The Seeds

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The Seeds
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The Seeds en 1966. De gauche à droite : Rick Andridge, Daryl Hooper, Sky Saxon, et Jan Savage.
Informations générales
Autre(s) nom(s) Sky Saxon and the Seeds
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical Rock psychédélique[1], acid rock[2], garage rock, protopunk
Années actives 19651972, depuis 2002 (concerts occasionnels)
Labels GNP Crescendo Records, MGM Records, Bam Caruso
Composition du groupe
Membres Rick Collins
Ryan Maynes
Nate Greely
Anciens membres Daryl Hooper
Jan Savage
Rick Andridge
Justin Smith
Sky Saxon (†)

The Seeds est un groupe de garage rock et rock psychédélique américain, originaire de Los Angeles, en Californie. Le groupe, dont le répertoire partage garage rock et acid rock, est catégorisé freakbeat[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

En 1965, Richard March, après quelques années d'une carrière solo infructueuse de chanteur à Hollywood, prend le pseudonyme de Sky Saxon et décide de former un groupe[4]. Il se met à la guitare basse et s’associe à l’ancien guitariste de surf music Jan Savage, au pianiste Daryl Hooper et au batteur Rick Andridge, tous deux originaires du Michigan. Ils cultivent volontairement une image excentrique. Ils gardent pendant un temps les cheveux longs et en désordre bien avant que cela ne soit la mode. Daryl Hooper se prétend dans les interviews vieux de plus de 200 ans et s’habille avec chemises à jabot et dentelles. Jan Savage joue sur ses origines amérindiennes et porte plumes et mocassins de cuir.

Succès et séparation[modifier | modifier le code]

Les Seeds sont des musiciens habitués des petites scènes de bars de Los Angeles et de ses alentours. Groupe au départ dans la tradition des The Animals, Them et Pretty Things, leur style musical est brutal, et Sky Saxon est un chanteur appréciant la folie des concerts. Ils ont une apparence débraillée et sale, un rythme méchant, et des textes menaçants qui font souvent référence au sexe et à la drogue.

Lorsque les Seeds explosent, Sky Saxon n'est pas tout neuf dans le métier puisqu'il a déjà sorti des disques en tant que Richie Marsh and The Hood et avec les Soul Rockers. Mais c'est avec les Seeds et le 45 tours Pushin' Too Hard qu'il obtient la célébrité en février 1967[4]. La chanson, écrite selon la légende par un Sky Saxon frustré d’attendre sa petite amie devant un supermarché, devient un classique du genre[4]. Son style musical sauvage et ses paroles contre la pression sociale ou sentimentale, au choix, reflètent leur époque. La formule, guitare fuzz et piano électrique Wurlitzer accompagnés de chant dérangé, est une excellente image des autres titres du groupe. La même année, et toujours sur la marque GNP Crescendo Records, les Seeds classent trois autres morceaux dans le Top 100 : Mr. Farmer en mars, Can't Seem to Make You Mine en mai (55e des charts[5]), et A Thousand Shadows en juillet (86e des charts[6]).

À partir de 1967, la musique des Seeds devient plus psychédélique et ils enregistrent un deuxième album, Web of Sound, qui ne renouvelle pas le succès du premier. En 1968, ils participent au tournage du film de Richard Rush Psych Out, en compagnie des Strawberry Alarm Clock. En 1969 sort l’album A Full Spoon of Seedy Blues sous le nom de Sky Saxon Blues Band avec des notes de pochette rédigée par Muddy Waters. « Je crois que l'Amérique produit enfin un groupe comparable aux Rolling Stones[réf. nécessaire]. » Malgré ces éloges, les Seeds se séparent à la fin de la décennie. Par la suite, Sky Saxon fait le tour des maisons de disques avec des chansons qu'il qualifie de supérieures à celles des Beatles[7]. En 1969 toujours, Sky Saxon découvre Dieu et devient un fidèle du culte Ya Ho Wa 13, adorateur de la nature et dont l'essence du dogme réside dans l’anagramme GOD/DOG (traduction : Dieu/chien). Il déménage ensuite à Hawaï où il enregistre des albums où il rend hommage à ces chers canidés domestiques.

Retours[modifier | modifier le code]

Au début de 2004, Sky Saxon reforme le groupe et commence une tournée européenne, mais deux des membres du groupe le quittent en Grèce. Il retourne alors en Angleterre, où il choisit de vivre, et forme un nouveau groupe, Atlantic Rising, avec d’anciens membres de Spacemen 3 et des Scientists.

Sky Saxon est décédé le à Austin, dans le Texas, après une courte hospitalisation, des suites d'une insuffisance cardiaque[4].

Postérité et influences[modifier | modifier le code]

The Seeds sont parmi les influences pré-punk les plus cités chez les musiciens punk depuis les années 1980. De nombreuses reprises des Seeds ont été enregistrées par The Dwarves, Alex Chilton[8], Johnny Thunders[9], The Ramones[10], Yo La Tengo[11], Garbage[12], Murder City Devils[13], Spirits in the Sky[14], Paul Parker[15], Pere Ubu[16], The Makers[17], The Embarrassment[18], The Bangles[19], The Rubinoos[20], et Strawberry Alarm Clock[21], parmi d'autres.

Cinéma et publicité[modifier | modifier le code]

  • Le morceau Can't Seem to Make You Mine est utilisé dans une publicité américaine pour le déodorant Axe en 2008[22].
  • La chanson It's a Faded Picture est utilisé dans une scène de danse du film musical Mods de Serge Bozon en 2003.

Membres[modifier | modifier le code]

(1965-1970)
  • Sky « Sunlight » Saxon - chant
  • Jan Savage - guitare
  • Daryl Hooper - clavier
  • Rick Andridge - batterie
(2002-2003)
  • Sky « Sunlight » Saxon - chant
  • Jan Savage - guitare
  • Rik Collins - basse
  • Mark Bellgraph - claviers
  • Dave Klein - batterie
(2003-2006)
  • Sky « Sunlight » Saxon - chant
  • Rik Collins - basse
  • Mark Bellgraph- claviers
  • Dave Klein- batterie
(2007-2008)
  • Sky « Sunlight » Saxon - chant
  • Sean M'Lady - guitare, chant
  • Jimmy Valentine - guitare rythmique
  • Dave Waller - basse
  • Tommy Gunn - batterie
  • Christopher Robin - harpe
(2008-2009)
  • Sky « Sunlight » Saxon - chant
  • Tom « Atomic » Azevedo - guitare solo
  • Kevin Dippold - guitare rythmique
  • Don Bolles - basse
  • Geoff Brandin - clavier
  • Gary Stern - batterie

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

  • 1966 : The Seeds (GNP Crescendo Records)
  • 1967 : A Web of Sound (GNP Crescendo Records)
  • 1967 : Future (GNP Crescendo Records)
  • 1968 : A Full Spoon of Seedy Blues (GNP Crescendo Records)

Album live[modifier | modifier le code]

  • 1968 : Raw and Alive, Live at Merlin's Music Box

Singles[modifier | modifier le code]

  • 1965 : Can't Seem to Make You Mine / I Tell Myself
  • 1966 : Mr. Farmer / Up in Her Room
  • 1966 : Pushin' Too Hard / Try to Understand
  • 1967 : The Wind Blows Your Hair / Six Dreams
  • 1968 : A Thousand Shadows / March of the Flower Children
  • 1968 : Satisfy You / 900 Million People Daily (All Making Love)
  • 1968 : Falling Off the Edge of My Mind / Wild Blood

Compilations[modifier | modifier le code]

  • 1977 : Fallin' of the Edge
  • 1982 : Bad Part of Town (titres rares)
  • 1988 : Evil Hoodoo
  • 1993 : Travel With Your Mind
  • 2008 : Back to the Garden

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Graham Reid, « The Seeds: Singles As and Bs 1065-1970 (Big Beat/Border) », (consulté le 17 septembre 2016).
  2. (en) Joe Nick Patoski, « Gather Ye Records While Ye May », Texas Monthly, (ISSN 0148-7736), p. 144
  3. Peter Buckley, The Rough Guide to Rock, Rough Guides, (lire en ligne), p. 916.
  4. a, b, c et d « Sky Saxon in the sky (with Jackson) », sur [(Télérama]], (consulté le 22 février 2018).
  5. (en) « Cash Box Top 100 6/3/67 », sur Cashbox Magazine, Inc..
  6. (en) « Cash Box Top 100 8/5/67 », sur Cashbox Magazine, Inc. (consulté le 19 octobre 2012).
  7. Jacques Barsamian et François Jouffa, L'Âge d'or du Rock & Folk, éditions Ramsay, 1985.
  8. (en) « 'Bangkok/Can't Seem to Make You Mine' - Overview », AllMusic (consulté le 24 janvier 2012)
  9. Karen Schoemer, « Spin Offs », SPIN Media LLC, vol. 5, no 1,‎ , p. 113 (ISSN 0886-3032).
  10. « Album Reviews », Nielsen Business Media, Inc., vol. 106, no 3,‎ , p. 44 (ISSN 0006-2510)
  11. (en) Ira Robbins, « Trouser Press - Yo La Tengo », Trouser Press (consulté le 24 janvier 2012).
  12. Martin Charles Strong, The Great Rock Discography, Édimbourg, Canongate Books, (ISBN 978-1-84195-860-6), p. 431
  13. (en) Chris Cantalini, « Can't Seem to Make You Mine », Gorilla vs. Bear, (consulté le 24 janvier 2012)
  14. (en) Kevin Bronson, « Billy Corgan, Dave Navarro Debut 10 Songs », Spin, (consulté le 24 janvier 2012).
  15. Peter Shapiro, Turn the Beat Around: The Secret History of Disco, New York, Faber and Faber, (ISBN 978-0-86547-952-4), p. 79
  16. « Datapanik in Year Zero - Overview », AllMusic (Rovi Corporation) (consulté le 2 août 2010)
  17. (en) « Shout On!/Hip-Notic - Overview », AllMusic (Rovi Corporation) (consulté le 2 août 2010)
  18. (en) « Blister Pop - Overview », AllMusic (Rovi Corporation) (consulté le 2 août 2010)
  19. (en) Dan McIntosh, « The Bangles: Return to Bangleonia: Live in Concert [DVD] », PopMatters, (consulté le 2 août 2010)
  20. (en) « Everything You Always Wanted to Know About the Rubinoos - Overview », AllMusic (Rovi Corporation) (consulté le 2 août 2010)
  21. (en) Wesley Britton, « Music Review: Strawberry Alarm Clock - 'Wake Up Where You Are' », Seattle Post-Intelligencer, (consulté le 7 août 2012)
  22. Axe Bullet Passing-by sur culturepub.fr.

Liens externes[modifier | modifier le code]