Théoctiste de Bucarest

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Théoctiste de Bucarest
Patriarch-Teoctist-2.jpg
Biographie
Naissance
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Tocileni (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
BucarestVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Membre de
Distinctions
Ordre de l'Étoile de Roumanie
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Sa Béatitude Théoctiste, en roumain Teoctist, (né Toader Arăpașu dans le village de Tocileni, comté de Botoșani, le et mort le à Bucarest) fut le primat de l'Église orthodoxe roumaine du au 30 juillet 2007.

Biographie[modifier | modifier le code]

Toader Arăpașu est entré au monastère de Sihastria dès l'âge de quatorze ans, avant de faire ses études à la faculté de théologie de Bucarest, puis de devenir prêtre en 1945 et évêque en 1950. Élu patriarche en novembre 1986, il supporta Nicolae Ceaușescu jusqu'à la fin du régime, et alla même jusqu'à le féliciter après le massacre de Timișoara[1].

Le 18 décembre 1989, à l'aube de la révolution, le Synode tint conseil et Teoctiste annonca qu'il appuyait la répression du mouvement anti-communiste de Timișoara, proclamant que la révolte était causée par une interférence étrangère[2]. Teoctiste transmit un télégramme à Ceaușescu, le louant pour ses "actions admirables", sa "sage gouvernance", et soutenant que les Roumains vivaient dans un "âge d'or portant adéquatement et judtement son nom"[3].

Ce n'est que le jour précédent l'exécution Ceaușescu le 24 décembre 1989 que le Patriarch condamna le chef d'état comme étant "un nouveau Herode"[1].

Après la chute du Communisme, Toader Arăpașu démissionna et le synode présenta ses excuses pour 'ceux qui n'eurent pas le courage de défendre les martyrs'.<[4] Il fut cependant à nouveau désigné pour la charge de patriarche en avril, et quitta son monastère.

Fortement engagé au niveau du dialogue œcuménique, il avait reçu le pape Jean Paul II en mai 1999, avant de se rendre lui-même au Vatican en octobre 2002. Cette volonté de dialogue ne signifiait cependant aucunement une soumission de l'Église orthodoxe face à l'Église catholique romaine. Ainsi, sur le plan de l'ecclésiologie, il a exprimé, en juin 2007, son désaccord avec le document de la congrégation pour la doctrine de la foi visant à expliquer le sens de la phrase subsistit in[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b <Ediger, Ruth M. "History of an institution as a factor for predicting church institutional behavior: the cases of the Catholic Church in Poland, the Orthodox Church in Romania, and the Protestant churches in East Germany." East European Quarterly 39.3 (2005)>
  2. Cumpăna Patriarhului", in România Liberă, 2 August 2007
  3. Michael Bourdeaux, "Obituary: Patriarch Teoctist", The Guardian, August 7, 2007
  4. Lavinia Stan and Lucian Turcescu. The Romanian Orthodox Church and Post-Communist Democratisation. Europe-Asia Studies, Vol. 52, No. 8 (Dec., 2000), p. 1467-1488>
  5. Un article du SOP rendant compte du désaccord sur le document "subsistit in"

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]