Théodore Mitte

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Théodore Mitte (ou Théodore Mitte de Saint-Chamond) est un abbé de l'ordre de Saint Antoine de Viennois , de la fin du XVe siècle jusqu'à sa mort en 1527.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est élu abbé général des Antonins en l'an 1495. On retient de son ministère la résolution des problèmes qui divisaient son abbaye de Saint-Antoine à celle de Montmajour du temps de son prédécesseur, Pierre de Laire. Il accèda à la présidence des États du Dauphiné en l'an 1502 en l'absence de l'évêque, et ce, en vertu d'une prérogative octroyée en 1305 par le seigneur du Dauphiné. Il fut ensuite maintenu par le parlement.

C'est à son époque que l'empereur Maximilien Ier donna à son ordre l'écu des armes de l'empire.

Théodore se rendit à Rome en l'an 1521 pour y rencontrer le pape Léon X qui l'élèva au rang de ses prélats domestiques.

On lui doit par ailleurs la publication de sept lettres inédites de saint Antoine, qu'il tenait de la bibliothèque de Jean et François Pic, princes de la Mirande, et qui furent par la suite annotées par Symphorien Champier, le médecin d'Antoine, duc de Lorraine, avec lequel Théodore se lia d'amitié jusqu'à sa mort.

Il presida à l'enlèvement et à l'execution d'un prédicateur en janvier 1525 en Lorraine, où Léon X l'avait nommé commissaire apostolique en 1521, et où il fut emprisonné pour ce forfait[1].

Critiques[modifier | modifier le code]

La société de l'histoire du protestantisme français le qualifie en 1911 de « grand persécuteur des premiers lutheriens »[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Association d'humanisme et renaissance, Bibliothèque d'Humanisme et Renaissance : 65-3, vol. 19, Librairie Droz, , p. 481.
  2. Société de l'histoire du protestantisme français, Bulletin, Volume 60, vol. 60, Au Siège de la Société, , p. 81.