Théâtre Maïakovski

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Théâtre Maïakovski
Description de l'image Mayakovsky Theatre in Moscow.jpg.
Lieu Moscou, Drapeau de la Russie Russie
Coordonnées 55° 45′ 24″ Nord 37° 36′ 06″ Est / 55.756667, 37.601667
Architecte(s) Constantin Terski (ru)
Franz Schechtel
Inauguration 1922
Nb. de salles 1
Anciens noms Théâtre de la Satire révolutionnaire
Théâtre de la Révolution
Théâtre dramatique de Moscou
Site web http://www.mayakovsky.ru/

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Théâtre Maïakovski

Le Théâtre Maïakovski (en russe : Театр Маяковского) est un théâtre fondé en 1922 à Moscou (Russie).

Historique[modifier | modifier le code]

Théâtre Paradies en 1890.

Le bâtiment situé au numéro 19/13 rue Bolchaïa Nikitskaïa, l’œuvre d'architecte Constantin Terski (ru) construit au XVIIIe siècle, est la propriété de la maison Strechnev. Il sera loué en 1885 à l'entrepreneur allemand Georg Paradies originaire de Francfort-sur-le-Main qui fera reconstruire la façade par Franz Schechtel dans le style pseudo-russe, en y ajoutant les coupoles et les éléments en dentelle métallique. Il y installe une salle de spectacle connue sous enseigne de théâtre Paradies où se produisent les artistes venus d'Europe : Sarah Bernhardt, Eleonora Duse, Réjane, Ernst von Possart (en), Ludwig Barnay (en), Mounet-Sully, Coquelin aîné, Coquelin cadet et d'autres. A partir de 1893, Paradies éprouvant les difficultés financières reloue la salle à des troupes d'opérette. Ainsi, on peut y voir les représentations de Meiningen Court Theatre (en), Bayerische Staatsoper, Théâtre Michel.

Années 1920[modifier | modifier le code]

Après la révolution bolchevique, le théâtre est nationalisé et renommé Théâtre de la Satire révolutionnaire (en russe : Театр революционной сатиры) dit Terevsat dont les directeurs artistiques sont David Gutman et Mikhail Rasumny. Puis, en 1922, sous la direction de Vsevolod Meyerhold secondé par Valeri Beboutov on fonde le Théâtre de la Révolution, nom qu'il conservera jusqu'en 1943 quand il est rebaptisé Théâtre dramatique.

En 1924, on nomme au poste de directeur artistique Alekseï Gripitch (ru) qui y reste jusqu'en 1926.

Entre 1927 et 1930, plusieurs metteurs en scène s'y succèdent, comme Vladimir Lutse (ru) et Vassili Fiodorov (ru), tous deux élèves de Meyerhold. Quelques adaptations remarquables sont faites par Aleksei Dikij, tels L'Homme à la mallette d'après Alekseï Faïko (ru) en 1928, et la Première de cavalerie d'après Vsevolod Vichnevski en 1929.

Les artistes vedettes de cette époque sont Maria Babanova, Dmitri Orlov (ru), Constantine Zoubov (ru), Olga Pyjova, Sergueï Martinson, Gueorgui Milliar, Mikhaïl Astangov.

Années 1930[modifier | modifier le code]

Le théâtre connait une période faste entre 1931 et 1935, sous la direction d'Alekseï Popov (ru) qui adapte avec succès plusieurs pièces de Nikolaï Pogodine comme le Poème de la hache (Poema o topore, 1931), Mon ami (Moi drug, 1932) et Après le Bal (Posle bala, 1934). Après le départ de Popov pour le Théâtre de l'Armée rouge la crise survient. On voit défiler au poste de directeur artistique Ilya Chlepianov (ru) et Nikolaï Petrov (ru), quelques spectacles sont également réalisés par Leonid Volkov, Andreï Lobanov (ru), et Iouri Zavadski, mais aucun ne marque les esprits, à l'exception de Tania adaptée par Lobanov d'après la pièce d'Alekseï Arbouzov en 1939.

Toutefois, les prestations artistiques de Babanova dans le rôle de comtesse de Belflor dans Le Chien du jardinier, Judif Glizier (pl) dans Marie Stuart, ainsi que Karandychev de Sergueï Martinson dans La Fille sans dot (Alexandre Ostrovski) sont applaudis par le public.

Théâtre de Nikolai Okhlopkov[modifier | modifier le code]

En 1941, à l'approche du front de la Seconde guerre mondiale, le théâtre de la Révolution est évacué à Tachkent. Dans ses locaux à l'initiative de Nikolaï Gortchakov (ru), directeur artistique de Théâtre de la Satire, se déroulent les représentations d'unique théâtre fonctionnant encore à Moscou, constitué d'acteurs de la troupe du Théâtre Lensoviet. Après le retour des artistes du théâtre de la Révolution, on fusionne les deux troupes sous le nom de Théâtre dramatique de Moscou. Alors que Gortchakov retourne au Théâtre de la Satire, la nouvelle compagnie sera menée par Nikolai Okhlopkov jusqu'en 1967.

En 1954, afin d'honorer le poète Vladimir Maïakovski, le théâtre reçoit le nom de Théâtre Maïakovski, en forme longue Théâtre académique de Moscou Vladimir Maïakovski (en russe : Московский академический театр имени Вл. Маяковского).

Sous Okhlopkov sont adaptés les Fils des trois fleuves (Viktor Goussev (ru)), La Jeune Garde (Alexandre Fadeïev), La Loi de l'honneur (Alexander Stein (en)), L'Orage (Alexandre Ostrovski, 1953), Hamlet (William Shakespeare, 1954), l'Hôtel Astoria (Alexander Stein, 1956), Une histoire à Irkoutsk (Alekseï Arbouzov, 1960), Médée (Euripide, 1961), My Heart's in the Highlands [Mon coeur est dans les montagnes] (William Saroyan, 1962).

Théâtre d'Andreï Gontcharov[modifier | modifier le code]

Andreï Gontcharov (ru) venu du Théâtre sur Malaïa Bronnaïa en 1967 restera aux commandes du théâtre jusqu'à sa mort en 2001. Parmi ses plus grands succès sont Les Enfants de Vaniouchine (Sergueï Naïdionov (ru)) et Un tramway nommé Désir (Tennessee Williams) présent à l'affiche pendant vingt-quatre ans avec plus de 700 représentations. La critique salue également La Défaite (Alexandre Fadeïev) adapté à l'initiative de Gontcharov par Mark Zakharov en 1969.

Dans ces années, on voit sur scène du théâtre Evgueni Leonov, Armen Djigarkhanian, Vladimir Samoïlov (ru), Tatiana Doronina (ru), Natalia Gundareva, Anatoli Romachine (ru), Pavel Morozenko (ru), Gueorgui Martirossian (ru), Tatiana Vassilieva (ru), Andreï Boltnev, Irina Rozanova (ru), Nina Rouslanova.

Notes et références[modifier | modifier le code]


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