Théorie de la vérité-correspondance

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La théorie de la vérité-correspondance considère que la vérité ou la fausseté d'une proposition dépend de ses rapports avec le monde : une proposition sera dite vraie si elle décrit adéquatement un état de choses réel[1]. L'expression de vérité-correspondance a émergé au XXe siècle en tant que telle, mais il s'agit là d'une conception classique en philosophie de la connaissance, qu'on peut faire remonter jusqu'aux Grecs.

Cohérence versus correspondance[modifier | modifier le code]

Cette théorie s'oppose en particulier à la conception de la vérité en tant que cohérence, qui affirme que la vérité d'une proposition ne dépend pas de son rapport au monde, mais de ses relations avec d'autres propositions. Ces deux théories s'opposent donc sur la nature du rapport entre le langage et le monde. Les tenants d'une conception de la vérité en tant qu'adéquation avec le monde sont le plus souvent aussi tenants d'une conception réaliste, affirmant l'existence du réel indépendamment de nos perceptions. Toutefois, on peut soutenir une conception de la vérité en tant que correspondance tout en partageant une position idéaliste.

Partisans[modifier | modifier le code]

Le principal défenseur de la théorie de la vérité comme correspondance avec les faits, est le mathématicien Alfred Tarski. Ses thèses furent reprises, notamment par Karl Popper pour sa « Logique de la découverte scientifique ». Au XXe siècle, Bertrand Russell et George Edward Moore ont soutenu une théorie de la vérité-correspondance[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Entrée « The Correspondence Theory of Truth » dans la Stanford Encyclopedia of Philosophy, par Marian David

Articles connexes[modifier | modifier le code]