The Communards

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The Communards est un groupe musical britannique de pop, actif de 1985 à 1988. Ce duo est formé de Jimmy Somerville, ex-membre du groupe synthpop Bronski Beat, et de Richard Coles, multi-instrumentiste de formation classique.

Histoire[modifier | modifier le code]

D’abord prénommé The Commitee[1] puis Body Politic, ils abandonnent tour à tour ces dénominations après que d’autres groupes britanniques en aient revendiqué la paternité. Ils adoptent finalement The Communards après qu’un ami, Mark Ashton, leur ait fait découvrir le mur des Fédérés au cimetière du Père-Lachaise à Paris et l’histoire de la Commune de Paris de 1871, dont les partisans sont surnommés les communeux ou les communards[2].

Le duo fait ses débuts avec le single You Are My World, sorti en septembre 1985 au Royaume Uni, atteignant seulement la 30e place des charts britanniques[3]. Le titre n'est diffusé, semble-t-il, que tard le soir sur le réseau BBC en raison de ces paroles explicitement homosexuelles[4]. A contrario, ce premier single va connaître un grand succès en France en atteignant la 8e place[5] et en étant certifié disque d'argent. En décembre, Jimmy et Richard accompagnés de Sarah-Jane Morris, se rendent à New York au studio Sigma pour l’enregistrement de leur 1er album. Comme pour You Are My World, la production est assurée par Mike Thorne, déjà producteur du 1er album du Bronski Beat. Dans le même temps, Jimmy Somerville collabore comme choriste au single des Fine Young Cannibals, Suspicous Minds.

C’est à trois (Jimmy, Richard et Sarah-Jane) que le groupe s’engage, fidèle en cela à ses convictions socialistes, dans la tournée Red Wedge (en) pour une série de 7 concerts.

En vue d’effectuer leur propre tournée, The Communards recrutent une ribambelle de musiciens ou plutôt de musiciennes. Au total, ils et elles seront 10 sur scène (7 filles dont un quatuor à cordes et 3 garçons), avec la volonté de démontrer les capacités et le professionnalisme des femmes dans un milieu encore largement machiste.

La première tournée commence en France avec un passage à l’Olympia, le 28 avril 1986, couronné de succès. Cependant, tous les concerts du « Communards On Tour In The UK », entamé en mai, sont loin d’être complets[6]. La notoriété du groupe est encore à construire. C’est dans ce but que sort le second single, Disenchanted, qui ne fait guère mieux au Royaume-Uni (29[3]) que son prédécesseur.

Il faut attendre les mois de juillet et août, pour voir sortir successivement l’album, Communards, et le 3e single, Don't Leave Me This Way. Ce dernier devient numéro 1 des charts britanniques durant 4 semaines[3] et rafle au passage le titre de single le mieux vendu de l’année 1986. L’album suit la même trajectoire avec un pic en 7e position pour une présence de 45 semaines dans les meilleures ventes[3]. La tournée dans la foulée est un véritable triomphe avec de nombreux concerts « sold out » aussi bien au Royaume-Uni qu’en France, en Allemagne, en Italie… Le 4e single, So Cold The Night, sort en novembre et entre dans le top 10[3]. La « communards’ mania » est à son apogée. Enfin, tout début 1987, le duo sort une nouvelle version de You Are My World, en espérant que le titre aura cette fois le succès qu'il mérite. You Are My World '87 atteint la 21e place des charts britanniques[3].

À l'occasion de l'International AIDS Day, Jimmy Somerville, accompagné de Richard Coles, retrouve Larry Steinbachek et Steve Bronski pour la seule et unique reformation[7] du trio originel. Bronski Beat reprend l'essentiel de l'album The Age Of Consent avec en final une reprise de I Feel Love ; c'est Pete Burns, du groupe Dead Or Alive, qui assure la partie vocale de Marc Almond.

De juin à août 1987, The Communards enregistrent leur second album sous l'égide d'un nouveau producteur, Stephen Hague. Red marque un changement de cap, Somerville et Coles assurent eux-même une partie de la production et confient les autres titres à celui qui s'est fait connaître avec la production du premier album des Pet Shop Boys. Un premier single, Tomorrow, précède la sortie de l'album et grimpe jusqu'à la 23e place des charts au Royaume-Uni[3]. Une fois encore, sous des atours de pop entraînante, Tomorrow aborde une thématique sociale : celle des violences faîtes aux femmes. L'album sort le 5 octobre 1987 est se classe rapidement en 4e place des meilleures ventes[3], bientôt renforcé par la sortie d'un classique disco comme second single, Never Can Say Goodbye. Sans réitérer le succès colossal de Don't Leave Me This Way, la chanson, popularisée notamment par The Jackson Five et par Gloria Gaynor, atteint la 4e place au Royaume-Uni[3].

Dans le même temps, une tournée de 54 dates en Irlande, au Royaume-Uni, en Allemagne et en France, s'étale sur 3 mois : The Red Tour. Le groupe est toujours constitué d'un line up de 10 personnes dont 7 femmes. Le point culminant de cette tournée est atteint lors des 6 soirées, à guichet fermé, effectuées à l'Olympia à Paris.

Début 1988, un 3e single est extrait de l'album Red. For A Friend est une chanson qui aborde l'aspect émotionnel de la perte d'un ami, victime du Sida. Ce titre reste assez confidentiel en n'atteignant que la 28e place des charts britanniques[3]. For A Friend est dédié à Mark Ashton, un très proche ami de Jimmy et Richard, décédé le 11 février 1987. Mark Ashton s'était fait connaître en 1984 en fondant l'association Lesbians and Gays Support the Miners (LGSM) en soutien à la grève des mineurs britanniques de 1984-1985. Cet épisode a fait l'objet en 2014 d'un film : Pride.

En juin 1988, There's More To Love est la dernière apparition discographique du duo. Ce 4e single extrait de Red atteint la 20e place des charts au Royaume-Uni[3]. Les rumeurs de séparation sont démenties mais le duo annonce vouloir s'accorder une pause et envisager une poursuite de carrière sous d'autres formes. Sans que la séparation soit officiellement annoncée, la sortie du premier album solo de Jimmy Somerville, Read My Lips (Jimmy Somerville album), fin 1989 et les débuts de carrière en tant que présentateur d'émissions radio et télé de Richard Coles sont des signes assez explicites.

Albums[modifier | modifier le code]

Année Titre Charts UK Temps passé dans les charts Dates d'entrée & sortie charts
1986 Communards 7 45 semaines 02/08/1986 - 06/06/1987
1987 Red 4 29 semaines 17/10/1987 - 16/07/1988

Singles[modifier | modifier le code]

Année Titre Charts UK Temps passé dans les charts Dates d'entrée & sortie charts Album
1985 You are my world 30 8 semaines 12/10/1985 - 30/11/1985 Communards
1986 Disenchanted 29 5 semaines 24/05/1986 - 21/06/1986 Communards
1986 Don't Leave Me This Way 1 16 semaines 23/08/1986 - 10/01/1987 Communards
1986 So cold the night 8 11 semaines 29/11/1986 - 21/02/1987 Communards
1987 Tomorrow 23 7 semaines 12/09/1987 - 24/10/1987 Red
1987 Never Can Say Goodbye 4 11 semaines 07/11/1987 - 16/01/1988 Red
1988 For a Friend (en) 28 7 semaines 20/02/1988 - 02/04/1988 Red
1988 There's more to love 20 9 semaines 11/06/1988 - 20/08/1988 Red

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stewart, Tony, « Small Town Boy », NME, 27th April 1985, page 2
  2. Coles 2014.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k « COMMUNARDS - full Official Chart History - Official Charts Company », sur www.officialcharts.com
  4. Cosgrove, Stuart, « Black Listed ? », NME, 26th October 1985
  5. Daniel Lesueur et Dominic Durand, « InfoDisc : Historique des Succès Musicaux en France depuis 1900 », sur www.infodisc.fr
  6. Coles 2014, p. 83.
  7. (en) « The boys are back for AIDS », Melody Maker,‎