The Better Angels of Our Nature

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The Better Angels of Our Nature est un ouvrage de Steven Pinker publié en 2011.

Thèse[modifier | modifier le code]

Dans The Better Angels of Our Nature, Pinker démontre que la violence a diminué sur plusieurs échelles : tant au niveau de la durée des conflits que leur ampleur. Cela concerne aussi bien les guerres tribales, que les homicides, ou les châtiments cruels, la maltraitance des enfants, la cruauté envers les animaux, les violences domestiques, le lynchage, les émeutes dirigées contre une minorité, ou encore les guerres civiles et entre nations.

Pinker considère qu'il est peu probable que la nature humaine (la nature biologique de l'homme) ait changé. Il pense qu'il est plus probable que la nature humaine inclue les penchants pour la violence, mais également « les bons anges de notre nature », les penchants s'opposant à la violence. Il décrit six « grands facteurs historiques du déclin de la violence » qui ont tous leurs propres causes sociologiques / culturelles / économiques[1]:

  1. « Le processus de pacification » - la montée de systèmes de gouvernement organisés est corrélation avec le déclin des morts violentes. Comme les États s'étendent, ils empêchent les luttes tribales, ce qui réduit les pertes.
  2. « Le processus civilisateur » - la consolidation des États et des royaumes centralisés dans toute l'Europe se traduit par l'augmentation de la justice pénale et des infrastructures commerciales. Cette organisation a permis de remplacer le chaos des systèmes précédent qui pouvait conduire à des raids et des violences de masse.
  3. « La révolution humanitaire » - Le XVIIIe au XXe siècle abandonne la violence institutionnalisée par l'État (le supplice de la roue, le bûcher). Un changement probablement dû à l'alphabétisation de masse qui a suivi l'invention de l'imprimerie. Un progrès qui aurait permis au prolétariat de questionner la sagesse conventionnelle.
  4. « La longue paix » - On imaginait au XXe siècle que cette période serait la plus sanglante de l'histoire. Elle sera au contraire une période largement pacifique : 65 années de paix depuis après la Première et la Seconde Guerre mondiale. Les pays développés ne font plus la guerre (entre eux, et dans les colonies), ils adoptent la démocratie, ce qui conduit un déclin massif (en moyenne) des décès.
  5. « La nouvelle paix » - la baisse des conflits organisée de toutes sortes depuis la fin de la guerre froide.
  6. « Les révolutions des droits » - La réduction de la violence systémique à plus petite échelle contre les populations les plus vulnérables (minorités raciales, les femmes, les enfants, les homosexuels, les animaux).

Le livre a été salué par de nombreux critiques et les commentateurs, qui ont trouvé ses arguments convaincants et sa synthèse d'un grand volume de preuves historiques convaincantes[2],[3],[4],[5],[6]. Il a également suscité des critiques sur une variété de motifs. Certains se sont demandé si le nombre de décès par habitant était une mesure appropriée, si Pinker ne s'était pas laissé aveuglé par son athéisme, s'il ne cherchait pas à remettre en question les guidances morales. On lui reprochera aussi « d'avoir focalisé de manière trop excessive sur l'histoire Européenne » (bien que le livre couvre d'autres domaines), ou aussi « l'interprétation des données historiques », et encore l'image peu idyllique qu'il donne des peuples autochtones[7],[8],[9],[10],[11],[12],[13],[14],[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Steven Pinker, « The Decline of Violence », IAI (consulté le 3 janvier 2014)
  2. (en) John Horgan, « Will War Ever End? Steven Pinker’s new book reveals an ever more peaceable species: humankind », Slate Magazine,‎
  3. (en) Neil Boyd, « The Empirical Evidence for Declining Violence », The Huffington Post,‎
  4. (en) Samuel Brittan, « The Better Angels of Our Nature: The Decline of Violence in History and its Causes by Stephen Pinker », The Spectator,‎ (lire en ligne)
  5. (en) Scott Coffman, « Book Review: “The Better Angels of Our Nature” », Courier Journal,‎ (lire en ligne)
  6. (en) Marek Kohn, « Book Review: “The Better Angels of Our Nature: The Decline of Violence in History and its Causes”, By Steven Pinker », The Independent, Royaume-Uni,‎ (lire en ligne)
  7. (en) R Epstein, « Book Review », Scientific American,‎ (lire en ligne)
  8. Neil Boyd, « The Empirical Evidence for Declining Violence », The Huffington Post,‎
  9. (en) John Gray, « Delusions of peace », Prospect Magazine, Royaume-Uni,‎ (lire en ligne)
  10. (en) Edward S. Herman et David Peterson, « Steven Pinker on the alleged decline of violence », International Socialist Review, no 86,‎
  11. (en) Elizabeth Kolbert, « Peace In Our Time: Steven Pinker's History of Violence in Decline », The New Yorker,‎ (lire en ligne)
  12. (en) Steven Pinker, « Frequently Asked Questions about The Better Angels of Our Nature: Why Violence Has Declined », sur stevenpinker.com,
  13. (en) Ben Laws, « Against Pinker's Violence », Ctheory,‎ (lire en ligne)
  14. (en) « The Big Kill – By John Arquilla », Foreign Policy,‎ (lire en ligne)
  15. (en) Stephen Corry, « The case of the “Brutal Savage”: Poirot or Clouseau?: Why Steven Pinker, like Jared Diamond, is wrong », sur Survival International (consulté le 30 mai 2014) (Summary at The myth of the “Brutal Savage”)

Liens externes[modifier | modifier le code]