The Kooples

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The Kooples Production
logo de The Kooples

Création 2008
Dates clés 2012 : Lancement de The Kooples Sport
Fondateurs Alexandre, Laurent et Raphaël Elicha
Personnages clés Tony et Georgette Elicha : fondateurs du Comptoir des Cotonniers
Forme juridique Société par actions simplifiée
Slogan Un vestiaire pour deux
Siège social 17 rue de Prony, Paris
Drapeau de France France
Direction Tony Elicha
Actionnaires Famille Elicha : 80 %
LBO France : 20 %
Activité Fabrication de vêtements de dessus
Produits Vêtements
Accessoires de mode
Montres
Chaussures
Sociétés sœurs The Kooples Diffusion
Effectif 49 en 08/2015
Siren 507769164
Site web http://www.thekooples.com

Chiffre d’affaires 104 102 000 k€ en 08/2015

comptes récents non déposés

Résultat net 7791 k€ en 08/2015

The Kooples est une marque de prêt-à-porter française, créée en 2008. Ses fondateurs, Alexandre, Laurent et Raphaël Elicha, sont les fils de Tony et Georgette Elicha qui sont à l'origine de la marque Comptoir des cotonniers. Le capital de l'entreprise se partage entre la famille Elicha, qui en possède la majeure partie, et le fonds d'investissement LBO France.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1997, les parents des fondateurs, Tony et Georgette Elicha, créent Comptoir des cotonniers à Toulouse[1]. En 2005, la marque Comptoir des cotonniers est vendue au groupe japonais Fast Retailing, qui détient notamment Uniqlo et Princesse tam.tam[2]. Une clause de non-concurrence tient la famille Elicha éloignée de la mode pendant trois ans[2]. Les trois fils, Alexandre, Laurent et Raphaël, mettent alors ce temps à profit pour réfléchir à un nouveau concept[3].

En 2008, la famille Elicha débloque 22 millions d'euros via une holding domiciliée en Belgique[4]. Avec un capital de départ de 5 millions d'euros et plusieurs partenaires bancaires[5][réf. insuffisante], Alexandre et Laurent créent la marque The Kooples. Ils sont ensuite rejoints par Raphaël[6]. Deux ans plus tard, The Kooples installe son siège social place Vendôme à Paris[7].

En 2011, la marque compte environ 30 employés au siège, et 250 employés de vente à travers la France[8]. Un an plus tard, la griffe emploie 650 salariés, tous en CDI[2]. En 2012, The Kooples Sport est créée[7].

Marketing[modifier | modifier le code]

Positionnement marketing[modifier | modifier le code]

The Kooples a un positionnement qu'elle définit comme étant du « haut de gamme accessible[9] ». La marque souhaite avoir un positionnement premium[10]. Selon les créateurs, la marque se veut « chic et décalée »[11]. Elle vise un public de jeunes aisés[12]. D'après le magazine de mode Cosmopolitan, son style peut être défini comme « rock », « tendance » et « dandy »[13].

Concept[modifier | modifier le code]

The Kooples est une ligne de vêtements pour hommes et femmes qui se présente comme habillant le « couple »[8],[14]. D'où son nom, anglicisation du français « couple »[15]. Les vêtements sont mixtes et androgynes, souvent issus du vestiaire masculin[16]. Le slogan de la marque est « Un vestiaire pour deux »[14]. Le vestiaire est mixte dans chaque boutique[7]. Les coupes sont similaires[17] et certaines pièces sont interchangeables[18].

La marque dit trouver son inspiration dans le rock, le vintage et la mode britannique[19]. Une attention particulière est portée aux détails : boutons tête de mort, écussons, doublures à pois, les pochettes, chaînettes[11]. La tête de mort, très présente dans les collections, est l'emblème de la marque[20]...

L'entreprise embauche Patrick Grant (designer) (en) pour imaginer et dessiner un patron de veste « reflétant l'univers franco-anglais de la marque »[21]. Le patron est ensuite utilisé pour concevoir l'ensemble des vêtements à manches de la marque[22].

Campagnes de publicité[modifier | modifier le code]

Avant l'ouverture de ses première boutiques, l'entreprise s'est fait connaître avec une campagne de pub mettant en scène des couples[23],[14]. Cinq boutiques ouvrent simultanément à Paris[18]. Elles sont suivies par huit autres en province à Lille, Toulouse, Strasbourg, Aix-en-Provence, Rouen et Dijon en 2008[24]. Très vite, la marque compte une quinzaine de boutiques en France[3].

Raphaël, le cofondateur de la marque, s'occupe des photos de la campagne publicitaire[18],[11].

Cette campagne de pub de The Kooples n'est pas sans rappeler celle du Comptoir des cotonniers mettant en avant la relation mère-fille[12].

Mais la campagne de publicité fait naître des parodies, comme en 2011 avec celle d'Eram[25]. Face aux couples dans la "vraie vie"[26] de The Kooples, Eram publie des affiches montrant des duos de mannequins en plastique, aux prénoms originaux et aux métiers de rêve, avec le slogan « Les chaussures coutent 39,90 €, et ça c'est vrai »[27].

En 2013, les publicités de The Kooples sont parodiées par Les Tooseuls. Elles mettent en scène des personnes seules et déprimées en reprenant l'univers visuel de la marque[28]. Un an plus tard, ce sont The Koogars qui parodient les couples de la griffe à travers des vidéos au ton humoristique[29].

En 2017, une collaboration avec Puma a eu lieu et plusieurs modèles de baskets ont vu le jour[30].

Site Internet[modifier | modifier le code]

En 2009, la marque revendique 150 000 visiteurs uniques par mois sur son site internet[31], 2,8 millions de pages vues[32] et réaliserait un chiffre d'affaires équivalent à celui d'une boutique[31]. En 2012, 440 000 visiteurs se rendent sur le site Internet de la marque[2].

Musique[modifier | modifier le code]

En 2011, la marque lance Kooples Record, un label musical promouvant des couples de musiciens[33]. Patrick Eudeline, critique et chanteur, en est le producteur[34].

Un an plus tard, le chanteur de rock Pete Doherty collabore avec la marque en signant une collection[33].

Films[modifier | modifier le code]

Today, Tonight[modifier | modifier le code]

La marque s'est associée aux réalisateurs britanniques Frederick Scott et Nicolas Jack Davies pour réaliser un court-métrage : Today, Tonight[35].

Produits[modifier | modifier le code]

Parmi les pièces proposées par The Kooples, on trouve les costumes, mais aussi le perfecto, le gilet de costume à chaînette ou encore le pantalon cigarette[20]. Ainsi que des blazers, cardigans, vestes, robes[33], ou encore des pulls en laine, des pantalons à pince, des tee-shirts et des chemises[36].

Bien que classiques, les vêtements arborent souvent des détails plus originaux[33] comme des boutons dorés frappés de tête de mort, des poignets de chemise intégrés aux manches des pulls, des foulards amovibles glissés dans les cols des chemises[24].

En 2010, l'article le plus vendu est le blazer avec un écusson à tête de mort[11].

La marque collabore également avec The Great Frog pour la création de bijoux[33].

En 2013, parallèlement aux vêtements, The Kooples vend également :

Les montres reprennent les codes et l'univers de la marque. On y retrouve donc la tête de mort, symbole de la griffe, et un design noir et élégant. Les montres sont toutes dotées d'un mouvement à quartz[38].

En 2016, après une campagne de l'association People for the Ethical Treatment of Animals (PETA)[39] et avec le soutien du chanteur Pete Doherty, la marque décide d'arrêter l'utilisation de fourrure dans ses collections, après avoir déjà arrêté l'utilisation de l'angora[40].

The Kooples Sport[modifier | modifier le code]

Logo de la marque The Kooples Sport

En 2011, la ligne de vêtements The Kooples Sport est lancée[33]. Les couples choisis pour la campagne de publicité sont plus connus, à l'instar d'Éric Cantona et Rachida Brakni[41],[42]. La marque dispose de son propre réseau de distribution[43]. Un an plus tard, la première boutique The Kooples Sport ouvre à Paris[44]. En 2012, The Kooples Sport compte 70 boutiques[2].

Économie[modifier | modifier le code]

Évolution du chiffre d'affaires[modifier | modifier le code]

En 2010, la marque réalise 37 millions d'euros de chiffre d'affaires[45] puis 100 millions en août 2011[46]. En 2012, le chiffre d'affaires de la marque atteint 140 millions d'euros[2], alors que le secteur du prêt-à-porter connaît une baisse de son activité de 2 % tous les ans depuis 2008[47].

En 2011, The Kooples ouvre son capital à hauteur de 20 % au fonds LBO France[45]. L'entreprise est alors valorisée de 250 millions d'euros[45]. Cette entrée a pour but de développer la marque à l'international[48].

Depuis 2011, la famille Elicha détient la marque à hauteur de 80 % et LBO France à 20 %[2].

En 2013, la marque réalise plus de 118 millions d'euros de chiffre d'affaires sur son exercice clos en août[49].

Réseau de distribution[modifier | modifier le code]

Dès son lancement, The Kooples Diffusion ouvre une dizaine de boutiques[50].

En 2009, la marque compte 35 points de vente[18]. Un an plus tard, le nombre de boutiques double[11].

En 2011, The Kooples Diffusion totalise 160 points de vente en France[51].

Les boutiques sont situées en centre-ville, dans des emplacements de premier choix[52].

En 2012, à la suite de la montée en gamme de la marque, les magasins les plus petits ferment leurs portes au profit d'autres d'espaces plus grands pouvant accueillir l'ensemble des collections[49].

Tous les points de vente sont détenus par la marque, contrairement à une franchise[53]. Les boutiques disposent donc de la totalité des collections.

Les 99 magasins en France (mise à jour 11/2018) sont exploités par la société The Kooples Diffusion crée en dirigée par Laurent Elicha (siren 507769164) Chiffre d'affaires 08/2015 : 116 997 k€ résultat 3178 k€ (perte) en 08/2015[54].

Développement à l'international[modifier | modifier le code]

En 2011, la marque commence son développement à l'international en ouvrant des boutiques à Londres[7].

En 2012, l'enseigne compte :

En août 2013, la griffe de prêt-à-porter est présente dans des corners dans les grands magasins Bloomingdales et Nordstrom aux États-Unis[49]. En un an, la marque lance 17 points de vente outre-Atlantique[56].

En 2013, The Kooples ouvre un point de vente au Danemark[57].

La marque compte alors 17 boutiques rien qu'à Londres[58].

Elle est aussi présente en Corée du Sud[49].

En 2013, plus de 350 points de vente sont ouverts à travers le monde[3]. En février 2013, la marque est présente dans neuf pays[57].

L'entreprise envisage de s'implanter à Hong Kong d'ici février 2014[pas clair], et en Chine d'ici septembre 2014[49]. La marque prévoit également d'ouvrir trois magasins aux États-Unis : à San Francisco, Los Angeles et New York, à l'été 2014[pas clair][59].

Fin 2014, elle devrait être présente dans 24 pays[56].

Production[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2012, les vêtements sont fabriqués en Italie, en Inde, en Europe de l’Est[18] et en Chine[14].

En 2012, la marque monte en gamme et se positionne sur le segment premium. 80 % des articles sont fabriqués en Europe[49]. De 2008 à 2013, le nombre de références produits passe de 250 à 450[49].

Direction[modifier | modifier le code]

Alexandre Elicha est le président de la marque et Laurent le directeur général[60].

Au sein de The Kooples, Alexandre et Laurent Elicha s'occupent de la direction artistique[20]. Le premier gère les collections masculines, alors que le deuxième est responsable du vestiaire féminin[61].

Raphaël est directeur du marketing et de l'image de la marque. C'est lui qui est à l'origine des clichés qui ont créé le buzz en 2008, lors du lancement de la marque[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Rencontre avec Alexandre Elicha, juif engagé et PDG de The Kooples », sur jssnews.com,
  2. a b c d e f et g « The Kooples », sur Le Nouvel Economiste,
  3. a b et c « La mode des couples 2.0 », sur Le Point,
  4. « Les frères Elicha fondateurs de The Kooples chahutent la fringue », sur Capital,
  5. « Les frères Elicha : "Comment nous avons financé The Kooples" », sur L'Etudiant,
  6. « The Kooples », sur tendances-de-mode.com, (consulté le 3 novembre 2013)
  7. a b c et d « The Kooples, le style négligé chic à la française », sur LSA Conso,
  8. a et b « The Kooples' Time », sur L'Express,
  9. « The Kooples, une affaire de famille », sur Ecommerce Mag,
  10. « Le premium sur les traces du luxe », sur Stratégies,
  11. a b c d et e « Portrait de créateurs : Raphaël, Alexandre, Laurent Elicha de The Kooples », sur Plurielles,
  12. a et b « 10 histoires de familles du prêt à porter », sur La Tribune,
  13. « The Kooples », sur Cosmopolitan
  14. a b c et d « The Kooples, marque indispensable des couples branchés », sur Womenology,
  15. « The Kooples, les recettes d'un succès éclair », sur Journal du Net,
  16. « Double mixte : The Kooples, la marque qui habille les couples », sur Plurielles.fr,
  17. « The Kooples : l'histoire de la marque », sur Plurielles,
  18. a b c d et e Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées libe2009
  19. « The Kooples », sur Confidentielles
  20. a b c et d Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées plur
  21. « De l'art de bien porter le costume », sur GQ Magazine,
  22. « The Kooples : l'art du tailoring », sur Menly,
  23. « The Kooples : le style négligé chic à la française », sur LSA Conso,
  24. a b et c Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées tev2008
  25. « The Kooples, une entreprise attractive », sur Journal du Net,
  26. « Ras le cool », sur Stratégies,
  27. « Eram se moque de The Kooples », sur L'Express,
  28. « Les Tooseuls parodient The Kooples pour la Saint-Valentin ! », sur Madmoiselle,
  29. « The Koogars », la parodie amusante de « The Kooples », sur Métro,
  30. « La collab du jour »
  31. a et b « The Kooples : une affaire de famille », sur Ecommerce Mag,
  32. « Digitas France pour The Kooples », sur Stratégies,
  33. a b c d e et f « The Kooples », sur Vogue,
  34. « The Kooples monte son label », sur Stratégies,
  35. « The Kooples Launches Creative Division », sur Women's wear daily,
  36. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées trib2013
  37. « The Kooples accueille un nouvel actionnaire », sur Les Échos,
  38. a et b « La nouvelle ligne de montres de The Kooples », sur GQ Magazine,
  39. « VICTOIRE : The Kooples largue la fourrure ! », sur petafrance, (consulté le 5 novembre 2016)
  40. « The Kooples abandonne la fourrure », sur Le Figaro, (consulté le 5 novembre 2016)
  41. « The Kooples Sport fait campagne avec M et Mme Eric Cantona », sur Stratégies,
  42. « Frédéric Beigbeder, Eric Cantona, The Kooples : l'écrivain et le footballeur participent aux nouvelles campagnes de publicité de la marque », sur The Huffington Post,
  43. « L’irresistible ascension d’un drôle de Kooples », sur L'Officiel,
  44. « Première boutique The Kooples Sport », sur L'Express,
  45. a b et c « La griffe The Kooples accueille un nouvel actionnaire », sur Les Échos,
  46. « L'enseigne de prêt à porter The Kooples va s'implanter aux Etats-Unis », sur LSA Conso,
  47. « Le prêt-à-porter ne veut pas rétrécir », sur Stratégies,
  48. « La griffe The Kooples ouvre son capital à LBO France », sur Reuters,
  49. a b c d e f et g « The Kooples veut réaliser la moitié de ses ventes à l'international », sur Le Figaro,
  50. « The Kooples, enfin ! », sur Le Figaro Madame,
  51. « The Kooples, les recettes d'un succès éclair », sur Le Journal du Net,
  52. « Du prêt-à-porter mixte branché de centre-ville », sur Franchise magazine,
  53. a et b « The Kooples : comète ou prochain blockbuster de la mode ? », sur Le Nouvel Economiste,
  54. « THE KOOPLES DIFFUSION (PARIS 17) Chiffre d'affaires, résultat, bilans sur SOCIETE.COM - 500539507 », sur www.societe.com (consulté le 3 décembre 2018)
  55. « The Kooples débarque à Bruxelles », sur Fashion Mag,
  56. a et b « Des boutiques américaines pour The Kooples », sur Le Figaro,
  57. a et b « The Kooples met un premier pied à Copenhague », sur Fashion Mag,
  58. « Why the Kooples are every couple's best friend », sur The Guardian,
  59. « The Kooples : place aux ouvertures de boutiques aux Etats-Unis », sur Fashionmag,
  60. « Les frères Elicha, fondateurs de The Kooples, chahutent la fringue », sur Capital,
  61. « La mode des couples 2.0 », sur Le Point,

Liens externes[modifier | modifier le code]