The Lego Group

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Lego

Description de l'image  LEGO logo.svg.
Création 1932
Dates clés 1949 : création des briques à plots ; 1958 : dépôt du brevet de la brique à plot
Fondateurs Ole Kirk Christiansen
Personnages clés Godtfred Kirk Christiansen (fils du fondateur)
Kjeld Kirk Kristiansen (petit-fils)
Forme juridique Société anonyme
Slogan Il ne vaut rien de mieux, que le meilleur (existe aussi la variante Seul le meilleur est assez bon)
Siège social Drapeau du Danemark Billund (Danemark)
Direction Jørgen Vig Knudstorp[1]
Activité Fabricant de jeux
Produits Lego Technic, Duplo, Bionicle, Lego Mindstorms, Lego Pneumatique, Lego Star Wars, Lego City, Lego Universe, Ninjago, Lego Pharaoh's Quest, Lego Pirates, Lego Pirates des Caraïbes, Lego Cars, Lego Alien Conquest, Lego Creator
Effectif 8 000[2]
Site web www.lego.com
Chiffre d’affaires 2,15 milliards d'euros[3].
+ 37 %[3]

Lego Group, ou The Lego Group, est une société danoise fabriquant des jeux dont la gamme de produits la plus connue, les Lego, est basée sur des briques élémentaires à assembler. Il s'agit en 2011 du quatrième fabricant de jouets mondial[3]. En 2013, Lego devient le 2e fabricant mondial de jouets, devant Hasbro, et derrière Mattel[réf. nécessaire].

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le nom de la société fut créé par Ole Kirk Christiansen en 1932, à partir du danois leg godt, signifiant « joue bien ». En latin, lego peut signifier « j'assemble », mais il semble que Christiansen ignorait la coïncidence lorsqu'il choisit ce nom[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Pièces de Lego et Duplo.

En 1916, Ole Kirk Christiansen ouvrit une menuiserie à Billund au Danemark, gagnant sa vie en construisant des maisons et des meubles pour les fermiers de la région, avec l'aide d'un petit groupe d'apprentis.

Son atelier brûla en 1924 quand un feu, allumé par ses deux jeunes fils, enflamma quelques copeaux, puis déclencha un incendie. Nullement découragé, Ole Kirk considéra le désastre comme l'occasion de construire une menuiserie plus vaste et d'augmenter son chiffre d'affaires. Cependant, la Grande Dépression eut un impact non négligeable sur ses revenus. En cherchant des méthodes pour réduire ses coûts de production, Ole Kirk commença à produire des versions miniatures de ses produits pour l'aider dans la phase de conception. Ce furent ces modèles réduits qui l'inspirèrent dans la fabrication de jouets.

L'atelier commença à construire des jouets à tracter : des cochons-tirelires, des voitures et des camions, qui eurent un succès limité car les familles, étant pauvres, étaient souvent dans l'impossibilité d'acheter ces jouets. Les fermiers des environs échangeaient parfois de la nourriture contre ses jouets. Ole Kirk se rendit compte que pour maintenir en vie son entreprise, il devait continuer à produire des objets utiles en plus des jouets. Au milieu des années 1930, le bref engouement pour le yo-yo lui fournit une période d'activité, jusqu'à sa fin soudaine. De nouveau, Ole Kirk tourna cet incident en sa faveur, transformant les composants du yo-yo en roues. Son fils Godtfred Kirk Christiansen se mit à travailler dans l'entreprise[4].

Lorsque l'usage du plastique se répandit, Ole Kirk se mit à la page et commença à produire des jouets avec ce nouveau matériau. L'un des premiers jouets modulaires fut un camion qui pouvait être désassemblé puis remonté. Mais cet objet, comme ses semblables, comportait trop de pièces différentes et réaliser les gabarits pour chacune se révéla trop coûteux. Ole Kirk décida donc de commercialiser des briques standardisées à tenons, à l'image de celle de Minibrix, de Bild-o-Brick ou de Kiddicraft avant lui[4].

Comme les briques d'alors étaient creuses, leur assemblage était précaire. Les Christiansen inventèrent alors en 1949 un système de cylindres auto-bloquants. Les tenons étant légèrement plus larges que l'espace entre le tube et la paroi, ces derniers s'écartent lorsque deux pièces sont assemblées. Mais avec un matériau résilient, le tube et les parois reprennent leur position d'origine et se resserrent autour du tenon, solidifiant l'assemblage. Les briques étaient donc solidaires mais pas trop pour pouvoir être séparées[4].

L'utilisation de plastique pour les jouets était peu estimée par les détaillants et les consommateurs de cette époque. De nombreuses livraisons furent retournées suite à des ventes insuffisantes : on pensait que les jouets en plastique ne pourraient jamais remplacer ceux en bois. En dépit de ces critiques, les Christiansen persévérèrent. En 1954, Godtfred devint le responsable de la fabrication.

Ce fut sa conversation avec un acheteur étranger qui lui fit entrevoir l'immense potentiel que représentait un « système » complet, mais les briques avaient encore quelques problèmes techniques : leur aptitude au « verrouillage » était limitée, et elles n'étaient pas assez polyvalentes. C'est en 1958 que la brique contemporaine fut développée. Elle fut améliorée grâce à des tubes dans sa partie inférieure. Cela augmenta l'adhérence de la base, tout en élargissant la palette de possibilités.

La même année, Ole Kirk mourut et Godtfred hérita de la direction de la société.

Croissance[modifier | modifier le code]

Briques de base Lego.

Lego allait progresser substantiellement les années suivantes. En 1959, la division Futura fut fondée. Sa petite équipe était chargée de produire des idées de nouveaux projets. Un autre incendie frappa l'entreprise en 1960, consumant presque tout le stock de jouets en bois : heureusement, la ligne plastique était suffisamment forte pour rester seule en fonction. À la fin de l'année, le personnel se composait de quatre cent cinquante personnes.

1961 et 1963 virent l'introduction des premières roues Lego, un ajout qui élargit le potentiel pour construire des objets roulants et des objets pour les préscolaires.

En 1963, l'acétate de cellulose, qui souffrait de décoloration et de vrillage, fut abandonné au profit de l'ABS (acrylonitrile butadiène styrène), qui sert toujours pour fabriquer les briques de nos jours. L'ABS présente de nombreux avantages : il est résistant à la chaleur, aux acides, aux sels, aux produits chimiques et non toxique ; de plus, sa tenue dans le temps est excellente[4]. En 1964, un livret de conseils fut inclus pour la première fois.

L'une des séries qui eut le plus de succès, l'ensemble ferroviaire, fut disponible en 1966. Le module avait un moteur de 4,5 volts et, deux ans plus tard, fut muni d'un moteur de 12 volts. Le , le parc Legoland fut ouvert à Billund. Ce parc à thème présentait des modèles complexes de villes. Il prit beaucoup d'ampleur ultérieurement, permettant d'accueillir plus d'un million de visiteurs payants par année. Plus de huit millions de modules furent vendus en 1968.

En 1969, le système Duplo fut mis en vente. Les briques avaient une dimension double, les rendant plus sûres pour les très jeunes enfants ; les deux systèmes restaient compatibles, ce qui facilitait la transition[4].

Expansion[modifier | modifier le code]

Lego commença à cibler le marché féminin avec l'introduction de meubles et de maisons de poupées en 1971. L'année suivante, ce fut la construction de bateaux avec des coques qui flottaient. Le fils de Godtfred, Kjeld, rejoignit les cadres de l'entreprise.

En 1974, une usine fut ouverte à Enfield dans le Connecticut et les premiers personnages apparaissent. Ce sont des figurines basées sur une pièce de torse et où se montent la tête et les bras, et dont le reste du corps est à monter avec des pièces standards. Ils sont parfois appelés « maxifig » par opposition à ceux plus populaires (et toujours actuels) qui arriveront en 1978 : les « minifig », qui remplacent les figurines de même taille, statiques et sans visage, apparues en 1975.

Les « séries pour expert » furent introduites en 1975, comprenant des pièces mobiles comme des engrenages, dents, axes et leviers, qui permettaient la construction de modèles réalistes comme des automobiles avec une direction et un moteur fonctionnels.

En 1979, ce fut l'introduction des accessoires spatiaux avec des fusées et autres engins intergalactiques. Les séries Scala permirent aux jeunes filles de se distraire avec la bijouterie.

Depuis les années 1960, les éducateurs utilisent les briques pour développer la créativité et la capacité à résoudre des problèmes. Ce que l'entreprise appuya particulièrement avec son département Lego Dacta.

En 1977, la gamme pour experts changea de nom pour devenir les Lego Technic. En 1986, les accessoires électriques furent disponibles ainsi qu'un embryon de contrôle par ordinateur. En 1987, ce sont les composants pneumatiques qui enrichissent l'expérience. En 1988, le premier concours fut organisé. En 1990 apparaissent une voiture de course et un véhicule tout-terrain, avec un niveau de détails et un réalisme accrus. En 1991, un régulateur de vitesse devint vite indispensable pour les mordus de train.

En 1992, deux records Guinness furent homologués. Le premier, qui comprenait 400 000 briques, mesurait 4,45 m par 5,22 m : c'était un château pour la télévision suédoise. Le second était une voie ferrée de 545 m de long, avec trois locomotives. Duplo fournit un tournevis, une pince, des boulons et des écrous. La ligne Paradisa avec des couleurs pastels est destinée aux filles. En 1993, Duplo avait un train et un « brickvac » en forme de perroquet pour ramasser les briques éparpillées sur le sol.

Les couleurs d'origine des briques sont les couleurs primaires rouge, jaune, bleu, noir, blanc. D'autres couleurs furent disponibles à la fin des années 1990, comme le vert, le gris ou le rose[4]. Les briques vertes furent proscrites pendant longtemps, car on craignait qu'elles ne soient employées à construire des véhicules militaires, faisant du Lego un jouet militariste, mais cette peur semble avoir diminué. Les minifig ont la « peau » jaune, à l'exception de quelques joueurs de basket-ball et de la réplique de Lando Calrissian, personnage de Star Wars, lesquels avaient une « peau » brune. Ce détail a été la source d'accusations de racisme envers la société Lego, mais une réponse communément donnée par les amateurs est que la peau humaine n'est jamais du même jaune que celle des figurines. Aujourd'hui, les figurines venant de film, par exemple Star Wars ou Indiana Jones, ont la peau beige.

En 1998, Lego lance le premier kit Lego Mindstorms qui, associé à du Lego Technic, permet de programmer un vrai robot via un ordinateur. Ils sont parfois utilisés par des laboratoires de recherche, une fois débridés, notamment en intelligence artificielle, pour construire des robots peu chers et facilement modifiables.

En 2001, Lego lance la gamme Bionicle, représentant des êtres biomécaniques et utilisant certaines pièces issues de Lego Technic.

En 2003, Le groupe Danois essuie un déficit total de 1,4 milliard de couronnes danoises (188 millions d'euros), soit un recul de 25 % de son chiffre d'affaires ; cette même année le petit fils du fondateur, alors directeur général, prend la décision de licencier 500 employés sur les 8000 que comptait l'entreprise avant de finalement passer la main à l'actuel P-DG, Jørgen Vig Knudstorp, en 2004. Ce dernier est toujours à la tête du groupe d'où il dirige la relance et l’expansion actuelle du groupe[1].

En 2010, suite à l'arrêt de la gamme BIONICLE, LEGO crée la gamme Hero Factory, représentant des robots futuristes. Hero Factory possède un nouveau système de construction indépendant de LEGO Technic.

En 2010, Disney et Lego forment un partenariat sur le territoire américain pour des produits dérivés de films pour premier âge (duplo) et classiques, par exemple le train Toy Story[5]

En 2011, Lego lance la gamme Ninjago, avec des personnages de ninjas, de samouraïs et de squelettes[3]. Ces nouveaux produits plus proches des toupies ont vocation à se rapprocher du phénomène beyblade pour gagner en part de marché et convertir à la marque des consommateurs peu attirés par les jeux de constructions. La gamme de jouets fait l'objet d'une série animée.

En 2012 et fin 2011 Lego lance deux gammes, Dino qui, comme son nom l'indique, est ciblé sur un jeu de dinosaures et Lego friends pour cibler les filles[6],[7].

Au XXIe siècle, Lego propose des jeux vidéo, comme Lego Star Wars, Lego Racers, Bionicle The Game, Lego Indiana Jones, Lego Batman, Lego Harry Potter[1]

Concurrence[modifier | modifier le code]

En 1996, Lego demande à être enregistré comme marque communautaire, ce que l'Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (OHMI) accepte en octobre 1999. Mais en 2004, le canadien Ritvik (qui fabrique Mega Bloks) obtient l'annulation de l'enregistrement. De recours en recours, ce combat se poursuit désormais auprès du Tribunal de première instance de la Cour de justice européenne[8].

En novembre 2005, la Cour suprême du Canada a jugé que les briques concurrentes Mega Bloks (du fabricant canadien Ritvik) ne constituaient pas une copie illégale des briques Lego[9]. Ce qui n'empêche pas Lego d'avoir autant d'acheteurs. Ce jugement de la cour canadienne est confirmé par deux reprises par la Cour européenne de justice (CEJ) en première et seconde instance respectivement en 2005 et 2008[10].www1e

En 2011, la société Hasbro lance la gamme Kre-O, qui adapte en briques les films Transformers puis Battleship depuis 2012.

Les parcs Legoland[modifier | modifier le code]

En plus de Legoland Billund à Billund (Danemark), les autres Legoland sont :

Outre les parcs à thèmes Legoland, il existe plusieurs centres d'attractions et de découvertes Legoland Discovery Centre.

Le , l'entreprise vend ses parcs d'attractions Legoland à Merlin Entertainments, qui continuera à promouvoir les jeux Lego. Seulement 30 % des parcs appartiennent encore au fabricant, qui estime que la marque doit concentrer son énergie et ses efforts financiers sur la production et le marketing afin de retrouver une situation rentable. En 2004, Lego a enregistré plus de 250 millions USD de perte, soit le double par rapport à 2003, ces deux années étant les seules qui se sont soldées par un déficit dans l'histoire de l'entreprise.

Chiffres[modifier | modifier le code]

  • Depuis 1949, la compagnie Lego a fabriqué plus de 327 milliards d'éléments[11],[12].
  • 36 milliards de briques ont été produites en 2010.
  • Plus de 400 millions d'enfants et d'adultes jouent chaque année avec des briques Lego[11].
  • Les produits Lego sont disponibles dans 130 pays[11].
  • 7 boîtes de Lego et 983 pièces sont vendues chaque seconde à travers le monde[11],[12].
  • Il existe 915 103 765 façons de clipser six briques 2x4.
  • Le plastique ABS utilisé est chauffé à 232 °C, et injecté sous une pression de 2,5 à 10 bars[13].
  • En production, 18 pièces sur un million sont refusées[13].
  • Tous les ans la moitié des set proposés à la vente sont revus ou changés.
  • Le plus gros modèle commercialisé (en termes de nombre de pièces) est le Palais Taj Mahal (no 10 189), qui comprend 5 922 pièces[14].
  • En 2008, le modèle Lego le plus cher est le Millennium Falcon en édition « collector », qui, avec ses 5 000 pièces et ses 90 centimètres de long, est le plus grand modèle Lego. Il est fourni avec ses personnages (Han Solo, Chewbacca, Obi-Wan Kenobi, Luke Skywalker et Princess Leia Organa), et coûte 549,99 [15].
  • 8 licences de films ont été repris par The Lego Group : Harry Potter, Indiana Jones, Pirates des Caraïbes, Prince Of Persia, Star Wars, The Hobbit, The Lone Ranger, The Lord of the Ring ainsi que les licences DC Comics (Batman) et Marvel
  • Le record du monde de la plus haute tour en Lego était de 29,26 m (Grande-Bretagne)[Quand ?], il a été régulièrement battu depuis  : 31,60 m à Paris le [16] (avec plus de 500 000 briques et la collaboration de 6 000 personnes[17]), plus de 34 m aux États-Unis [18].

Productions[modifier | modifier le code]

Lego[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lego.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Culture d'entreprise[modifier | modifier le code]

En 2001, la société Lego a été lauréate du prix de la carpette anglaise, qui est un prix d'indignité civique attribué, en général, à un membre des « élites françaises ». En effet, la société Lego s'est particulièrement distinguée par son acharnement à promouvoir la domination de l'anglo-américain en France au détriment de la langue française.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Le groupe Danois en pleine relance, lesechos.fr
  2. À propos, lego.com
  3. a, b, c et d Lego a des ambitions de conquête en France, lefigaro.fr
  4. a, b, c, d, e, f et g Design, la brique Lego, documentaire réalisé par Anna-Celia Kendall, France, 2009. Diffusé le 02 mai 2010 sur Arte
  5. Lego lance des ninjas pour faire bondir ses ventes, lefigaro.fr
  6. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Lepoint_2012.
  7. Lego lance sa grande offensive pour séduire les petites filles, lesechos.fr
  8. Lego n'a pas l’exclusivité des briques, lesoir.be
  9. Mega Bloks pourra concurrencer Lego, ledevoir.com
  10. Lego n'a pas le monopole de la brique , lefigaro.fr
  11. a, b, c et d La production mondiale de briques de LEGO, planetoscope.com
  12. a et b LEGO, histoire d'une reconstruction, journaldunet.com
  13. a et b Des briques fabriquées au millimètre près, journaldunet.com
  14. Le Taj Mahal, shop.lego.com (version du 26 juillet 2010 sur l'Internet Archive)
  15. Le Millennium Falcon, shop.lego.com (version du 6 mai 2010 sur l'Internet Archive)
  16. La plus haute tour en Lego du monde édifiée à Paris, metrofrance.com, 25 octobre 2011
  17. La plus haute tour de Lego est brésilienne sur levif.rnews.be, 13 avril 2011
  18. Record de la plus haute tour en Lego : une bataille mondiale, lefigaro.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Botella, « Lego : Il amasse des briques », Capital, no 255,‎ décembre 2012, p. 36-40.