Teuillac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Teuillac
Teuillac
L'église et la mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Blaye
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Cubzaguais
Maire
Mandat
Jean-Franck Blanc
2020-2026
Code postal 33710
Code commune 33530
Démographie
Population
municipale
882 hab. (2018 en diminution de 0,34 % par rapport à 2013)
Densité 123 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 05′ 36″ nord, 0° 32′ 48″ ouest
Altitude Min. 22 m
Max. 86 m
Superficie 7,15 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Bordeaux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de l'Estuaire
Législatives Onzième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Teuillac
Géolocalisation sur la carte : Gironde
Voir sur la carte topographique de la Gironde
City locator 14.svg
Teuillac
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Teuillac
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Teuillac
Liens
Site web teuillac.a3w.fr

Teuillac est une commune du Sud-Ouest de la France, dans le département de la Gironde (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Teuillac est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 275 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (88,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (75,2 %), forêts (13,9 %), zones agricoles hétérogènes (6,1 %), zones urbanisées (4,8 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La découverte de divers outils sur la colline de Puybarbe permet de situer les premiers occupants du territoire de la commune à la préhistoire.

Le nom de Teuillac évoque l'existence d'un site gallo-romain, la période médiévale est mieux représentée sur la commune avec l'ancienne seigneurie de Peychaud et l'église, dont les plus anciennes fondations sont romanes.

Le XIXe siècle voit naître à Teuillac un homme nommé Lombard, propriétaire du château de Launay, devenu l'ami de Napoléon III. De cette brève amitié, l'église de Teuillac garde un ostensoir offert en 1866 par Napoléon III[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 En cours Jean-Franck Blanc UMP-LR Employé
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2018, la commune comptait 882 habitants[Note 3], en diminution de 0,34 % par rapport à 2013 (Gironde : +6,4 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
593629544640666687641660612
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
627614650599636624556606624
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
668669619614610583543517584
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
495480485705689665710716875
2017 2018 - - - - - - -
880882-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école

Teuillac possède une école primaire située près du bourg à la Croix et accueillant une centaine d'enfants[12].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Pierre est d'époque romane et du XVe siècle. Bien que le christianisme soit attesté depuis le VIIe siècle, l'église actuelle, dans ses parties les plus anciennes, date du XIe ou XIIe siècle. En effet, l'abside, construite en petits moellons réguliers et voûtée en cul-de-four, est romane. Le chevet au nord a été modifié. Seule dans le mur, la trace d'un arc en plein cintre de grande dimension permet d'imaginer l'absidiole qui y était érigée. Le clocher du XVe siècle est soutenu par d'imposants contreforts et orné d'une élégante baie gothique dont le soufflet est remplacé par cœur. Un bas-côté est également créé et la façade occidentale est remaniée en empiétant sur l'ancien cimetière. On devine, sous les marches occidentales, des cuves de sarcophages en pierre. À l'époque romane, l'église devait posséder un chevet à trois absides, ainsi qu'un transept avec une nef vraisemblablement charpentée[7].

Le retable de l'église est orné de statuettes en bois du XVIIe siècle, ainsi que d'un grand crucifix en bois de la même époque. Mais c'est le buste de saint Martin, apôtre des Gaules, qui atteste de l'ancienneté de l'édifice, car il daterait du XIIe siècle[7],[13].

Le retable et le tabernacle sont classés monuments historiques au titre objets depuis 1971[14].

Comme dans d'autres communes du département, une colonne à la Vierge a été édifiée au XIXe siècle. Elle est située en bas du bourg sur la rue Principale.

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Château du relais de la poste : date du XVIIIe siècle, situé sur l'ancien chemin de la Poste entre Bordeaux et Nantes (route actuelle de Bordeaux à Blaye)[7].
  • Château de Launay

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 18 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 18 avril 2021)
  7. a b c d et e Commune de Teuillac, « Histoire de la Commune », (consulté le 28 novembre 2014).
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  12. Chiffres de 2014, dans le site de la commune.
  13. Bulletins et mémoires, Société archéologique de Bordeaux, 1896
  14. « Retable et tabernacle », notice no PM33000833, base Palissy, ministère français de la Culture.