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Thazard rayé

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Scomberomorus commerson

Scomberomorus commerson
Description de cette image, également commentée ci-après
Thazard rayé
Classification WoRMS
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Infra-embr. Gnathostomata
Parv-embr. Osteichthyes
Giga-classe Actinopterygii
Super-classe Actinopteri
Classe Teleostei
Ordre Scombriformes
Famille Scombridae
Sous-famille Scombrinae
Genre Scomberomorus

Espèce

Scomberomorus commerson
(Lacepède, 1800)

Statut de conservation UICN

( NT )( NT )
NT  : Quasi menacé

Le Thazard rayé ou Thazard rayé indo-pacifique (Scomberomorus commerson) est une espèce de maquereaux de la famille des Scombridae.

Dénominations

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Localement il est connu en anglais sous le nom de « kingfish »[1].

D'après FishBase[2], l'espèce porte en français les noms vernaculaires suivants :

  • « Bécune blanche » à l'île Maurice
  • « Gros prêtre » en Nouvelle Calédonie
  • « Tazard » à l'île Maurice et en Nouvelle Calédonie
  • « Thazard rayé » à Djibouti
  • « Thazard rayé indo-pacifique » au Mozambique
  • « Thazard rayé indo-pacifique » est également le nom normalisé employé en français par la FAO.

Description

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Cette espèce se distingue par un nombre réduit de branchiospines sur le premier arc branchial, avec 0 à 2 sur la branche supérieure et 1 à 8 sur la branche inférieure, soit un total de 1 à 8. La première nageoire dorsale compte 15 à 18 épines, généralement 16 ou 17, tandis que la seconde présente 15 à 20 rayons, souvent 17 ou 18, suivis de 8 à 10 ailettes de dérive[a] ; la nageoire anale possède 16 à 21 rayons, généralement 18 ou 19, suivis de 7 à 12 ailettes de dérive, le plus souvent 9 ou 10. Les rayons des nageoires pectorales varient de 21 à 24. La ligne latérale s’infléchit fortement vers le bas sous l’extrémité de la seconde nageoire dorsale. Le corps, de couleur gris argenté, est marqué de barres verticales transversales gris foncé, étroites et légèrement ondulées, parfois fragmentées en taches sur la partie ventrale ; les adultes en comptent 40 à 50, tandis que les juvéniles de moins de 45 cm de longueur fourchue en ont généralement moins de 20. Les joues et la mâchoire inférieure sont d’un blanc argenté. La première nageoire dorsale est d’un bleu vif passant rapidement au bleu noirâtre, et les nageoires pectorales, d’un gris clair, virent au bleu noirâtre. Les lobes de la nageoire caudale, la seconde nageoire dorsale, la nageoire anale et les nageoires accessoires sont d’un blanc grisâtre pâle devenant gris foncé. Chez les juvéniles, les membranes antérieures de la première nageoire dorsale sont d’un noir intense, contrastant avec la coloration blanche de l’arrière[3].

La longueur à la fourche maximale est de 220 cm pour cette espèce, mais sa taille moyenne habituelle est aux alentours de 90 cm. La taille à première maturité est de 65 pour les mâles et de 70 cm pour les femelles[3].

Répartition

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Scomberomorus commerson présente la répartition la plus vaste au sein du genre Scomberomorus[4]. Elle est présente dans l’Indo-Pacifique, de la mer Rouge et du golfe Persique jusqu’aux côtes sud-africaines (Western Cape, eastern Cape, KwaZulu-Natal), en passant par l’Afrique de l’Est, Socotra (Yémen), les Seychelles, les Comores, Madagascar et les Mascareignes (La Réunion, Maurice). À l’est, son aire s’étend jusqu’à Palau et Fidji, au nord jusqu’à la Corée et la préfecture d’Aomori au Japon, et au sud jusqu’à l’île Rottnest en Australie Occidentale, la Nouvelle-Galles du Sud, l’île Lord Howe et la Nouvelle-Zélande. Elle est également présente dans l’Atlantique central sud (île Sainte-Hélène) et en Méditerranée, où elle est considérée comme une espèce lessepsienne en provenance de la mer Rouge[5].

Habitat et biologie

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C'est une espèce épipélagique et côtière qui effectue des migrations longitudinales étendues le long des côtes, bien que certaines populations soient sédentaires. Ses déplacements ont été documentés notamment sur la côte est du Queensland et dans le golfe de Thaïlande. La période de reproduction varie selon les régions et les conditions thermiques : elle s’étend d’octobre à juillet en Afrique de l’Est, de décembre à février à Madagascar, de mai à juillet au large de l’État du Tamil Nadu (Madras), au printemps autour de Taïwan, et de juillet à décembre en Papouasie-Nouvelle-Guinée, avec des pics observés entre octobre et décembre sur la Grande Barrière de corail et autour des Fidji. Son régime alimentaire, diurne et nocturne, est variable selon l'habitat, mais est principalement composé de petits poissons pélagiques comme les anchois (Anchoviella, Stolephorus) et les clupéidés (Sardinella), complété par des carangidés juvéniles, des leiognathidés, des céphalopodes (Loligo) et des crevettes pénéides[3].

Systématique

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Le nom valide complet (avec auteur) de ce taxon est Scomberomorus commerson (Lacepède, 1800)[6].

Scomberomorus commerson a pour synonymes[6] :

  • Cibium commersonii (Lacepède, 1800)
  • Cybium commersoni (Lacepède, 1800)
  • Cybium commersonii (Lacepède, 1800)
  • Cybium konam Bleeker, 1851
  • Cybium multifasciatum Kishinouye, 1915
  • Scomber commerson Lacepède, 1800
  • Scomber commersonii Lacepède, 1800
  • Scomber maculosus Shaw, 1803
  • Scomberomorous commerson (Lacepède, 1800)
  • Scomberomorus commercon (Lacepède, 1800)
  • Scomberomorus commersoni (Lacepède, 1800)
  • Scomberomorus commersonii (Lacepède, 1800)
  • Scomerommorus commerson (Lacepède, 1800)

Publication originale

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Décrit sous le nom de « Scombre Commerson » dans :

  • Étienne de Lacépède, Histoire naturelle des poissons  par le Citoyen La Cépède, vol. 2, Paris, Plassan, , 632 p. (lire en ligne), p. 598-600 (+ planche 20, fig. 1)

Cette espèce, exploitée à la fois par les pêches commerciale, artisanale et récréative dans l’ensemble de son aire de répartition, a une importance économique notable. Les captures mondiales, en hausse entre 1978 et 1981, sont dominées par cinq pays : l’Indonésie, les Philippines, le Sri Lanka, le Yémen et le Pakistan. Les volumes annuels atteignaient en 1983 environ 1000 tonnes en Australie (Queensland) et dépassent 300 tonnes aux Fidji. Les techniques de capture varient selon les régions : filets maillants dérivants en Inde, Thaïlande et Malaisie, sennes de plage à Taïwan et en Inde, lignes de traîne en Asie du Sud-Est et en Afrique de l’Est, ainsi que lignes à main appâtées avec des maquereaux ou des calmars dans le golfe de Thaïlande. Les saisons de pêche, influencées par les conditions hydrographiques et météorologiques, présentent des pics régionaux, comme entre août et septembre sur la Grande Barrière, ou en février-mars et octobre-décembre au sud-ouest de l’Inde. Le produit est commercialisé frais, sur glace, ou transformé par salage et séchage[3].

L'espèce et l'Homme

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Une toxine liposoluble, proche de la ciguatoxine, a été identifiée dans la chair de S. commerson pêché entre 24° et 26° de latitude sud sur la côte est du Queensland. Au moins 78 individus toxiques provenant de cette zone ont été à l’origine de 217 cas d’intoxication[3].

Le Sultanat d'Oman lui a dédié un timbre, émis en 1985[7].

Notes et références

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Références

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  1. (en) M. R. Claereboudt, J. L. Mcllwain (et al.), « Patterns of reproduction and spawning of the kingfish (Scomberomorus commerson, Lacépède) in the coastal waters of the Sultanate of Oman », in Fisheries Research, 2005, vol. 73, no 3, p. 273-282
  2. (en) « Common Names List - Scomberomorus commerson », sur www.fishbase.org (consulté le )
  3. a b c d et e (en) Bruce Collette, Cornelia Nauen, FAO Species Catalogue, Vol. 2: Scombrids of the World. An Annotated and Illustrated Catalogue of Tunas, Mackerels, Bonitos and Related Species Known to Date, vol. 2, Roma, Italia, FAO Fisheries and Aquaculture Department, , 137 p. (lire en ligne), p. 63-64. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  4. (en) Douglas E. Facey, Brian W. Bowen, Bruce B. Collette, Gene S. Helfman, The Diversity of Fishes: Biology, Evolution, and Ecology, John Wiley & Sons, , 3d éd., 706 p. (ISBN 978-1-119-34180-2), p. 463
  5. (en) CAS - Eschmeyer's Catalog of Fishes, « Scomberomorus commerson (Lacepède 1800) », sur researcharchive.calacademy.org (consulté le )
  6. a et b World Register of Marine Species, consulté le 3 novembre 2025.
  7. (en) Oman Stamps [1]

Bibliographie

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  • (en) Lucas I. Sumpter, Alexander B. Campbell, Simon D. Hoyle, Mai Tanimoto, Alise R. Fox, Stock assessment of Australian east coast Spanish mackerel (Scomberomorus commerson), with data to June 2024, Brisbane Qld, Australia, State of Queensland, , 254 p. (lire en ligne)

Liens externes

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