Thèze (Alpes-de-Haute-Provence)

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Thèze
Thèze, église et cimetière.
Thèze, église et cimetière.
Blason de Thèze
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Seyne
Intercommunalité Communauté de communes Sisteronais-Buëch
Maire
Mandat
Gérard Dubuisson
2014-2020
Code postal 04200
Code commune 04216
Démographie
Gentilé Thézois
Population
municipale
227 hab. (2014)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 19′ 10″ nord, 5° 55′ 19″ est
Altitude Min. 492 m – Max. 728 m
Superficie 11,17 km2
Localisation

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Thèze est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom des habitants de Thèze est Thézois[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Thèze et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Le village est construit sur un site perché à environ 570 m d’altitude[3],[4], sur le rebord d’une terrasse dominant la vallée de la Durance. Dans cette vallée, l’altitude est de 500 à 530 m. En sortant de la vallée, le terroir s’étage de 570 m sur la terrasse cultivable, à 749 m sur la crête de la Pare, point culminant de la commune[3].

Les communes limitrophes de Thèze sont Claret, Melve, Sigoyer, Upaix et Ventavon (ces deux dernières communes dans le département voisin des Hautes-Alpes)[3].

Le vieux village a conservé dans le plan de ses rues la trace circulaire de l’enceinte du castrum[4].

Géologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie des Alpes.

Le territoire se situe dans les Préalpes de Digne, entre trois formations géologiques majeures des Alpes[5] :

  • la nappe de Digne à l'est[6], au niveau du lobe de Valavoire[7] : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de 5 000 m qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écaille) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe ;
  • les Baronnies à l'ouest ;
  • le Bochaine au nord-ouest.

Lors des deux dernières grandes glaciations, la glaciation de Riss et la glaciation de Würm, la commune est entièrement recouverte par le glacier de la Durance[8].

Relief[modifier | modifier le code]

La Durance coule dans une vallée profondément encaissée. La plaine qui la borde est le plus souvent très étroite. L’essentiel du terroir de la commune est formé par une terrasse d’altitude 570 m. Dans l’angle nord-est du territoire thézois, se trouvent quelques collines : Chabrières (662 m), le Collet de Bat (638 m), les Chapelles (694 m) et la Crête de la Pare (749 m)[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée à l’ouest par la Durance.

Elle est drainée par des torrents[3] :

  • le riou de la Sausse et son affluent le ravin de la Blache du Drogou au nord, de direction est-ouest et qui forment la frontière avec la commune de Claret avant de se jeter dans la Durance ;
  • la Rase de l’Étang, qui coule globalement du nord vers le sud, et se jette dans la Durance ;
  • le ravin de Béléric, de direction nord-sud, qui coule au pied du village avant de rejoindre la Durance ;
  • et le Mouson dont le cours forme la limite est de Thèze, partagée avec la commune de Sigoyer.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 282 ha de bois et forêts, soit 25 % de sa superficie[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Les stations météos proches de Thèze sont, par ordre de proximité, celles de Laragne-Montéglin (deux stations manuelles, dans le département voisin des Hautes-Alpes), La Motte-du-Caire (une station manuelle et une station automatique), Barcillonnette (une station manuelle, dans le département voisin des Hautes-Alpes), et enfin Sisteron[9].

Relevé météorologique de la région de Sisteron
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0,5 3 5,4 9,1 12,7 15,4 15,3 12 8,2 3,7 1,1 7,2
Température moyenne (°C) 4,3 5,7 8,7 11,2 15,3 19,2 22,4 22,1 18 13,4 8,2 5,2 12,8
Température maximale moyenne (°C) 8,6 10,9 14,4 16,9 21,4 25,7 29,3 28,9 24 18,5 12,6 9,3 18,4
Précipitations (mm) 26,9 24,3 23,8 44 40 27,9 20,9 32,7 45,9 53,5 52,4 30,7 423
Source : Relevé météo de Sisteron[10][réf. à confirmer]


Transports[modifier | modifier le code]

La commune de Thèze est desservie par la route départementale 4 qui traverse la commune du nord au sud, et passe par le village[3].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de La Motte-du-Caire auquel appartient Thèze est en zone 1a (sismicité très faible mais non négligeable) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[11], et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[12]. La commune de Thèze est également exposée à trois autres risques naturels[12] :

  • feu de forêt ;
  • inondation (dans la vallée de la Durance, encaissée dans sa traversée de la commune) ;
  • mouvement de terrain.

La commune de Thèze est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de rupture de barrage[13],[14]. En cas de rupture du barrage de Serre-Ponçon, toute la vallée de la Durance serait menacée par l’onde de submersion. À Thèze, qui fait partie de la zone d’inondation spécifique (supérieure à la crue maximale de la Durance)[15], l’onde arriverait en environ une heure et quarante minutes, après un parcours de 39 km, et avec une vitesse résiduelle de 10 km/h. La montée des eaux continuerait pendant encore cinquante minutes, jusqu’à atteindre un niveau situé 30 à 40 mètres au-dessus de la normale (altitude de 553 m à l’entrée dans la commune, 527 m à la sortie), ce qui laisse le village hors d’eau. Seules les basses terres, la Grande Bastide, la bergerie du Consas, seraient inondées[16].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[14] et le Dicrim n’existe pas non plus[17].

La commune a été l’objet de deux arrêtés de catastrophe naturelle : en 1994 pour des glissements de terrain, et en 2008 pour des inondations et des coulées de boue[12].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon Ernest Nègre, le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois vers 1200 (Teza), est tiré de l’occitan teso, désignant une charmille[18].

Selon Rostaing, le nom du village tel qu’il est cité en 998, Teiza, vient peut être de Tensa, qui désigne une terre défendue[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Une découverte exceptionnelle (exceptionnelle car les Monges ont livré peu de vestiges préhistoriques intéressants) a été faite à Thèze : il s’agit d’un nucleus de silex, datant du Chasséen. Il permet de restituer une présence humaine au néolithique[19]. D’autres découvertes de silex taillés indiquent que la terrasse était fréquentée au Néolithique[20] par les premiers agriculteurs, dont les défrichements avec des outils de pierre puis de bronze commencent, dès le milieu du IVe millénaire av. J.-C. à avoir des impacts sur l’environnement. Le maximum de défrichement est cependant atteint à l’Âge du Fer (il y a 2800 ans)[21].

Dans l’Antiquité, le territoire de Thèze fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance, et recouvre une partie du massif des Monges. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la conquête romaine, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[22]. Des céramiques des IIe et IIIe siècles ont été retrouvées dans l’est de la commune, ce qui atteste une occupation du territoire à cette époque[20].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes au XIIIe siècle[23]. Les familles qui possèdent le fief sont successivement les Laveno (XIIIe et XIVe siècles), les d’Agoult du XIVe siècle au XVIe siècle, les de Serre au XVIIe siècle et enfin les d’Inguimbert au XVIIIe siècle[23]. Thèze relevait de la baillie de Sisteron[24] et de l’évêché de Gap[25].

L’abbaye de Cluny possède le prieuré Notre-Dame de Bellevue, avant la fin du Xe siècle et jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Elle nommait un prieur desservant la paroisse et percevait les revenus attachés à la paroisse et au prieuré[24]. Le prieuré possédait des terres, et le droit d’établir un bac à traille sur la Durance[26].

Au début du XIIIe siècle, le fief de Thèze est inclus dans le douaire concédé par Raimond Bérenger IV à son épouse Béatrice de Savoie[20].

Le prieuré Notre-Dame de Bellevue est abandonné au XIIIe siècle puis réoccupé et restauré vers 1280[25]. À nouveau abandonné au XIVe siècle, le prieuré est confié aux seigneurs de Thèze[26] et finit par échoir aux chanoines de Chardavon. Au XIVe siècle, on signale que les Hospitaliers de Saint-Jean possédaient quelques terres dans la commune[27].

En 1391, Tristan de Beaufort, bâtard de Guillaume II de Rogier de Beaufort, après avoir échoué dans ses assauts sur les châteaux de Bevons et de Saint-Vincent, s’empare du castrum de Thèze, puis de celui de Claret. Ses routiers pillent les deux castrums, avant qu’en juillet la réaction de Sisteron à ses exactions se fasse sentir et qu’il soit réduit à négocier son départ pour quelques milliers de florins[28].

À la fin du Moyen Âge, un bac permettait de traverser la Durance (attesté en 1455)[29].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Durant les guerres de religion, le bourg est tenu par les Huguenots de 1568 à 1572[30]. La communauté se relève rapidement après la fin de ces guerres : dès 1599, l’église est en cours de reconstruction[27].

L’ancien cimetière du hameau de Jean-Clare est regroupé avec celui du chef-lieu à la fin du XVIIe siècle[24].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution française, le prieuré Notre-Dame de Bellevue est déclaré bien national et vendu comme tel[26].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Monuments aux morts des deux guerres mondiales.

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 5 habitants de Thèze sont traduits devant la commission mixte[31].

Comme de nombreuses communes du département, Thèze se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle compte déjà une école dispensant une instruction primaire aux garçons[32]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : la loi Falloux (1851) n’impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants. La première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concerne pas non plus Thèze[33] : la commune ouvre cependant une école de filles[34]. La deuxième loi Duruy (1877) lui permet, grâce aux subventions de l’État, de rénover l’école[35].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée dans la commune, uniquement pour l’autoconsommation. Cette culture a depuis été pratiquement abandonnée, et en 2005, les surfaces plantées en vigne étaient relictuelles[36].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Thèze était, en 2011, l'une des treize communes du département (sur 200) à n'être rattachée à aucune intercommunalité. La loi no 2010-1563 du 16 décembre 2010 portant réforme des collectivités territoriales visait à « achever la carte intercommunale, notamment par le rattachement des dernières communes isolées à des établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre ». Le schéma départemental de coopération intercommunale de 2011 prévoyait l'intégration de la commune dans le pôle de La Motte-Turriers[37].

Thèze a intégré la communauté de communes de La Motte-du-Caire - Turriers en 2014. Celle-ci a fusionné avec trois autres intercommunalités autour de Sisteron. Depuis le , elle fait partie de la communauté de communes du Sisteronais Buëch.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de onze membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[38]). Lors du scrutin de 2008, il y eut deux tours (dix élus au premier tour et un au second) et Jean-Claude Pascuito a été réélu conseiller municipal au premier tour avec le meilleur total de 120 voix, soit 76,92 % des suffrages exprimés. La participation a été de 86,19 %. Il a ensuite été élu maire par le conseil municipal[39].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des maires de France.
Mairie de Thèze.

L'élection du maire est la grande innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour 2 ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton.

En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du 5 avril 1884 l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Urbain Lagarde[40]    
         
avant 2005 2014 Jean-Paul Pascuito[41]    
avril 2014 en cours
(au 21 octobre 2014)
Gérard Dubuisson[42] DVD Retraité Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

Thèze est une des 34 communes du canton de Seyne depuis 2015, qui totalise 8 377 habitants en 2012. La commune fait partie de l’arrondissement de Sisteron du au , date de son rattachement à l'arrondissement de Forcalquier, et de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Thèze fait partie du canton de La Motte-du-Caire de 1801 à 2015, après avoir fait partie du canton de Claret de 1793 à 1801[43]. La commune fait partie des juridictions d’instance de Forcalquier, de la prud'hommale de Manosque, et de grande instance de Digne-les-Bains[44].

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Thèze en 2009[45]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation 8,41 % 0,00 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties 28,64 % 0,00 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties 31,59 % 0,00 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle 14,85 % 0,00 % 10,80 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[46]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, Thèze comptait 227 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012, 2017, etc. pour Thèze). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
60 feux 32 feux 366 397 393 360 326 404 396 406
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
356 317 297 331 340 323 277 274 278 260
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
276 282 247 242 210 193 175 173 164 139
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2014 - -
145 128 105 119 130 144 202 227 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale à partir de 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[23], EHESS[43], Insee à partir de 1968[47],[48],[49])
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

École de Thèze.

La commune est dotée d’une école primaire publique[50],[51]. Ensuite les élèves sont affectés au collège Marcel-Massot[52]. Puis ils poursuivent au lycée de la cité scolaire Paul-Arène à Sisteron[53],[54].

Santé[modifier | modifier le code]

Aucun professionnel de santé n'est installé à Thèze. Les médecins les plus proches se trouvent dans les Hautes-Alpes à Laragne à 7 km et à La Bâtie-Neuve à 10 km[55]. Les deux pharmacies du secteur se situe à Laragne[56]. L'établissement hospitalier le plus proche est l'hôpital local de Laragne[57].

Cultes[modifier | modifier le code]

Jusqu’en 1729, la paroisse dépendait de l’archiprêtré de Provence, autrefois appelé Oultre-Durance, dans le diocèse de Gap. À la suite de l'établissement des conférences ecclésiastiques en 1686, l'archiprêtré de Provence était divisé en trois nouveaux archiprêtrés en 1729, puis six en 1749. L’archiprêtré est de Thèze est créé à ce moment-là et dure jusqu’à la Révolution[58].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les agriculteurs de la commune de Thèze n’ont droit à aucun label appellation d'origine contrôlée (AOC) mais peuvent utiliser neuf labels indication géographique protégée (IGP) (pommes des Alpes de Haute-Durance, miel de Provence, agneau de Sisteron, alpes-de-haute-provence (IGP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé)[59].

Productions agricoles de Thèze[réf. nécessaire].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Blaise.

Au centre du village, une vaste bâtisse à deux étages précédée d’une esplanade, nommée le château, possède quelques fenêtres en plein cintre, et un pigeonnier logé dans une tourelle ronde (XVIIIe siècle)[60]. Le château est daté des années 1600 par Nicole Michel d’Annoville[27].

L’église paroissiale Saint-Blaise, est reconstruite au XVIIe siècle, puis au XIXe siècle[61] : la date de 1846 sur la façade rappelle l’instruction épiscopale de reconstruction complète[27]. Elle occupe l’emplacement de l’ancienne église du prieuré Notre-Dame[24].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Theze.svg

Blasonnement :
D'azur à un cerf passant d'or senestré de deux lettres T et H d'argent, au chef d'argent chargé de trois roses de gueule, pointées de sinople[62].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de La Motte-du-Caire », Le Trésor des régions, consultée le 11 juin 2013
  2. « Nom des habitants des communes françaises, Thèze », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 24 juin 2011).
  3. a, b, c, d, e et f IGN, Carte topographique de Thèze sur Géoportail (consulté le 17 novembre 2013).
  4. a, b et c Nicole Michel d’Annoville, « Thèze », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3). p. 188.
  5. Maurice Gidon, Les chaînons de Digne, Carte schématique montrant les rapports entre les chaînons des Baronnies orientales (moitié nord) et ceux de Digne (moitié sud), avec l'avant-pays de la nappe de Digne (partie occidentale).
  6. Carte géologique de la France au 1/1 000 000
  7. Maurice Gidon, La Nappe de Digne et les structures connexes.
  8. Maurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3). p. 33.
  9. Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013
  10. « Relevé météo de Sisteron », MSN Météo
  11. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  12. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 30 août 2012
  13. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 88
  14. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 98
  15. Préfecture des Hautes-Alpes, Plan particulier d'intervention du barrage de Serre-Ponçon, version de 2012, p. 34
  16. Préfecture des Hautes-Alpes, Plan particulier d'intervention du barrage de Serre-Ponçon, version de 2012, p. 39-40
  17. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 30 août 2012
  18. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194), , 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne)., § 22722, p. 1217
  19. Jean Gagnepain, « La Préhistoire des Hautes Terres de Provence », in Michel d’Annoville, de Leeuw, op. cit., p. 46.
  20. a, b et c N. Michel d’Annoville, Thèze, op. cit., p. 189.
  21. Maurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Michel d’Annoville, de Leeuw, op. cit., p. 24.
  22. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 18-19.
  23. a, b et c Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 202
  24. a, b, c et d Daniel Thiery, « Thèze », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 24 décembre 2011, consulté le 30 août 2012
  25. a et b N. Michel d’Annoville, « L’implantation religieuse du Moyen Âge à l’Époque moderne », in Michel d’Annoville, de Leeuw, op. cit., p. 61.
  26. a, b et c N. Michel d’Annoville, Thèze, op. cit., p. 190.
  27. a, b, c et d N. Michel d’Annoville, Thèze, op. cit., p. 191.
  28. Marc de Leeuw, « Le Caire » in Michel d’Annoville, de Leeuw, op. cit., p. 140.
  29. Catherine Lonchambon, « D’une rive à l’autre de la Durance : d’étranges bateaux », in Guy Barruol, Denis Furestier, Catherine Lonchambon, Cécile Miramont, La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l’histoire d’une rivière capricieuse, Les Alpes de lumière no 149, Forcalquier 2005, (ISBN 2-906162-71-X), p. 55.
  30. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) ( (ISBN 2-7399-5004-7)).
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