The Sundays

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The Sundays
Pays d'origine Royaume-Uni
Genre musical rock indépendant
Années actives depuis 1987
Labels Rough Trade
Parlophone

The Sundays est un groupe britannique de rock indépendant formé en 1987.

Le groupe connaît le succès au Royaume-Uni et aux États-Unis au cours des années 1990. Leurs deux premiers albums sont certifié « disque d'or ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Le guitariste David Gavurin fait la connaissance de la chanteuse Harriet Wheeler durant leurs études à l'université de Bristol. Ils commencent à composer durant l'été 1987[1],[2]. Ils s'installent à Londres et recrutent une section rythmique constituée du bassiste Paul Brindley et du batteur Patrick Hannan[3],[4]. Les Sundays donnent leurs premiers concerts durant l'été 1988 et attirent l'attention de plusieurs maisons de disques. Ils s'engagent avec le label indépendant Rough Trade[5],[6].

Rough Trade[modifier | modifier le code]

Leur premier single, Can't Be Sure, édité en janvier 1989, se classe no 1 des charts indépendants[3] et atteint la 45e place du UK Singles Chart[1]. Le quatuor enregistre une session radio pour l'émission de l'animateur John Peel[3], puis se consacre à la réalisation d'un album. Lors de sa sortie en janvier 1990, Reading, Writing and Arithmetic se classe 4e des ventes au Royaume-Uni[1]. Il est bien accueilli par la presse britannique, le groupe pose notamment en couverture du magazine New Musical Express sous le titre « 1990: The Year of the Sundays »[2]. Aux États-Unis, Reading, Writing and Arithmetic est édité par DGC Records et figure dans le Top 40. Le magazine Rolling Stone nomme les Sundays révélation étrangère de l'année (« Best Foreign Newcomer »)[5]. Leur album se vend à 500 000 exemplaires[7] et est certifié « disque d'or »[8]. Here's Where the Story Ends est édité en single et décroche la 1re place du classement modern rock aux États-Unis[1]. Le groupe tourne en Europe, aux États-Unis et au Japon[5].

Parlophone[modifier | modifier le code]

Rough Trade traversant des difficultés financières, le groupe rejoint Parlophone, une filiale d'EMI[5]. Leur second album, Blind, édité en octobre 1992, leur permet d'obtenir un second « disque d'or »[8]. Il atteint la 15e place des ventes d'albums au Royaume-Uni. Le single Goodbye se classe dans le Top 30[9]. Aux États-Unis, Love et Goodbye figurent respectivement à la 2e et 11e place du classement modern rock. Le groupe effectue une tournée mondiale[1]. Leur reprise du titre Wild Horses des Rolling Stones, qui figure en face-b du single Goodbye[3], illustre une campagne de publicité aux États-Unis[1]. David Gavurin et Harriet Wheeler, qui vivent en couple, font un enfant et font construire un studio d'enregistrement, dans lequel est produit leur troisième album[8]. Ils effectuent leur retour en 1997 avec l'album Static and Silence et le single Summertime[5].

Style musical et influences[modifier | modifier le code]

La presse fait souvent référence à Johnny Marr des Smiths pour évoquer le jeu de guitare de David Gavurin. La voix d'Harriet Wheeler est rapprochée de celle de la chanteuse Elizabeth Fraser des Cocteau Twins[8],[10]. Le groupe reconnaît également l'influence d'artistes comme Joni Mitchell et John Martyn[4].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

  • 1989 : Can't Be Sure (Rough Trade)
  • 1990 : Here's Where the Story Ends (Rough Trade)
  • 1992 : Love (Parlophone)
  • 1992 : Goodbye (Parlophone)
  • 1997 : Summertime (Parlophone)
  • 1997 : Cry (Parlophone)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f (en) Stephen Thomas Erlewine, « Biographie des Sundays », AllMusic
  2. a et b (en) Steve Hochman, « Sundays: Day of Rest After a Year of Hype », Los Angeles Times,‎
  3. a, b, c et d (en) Jonathan Buckley, The Rough Guide to Rock, Rough Guides, , 3e éd., 1225 p. (ISBN 9781843531050, lire en ligne), p. 1033-1034
  4. a et b (en) Stephen Holden, « The Pop Life », The New York Times,‎
  5. a, b, c, d et e (en) Colin Larkin, The Encyclopedia of Popular Music, Omnibus Press, (ISBN 9780857125958, lire en ligne), p. 3268-3269
  6. « Le temps des Sundays », Le Monde,‎ (inscription nécessaire)
  7. Thierry Coljon, « Vivement Dimanche », Le Soir,‎
  8. a, b, c et d (en) Geoffrey Himes, « The Sundays, Static & Silence, DGC », The Washington Post,‎
  9. (en) « The Sundays », The Official Charts Company
  10. (en) Iain Moffat, « 20 Years On: Remembering The Sundays' Reading, Writing and Arithmetic », The Quietus,‎