chiffres communiqués en , la liaison entre Paris et Venise aurait connu un remplissage de l'ordre de 85 %, permettant à Thello de tabler sur un nombre de voyageurs sur cette ligne d'environ 300 000 pour l'année 2012[7].

Le , Thello met en place une seconde liaison entre la France et l'Italie entre Paris-Gare de Lyon et Rome-Gare Termini, avec arrêt à Dijon-Ville, Bologne et Florence[8]. Mais en , Thello annonce la fin de ce train en un an après la mise en place de cette liaison, notamment en raison d'absence de sillons permettant des temps de parcours attractifs[9]. En parallèle, elle confirme cependant sa volonté de créer, dès 2014, un service de jour entre les gares de Milan et Marseille, un projet déjà évoqué début 2013[9],[10]. Dans une décision en date du , l'ARAF avait considéré que ce projet de ligne répond aux critères du décret sur les liaisons internationales ferroviaires ouvertes à la concurrence et ne peut être considéré comme une concurrence aux trains TER subventionnés par la région Provence-Alpes-Côte d'Azur[10].

Le , Thello annonce la mise en circulation d'un train de jour entre les gares de Marseille-Saint-Charles et Milan-Centrale. Le service démarre le [11]. Ce train circule avec du matériel roulant utilisé en Italie sous la gamme Frecciabianca.

Début 2013, l'entreprise obtient son certificat de sécurité pour circuler sur le réseau belge, et annonce vouloir s'implanter sur la ligne Paris - Bruxelles, en concurrence frontale avec Thalys d'ici 2014[12] mais ne donne pas suite à cette annonce.

En , la compagnie annonce qu'elle ajoutera le 12 avril suivant deux allers-retours entre Nice et Milan en supplément de celui en provenance de Marseille[13].

Suite à la démission de son directeur général, Albert Alday, Thello nomme en mars 2016 pour président Roberto Rinaudo, directeur financier de la branche voyageurs de Trenitalia[14].

Le , au vu des résultats déficitaires cumulés et du manque de perspective pour atteindre l'équilibre, Transdev annonce son prochain retrait total de Thello[15]. Ce retrait est réalisé le , lorsque Trenitalia annonce détenir désormais 100 % du capital de Thello[16].

En , Thello se dit intéressé de créer une liaison Paris-Bordeaux, après l'ouverture à la concurrence des lignes TGV, prévue pour fin 2020-début 2021[17].

En , la société annonce une recapitalisation en fonds propre, le capital social passant de 1,5 M€ à 10,5 M€[18] et sa volonté de faire circuler des trains de voyageurs (Zefiro V300) entre Paris et Milan utilisant les réseaux à grande vitesse français et italien[19],[20],[21],[22].

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Train Thello à Paris-Gare de Lyon, en janvier 2014.

Pour la desserte Paris-Venise, dans un premier temps, Thello dispose de deux trains, composés de voitures louées à Trenitalia - voitures-lits de type Universel, construites par Fiat Ferroviaria, voitures-couchettes et voiture-restaurant (avec bar) - et de trois locomotives BB 36000 louées à Akiem, filiale de la SNCF[23]. LSG Sky Chefs assure la restauration, le service à bord et la logistique support[24],[25].

La BB 36007 assurant le train n°145 pour Milan, passant la gare de Nice-Riquier.

Organisation[modifier | modifier le code]

Thello est une société par actions simplifiée, détenue à 100 % par Trenitalia[25]. En 2018, elle compte 100 employés[26].

Résultats financiers[modifier | modifier le code]

Depuis sa création, en 2010, l'entreprise Thello n'a eu que des exercices déficitaires et cumule 35 millions d'euros de dettes[26], après une recapitalisation de 11 millions d'euros par Trenitalia après sa reprise en 2016.

En 2016, Thello a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 38 millions d'euros[26], en baisse de 16 %, avec un déficit d'environ 16 millions d'euros[26].

En 2017, Thello a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 39,8 millions d'euros[26], en hausse de 6 %, sans retrouver celui de 2015 (44 M€), avec une perte annuelle d'environ 7,8 millions d'euros[26].

En 2018, Thello a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 40,5 millions d'euros[26], en hausse de 1,6 % mais augmente ses pertes qui passent à environ 9,6 millions d'euros[26].

Chiffres clés (en euros) (Source : Site verif bilans de l'entreprise)
Année Chiffre
d'affaires
Charges
d'exploitation
Résultat
2018 40 474 300 53 192 000 -9 557 100
2017 39 831 200 49 829 400 -7 745 600
2016 37 538 700 52 340 700 -15 950 000
2015 44 634 000 49 099 300 -4 492 300
2014 29 304 400 30 765 600 -1 366 300
2013 37 855 999 49 094 340 -10 383 928
2012 28 321 827 31 051 934 -2 564 901
2011 1 306 565 3 118 125 -1 811 563
2010 0 2 649 -2 649

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les premiers trains de voyageurs concurrents de la SNCF circuleront dès le 11 décembre », sur 20minutes.fr, (consulté le 22 novembre 2012)
  2. « THELLO à ISSY LES MOULINEAUX sur Manageo.fr (52028700400060) Siège social », sur manageo.fr (consulté le 20 septembre 2017)
  3. Marc Fressoz, « Veolia Transdev réduit sa participation dans la compagnie ferroviaire Thello », sur mobilicites.com, (consulté le 2 août 2019).
  4. « Naissance de la première compagnie ferroviaire privée pour les voyageurs », sur ville-rail-transports.com, Ville, Rail & Transport, (consulté le 22 novembre 2012).
  5. « Thello premier concurrent de la SNCF vers Venise », sur lefigaro.fr, (consulté le 22 novembre 2012)
  6. Marc Fressoz, « Cabotage international : le gendarme du rail fixe les règles », sur mobilicites.com, (consulté le 11 mars 2013).
  7. Direct Matin, no 1198 du 7 décembre 2012, page 18
  8. « Thello lance ses trains Paris-Rome le 9 décembre », sur mobilicites.com, (consulté le 22 novembre 2012)
  9. a et b Marc Fressoz, « Thello stoppe sa marche sur Rome mais veut titiller la SNCF en Italie et en région PACA », sur mobilicites.com, (consulté le 8 octobre 2013)
  10. a et b « Thello pourrait relier Marseille, Nice et Monaco à Gênes et Milan », sur tourmag.com, (consulté le 18 juillet 2013)
  11. « Nouvelle ligne ferroviaire Marseille-Milan: Thello défie la SNCF », sur Var Matin, (consulté le 8 janvier 2015)
  12. « Thello va concurrencer Thalys sur la ligne Bruxelles-Paris », sur lecho.be, (consulté le 24 février 2013).
  13. « Communiqué de presse », sur kelbillet.com (consulté le 26 janvier 15)
  14. « Thello adopte une nouvelle stratégie commerciale en France », sur deplacementspros.com, (consulté le 2 août 2019).
  15. Lionel Steinmann, « Transdev se désengage des trains franco-italiens Thello », sur lesechos.fr, (consulté le 5 juillet 2016)
  16. « Trenitalia devient l'unique propriétaire de Thello », sur zonebourse.com, (consulté le 2 août 2019).
  17. M.B., « TGV: La compagnie Thello s'intéresse à la liaison Paris-Bordeaux », .
  18. « Modification de capital social », sur entreprises.lefigaro.fr, (consulté le 24 juillet 2018).
  19. LGV Sud-Est, Rhône-Alpes, Méditerranée et Turin - Milan.
  20. « TRANSPORTS. TGV : un concurrent sur le Paris-Lyon dès l’été 2020 », sur www.ledauphine.com (consulté le 12 juin 2019)
  21. « Concurrence - Thello veut lancer des trains à grande vitesse en France », sur Ville, Rail et Transports, (consulté le 12 juin 2019)
  22. « Notification d’un nouveau service international de transport ferroviaire de voyageurs entre Paris et Milan », sur Arafer (consulté le 12 juin 2019)
  23. L. Ma., « La construction ferroviaire préoccupée par le budget des régions », L'Humanité Dimanche,‎ (ISSN 1771-1908)
  24. « Thello vient concurrencer la SNCF le 11 décembre », sur businesstravel.fr, (consulté le 22 novembre 2012)
  25. a et b « Trenitalia devient l'unique propriétaire de Thello », sur romandie.com, (consulté le 8 septembre 2016)
  26. a b c d e f g et h « THELLO Fiche entreprise : chiffres d'affaires, bilan et résultat », sur societe.com (consulté le 2 août 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]