Théorie de la musique occidentale

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La théorie de la musique occidentale est une branche de la musicologie qui a pour objet la description du fonctionnement de la musique occidentale, ainsi que du système de notation qui lui est associé, le solfège. Elle étudie en particulier la musique classique et son système tonal, ce qui correspond à une période allant de la fin de la Renaissance au début du XXe siècle, mais elle envisage aussi les origines lointaines au Moyen Âge et les développements qui accompagnent la dissolution de la tonalité au XXe siècle et au XXIe : à ce titre, elle traite notamment de musique sérielle, de jazz, de musiques populaires, etc.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Rythme[modifier | modifier le code]

Comparé à d'autres systèmes musicaux, le système rythmique de la musique occidentale peut paraître singulièrement pauvre : durées proportionnelles des sons et des silences, égalité des temps, des parties de temps et des mesures, etc. Ce principe de proportionnalité rythmique a été rendu nécessaire, dès le Moyen Âge, par la polyphonie: il était indispensable que les voix puissent se coordonner rythmiquement entre elles. Dans d'autres musiques, cette nécessité est moindre : dans l'hétérophonie en particulier, où les voix peuvent être légèrement décalées, la proportion exacte des rythmes n'est pas nécessaire.

Mélodie[modifier | modifier le code]

Le système mélodique n'a cessé d'aller vers une simplification toujours plus prononcée : au XVIIIe siècle, l'échelle chromatique au tempérament égal, composée de 12 demi-tons égaux et de 12 degrés, a fini par se généraliser et supplanter les échelles et gammes héritées des modes médiévaux, et au-delà, du système musical de la Grèce antique.

Harmonie[modifier | modifier le code]

Le système harmonique constitue l'une des principales particularités de la musique occidentale. Le mot « harmonie » ici, doit être entendu au sens large, incluant aussi bien le contrepoint — système exclusivement employé du XIIe au XVIe siècle — que l'harmonie classique — système qui lui a progressivement succédé à partir du XVIIIe siècle. Ce système harmonique régit la simultanéité délibérée des sons, et met en œuvre les notions de consonance et de dissonance. Contrepoint aussi bien qu'harmonie tonale exigent une planification : s'il est toujours possible d'improviser rythmiquement ou mélodiquement, en revanche, aussitôt qu'émerge une pensée harmonique, on ne peut éviter de recourir à la partition. Par ailleurs, ce système harmonique n'est viable qu'au prix de la simplification des systèmes rythmique et mélodique.

Notation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Solfège.

Le solfège est le système de notation né des exigences de la polyphonie médiévale aux alentours du XIe siècle. Il affirme la notion de « musique composée » par opposition à la « musique improvisée ». Le plus souvent, la musique occidentale met en jeu un compositeur, une partition et un interprète. Les moments d'improvisation sont rigoureusement délimités et règlementés par la tradition — cadences, préludes, récitatifs.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Abromont et Eugène de Montalembert, Guide de la théorie de la musique, Librairie Arthème Fayard et Éditions Henry Lemoine, coll. « Les indispensables de la musique », , 608 p. [détail des éditions] (ISBN 978-2-213-60977-5)