Theobald de Dillon

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Officier général francais 2 etoiles.svg Theobald de Dillon
Image illustrative de l'article Theobald de Dillon

Naissance
Dublin en Irlande
Décès (à 46 ans)
Flandre
Origine Drapeau de l'Irlande Irlande
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1762-1792
Distinctions Chevalier de l'ordre de Saint-Louis

Theobald de Dillon, né le à Dublin (Irlande), mort le en Flandre, est un général de brigade de la Révolution française.

Issu d'une famille noble irlandaise , il est le petit-fils de Arthur Dillon, maréchal de camp, le neveu de Arthur Richard de Dillon et le frère du général Arthur de Dillon.

Avant la Révolution[modifier | modifier le code]

Cadet au régiment de Dillon à partir de 1762, puis lieutenant et capitaine au régiment de Dillon-Infanterie, fait la guerre d'Indépendance des États-Unis. Il est notamment à l'attaque de la Grenade le 4 juillet 1779 et au siège de Savannah en septembre. Colonel commandant du régiment Dillon en 1788.

Sous la Révolution[modifier | modifier le code]

Maréchal de camp le 25 août 1791, il est affecté à l'armée du Nord en 1792 sur la frontière de Flandre, sous les ordres de Rochambeau. Il meurt victime de la défiance et de l'indiscipline de ses troupes. Ayant, d'après ses instructions, évité le combat que lui offrait une division ennemie à Marquain, ses soldats croient qu'il trahit et ils le massacrent, lui ainsi que le directeur des fortifications, Pierre-François Berthois le 29 avril 1792. La Convention punit de mort ses assassins et lui décerne les honneurs du Panthéon de Paris[1].

Théobald de Dillon vécut maritalement avec sa maîtresse Joséphine Viefville, pendant neuf ans. La veille de sa mort le 28 avril 1792, il a rédigé son testament où il a écrit : « Je n'ai pas eu le temps d'épouser Joséphine. Elle est mère de mes trois enfants et de celui qui vient de naître aujourd'hui. Je leur laisse tout de que je possède... J'espère que ma famille voudra bien les reconnaître ». Le nouveau-né est massacré sur les fonts baptismaux. Joséphine Viefville peut s'enfuir ce qui lui permet de sauver sa propre vie. L'Assemblée législative, sur le rapport de Lazare Carnot, lui accorde une pension de 1 500 livres et à chacun de ses enfants 800 livres jusqu'à ce que chacun d'eux ait atteint l'âge de vingt et un ans.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]