Théophile Barrau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Théophile Barrau
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Théophile Eugène Victor BarrauVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Maîtres
Distinction

Théophile Eugène Victor Barrau né à Carcassonne le [1] et mort à Toulouse le [2] est un sculpteur français[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Théophile Barrau étudie à l'école des beaux-arts de Toulouse, mais il est mobilisé quand éclate la guerre de 1870[4]. Après la guerre, il devient l'élève de François Jouffroy puis d'Alexandre Falguière à l'École des beaux-arts de Paris[4]. Pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, il travaille comme praticien, notamment au Monument à Jacques Cœur par Auguste Préault érigé à Bourges en 1875 sur la place éponyme[4]. Il débute au Salon de 1873 et est nommé professeur de dessin aux écoles de la Ville de Paris en 1880[4]. Il obtient une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1900[5]. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1892.

Théophile Barrau puise son inspiration dans les classes moyennes et populaires, c'est pourquoi il peut être rapproché de Gustave Courbet[6].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Espagne
  • Barcelone, Jardins de Joan Maragall, Suzanne au bain, 1895, marbre.
France
Œuvres non localisées ou disparues
  • Hosanna, Salon de 1879, localisation inconnue.
  • Idylle, 1887, localisation inconnue.
  • La Fenaison, Salon de 1882, localisation inconnue.
  • La Mécanique employant l'Eau et La Mécanique employant la Vapeur, bas-reliefs ovales ornant la voûte de la salle des Fêtes à l'Exposition universelle de 1900 à Paris, œuvres disparues.

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1879 : médaille de troisième classe.
  • 1880 : médaille de deuxième classe.
  • 1889 : médaille d'argent à l'Exposition universelle.
  • 1892 : médaille de première classe.
  • 1900 : médaille d'or à l'Exposition universelle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait d'état civil.
  2. Jean-Louis H. Bonnet, « Un sculpteur carcassonnais méconnu : Théophile Barrau (1848-1913) », Bulletin de la Société d’Études Scientifiques de l'Aude, tome CXI, 2011 (ISSN 0153-9175).
  3. Martial Andrieu, « Théophile Barrau (1848-1913), le sculpteur Carcassonnais oublié », sur http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com, (consulté le ).
  4. a b c et d Stanislas Lami, « Dictionnaire des sculpteurs de l'École française au dix-neuvième siècle. T. I. A-C », sur Gallica, 1914-1921 (consulté le ).
  5. Devaux, Yves., L'univers des bronzes et des fontes ornementales : chefs-d'œuvre et curiosités, 1850-1920, Paris, Pygmalion, , 356 p. (ISBN 2-85704-042-3 et 9782857040422, OCLC 5075089, lire en ligne).
  6. Pierre Larousse,, « Grand dictionnaire universel du XIXe siècle : français, historique, géographique, mythologique, bibliographique…, t. 17, Suppl. 2 », sur Gallica, 1866-1877 (consulté le ).
  7. Notice sur le site e-monumen.net.
  8. Toulouse : Monument aux combattants de 1870, sur vanderkrogt.net.
  9. « Suzanne », notice du musée d'Orsay.
  10. Notice sur le site e-monumen.net.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guillaume Peigné, Dictionnaire des sculpteurs néo-baroques français (1870-1914), Paris, Éditions CTHS, collection « Format », no 71), 2012, pp. 63-68 (ISBN 978-2-7355-0780-1).
  • Jean-Louis H. Bonnet, Artistes oubliés du XIXe siècle à Carcassonne, Carcassonne, Amis du musée des Beaux-Arts de Carcassonne, (ISBN 978-2956-0084-15).

Liens externes[modifier | modifier le code]