The Strokes

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The Strokes
Description de cette image, également commentée ci-après
The Strokes en concert au Stubb's, au Texas, le .
Informations générales
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical Garage rock (revival)[1], post-punk revival[1], rock indépendant[1], new wave[1]
Années actives Depuis 1998
Labels Sony BMG Music Entertainment, RCA, Rough Trade
Site officiel www.thestrokes.com
Composition du groupe
Membres Julian Casablancas
Nick Valensi
Fabrizio Moretti
Albert Hammond Jr
Nikolai Fraiture

The Strokes est un groupe de rock américain, originaire de New York. Formé en 1998, il élève sa renommée dès le début des années 2000 comme l'un des groupes phares du renouveau garage rock et post-punk revival. Ils sont souvent désignés comme les héritiers du Velvet Underground et de Television, duquel le groupe s'inspire principalement[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts et The Modern Age (1998–2001)[modifier | modifier le code]

C’est en 1984 que se rencontrent deux des membres du futur groupe. En effet, Julian Casablancas fait la connaissance à l’école de Nikolai Fraiture, son futur bassiste qui devint vite un ami. Les deux camarades n’étant alors âgés que de six ans, il faudra attendre encore quelques années avant que cette relation ne se transforme en collaboration musicale. Sept ans plus tard, en 1991, Julian Casablancas sympathise avec le batteur Fabrizio Moretti et le guitariste Nick Valensi (qui avaient joué dans le même groupe quelques mois auparavant) à la Dwight School, un lycée de l'Upper West Side de Manhattan. Mais ce n’est que l’année suivante qu’il rencontre Albert Hammond Jr au prestigieux Institut Le Rosey[2] en Suisse, le guitariste qui complète la formation sans que personne n’en ait encore conscience à l’époque. Le rencontrant quelques années plus tard dans Manhattan tout à fait par hasard, Casablancas invite Albert Hammond Jr à se joindre à son groupe nouvellement formé, et se charge de nommer le quintet désormais au complet ; ce sera The Strokes. Le nom « The Strokes » est en lui-même, comme leur musique, une contradiction : « a stroke » signifie à la fois une caresse et un coup. En effet, la musique des Strokes est rugueuse, avec l'usage de guitares électriques aux sons saturés comme dans le hard rock, mais aussi très mélodieuse, avec de purs sons blues.

En juin 2001, les Strokes (qui rêvaient à un moment donné de devenir un groupe aussi incontournable que Guided by Voices, formation de l’underground américain) deviennent rapidement un véritable phénomène. Leur popularité grandit rapidement à New York peu après leur formation, particulièrement dans le Lower East Side et ils commencent à se produire au Mercury Lounge[3]. Ryan Gentles y est chargé booking ; impressionné par le son du groupe, il décide de quitter son emploi pour devenir leur manager[1].

Contactés après un spectacle par Gordon Raphael, un producteur de la scène underground new-yorkaise, les Strokes commencent donc à répéter plusieurs jours par semaine avec l'intention d'enregistrer un EP. Leur répertoire comprend à ce moment tout au plus dix à douze titres dont Last Nite, The Modern Age, This Life (devenue Trying Your Luck), New York City Cops, Soma et Someday. Durant le clip de Last Nite, qui est enregistré complètement live, Albert Hammond Jr accroche accidentellement un micro de la batterie de Fabrizio Moretti, essayant l'un après l'autre de le remettre correctement, pour voir à la fin le batteur faire écrouler deux micros avec un coup de baguette, l'un emportant l'autre dans sa chute. La plupart de ces titres contiennent maintenant des paroles quelque peu différentes. À ce moment-là, il y avait aussi des titres qui, à ce jour, sont toujours inédits officiellement dont Sagganuts, In Her Prime, Rythm Song, A Minor 4-4, Babies et Clear Skies.

L'EP The Modern Age sort le 29 janvier 2001 en Angleterre, et le 22 mai 2001 aux États-Unis, et s'en suit une certaine hype des deux côtés de l'Océan Atlantique[1]. Les critiques acclament l'enregistrement et les compagnies de disques se mirent en guerre pour signer le groupe. Le groupe était maintenant proclamé comme les sauveurs du rock 'n' roll par certains articles dithyrambiques[4].

Is This It (2001–2003)[modifier | modifier le code]

The Strokes en 2002.

Les Strokes sortent finalement leur premier album Is This It le 27 août 2001 au Royaume-Uni sous l'étiquette Rough Trade Records. Le 9 octobre 2001, après un retard, l'album était lancé en Amérique sous l'étiquette RCA. Le retard est causé par une pochette européenne, représentant une main gantée de cuir posée sur un postérieur féminin nu, considérée comme obscène et remplacée par un dessin de collision de particules, ainsi que le retrait de la chanson New York City Cops, considérée déplacée peu après les attentats du 11 septembre 2001, son refrain disant « New York City Cops, they ain't too smart » (« Les flics de la ville de New York, ils ne sont pas très futés »).

L'album reçoit de bonnes critiques tant des grands magazines, dont un quatre étoiles du magazine Rolling Stone, que des publications indépendantes, dont un 9,3 de Pitchfork Media. Il fait le top 10 de 2001 de plusieurs critiques[5],[6], et est nommé album de l'année par Entertainment Weekly. C'est à cette époque que les Strokes sont désignés à plusieurs reprises comme « les sauveurs du rock », un statut qui aura incontestablement fait la pub de leur premier album. L'influence de groupes comme le Velvet Underground, Television ou Blondie est évoquée à plusieurs reprises dans les critiques à ce moment-là.

Après la sortie de l'album, les Strokes commencèrent une tournée mondiale où ils s'arrêtent pour quelques dates au Japon, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Angleterre, en France, en Allemagne, en Italie, au Canada et dans leur pays natal, les États-Unis. Ils ont, entre autres, fait la première partie des Rolling Stones pour quelques soirs et sont les têtes d'affiche des Reading and Leeds Festivals en août 2002. Le groupe joue, toujours en août 2002, au Radio City Music Hall de New York avec The White Stripes en ouverture, Jack White rejoint le groupe sur scène pour interpréter le solo de New York City Cops. À ce moment, les Strokes apparurent aussi dans le Saturday Night Live, et dans les émissions de fin de soirée de Jay Leno, David Letterman et Conan O'Brien.

Le groupe tourne aussi trois vidéoclips pour promouvoir l'album : Hard to Explain, Last Nite (enregistré live en studio) et Someday, tous réalisés par Roman Coppola, fils de Francis Ford Coppola et frère de Sofia Coppola.

Room on Fire (2003–2005)[modifier | modifier le code]

Avant la fin de 2002, le groupe entre en studio pour enregistrer une suite à Is This It avec Nigel Godrich (producteur ayant travaillé avec Radiohead, Beck et Paul McCartney), mais à la suite de certaines divergences sur la façon d'enregistrer l'album, ils décident de retourner vers Gordon Raphael, producteur du premier opus[7]. En marge de ces sessions, le groupe tourne au Japon et présente quelques-uns de ses nouveaux morceaux dont Reptilia, Meet Me in the Bathroom, The Way It Is, Between Love & Hate (alors connu comme Ze Newie) et 12:51 (parfois appelé Supernova).

Les Strokes sortirent leur deuxième opus, intitulé Room on Fire, le à travers le monde, l'album reçut généralement de bonnes critiques mais fut reçu plus froidement par le public. Monté jusqu'à la deuxième position des ventes au Royaume-Uni et à la quatrième position du Billboard 200, l'album ne se vend cependant « qu'à » 575 000 exemplaires (en date de janvier 2006), nombre à comparer à plus d'un million pour Is This It aux États-Unis seulement.

Le premier single tiré de l'album est 12:51 avec le son de guitare de Nick Valensi évoquant des claviers, le vidéoclip est, quant à lui, réalisé une fois de plus par Roman Coppola et présentait une image très inspirée du film Tron. Ce titre fut, jusqu'à la sortie de Juicebox le plus gros succès du groupe au Royaume-Uni, montant jusqu'à la septième position. En novembre 2003, le groupe joua tous les mardis à l'émission Late Night with Conan O'Brien pour présenter ses nouveaux titres au grand public. De fin 2003 à mi-2004, le groupe tourna avec Kings of Leon et Regina Spektor comme premières parties. Alors qu'ils tournaient avec cette dernière, les Strokes enregistrèrent le titre Modern Girls & Old Fashionned Men avec Regina Spektor, la chanson est lancée en tant que face B de leur deuxième single, Reptilia. Le troisième single extrait de Room on Fire fut The End Has No End, avec une reprise des Clash en face B, Clampdown.

Vers la fin 2004, le groupe prévoyait de sortir un album live, Live in London. Mais ce plan tomba à l'eau pour des raisons nébuleuses, le groupe prétextant des problèmes dans la qualité de l'enregistrement.

First Impressions of Earth (2005–2007)[modifier | modifier le code]

Au cours de l'année 2005, le groupe devint silencieux et les rumeurs sur le troisième opus allèrent bon train. Le premier single prévu, Juicebox, se retrouve sur Internet dès septembre 2005[8], au grand dam du groupe. Le groupe et leurs compagnies de disque furent donc obligés de lancer le nouveau single beaucoup plus tôt que prévu, soit au début d'octobre 2005, avec Hawaii en face B. Ce single devint (en date de janvier 2006) le plus grand hit du groupe (#5 au Royaume-Uni) et le premier à atteindre le Billboard Hot 100 (#98).

Le lancement de l'album suit le en Europe et le en Amérique. Intitulé First Impressions of Earth, il est enregistré dans le studio personnel des Strokes sous la gouverne du producteur David Kahne, avec l'aide de Gordon Raphael (producteur de Is This It et Room on Fire) sur certains titres, ainsi que la présence du réputé Andy Wallace derrière la console de mixage.

Le second single tiré de l'album prévu au début 2006 est Heart in a Cage. Le single suivant des Strokes, You Only Live Once, est tourné à Los Angeles par Sam Bayer. Le clip de You Only Live Once est confié à Sam Bayer, c'est aussi lui qui réalise celui de 'Heart in a Cage. Nick Valensi raconte à propos du tournage du clip : « Il nous a fait jouer dans une salle qu'il a ensuite remplie d'une huile noirâtre. Alors que nous étions aspergés et que ce truc humide et collant rendait la situation pénible, nous devions continuer à jouer. Le tournage a duré une journée et Bayer n'a eu besoin d'aucun trucage. Après, il nous a expliqué qu'il conservait cette idée depuis qu'il était sorti de la fac. Il avait demandé à des milliers de groupes mais aucun n'avait accepté. Je ne sais pas si on s'est montré très intelligents ou vraiment stupides ![réf. nécessaire]». En face B, Eddie Vedder, de Pearl Jam, et Josh Homme, de Queens of the Stone Age, reprennent avec les Strokes le morceau Mercy Mercy Me de Marvin Gaye. Ce single sort en juillet 2006.

Pause (2007–2010)[modifier | modifier le code]

En 2007, les membres du groupe annoncent une pause significative dans leur projet commun, et précisent qu'aucun projet ne sortirait cette année. Avant un retour attendu, normalement pas avant début 2011, les Strokes se reposent à la suite d'une tournée éprouvante composée d'une longue série de concerts visant à promouvoir leur dernier album First Impressions of Earth. Le prochain album est prévu pour début 2011.

En parallèle, les musiciens ne restent cependant pas inactifs. Albert Hammond Jr sort deux albums solo aux sonorités pop/rock en l'espace de deux ans : le 9 octobre 2006 est sorti son premier opus Yours to Keep et le est sorti ¿Cómo te llama?. Il fait notamment la première partie du groupe Coldplay lors du Viva La Vida Tour en Europe du 1er septembre au 4 octobre 2008. Julian Casablancas participe au dernier single des Queens of the Stone Age menés par Josh Homme, intitulé Sick, Sick, Sick (sur Era Vulgaris) en y jouant de la guitare synthétique, et a sorti un album solo Phrazes for the Young le , aux sonorités étonnantes. Nick Valensi apparait brièvement dans le dernier opus de Devendra Banhart. Fabrizio Moretti est parti en tournée avec Har Mar Superstar, un vieil ami du groupe. Il a aussi fondé un groupe nommé Little Joy qui a sorti un album homonyme le 4 novembre 2008. Plusieurs concerts ont été prévus aux États-Unis et quelques dates en Europe.

Enfin, Nikolai Fraiture participe à un projet cinématographique d'art et d'essai intitulé A Kind of Dream. Il a également produit et sorti un album solo intitulé The Time of the Assassins sous le nom de Nickel Eye le 27 janvier 2009. Il propose sur sa page myspace une reprise de Bonnie and Clyde en duo avec Emilie Simon. La pause touche néanmoins à sa fin, Albert Hammond Jr ayant annoncé au magazine Rolling Stone leur retour en studio le 11 février 2009 à 14 heures. The Strokes regagnent effectivement les studios pour travailler sur le quatrième album, ils l'affirment sur leur site officiel[9].

Angles (2011–2013)[modifier | modifier le code]

Julian Casablancas des Strokes en 2010.

Les Strokes auraient dû sortir leur quatrième album à la rentrée 2010[10]. C'est ce qu'avait déclaré le batteur du groupe, Fabrizio Moretti, lors d'une interview réalisée par Zane Lowe pour la radio anglaise BBC. Selon les indications du musicien, les séances de studio qui avaient démarré à New York au mois de janvier s'avéraient fructueuses, puisque la majorité des titres étaient déjà écrits : « Nous avons enregistré beaucoup de matos, les démos sont prêtes. » On notait également que l'entente au sein du groupe était au beau fixe, ce qui n'a pas toujours été le cas : « Chacun était libre d'exprimer ses idées et de contribuer à l'écriture. » Il semblait donc que les escapades en solo de plusieurs membres des Strokes, Albert Hammond Jr., Fabrizio Moretti avec Little Joy, Nikolai Fraiture sous le nom de Nickel Eye et Julian Casablancas avaient fait le plus grand bien à la formation qui ne cachait pas sa joie de se retrouver.

En début 2010, le groupe proposait d'ailleurs sur YouTube, une série de vidéos montrant les coulisses de l'enregistrement de ce nouvel album. Casablancas n'apparaissait pas sur ce film ; il est probable qu'il n'avait pas assisté aux séances de janvier. Il avait d'ailleurs déclaré à plusieurs reprises, dans de nombreuses interviews, qu'il n'avait pas encore enregistré ses parties de chant. Et qu'il allait pimenter les chansons (Funk it up a little bit !). Le groupe est d'ailleurs passé dans plusieurs festivals estivaux, en Angleterre, en Écosse, en Allemagne, en Suisse, aux États-Unis et en Australie où cela aurait dû être l'occasion d'entendre leurs nouvelles chansons. Toujours dans Clash Magazine, Casablancas explique qu'il était sûr que le groupe jouerait au moins une nouvelle chanson mais qu'il ne savait pas encore laquelle. Mais aussi que si personne ne voulait jouer de nouvelles chansons, ils ne joueraient pas de nouvelle chanson[11]. Aucun nouveau morceau n'a été joué durant ces festivals 2010.

La sortie de l'album est repoussée à janvier 2011. Il est possible que le prolongement de la tournée de Julian Casablancas et son groupe (The Sick Six) jusqu'en juillet 2010 ait eu une influence sur le report de la date (hypothétique) de sortie de l'album. Dans une interview donnée à Clash Magazine le 6 mai 2010, quand on demandait à Casablancas : « Savez-vous quand est-ce-qu'on peut attendre le nouvel album des Strokes ? » l'intéressé répondait : « Je pense en janvier. On m'a dit de ne plus faire de prédictions. Mais je suis quasiment sûr qu'il devrait sortir en janvier[11]. » Cependant, le 5 janvier, interviewé par Radio 1, Nikolai Fraiture déclarait que la sortie du nouvel album ne se ferait pas avant mars 2011. Il rajoute que « Question musique, j'ai le sentiment que ce disque est de facture classique. Il est celui que nous aurions dû enregistrer entre Room on Fire (2003) et First Impressions of Earth (2006)[12]. »

Après la sortie du premier single Under Cover of Darkness, et plusieurs fuites sur Internet, l'album sort finalement le 22 mars 2011. Ce quatrième opus soulève de nombreuses interrogations de la part des fans et de la presse spécialisée. L'enregistrement s'est réalisé en plusieurs étapes. Tout d'abord le groupe commence ses sessions à New York avec le producteur et ingénieur du son Joe Chiccarelli sans Julian Casablancas. Nikolai Fraiture l'explique ainsi : « Au bout d’un moment, nous, les quatre autres membres du groupe, avons décidé de louer un studio, d’utiliser notre budget et de se dire ‘soit ça marche, soit ça ne marche pas’. Il était temps d’avancer, nous n’avions pas le choix. On avait écrit quelques trucs avec lui, mais le processus concret d’entrer en studio et de tout enregistrer s’est fait sans Julian[13]. » Le résultat n'étant pas à la hauteur de leurs espérances, les quatre musiciens décident de s'installer avec un unique ingénieur du son dans le studio personnel d'Albert Hammond Jr. Encore une fois, Casablancas est absent des sessions d'enregistrement, en partie à cause de la prolongation de sa tournée mondiale à la suite de la sortie de son album solo Phrazes for the Young mais aussi à cause des tensions au sein du groupe. Le groupe est semble-t-il passé très près de la séparation. Casablancas et le reste du groupe communiquaient par e-mail, Casablancas donnant pour chaque extrait ses directives ou ses opinions. Ce n'est qu'une fois les parties instrumentales enregistrées que Casablancas commence son travail. L'album n'est donc pas enregistré par le groupe au complet. Nick Valensi résume cet enregistrement comme un processus « affreux : travailler de manière fractionnée, ne pas avoir de chanteur… On avait l’impression que 75 % de l’album avait été fait ensemble mais que le reste était à l’abandon, certains d’entre nous ramassant les pièces pour essayer de finir le puzzle[14]. »

Cet album tranche avec ses prédécesseurs d'un point de vue musical, les Strokes cherchant à faire évoluer leur musique. Les caractéristiques du groupe (ligne de basse travaillée, guitares et voix « sales », chant mélodique et alternant plusieurs hauteurs) sont quelque peu remodelées par des sonorités nouvelles à la guitare et l'apparition de claviers électroniques.

Comedown Machine (2013–2015)[modifier | modifier le code]

Dès la sortie de leur quatrième album Angles, en 2011, les Strokes affichent leur volonté d'enregistrer un cinquième album et de réduire le laps de temps entre leurs albums (Angles est sorti cinq ans après leur précédent album First Impressions of Earth). Durant l'été 2012, les Strokes sont entrés au Famous Electric Studio.

Le , la radio 1077 The End et son directeur de programme Mike Kaplan, annonce qu'elle aurait reçu de RCA le nouveau single All the Time et serait sur le point de le diffuser. De plus, Sony aurait envoyé à des journalistes un courriel indiquant la sortie du cinquième album du groupe pour mars 2013. Le , les Strokes ont publié un nouveau morceau, One Way Trigger, sur les réseaux sociaux. Celui-ci est offert en téléchargement gratuit sur le site du groupe. Le 13 février 2013, le groupe dévoile son nouveau single extrait de leur prochain album: All the Time. Le , le groupe propose en avant-première l'écoute intégrale de leur cinquième album (sortie officielle prévue le 25 mars) sur le site Pitchfork.com.

L'album poursuit la nouvelle orientation musicale des Strokes qui a été prise depuis Angles et qui s'éloigne de plus en plus des premiers albums des Strokes. Il est bien accueilli par la presse spécialisée[15].

Future Present Past (depuis 2016)[modifier | modifier le code]

Le , dans sa nouvelle émission de radio mensuelle Culture Void diffusée sur SiriusXM[16], Julian Casablancas présente Oblivius, le nouveau morceau des Strokes, issu de l'EP Future Present Past dont la sortie est annoncée pour le .

Le groupe joue une série de festivals en début 2017. Ils comprennent l'Estéreo Picnic Festival, le Lollapalooza Brasil, Lollapalooza Chile, et le Lollapalooza Argentina[17]. Leurpremière performance de l'année s'effectue au Estéreo Picnic Festival. En Argentine, ils jouent devant 90 000 spectateurs[18].

En octobre 2016, le guitariste Valensi indique que « le groupe travaille doucement mais sûrement sur un nouvel album, on en est juste qu'à l'écriture[19]. » En juillet 2017, Albert Hammond révèle que les Strokes travaillent avec Rick Rubin[20].

Style musical[modifier | modifier le code]

Leur style musical intervient à une période de renouveau du rock (début des années 2000). Elle se caractérise à cette époque par la voix de Julian Casablancas, qui alterne facilement passages dans les aigus et les graves et par un enregistrement volontairement « sale ». Les guitares, tenues par Nick Valensi et Albert Hammond Jr, alternent les passages solos et les passages rythmiques (Valensi fait par exemple les solos de Under Cover of Darkness et de New York City Cops, tandis que Hammond Jr réalise ceux de The End has no End ou encore de Last Nite).

Comme la voix, l'enregistrement des guitares est volontairement laissé sans traitement sonore particulier, ce qui donne un effet « sale », proche d'une sonorité live. La basse de Nikolai Fraiture est souvent associée à la rythmique du morceau (Juicebox, Taken for a fool), mais peut aussi se détacher complètement de la structure du titre(Is this it?). Elle est un élément déterminant du « son Strokes ». La batterie de Fabrizio Moretti est assez simple et réputée par sa régularité.

À partir de Angles (2011), leur quatrième album, les Strokes ont fait évoluer leur musique en s'approchant d'un son plus electro : la voix de Julian Casablancas est enregistrée de manière plus conventionnelle et retravaillée par de nombreux effets. Les guitares expérimentent de nouvelles sonorités, laissant peu à peu leurs distorsions « sales » qui les caractérisaient tant. Des synthétiseurs et des boîtes à rythmes font leur apparition. Sur Comedown Machine (2013), Julian Casablancas chante très aigu, en voix de tête et les Strokes poursuivent leur évolution musicale avec des ballades et des morceaux expérimentaux (Call it fate, call it karma), vers un univers plus pop.

Membres[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

EP[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

  • 2001 : Hard to Explain
  • 2001 : Last Nite
  • 2001 : Someday
  • 2003 : The End Has No End
  • 2003 : Reptilia
  • 2003 : 12:51
  • 2005 : Juicebox
  • 2006 : Heart in a Cage
  • 2006 : You Only Live Once
  • 2011 : Under Cover Of Darkness
  • 2011 : Call Me Back
  • 2011 : Taken for a Fool
  • 2013 : One Way Trigger
  • 2013 : All the Time

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

  • 2002 : ASCAP Pop Awards – College Vanguard Award (récompensé)
  • 2002 : Brit Awards – Meilleur nouvel artiste international (récompensé)
  • 2002 : Meteor Ireland Music Awards – Meilleur album international (Is This It) (récompensé)
  • 2002 : NME Awards – Meilleur album (Is This It), Groupe de l'année, Meilleure performance live (récompensé)
  • 2002 : MTV Video Music Awards – MTV2 Award (Last Nite) (nommé)
  • 2002 : MTV Europe Music Awards – Meilleure performance live (nommé)
  • 2002 : Q Awards – Meilleure performance live (nommé)
  • 2003 : NME Awards – Meilleur groupe international (nommé)
  • 2006 : NME (New Musical Express) Awards – Meilleur groupe international (récompensé)
  • 2006 : MTV Europe Music Awards – Meilleur groupe de rock (nommé)
  • 2009 : NME (New Musical Express) Sondage - Album de la décennie (Is This It) (récompensé)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g (en) Heather Phares, « Biography », sur AllMusic (consulté le 20 novembre 2017).
  2. Julian Casablancas à propos de l'Institut Le Rosey situé en Suisse, internat dans lequel il a passé une partie de son enfance : « J'étais puni tout le temps. Je devais me réveiller à 6 heures du matin pour courir autour de l'école. Je me faisais attraper pour avoir fumé et ainsi de suite. Il y avait un bon nombre de gens turcs là-bas. Ils étaient gentils, mais vous savez... ils portaient tous des jeans Versace. Ça a été le plus grand choc culturel de ma vie. Tous ces gamins sortaient en ville, alors que moi j'avais pas d'argent de poche comme les autres, et je passais tous mes week-ends assis tout seul dans ma chambre. En fait, j'étais vachement déprimé. Je tournais en rond. Des fois je jouais au basket tout seul. J'ai souvent fait ça ».
  3. (en) Bush, B. (août 2002). The Strokes. Music Connection, 26, 32–35.
  4. (en) « Article du NME daté de mai 2001 », They look and sound like the band who are going to save rock..
  5. (en) « The Strokes' 'Is This It' tops NME albums of the decade list | News », Nme.com, (consulté le 9 juillet 2011).
  6. (en) « Rolling Stone’s 100 Best Albums, Songs Of The ’00s », Stereogum (consulté le 9 juillet 2011).
  7. Au lancement du deuxième album Room on Fire, les Strokes ont envie de changer de producteur afin de voir ce qu'ils étaient capables de faire, abandonnant ainsi le producteur du premier album Is This It Gordon Raphael, pour Nigel Godrich. Ce dernier a pour particularité d'apporter sa touche personnelle sur le son des groupes avec qui il travaille. Et pour cette raison, Nigel Godrich aurait voulu les voir enregistrer ce second album entièrement en live, contrairement à l'identité même du groupe. C'est pour cette raison que les Strokes ont préféré garder leur producteur d'origine.
  8. Le titre initial de leur tube intitulé Juicebox était Dracula's Lunch. Le choix final du titre s'est basé sur la consonance du terme, jugée « cool » par Julian Casablancas lui-même. Le titre actuel n'a donc aucun rapport avec la chanson.
  9. (en) NME Staff, « NME: The Strokes: 'We've started writing our fourth album' », NME.com (consulté le 3 février 2009).
  10. (en) « The Strokes' "Disagreement" Over New Album – 23 Oct 2009 | Clash Music Latest Breaking Music News », Clashmusic.com, (consulté le 9 juillet 2011).
  11. a et b (en) « Julian Casablanca's Interview », sur clashmusic.com.
  12. (en) « The Strokes new album 'set for March' release », sur bbc.co.uk, (consulté le 20 novembre 2017).
  13. « Interview de Nikolai Fraiture », sur Les Inrockuptibles, .
  14. Article, 22 mars 2011, lesinrocks.com.
  15. (en) « Article du NME daté du 22 mai 2013 », sur NME.
  16. « Annonce sur le site de Cult Records ».
  17. (en) « The Strokes », sur The Strokes (consulté le 20 avril 2017).
  18. (en) « Watch The Strokes play the "biggest show" of their career in Argentina - NME », NME, (consulté le 20 avril 2017).
  19. Liam Konemann, « The Strokes are "slowly but surely working on an album" », sur DIY,
  20. (en) Simon Collins, « Albert Hammond: Strokes recording with Rick Rubin », sur The West, .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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