Tewolde Berhan Gebre Egziabher

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Tewolde Berhan Gebre Egziabher
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (79 ans)
AdouaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Chercheur, universitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Autres informations
A travaillé pour
Distinctions
Fellow of the Ethiopian Academy of Sciences (d)
Right Livelihood Award ()
Champions de la Terre ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Tewolde Berhan Gebre Egziabher (né en 1940) est un chercheur éthiopien. Il remporte le prix Nobel alternatif en 2000 « pour son travail exemplaire pour la sauvegarde de la biodiversité et des droits traditionnels des paysans et des communautés à leurs ressources génétiques ». Il est également nommé en 2006, Champion de la Terre, du Programme des Nations unies pour l'environnement.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tewolde Berhan est diplômé en 1963 de l’université Hailé Sélassié I (renommée ultérieurement « université d'Addis Abeba ») et obtient un doctorat à l’université du pays de Galles en 1969. Il retourne à l’université d’Addis Ababa où il est doyen de la Faculté des Sciences de 1974 à 1978. Il est par la suite conservateur de l’Herbier national (1978-83), puis président de l’Université d’Asmara (1983-91) et directeur du Secrétariat éthiopien à la stratégie de conservation (1991-1994).

Il est par la suite directeur général de l’Autorité de la protection de l’environnement en Éthiopie (ministère de l’Environnement). Dans les années 1990, il dévoue son énergie aux négociations qui ont lieu à différents forums internationaux liés à la biodiversité, en particulier à la Convention sur la diversité biologique, lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992, et à l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture. Il développe à cette époque un groupe de négociateurs africains qui prennent la tête du groupe des 77 et du groupe Chine. L’Afrique arrive ainsi au sommet avec des positions unifiées, résolues, et des positions progressistes telles l’opposition au brevetage du vivant et la reconnaissance des droits des communautés. Ces positions ont notamment permit de renforcer le G77.

Tewolde essaie de protéger les recommandations de l’Organisation de l'unité africaine sur le développement et l’implémentation des droits des communautés, d’obtenir un consensus sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce, et une position claire contre le brevetage du vivant. Tewolde guide également la rédaction d’un modèle de législation de l’O.U.A. pour le droit des communautés, aujourd’hui utilisé comme base par tous les États africains.

En 1999, lors de la phase de négociations du Protocole de Carthagène sur la prévention des risques biotechnologiques, en Colombie, Tewolde est porte-parole d’un groupe contenant la majorité des pays du G77, qui prend le nom de en:Like Minded Group.

Ces négociations aboutissent à une impasse, mais débouchent sur consensus avec succès à Montréal en janvier 2000. La conduite des négociations par Tewolde à la tête du en:Like Minded Group joue un rôle clé afin d’obtenir une position forte afin de s'opposer à celles des États-Unis et de l’Union européenne — en ce qui concerne la sûreté biologique, la biodiversité, le respect des droits traditionnels et le droit des communautés dans les pays en voie de développement.

Liens externes[modifier | modifier le code]