Test du canard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Un colvert, nageant et cancanant, passe le test.
 
Un colvert, nageant et cancanant, passe le test.
Caricature par André Gill de Thérésa interprétant l'air des Canards tyroliens, prônant la liberté de réunion[1], qu'elle crée en 1869 au théâtre de la Gaîté[2] et que reprend en 1898 Guérin Brabant : Quand les canards vont deux à deux C’est qu’ils ont à causer entr’eux ; Les passants n’y comprennent rien ; Mais eux, malins, ils s’entend’nt bien. Ils s’dis’nt comm’ça des jolis riens : Couin, couin, couin, couin, couin[1],[N 1].
 
Caricature par André Gill de Thérésa interprétant l'air des Canards tyroliens, prônant la liberté de réunion[1], qu'elle crée en 1869 au théâtre de la Gaîté[2] et que reprend en 1898 Guérin Brabant :

Quand les canards vont deux à deux
C’est qu’ils ont à causer entr’eux ;
Les passants n’y comprennent rien ;
Mais eux, malins, ils s’entend’nt bien.
Ils s’dis’nt comm’ça des jolis riens :
Couin, couin, couin, couin, couin[1],[N 1].

Le test du canard (en anglais duck test) est un type d'inférence qui, dans sa forme la plus fréquente, s'énonce ainsi : si ça ressemble à un canard, si ça nage comme un canard et si ça cancane comme un canard, c'est un canard. Ce raisonnement analogique implique qu'un sujet peut être catégorisé d'après certaines de ses caractéristiques apparentes. L'expression désignant cette inférence par association de traits est d'abord employée aux États-Unis durant la guerre froide, dans le contexte du maccarthysme, et censée faciliter l'identification de sympathisants communistes supposés. Sur le plan linguistique, cette analogie s'analyse comme une imbrication de métonymies et de métaphores sur le plan cognitif, comme un prototypage. Si l'inférence semble relever plutôt de la classification populaire que de l'ornithologie savante, le développement de l'éthologie et les réflexions contemporaines sur la notion d'espèce tendent à accréditer une approche à partir des traits communs, y compris comportementaux. Le test du canard pose cependant des problèmes épistémiques, notamment sur l'existence des espèces et la nature de l'inférence mise en jeu : s'agit-il d'une induction, d'une abduction, d'un sentiment épistémique ? Il est par ailleurs sujet à certains biais cognitifs.

Histoire de l'expression[modifier | modifier le code]

Bien que l'origine de l'expression soit obscure, le contexte de sa popularisation permet d'en clarifier le sens.

Origine[modifier | modifier le code]

Portrait d'homme peint
Portrait par John Singer Sargent de James Whitcomb Riley, surtout connu pour ses poèmes pour enfants et la célébration de sa région natale, l'Indiana[3].

L'origine de cet authentique proverbe américain[4] est souvent attribuée[5],[6] au poète américain James Whitcomb Riley (1849-1916) sous la forme suivante :

« Quand je vois un oiseau marcher comme un canard, nager comme un canard et cancaner comme un canard, j'appelle cet oiseau un canard[7]. »

La citation est toutefois absente de l'édition Bobbs-Merrill (en) en dix volumes de ses œuvres complètes[8] et pourrait être apocryphe.

Plusieurs auteurs font par ailleurs remonter — sans autre précision — le test aux exhibitions du canard de Vaucanson, au XVIIIe siècle[9],[10],[11],[12]. Il s'agirait en ce sens d'une sorte de test de Turing[13],[14],[15].

Essor aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Photographie en noir et blanc du visage d'un homme fumant, le regard pensif
Le test du canard a notamment été employé par Joseph McCarthy à l'encontre du journaliste Edward R. Murrow (en photo) qui dénonçait ses pratiques et qu'il considérait comme un anti-anti-communiste tout aussi dangereux qu'un communiste[16],[17].

L'expression de test du canard est attestée en 1946 — et décrite alors comme étant immédiatement devenue un cri de ralliement des forces anti-communistes — dans le contexte du maccarthysme et de la chasse aux sorcières (witch hunt). Le syndicaliste Emil Mazey aurait dit :

« Je ne peux pas prouver que vous êtes un communiste. Mais quand je vois un oiseau qui cancane comme un canard, qui marche comme un canard, qui a des plumes et des pieds palmés, et qui s'associe avec des canards, je vais certainement affirmer qu'il est un canard[18],[19],[20]. »

L'expression est reprise la même année par le militant anti-communiste Kenneth Goff dans une brochure intitulée Des Traîtres en chaire. Faisant référence aux propos d'Emil Mazey, il accuse quatre pasteurs, dont Harry Emerson Fosdick (en), de cancaner comme des communistes[21].

L'emploi de cette méthode d'identification d'animaux sauvages (wildlife identification)[22], selon l'expression du juriste et historien Daniel Farber (en), se développe lors de la mise en place, en 1947, du programme de loyauté des employés fédéraux américains, dans le cadre duquel un lien de sympathie avec une organisation qualifiée de communiste justifie le refus d'embauche ou la révocation d'un fonctionnaire américain[22]. Durant une audition sénatoriale, l'industriel Haagensen met en rapport le propos de Mazey avec deux autres tests : vous les reconnaîtrez à leurs fruits (Matthieu 7:20) et les oiseaux cherchent la compagnie de leurs semblables (Siracide 27:9.), ajoutant que l'application technique de ces tests implique l'examen des actes des personnes suspectées de sympathiser avec le parti communiste ou ses affidés[23].

En septembre 1948, le syndicaliste américain James B. Carey (en), utilise, devant une commission d'enquête, le test à défaut de preuve[24],[25]. Interrogé par un journaliste du New York Times sur le fait de savoir si les dirigeants d'un syndicat affilié à la CIO étaient ou non communistes, il donne lieu à la première formulation écrite du test[26], reprise également par le Time Magazine[27], en déclarant :

« Je ne crois pas que cela fasse une différence. Quelqu'un qui ouvre des portes pour le parti communiste est pire qu'un membre du parti communiste. Quand quelqu'un marche comme un canard, nage comme un canard et cancane comme un canard, c'est un canard[28],[29]. »

Photo d'homme assis à un bureau
Le président guatémaltèque Juan José Arévalo, après que Richard Cunningham Patterson Jr. (en) a dénoncé l'infiltration de son gouvernement par des canards communistes, obtient le rappel de l'ambassadeur américain à Washington pour raison médicale[30],[31], sans toutefois convaincre l'administration américaine que l'affirmation de Patterson est erronée[32].

L'analogie est popularisée aux États-Unis en 1950 par le diplomate américain Richard Cunningham Patterson Jr. (en) dans une série de conférences où il dénonce le danger communiste que représente selon lui la présence dans le gouvernement guatemaltèque de communistes infiltrés[33],[34] :

« Il est bien souvent impossible de prouver légalement qu'un individu est un communiste. Mais dans de tels cas, je recommande une méthode pratique, le test du canard […] Supposez que vous voyez un oiseau qui se promène dans une ferme. Il ne porte pas une étiquette qui dise canard. Mais l'oiseau a certainement l'air d'un canard. Et puis il va à la mare, et vous remarquez qu'il nage comme un canard. Il ouvre ensuite son bec et cancane comme un canard. Eh bien à ce moment là, vous êtes probablement arrivé à la conclusion que c'est un canard, qu'il porte une étiquette ou non[35],[31],[36]. »

Le recours à ce test, qui offre une large marge d'interprétation[37],[N 2], est alors répandu au sein du département d'État[39]. L'historien Richard Immerman (en) note que les experts du gouvernement américain utilisaient de manière répétée des inférences à la manière de McCarthy, plutôt que de rechercher des preuves sur le communisme guatémaltèque. Ils inféraient que toute politique s'opposant à celle des États-Unis, voire indépendante de celle-ci, était intrinsèquement pro-communiste. Dans certains cas, ils omettaient même certains détails pour renforcer la validité de leurs inférences[40]. Après le rappel de Patterson, le même test est ensuite appliqué par le nouvel ambassadeur américain, John Emil Peurifoy, au successeur d'Arévalo, Jacobo Árbenz Guzmán, préalablement au coup d'État contre ce dernier : lui aussi pens[e] comme un communiste et parl[e] comme un communiste[41],[32],[42].

La figure du canard devient très fréquente entre 1950 et 1953, à l'apogée du maccarthysme, dans le contexte de la peur rouge et de la chasse aux crypto-communistes[43],[44]. Les références au test du canard sont en particulier très nombreuses chez les enquêteurs de la commission d'enquête sénatoriale sur les activités anti-américaines[45]. Elle est notamment utilisée durant cette période par Harvey Matusow, un renégat communiste, qui déclare :

« Mon hypothèse de base ou ma prémisse était que si ça nage comme un canard, se dandine comme un canard et cancane comme un canard, c'est un canard. Ce qui est d'ailleurs la tactique de McCarthy. J'ai juste été un peu plus loin que ça[46],[47]. »

photo de deux hommes assis.
Bien que Walter Reuther (à droite à côté du président Harry Truman) se soit donné pour mission d'éradiquer le communisme de son syndicat, il est lui-même considéré par J. Edgar Hoover, le directeur du FBI, comme un communiste[48],[49],[50].

Walter Reuther, chef du syndicat CIO et anti-communiste notoire auquel la paternité du test est parfois attribuée[51], tient des propos similaires :

« Nous avons une maxime au syndicat : si un type a l'air d'un canard, cancane comme un canard et marche comme un canard, il est possible que ce soit un canard. C'est la même chose avec un communiste. Si un type fait tout ce que le parti fait, il est probable qu'il soit un membre du parti ou un compagnon de route[52],[53],[54]. »

Joseph McCarthy lui-même utilise le test[55],[56], qui l'attribue à un ami fermier[57]. Il l'emploie notamment à l'encontre du patron de presse William T. Evjue (en)[58], ce qui entraîne le commentaire suivant du Milwaukee Journal :

« M. Evjue a l'air d'un capitaliste, il marche comme un capitaliste et cancane d'une voix qui est entièrement la sienne propre, parfois comme un capitaliste, parfois comme l'oracle de Delphes et parfois comme le Chapelier fou, mais toujours amusante[59]. »

Le journaliste américain Joseph Wershba estime que l'utilisation du test du canard pour établir une culpabilité par association constituait la taxonomie habituelle de l'école mccarthienne de zoologie politique[56]. R. W. Scott McLeod (en), un proche collaborateur de McCarthy, donne ainsi à ses enquêteurs un mantra : l'emploi dans le gouvernement est un privilège, pas un droit, et si un suspect se dandine comme un canard, cancane comme un canard et s'associe avec des canards, il n'est pas nécessaire de prouver qu'il appartient à l'espèce pour se débarrasser de lui[60].

Les canards ainsi mis en cause sont non seulement des espions soviétiques stricto sensu ou des membres du parti communiste américain, mais aussi des compagnons de route ou des dupes qui sont mous sur le communisme[61],[62]. Le test conduit par exemple à considérer qu'un Blanc qui fait partie d'organisations comme la NAACP ou même qui socialise avec des Noirs est probablement un canard[63]. Ainsi conçu, il justifie donc la notion de culpabilité par association, comme l'exprime en 1952 le journaliste John O'Donnell (en) dans le New York Daily News :

« La doctrine de la culpabilité par association signifie que si vous vous promenez avec des canards, si vous avez l'air d'un canard, si vous cancanez comme un canard et nagez comme un canard, il y a une base raisonnable pour supposer que vous êtes un canard[64]. »

Reprise en Israël[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs et en gros plan du visage barbu d'un homme souriant.
Pour Ehud Barak, Yasser Arafat marche et cancane comme un terroriste[65].

Plus récemment, le test du canard a fait un retour remarqué dans l'argumentaire de politiciens israéliens s'exprimant en anglais :

  • en 2000, Avraham Burg déclare, à propos de la solution à deux États : Si ça marche comme un canard, si ça parle comme un canard et si ça sonne comme un canard, c'est un État palestinien[66],[67]. ;
  • en 2002, Ehud Barak déclare à propos de Yasser Arafat : Il se trouve que Yasser Arafat se comporte comme un terroriste, qu'il a l'air d'un terroriste, qu'il marche et cancane comme un terroriste, alors peut-être bien qu'il est un terroriste[65],[67]. ;
  • en 2012, Benyamin Netanyahou déclare à propos du programme nucléaire de l'Iran : Si ça ressemble à un canard, si ça marche comme un canard et cancane comme un canard qu'est-ce que c'est ? Eh oui ! C'est un canard — mais ce canard est un canard nucléaire. Et il est temps que le monde appelle un canard un canard[68],[69],[67],[70].

Dans un article publié en 2011, le politologue américain Bruce Jentleson (en) invite à la méfiance à l'égard du test du canard[71]. Il considère que ce dernier, en associant tout ce qui évoquait le radicalisme à la sphère d'influence soviétique, a constitué une composante importante des échecs de la politique étrangère américaine durant la guerre froide dans ce qu'il était convenu d'appeler le tiers monde et qu'il convient, pour les États-Unis, d'éviter de répéter les mêmes erreurs à l'égard du monde arabe et, pour ce faire, d'éviter les généralisations allègres, la pensée binaire et l'alarmisme, les analogies trompeuses, ainsi que l'incapacité concomittante à […] identifier les différences, inhérente au test du canard[71].

En tant qu'analogie[modifier | modifier le code]

Reproduction de planches
Comparaison entre le squelette de l'homme et celui de l'oiseau selon Pierre Belon (1555)[72], où l'argument d'analogie est renforcé par un isomorphisme visuel et par l'emploi des mêmes lettres pour désigner les os[73].

Plusieurs auteurs relèvent que le test du canard est une analogie[74],[75],[76], d'autres estimant qu'il s'agit d'une métaphore[77],[78],[79]. L'analogie est généralement définie comme l'importation d'un savoir vers un domaine cible, à partir d'un domaine source mieux connu, par l'établissement de correspondances entre les deux[80],[N 3]. Jacques Fontanille précise en outre qu'elle pose une similarité qui n'est donc pas un donné ou un présupposé[84].

Photo de film en noir et blanc avec des personnages adoptant des postures et mimiques du registre comique
Dans La Soupe au canard, pour défendre Chicolini (Chico Marx, debout à droite), dont le personnage évoque les stéréotypes liés à l'immigration[85], le plaidoyer[86] de Rufus T Firefly (Groucho Marx, debout au centre) retourne parodiquement le fonctionnement de l'analogie : Chicolini ici présent parle peut-être comme un idiot et ressemble peut-être à un idiot, mais que cela ne vous trompe pas, c'est vraiment un idiot[87].

C'est un procédé argumentatif, qualifié d'argument a pari (par la similitude) ou a comparatione (par la comparaison)[88],[N 4], visant à convaincre un auditoire de la véridicité d'une affirmation, en mettant cette dernière en relation avec une opinion ou une réalité réputée admise par cet auditoire : pour emporter la conviction que certains traits, le plus souvent des actions[91], ou comportements suffisent à caractériser un adversaire comme un communiste ou un terroriste, on établit une analogie avec le fait, réputé admis par l'auditoire, que certaines caractéristiques morphologiques ou comportementales permettent d'identifier un canard[92]. L'effet prosodique de l'argument[93] est au demeurant renforcé en anglais par l'emploi de verbes monosyllabiques assonant avec le mot anglais duck[N 5] : avoir l'air (look), marcher (walk), cancaner (quack), parler (talk). Il peut toutefois s'agir aussi, plus rarement, de caractéristiques physiques : les plumes, les pieds palmés, le bec ou les ailes[N 6].

Dans le dessin de gauche, Grandville représente un canard jouant de la clarinette qui fait un canard, c'est-à-dire une fausse note[104],[105]. Dans celui de droite, où Grandville illustre la prohibition des rassemblements de Canards et autres Animaux socialistes qui ont la manie de se réunir en groupes[106],[107], le canard renvoie au fouriérisme[N 7] et au sens du mot dans l'argot des bourgeoises, celui de mari fidèle et soumis[104].

La figure du canard et le choix des termes associés peut également répondre à un objectif rhétorique. Plusieurs études suggèrent que l'évocation d'un canard entre en résonance avec l'inconfort de la différence[118] et que la dissemblance suscite l'aversion[119],[120],[121]. Richard Wiseman affirme, au terme de recherches expérimentales sur les plaisanteries[122],[123], que le canard y est perçu par un anglophone comme le plus drôle des animaux[124],[125],[126]et que l'allitération en k a, pour un anglophone, un effet comique : nonobstant le comique d'incongruité de toute onomatopée[127], le rapprochement de duck et de quack serait ainsi pour ce dernier plus drôle que celui de bird (oiseau) et de cheep (cui), ce que Wiseman explique par l'hypothèse du feedback facial (en) sur la relation entre l'expression faciale et les affects[128],[129].

Outre l'aspect rhétorique, le test du canard s'analyse également sur le plan cognitif. Selon George Lakoff la métaphore, dont l'analogie est une explicitation, est, tout comme la métonymie une forme fondamentale incarnée de l'appréhension du monde[130], que Charles Fillmore appelle un cadre sémantique (en) et George Lakoff, un modèle cognitif idéalisé (en) : notre compréhension est conditionnée par les termes des métaphores sans même que nous nous en rendions compte[131]. La métaphore est en ce sens créatrice de réalité[132],[133], de similarités dans un domaine cible sous forme de projection (mapping) à partir d'un domaine source[134],[135].

Schéma
Articulation entre métonymies et métaphore dans le test du canard[136].

Le test du canard repose ainsi sur une combinaison de plusieurs projections :

  • Il y a d'abord deux métonymies conceptuelles. D'abord, une métonymie concernant la source de l'analogie, le canard, qui opère sur le plan du langage mais aussi sur le plan visuel, par une projection entre un domaine source, l'apparence, vers un domaine cible, la réalité : si cela ressemble à un canard, c'est un canard[137]. Un prédicat apparent, dont la vérité n'est pas établie (cela ressemble à un canard} est considéré comme une source de savoir (c'est un canard)[137],[138]. Dans cette métonymie, la source joue le rôle d'un prototype[139]. Ensuite, une seconde métonymie dans le domaine cible de l'analogie, entre, par exemple, le comportement d'un communiste supposé et le fait qu'il s'agit vraisemblablement d'un communiste. Dans cette seconde métonymie, la source a souvent le caractère d'un stéréotype[140]. Les deux métonymies ont des caractéristiques qui sont, selon George Lakoff, celles des métonymies conceptuelles : elles visent à comprendre un concept cible (respectivement l'identification du canard et du communiste) ; il existe une structure conceptuelle comprenant aussi bien l'identification du canard et du communiste que les traits caractéristiques observés, les essences du canard et du communiste, considérées comme un ensemble de traits propres et stables ; les traits observés, par exemple le dandinement ou le cancanement, en font partie ; ils sont plus faciles à appréhender, à mémoriser ou à reconnaître que les concepts cibles[141].
  • Ces deux métonymies sont articulées par une analogie, grâce à laquelle un savoir supposé connu dans le domaine source, l'identification d'un canard à partir de ses traits, est mis en rapport avec un problème à résoudre dans le domaine cible, l'identification d'un crypto-communiste, par projection de certains éléments du premier dans le second[142]. Cette pertinence supposée du modèle explicatif repose donc sur une similarité de structure entre les deux domaines, celui des canards et celui des communistes[143], une telle mise en relation explicite n'excluant pas des métaphores conceptuelles implicites comme celle de l'esprit en tant que corps[144],[145],[146]. Plusieurs auteurs relèvent que de telles analogies sont fréquentes dans le discours politique, qu'elles jouent un rôle important dans la manière d'appréhender les problèmes[80], en particulier quand il s'agit de légitimer un point de vue sur un sujet contesté[147].
  • L'analogie ci-dessus est enfin présentée comme un test, le terme étant employé à titre métaphorique, pour suggérer implicitement que l'analogie suit une démarche scientifique, par exemple hypothético-déductive. Il s'agit soit d'un effet rhétorique destiné à emporter la conviction de l'auditoire, comme dans le contexte du maccarthysme où ce n'était pas un test mais un dispositif rhétorique folklorique[148], soit d'un effet humoristique[149],[150], comme le raisonnement loufoque et fallacieux, du type cum hoc ergo propter hoc[151], que constitue l'ordalie de la sorcière présumée dans le film Monty Python : Sacré Graal !, consistant à vérifier si cette dernière pèse autant qu'un canard, au motif qu'une sorcière brûle, que le bois brûle également, qu'il flotte, qu'un canard flotte également et que donc logiquement si [une personne] a le poids d'un canard, elle est en bois et par conséquent une sorcière[152],[153],[154],[155].

En tant que prototypage[modifier | modifier le code]

Schéma
Test du canard selon une propriété définitoire (A). L'oiseau B répond au critère, mais pas l'oiseau C[156].

La catégorisation à partir de traits saillants[157], inhérente au test du canard[158], a suscité un grand intérêt sur le plan cognitif[159]. Plusieurs auteurs estiment que ce jugement de similarité doit être analysé selon la théorie du prototype[160],[161],[162].

Pour Aristote, la définition d'un animal est donnée par le genre et une différence spécifique dont la combinaison circonscrit l'espèce[163]. La démarche de la définition est analogique[164], il s'agit de rechercher des propriétés que des individus ont en commun pour caractériser des espèces, puis de répéter la même démarche pour trouver le genre commun ; par exemple l'os de la seiche, l'arête et l'os proprement dit […] possèdent des attributs qui leurs appartiennent comme si [ils] étaient d'une seule et même nature de cette sorte[165]. Dans la théorie classique, inspirée d'Aristote, une catégorisation comme celle du canard repose sur des propriétés substantielles, appelées parfois attributs critériaux définitoires[166] ou propriétés intrinsèques[167], que partagent tous leurs membres et qui sont indépendantes de la personne qui effectue la catégorisation[168]. Le canard peut ainsi être défini comme un palmipède de basse-cour[169] ou comme un animal qui fait coin-coin en français[N 8], quack-quack en anglais, bra-bra en islandais ou rap-rap en néerlandais[174],[175] et la capacité d'associer une représentation de l'animal à ces traits sémantiques peut être testée[176].

Série de photographies en noir et blanc de trois femmes, de profil et de face
Portrait composite par Francis Galton de l'air de famille de trois sœurs. Un tel portrait vise, selon Joseph Jastrow,étant donnée une série d'objets ayant en commun une caractéristique intéressante, à trouver un type unique qui puisse représenter l'ensemble du groupe[177],[N 9].

Cette approche a été remise en cause à partir de 1973 par Eleanor Rosch[186], dans le cadre de recherches sur le prototype dont le soubassement théorique avait été développé par Ludwig Wittgenstein avec la notion de ressemblance familiale[187],[188],[189], quand bien même Wittgenstein lui-même ne fait aucune référence au prototype[190],[N 10]. Pour Wittgenstein, la croyance en une essence commune procède d'une soif de généralité et de confusions, en particulier la tendance à chercher quelque chose de commun à toutes les entités que nous subsumons communément sous un terme général[178]. Cherchant à caractériser ce qu'ont en commun les jeux, il conclut qu'il ne peut mieux caractériser ces ressemblances que par l’expression d’air de famille ; car c’est de cette façon là que les différentes ressemblances existant entre les membres d’une même famille (taille, traits du visage, couleur des yeux, démarche, tempérament, etc.) se chevauchent et s’entrecroisent[194]. Il utilise l'image du fil pour illustrer l'idée : la solidité du fil ne tient pas à ce qu’une certaine fibre court sur toute sa longueur, mais à ce que de nombreuses fibres se chevauchent[194]. L'enchevêtrement des brins, qui s'oppose à l'unicité du fil rouge[N 11], permet de penser une ressemblance constitutive qui n'est pas une identité substantielle[180],[196]. Empruntant à la zoologie l'expression de classe polythétique, Rodney Needham a importé la notion dans le domaine des sciences humaines[197]. Selon Dan Sperber, le terme polythétique ainsi employé se définit par un ensemble de traits : pour que le terme s'applique à une chose, il suffit que cette chose possède un sous-ensemble assez large de ces traits ; il n'est pas nécessaire, en revanche, qu'elle les possède tous, ni qu'elle en possède un en particulier[198].

Schéma
Eleanor Rosch prouve expérimentalement que le rouge-gorge est un meilleur prototype de la catégorie des oiseaux que le canard[199].,[N 12].

À partir des années 1970, Eleanor Rosch introduit une révolution[201] en faisant reposer la catégorisation sur la base du degré de similarité avec le meilleur exemplaire ou représentant de la catégorie appelé prototype[202]. Elle s'appuie sur la notion d'air de famille[N 13] pour analyser ce qu'elle appelle les catégories sémantiques, qu'elle distingue des catégories dites naturelles, telles celles relatives aux formes et aux couleurs, qui pourraient s'expliquer au seul plan neurophysiologique[199]. Sur le plan sémantique, Rosch fonde la pertinence de la catégorisation sur son utilité : catégoriser un oiseau comme un canard permet de faire des inférences à son sujet, d'en connaître autant d'attributs que possible[204],[N 14]. Une catégorie se forme à partir d’attributs inter-prédictibles et la typicalité d’un item se mesure au nombre d’attributs qu’il partage avec le reste de la catégorie[190]. L'attribut est considéré comme un indice (cue) qui permet d'inférer une propriété de l'objet ou sa catégorie[190]. Cette évaluation de ce que Rosch appelle la validité d'indice (cue validity), plus ou moins élevée selon que l’appartenance à la catégorie est plus ou moins assurée lorsque l’indice est présent[190] : le principe des relations de ressemblance familiale peut être reformulé en termes de validité d'indice puisque les attributs les plus distribués parmi les membres de la catégorie et les moins distribués parmi les membres de catégories contrastives sont, par définition, les indices les plus valables de l'appartenance à la catégorie en question[203].

En tant qu'identification[modifier | modifier le code]

Comme le note Alain Séguy-Duclot, dire qu'un animal ressemble à un canard et identifier un animal comme un canard sont deux affirmations très différentes : pour tout un chacun, canard est un type qu'on peut se représenter, mais pour un spécialiste, qu'il s'agisse d'un chasseur ou d'un savant, qui se représente plusieurs espèces très différentes de canard, canard est un concept, il ne peut dessiner qu’une espèce particulière et seule l’espèce est un type[206]. L'identification d'un canard s'opère en outre de manière différente dans l'ornithologie populaire et dans l'ornithologie savante.

Perspective ethnobiologique[modifier | modifier le code]

Pélican australien nageant
Un pélican à lunettes, parvenu en 1979 dans l'île de Halmahera où il était précédemment inconnu, y est d'abord identifié comme un canard (o bebe), américain (o bebe-amerika) ou allemand (o bebe-jerman), avant qu'un consensus ne s'établisse pour le réputer australien (o bebe-australia)[207],[N 15].

Les travaux de Brent Berlin (en) suggèrent que la typologie des espèces est relativement constante parmi les différentes cultures du monde[209] et qu'il ne s'agit donc pas de constructions intellectuelles variant d'une culture à l'autre[210],[211], quand bien même leur portée fait débat[212]. Ils apporteraient ainsi une forme de validation universelle au test du canard[213], en convergeant avec les thèses de Rosch : en matière de taxinomie populaire (parfois appelée parataxonomie), dont la taxinomie savante serait issue[214],[N 16], la catégorie psychologique de base n'est pas aussi générale que le rang d'ordre mais plutôt proche de la famille, désignée par un lexème simple (par exemple canard)[217],[218], qui combine les avantages d'être simple et facile à mémoriser, d'avoir une validité d'indice élevée[219] et d'être perçue globalement comme une forme (Gestalt) sans analyse de traits distinctifs[220].

Ces thèses font l'objet d'une confirmation expérimentale en matière de discrimination et d'identification d'oiseaux[221]: des collégiens américains et des chasseurs jivaros[222],[223] sont pour la plus grande part d'accord entre eux sur les critères de ressemblance entre différentes espèces d'oiseaux et leurs critères sont proches des critères morphologiques mis en œuvre par l'ornithologie scientifique et leur prise en compte ne dépend ni d'une formation à la taxinomie, ni d'une familiarité avec ces oiseaux, ni de la possession d'un vocabulaire approprié[223],[224],[225].

Si les animaux sont bien perçus universellement comme des espèces naturelles, leur catégorisation s'inscrit toutefois dans un système culturel qui ne recouvre pas nécessairement celui de la zoologie scientifique. Cet aspect est notamment souligné par Ralph Bulmer (en), pour lequel le fait que les classifications populaires distinguent des espèces naturelles entretenant des relations logiques avec les espèces scientifiques ne signifie pas nécessairement qu'il y ait des relations directes et a fortiori de correspondance exacte entre les premières et les secondes[226],[227]. Différentes cultures ne catégorisent par exemple pas les canards sauvages et ceux domestiques de la même manière, les seconds n'étant pas appréhendés comme oiseaux[228],[229],[227].

Photo d'Inuit dans son kayak.
Les Inuits ont un nom vernaculaire pour la plupart des espèces connues d'anatidés, bien qu'ils n'en chassent qu'une petite partie[230]. Photo d'Edward Sheriff Curtis.

Les enquêtes ethnobiologiques sur les processus d'identification s'inscrivent dans le cadre de débats sur la prééminence du désir de comprendre le milieu ou de l'utiliser[231]. L'ethnozoologue américain Laurence Irving, spécialiste des Iñupiat d'Alaska, observe que leur vocabulaire ornithologique varie selon les espèces : ils ont un nom vernaculaire pour 95 à 100 % des espèces connues d'anatidés, mais leur vocabulaire pour décrire les picidés est rudimentaire[230]. Il s'interroge sur la richesse de leurs noms pour les canards, eu égard au fait que seules quelques espèces en sont chassées, et conjecture que, puisqu'il ne s'agit pas d'une nécessité pratique et que les signes de reconnaissance de ces oiseaux sont entremêlés d'appréciations subjectives sur leur forme, leur couleur et leurs actions, la culture méticuleuse du savoir que représente la dénomination exhaustive de cette avifaune répond à un désir humain d'activité intellectuelle[232]. Un autre anthropologue, Igor Krupnik, observe que les Yupiks ont jusqu'à trois synonymes pour une certaine espèce de canard, mais que les locuteurs autochtones ne sont plus capables d'en expliquer les nuances[233].

Schéma
Processus d'identification des goélands selon Hunn[234]. Les losanges indiquent des évaluations et les rectangles, leurs résultats.

D'autres enquêtes s'attachent plutôt à mesurer l'effet de l'expertise sur l'identification. James Boster et Jeffrey Johnson, au terme d'une comparaison des processus d'identification de poissons chez des pêcheurs novices et experts aux États-Unis, estiment que les novices fondent leurs jugements de similarité sur des critères principalement formels, tandis que les experts prennent en considération des critères fonctionnels et utilitaires, et que les jugements des novices sont plus proches de la taxinomie scientifique[231].

En revanche, une étude relative aux oiseaux et comparant les évaluations de similarité portées par des étudiants urbains, des ornithologues amateurs américains et des Indiens guatémaltèques fait ressortir des différences : si les inférences des trois groupes sont globalement conformes à la classification scientifique, celles des étudiants, fondées sur des critères morphologiques, en sont les plus éloignées, ce qui laisse à supposer que l'universalité supposée des schémas catégoriels doit être pondérée par une part de connaissance du sujet ; celles des Indiens, influencées par des considérations causales ou écologiques, sont plus éloignées de la taxonomie scientifique que celle des amateurs américains, dont les critères ne sont pas bien expliqués par les théories de Rosch[235]. De son côté, Eugene Hunn, étudiant l'observation de goélands par des ornithologues amateurs américains, conclut qu'ils les appréhendent dans une globalité fusionnante par le truchement d'une coordination complexe de jugements sur la taille, la forme et le mode de vol de l'oiseau[234].

Perspective ornithologique[modifier | modifier le code]

Manuscrit avec schéma
Premier schéma de Charles Darwin d'un arbre phylogénétique (1837). Selon l'ornithologue Ernst Mayr, le présupposé essentialiste de stabilité des espèces a été définitivement discrédité[236] par le darwinisme : les organismes vivants sont composés de traits uniques et ne peuvent être décrits collectivement qu'en termes statistiques[237].

Le test du canard, entendu comme identification de l'espèce d'un individu[238], soulève la question de la définition de la notion d'espèce et corrélativement celle de la pertinence d'une approche essentialiste de cette dernière[239]. Une telle approche consiste à considérer que tous les membres d'une espèce ont une essence commune, que cette essence est un ensemble de propriétés que doivent avoir tous les membres de l'espèce et qu'elle est la cause de ces propriétés[240]. Selon Elliott Sober (en), un tel essentialisme n'est plus envisageable aujourd'hui, parce que la manière dont il était conçu par les biologistes classiques est radicalement discréditée[236].

Dans le système de Linné, un taxon de rang supérieur est défini par des caractères généraux communs que possèdent les taxons de rang inférieur[241]. Depuis que le darwinisme a imposé la redéfinition du taxon comme une classe d'individus ayant un ancêtre commun et non plus des caractéristiques communes, les zoologistes en viennent à le circonscrire à partir d'un ensemble de caractères communs, dans le cadre d'une approche dite polythétique : aucun caractère particulier n'est plus considéré ni comme nécessaire, ni comme suffisant pour confirmer l'appartenance à une espèce[241],[242].

Une approche plus récente, défendue notamment par Richard Boyd[243],[244], consiste à considérer que les membres d'une même espèce peuvent présenter des grappes homéostatiques de propriétés, des caractéristiques typiques qui ne sont pas nécessairement des conditions d'appartenance au groupe[245], mais qui renvoient à

« des familles[N 17] de propriétés telles que (1) celles-ci tendent à être (imparfaitement) co-occurentes dans la nature ; (2) leur cooccurrence est expliquée par des mécanismes (importants du point de vue inductif et explicatif) qui établissent une sorte d’homéostasie (imparfaite) entre elles ; et (3) l’unité homéostatique qu’elles démontrent (imparfaitement) est un facteur important du point de vue causal et explicatif des systèmes complexes étudiés[247]. »

Christy Mag Uidhir[248] et P. D. Magnus voient dans le test du canard une illustration de cette théorie : les membres de l'espèce Anas platyrhynchos

« ressemblent à des canards, marchent comme des canards et cancanent comme des canards […] Nous pouvons étendre la liste pour inclure des propriétés structurelles et biochimiques plus précises, mais […] quel que soit l'approfondissement que nous donnions à notre liste nous ne pourrions pas arriver à une liste de propriétés occurrentes qui soit telle que leur possession soit nécessaire et suffisante pour définir le fait d'être un canard. Un colvert à une seule patte ne peut pas marcher et un colvert muet ne peut pas cancaner, mais tous deux sont bien des canards colverts. Ces propriétés ne sont pas essentielles à l'espèce mais forment une grappe[249]. »

Bien que le modèle des grappes homéostatiques de propriétés pose qu'il existe des traits distinctifs qui sont tels que leur présence permet d'induire qu'un individu donné est un canard, il ne donne aucun éclaircissement sur la nature de ces propriétés et, quand les philosophes Uidhir et Magnus évoquent l'aphorisme du test du canard, ils ne prétendent pas qu'il s'agit bien de propriétés permettant effectivement de distinguer un canard[249].

Plusieurs lignes noires d'abord droites et parallèles puis brisées et divergentes sur fond blanc
Arbre des caractères communs aux différents anatidés d'après Konrad Lorenz (1941)[250],[N 18].

Dans une étude publiée en 1941[250] et inspirée par les travaux d'Oskar Heinroth[253], l'ornithologue Konrad Lorenz, qui considère que certains caractères du comportement sont innés et ne sont que libérés par des stimuli environnementaux[254],[N 19], s'applique à démontrer que le concept d'homologie phylogénétique[N 20] est applicable aux caractères innés du comportement des canards[256],[257], ce qu'il estime être de la plus haute signification pour la psychologie comparative[250]. Il utilise 33 caractères de comportement et 15 traits morphologiques pour établir des degrés de proximité taxonomique entre différentes espèces d'anatidés (voir diagramme ci-contre)[258],[73].

Schéma
Un exemple de fausse homologie, la comparaison entre l'œil d'un vertébré (à gauche) et celui d'un céphalopode (à droite). Konrad Lorenz souligne qu'il s'agit plutôt d'un cas de convergence évolutive de l'adaptation[259].

Postérieurement à la publication de cette étude, Konrad Lorenz s'est, à plusieurs reprises, attaché à faire valoir que les homologies de comportement qu'il avait mises au jour entre les différentes espèces de canard n'étaient pas des homoplasies, des similarités non dues à un ancêtre commun. Il invoque pour ce faire les critères d'homologie formulés en 1952 par Adolf Remane[260], dont les trois principaux sont :

  • le critère positionnel, c'est-à-dire le fait d'occuper une position similaire dans des systèmes comparables ;
  • le critère structurel, c'est-à-dire le fait d'avoir une qualité spéciale, distinctive et complexe ;
  • le critère transitionnel, c'est-à-dire le fait que l'on puisse établir une transition d'une forme à l'autre[261],[262].

Lorenz propose une approche statistique du second critère de Remane, en considérant qu'il est raisonnable d'admettre que, lorsque deux formes de vie partagent un grand nombre de caractéristiques et ne diffèrent que par un nombre beaucoup plus faible de celles-ci, elles sont homologues pour la majorité de leurs caractéristiques[259]. Il précise dans son discours de réception du prix Nobel que l’improbabilité d'une similarité de pure coïncidence est proportionnelle au nombre de traits indépendants de similarité. Pour n traits indépendants, elle est égale à 2n-1[263].

Sans remettre en question le fait que l'existence d'homologies puisse contribuer à une étude comparative des comportements, Willi Hennig se demande si l'inverse est vrai et si la seconde peut permettre de mettre au jour la première, eu égard à ce qu'il estime être une impossibilité d'établir, sur le seul fondement du comportement, une distinction entre caractère plésiomorphique ou ancestral et caractère apomorphique ou dérivé[264],[265].

Plusieurs auteurs soulignent en outre que le raisonnement de Lorenz est entaché de circularité : pour établir que deux ensembles de comportements sont homologues, il faut avoir préalablement identifié une similarité, c'est-à-dire porté un jugement préalable sur l'homologie[73],[266].

En tant qu'induction[modifier | modifier le code]

Figuration du système solaire
Kepler fait de l'analogie un des fondements du plausible[267] dans sa recherche des lois gouvernant le mouvement des planètes autour du soleil.

Sur le plan logique, le test du canard est souvent considéré comme un argument par analogie (en)[268], reposant sur une similarité de relation entre les parties et le tout, au sens où Aristote donne pour exemple d'identité par simple analogie celle entre ce qu'est la plume dans l'oiseau et ce qu'est l'écaille dans le poisson[269],[164]. La forme d'un argument par analogie est la suivante : les objets O1, O2, O3… On ont les propriétés P2, P3, P4… Pk en commun ; les objets O2, O3… On ont la propriété P1 en commun ; il est donc probable que l'objet O1 a la propriété P1[270],[271]. La valeur d'un argument par analogie est d'autant plus grande que

  • le nombre d'objets réputés analogues (c'est-à-dire l'ensemble O2, O3… On) est grand ;
  • le nombre d'aspects sous lesquels ces objets sont analogues (c'est-à-dire l'ensemble P2, P3, P4… Pk) est grand ;
  • le nombre de dissemblances entre O1, d'un côté, et l'ensemble O2, O3… On, de l'autre, est petit ;
  • la diversité entre les objets O2, O3… On, connus pour avoir en commun la propriété P1, est grande ;
  • la conclusion tirée des prémisses est faible par rapport à celles-ci ;
  • la possession des propriétés P2, P3, P4… Pk est pertinente par rapport à celle de la propriété P1[270].

Bien que la plupart des arguments d'analogie soit souvent considérés sur le plan logique comme superflus du point de vue d'une explication scientifique systématique et n'entrant pas dans le cadre d'une théorie de la confirmation[270], l'argument par analogie du canard est assimilé par certains auteurs à une forme brouillée[272] de raisonnement par induction[273],[274], voire un exemple-type de ce dernier[275],[276],[277] ou une plaisanterie pour en faire comprendre le fonctionnement[150]. Aussi grossier qu'il soit, ce test ouvrirait la voie à une approche systématique par catégorisation[278]. De ce point de vue, le test du canard soulève un problème de confirmation inhérent à l'induction.

Paradoxe de « l'ornithologie en chambre »[modifier | modifier le code]

Aix sponsa male.jpg
 
Un canard branchu, ne cancanant pas, falsifie l'implication logique « canard ⇒ cancanement »[279],[N 21].

Le logicien Carl Gustav Hempel a soulevé en 1945[282] certains problèmes inhérents à l'induction et qui s'appliquent donc au test du canard si on le considère comme tel. Il établit tout d'abord les limites de la généralisation inhérente à la démarche cognitive[283] : alors que la proposition tous les canards cancanent peut être falsifiée mais non vérifiée, la proposition il existe des canards qui cancanent peut être vérifiée, mais non falsifiée[284],[285],[N 22]. Il expose le paradoxe de la confirmation : d'un côté, l'affirmation tous les canards cancanent est, selon le critère de Nicod[286], confirmée par l'observation d'un canard qui cancane et infirmée par l'observation d'un canard qui ne cancane pas, tandis que l'observation d'un chat qui miaule ne permet ni de la confirmer, ni de l'infirmer ; mais d'un autre côté, les deux propositions tous les canards cancanent et tous les non canards ne cancanent pas étant confirmées ou infirmées dans les mêmes cas, l'observation d'un chat miaulant, confirmant que les non canards ne cancanent pas, confirme par conséquent également que les canards cancanent[282],[283],[N 23]. Ce paradoxe est également appelé celui de l'ornithologie en chambre, puisqu'il n'est plus besoin de sortir de chez soi pour vérifier si les canards cancanent, glougloutent ou même s'ils existent[287],[288],[289]. Il a suscité de nombreuses contributions[283],[290],[291].

Comme le relève Helen Beebee (en), une solution de ce paradoxe de confirmation consiste à mettre en jeu une notion d'espèce naturelle (natural kind) : si quelque chose marche comme un canard, nage comme un canard et cancane comme un canard, nous avons de bonnes raisons de croire que c'est un canard, puisque c'est son être-canard qui explique pourquoi il se comporte comme un canard. Si l'on admet que canard est une […] espèce naturelle, et qu'il a par conséquent une essence E, cela explique […] pourquoi le canard marche, nage et cancane comme il le fait, en expliquant et donc en prédisant aussi une série d'autres caractères[292]. Beebee ajoute que le canard n'est toutefois pas un bon exemple d'espèce naturelle[N 24], parce que les espèces biologiques ne sont pas des espèces naturelles et que, même si elles le sont, la nature de leur essence est controversée[292]. Il s'agit, avec cette notion d'espèces naturelles, de désigner ce que Willard Van Orman Quine appelle un standard inné de similarité ou un espacement qualitatif inné de stimulation, qui est une notion étrangère aux mathématiques et à la logique[295]. Beebee ajoute : on explique simplement pourquoi cette entité qui est comme un canard manifeste des traits comme ceux d'un canard et non pourquoi il en va de même de toutes les entités précédemment observées. Corrélativement, le but […] est de faire une inférence sur le comportement futur de cette entité et non sur celui de toutes les entités qui sont comme un canard en général[292].

Schéma d'automate
Selon Nicholas Rescher un canard automate pourrait falsifier le test du canard[296].

Cet aspect pragmatique est souligné par Nicholas Rescher : cela ressemble à un canard, cela cancane comme un canard, cela se dandine comme un canard, donc c'est un canard n'est clairement pas un raisonnement déductif valable[296], ne serait-ce que parce que des canards mécaniques peuvent en faire autant, quand bien même il répond à la maxime : soyez prêts à considérer ce que vous pouvez faire de mieux comme suffisant[297]. Ce n'est pas non plus un enthymème[N 25] valable, car quelque prémisse que ce soit que l'on voudrait ajouter pour refermer l'écart déductif […] ne serait simplement pas vraie[296]. Le raisonnement n'est tenable que du point de vue d'une stratégie pratique : traiter comme un canard tout ce qui se comporte (suffisamment) comme un canard aussi longtemps qu'aucune contre-indication ne vient au jour[296]. C'est donc une pratique plutôt qu'une affirmation factuelle[296], nous savons que l'affirmation est fausse, mais dans des circonstances ordinaires, nous nous sentons en mesure d'effectuer ce saut inférentiel, non parce qu'en faisant ainsi nous ne pouvons pas nous tromper, mais parce qu'en général nous avons ainsi raison[296].

Théorème du vilain petit canard[modifier | modifier le code]

Gravure de canards
Le Vilain Petit Canard, un faux positif célèbre, représenté par Theo van Hoytema.

L'apprentissage de l'identification d'un canard est donnée par Thomas Kuhn comme modèle de la démarche scientifique, l'enfant procédant par perception de similarités[302],[303]. Le problème logique inhérent à une inférence inductive, telle que serait censé l'être celle que constitue le test du canard, a toutefois été examiné par Satosi Watanabe (en)[304]. Il met en doute la croyance en la classification[305], la possibilité de classifier d’une façon unique un ensemble d’objets dont les propriétés nous sont connues et par conséquent la croyance naïve que deux cygnes partageraient plus de prédicats qu'un canard et un cygne[306].

Son théorème du vilain petit canard (en) démontre :

  • qu'il est impossible de parler de la similarité et de la dissimilarité des objets tant que l’on essaye de définir ces notions sur la base des nombres de tous les prédicats possibles auxquels les objets satisfont ou ne satisfont pas[307] ;
  • qu'il est toujours possible de choisir un ensemble de caractéristiques en vertu desquelles des objets quelconques apparaîtront semblables[308] ;
  • que d'un point de vue formel il n'existe pas […] de classe d'objets semblables, si tous les prédicats […] ont la même importance. Corrélativement, si l'on tient compte de l'existence empirique de classes d'objets similaires[N 26], cela signifie que nous attachons une importance non uniforme à divers prédicats et que ce poids relatif a une origine non logique[308] ;
  • que toute paire d'objets est tout aussi semblable ou dissemblable que toute autre paire, dans la mesure où le nombre de prédicats communs est considéré comme la mesure de la similarité[309] ;
  • et par conséquent — ce qui justifie la référence au conte d'Andersen[308] — que le nombre de prédicats partagés par un canard et un cygne est égal au nombre de prédicats partagés par deux cygnes[310].
Miniature aztèque représentant des conquistadors
Les Aztèques interprétèrent les chevaux des conquistadors comme des cerfs, en s'orientant sur un système de connaissances antérieures et en cherchant à le faire coïncider avec ce qu'ils voyaient[311].

Cette démonstration est élargie par Nelson Goodman[312]. Selon ce dernier :

  • Toute chose est d'une certaine manière comme une autre chose, une métaphore peut expliquer une similarité, mais le contraire n'est pas vrai[313] ;
  • la similarité ne justifie pas notre pratique de la prédiction et plus généralement de l'induction, c'est plutôt les secondes qui établissent des canons de la première[314] ;
  • dans un ensemble d'individus, tout couple de deux ou trois [d'entre eux] peuvent être semblables (c'est-à-dire avoir une qualité en commun) sans pour autant qu'ils aient tous une qualité en commun[315] ;
  • la similarité ne peut pas être considérée comme équivalente à la possession de caractéristiques communes ni mesurée par celle-ci, deux choses quelconques ayant exactement autant de propriétés en commun que n'importe quelle autre paire et, à supposer que l'on ne s'attache qu'à l'importance des propriétés partagées, il faut considérer que ce critère est contextuel et peut capable de justifier des distinctions fixes[316].

En tant qu'abduction[modifier | modifier le code]

Sur le plan sémiologique, l'association de traits caractéristique du test du canard est souvent considérée comme une forme d'abduction[317],[318],[319],[320],[321]. Il est en outre associé à deux formes de raisonnement abductifs, celui du détective[35],[36],[322],[323],[N 27] et celui du médecin[327],[328],[329],[N 28].

En tant que test[modifier | modifier le code]

Miniature avec licorne
Enluminure du Devisement du monde (c. 1300). Le raisonnement qui conduit Marco Polo à identifier le rhinocéros de Sumatra à une licorne[331] est donné par Umberto Eco comme exemple d'abduction par analogie[332],[333],[N 29].

Selon Charles Sanders Peirce, qui a développé la théorie de l'inférence abductive, cette dernière exprime une préférence pour une hypothèse parmi plusieurs autres expliquant les mêmes faits, qui ne se fonde pas sur une connaissance préalable relative à la vérité de cette hypothèse[335]. La forme de cette inférence est la suivante :

« Le fait surprenant C est observé ; si A était vrai, C en serait une conséquence ; il y a donc lieu de suspecter que C soit vrai. Toutefois, A ne peut pas être inféré par abduction ou, si l'on préfère cette formulation, ne peut pas être conjecturé par abduction tant que son contenu entier n'est pas entièrement présent dans la prémisse, si A était vrai, C en serait une conséquence[336]. »

Gravure représentant un marsupial possédant à la fois certaines caractéristiques des oiseaux et des mammifères
Une des premières illustrations d'ornithorynque par Johann Friedrich Blumenbach (1800). Appliquant le test du canard[337], les naturalistes de l'époque furent d'abord convaincus qu'il s'agissait d'une préparation truquée[338].

Comme l'observe Harry Frankfurt, l'abduction n'est donc pas, chez Peirce, un moyen de supposer qu'une hypothèse est vraie, mais d'établir qu'elle n'est qu'une vérité supposée, une simple hypothèse en somme, ce qui est une affaire bien plus tiède[339]. Daniel McKaughan ajoute que, pour Peirce, l'abduction n'a pas pour objet de tester ou de valider une hypothèse, mais qu'elle est au contraire entièrement déconnectée de l'évaluation de cette hypothèse et cite à ce sujet deux propos de Peirce : l'abduction ne nous engage à rien[340], elle n'est que préparatoire[341],[342]. Selon Peirce, la préférence pour une hypothèse que comporte l'inférence abductive ne repose sur aucune preuve qui en établirait la vérité ni sur aucune vérification (testing) de cette hypothèse[343],[342]. Peirce note par ailleurs que de par sa nature même l'abduction conduit à une hypothèse qui, même si elle n'a encore été soumise à aucun test[344] est plausible, c'est-à-dire, précise Tomis Kapitan, explicative et de nature à justifier plus ample examen (donc testable bien que non-testée)[345],[346]. En ce sens, le test du canard ne peut être en même temps une abduction et un test, au sens confirmatoire du terme : il exige une étape inductive ultérieure à celle de la production de l'hypothèse[342]. Douglas Adams résume sur le mode euphémistique ce statut non probant :

« Si cela ressemble à un canard et cancane comme un canard, nous devons au moins envisager la possibilité que nous ayons affaire à un petit oiseau aquatique de la famille des anatidés[347]. »

Paradigme indiciaire[modifier | modifier le code]

Représentation d'oreilles
Après Carlo Ginzburg[348], Italo Calvino rapproche ces tables où Giovanni Morelli faisait le catalogue des détails qui permettent de reconnaître le style des grands peintres [… comme ci-dessus] celles d’Alphonse Bertillon, l’anthropologue criminaliste […, et] deux oreilles seulement, coupées et envoyées par paquet postal, […] dont seul Sherlock Holmes sait résoudre le mystère[349],[350] dans La Boîte en carton[N 30].

Le fait que l'analogie du canard ne puisse à elle seule constituer un test ne la vide pas de toute validité. Alexander Gungov fait observer qu'elle relève au contraire d'une validité d'un type différent de la validité scientifique, au sens du modèle déductif-nomologique, ce que l'historien Carlo Ginzburg appelle le paradigme indiciaire[319],[348].

Ginzburg relève une analogie entre la méthode de Giovanni Morelli — un expert italien qui attribuait les tableaux des maîtres anciens en se concentrant sur les détails mineurs, tels que les oreilles, les moins représentatifs du style de l'école, en estimant que la personnalité s'exprime le mieux là où l'effort est moindre —, la méthode de Sherlock Holmes et celle de Sigmund Freud[348].

Il explique cette analogie par une formation médicale commune à la symptomatologie, mais aussi par le développement d'un modèle sémiotique conjectural fondé sur l'interprétation des signes, dont il repère le développement à la fin du XIXe siècle et dont témoigne le développement du roman policier. Tout en inscrivant ce modèle dans un paradigme symptomatique ou divinatoire plus large ou plus ancien, derrière lequel se cacherait le geste le plus ancien peut-être de l'histoire intellectuelle de l'espèce humaine [,] celui du chasseur accroupi dans la boue examinant les traces du gibier, il rapproche les trois méthodes ci-dessus du développement de méthodes d'identification, telles celles de Galton et de Bertillon, et du développement de l'approche aphoristique par opposition à celle systématique, puis soulève la question de savoir si la rigueur quantitative et anti-anthropocentrique des sciences de la nature est compatible avec le modèle conjectural[348].

En tant que « rasoir »[modifier | modifier le code]

Photo d'une abbaye
Le nom du héros du Nom de la rose, Guillaume de Baskerville, est un clin d’œil d'Umberto Eco à Guillaume d'Ockham et Sherlock Holmes[353].

Le test du canard est considéré par plusieurs auteurs comme un « rasoir », une règle de raisonnement permettant d'éliminer (de « raser ») des explications improbables, et présenté comme une variante du rasoir d'Ockham[354],[355],[356]. Dans sa formulation habituelle, généralement comprise comme faisant référence à la querelle des universaux[N 31], le rasoir d'Ockham vise des entités (en latin : entia), qui ne doivent pas être multipliées au-delà de ce qui est nécessaire, ce qui est un principe de parcimonie ontologique et non méthodologique[358],[359],[360]. William Thorburn a toutefois établi que cette formulation est postérieure à Guillaume d'Ockham[361]. On trouve chez ce dernier plusieurs formulations, dont les deux suivantes :

  • C'est en vain que l'on ferait avec un plus grand nombre de facteurs ce qui peut se faire avec moins ;
  • Il ne faut pas poser de pluralité sans nécessité[362].
Affichette en anglais
Sa montre volée sur un bateau en 1879, Peirce suspecte par simple détection de symptôme un serveur de couleur, qui proteste de son innocence. Une enquête systématique menée par l'agence Pinkerton auprès des prêteurs sur gage de New York permet d'aboutir à l'arrestation du serveur initialement suspecté par Peirce[323].

Selon Magali Roques, il n'y est pas question de mettre en rapport des faits avec une théorie, au sens du modèle déductif-nomologique de Hempel, mais de mettre en rapport deux faits, selon un principe d'économie méthodologique qu'elle rapproche de la théorie de Peirce sur l'abduction[362].

L'objet de l'abduction, pour Peirce, est la production d'hypothèses[363],[364], qu'il rapproche de l'action de deviner[365],[366]. Pour qu'une hypothèse construite par abduction soit admissible, il faut qu'elle puisse être vérifiée expérimentalement. Un grand nombre d'hypothèses pouvant expliquer les mêmes faits, le choix entre elles est purement une question d'économie[367],[368], que Peirce appréhende selon plusieurs aspects :

  • le coût de vérification, en termes d'argent, de temps, d'énergie et de pensée ;
  • la valeur intrinsèque de l'hypothèse, la préférence étant donnée à l'hypothèse la plus simple au sens ontologique du rasoir d'Ockham, c'est-à-dire à l'hypothèse faisant intervenir le moins d'éléments possible, à celle constituée d'un petit nombre de conceptions qui soient naturelles à notre esprit[369], celles qui sont les plus instinctives ou familières[370], non parce qu'elles sont présumées plus vraies mais parce qu'elles sont plus faciles à vérifier ;
  • la vraisemblance de l'hypothèse, le fait qu'elle se conforme à des idées préconçues, eu égard au fait qu'elle est censée reposer sur une vérification, mais qui peut se révéler trompeuse ;
  • le rendement escompté, la préférence étant donnée à l'hypothèse qui explique le plus de faits[371].

Inférence à la meilleure explication[modifier | modifier le code]

Schéma
Articulation de la déduction, de l'induction et de l'abduction d'après Gerhard Minnameier[372].

La notion d'inférence à la meilleure explication est souvent présentée comme un développement de la théorie de Peirce sur l'abduction[362], introduit en 1965 par le philosophe américain Gilbert Harman (en), qui la définit comme l'inférence, à partir du fait qu'une certaine hypothèse pourrait expliquer des données, que cette hypothèse est vraie[373]. Toutefois, en même temps qu'il définit la notion, Harman en souligne le caractère problématique :

« Il est à présumer qu'un tel jugement est fondé sur des considérations telles que la plus grande simplicité de l'hypothèse envisagée, le fait qu'elle soit plus simple, plus plausible, qu'elle explique plus de choses ou de manière plus générale, et ainsi de suite. Mais je ne souhaite pas contester le fait qu'il y a un problème pour expliquer l'exacte nature de ces considérations[373]. »

Peter Lipton (en) affine cette notion en posant que cette inférence est le produit de plusieurs filtres épistémiques[374]. Le premier filtre consiste à ne retenir, parmi un grand nombre d'explications possibles, que les plus plausibles d'entre elles ; le second, à choisir la meilleure d'entre elles. Ce choix, selon Lipton, se fait selon deux critères possibles : soit une hypothèse est plus plausible (likeliest), soit elle est plus explicative (loveliest). Il est question de vérité dans la première, de compréhension dans la seconde, ce qui ne la rend pas nécessairement plus légitime, Lipton donnant pour exemple une théorie du complot, que nous aurons tendance à préférer parce qu'elle est moins triviale et plus précise, tout en fournissant un schéma causal qui unifie notre compréhension des phénomènes[374],[375].

Plusieurs auteurs contestent toutefois que l'inférence à la meilleure explication soit une abduction au sens où l'entend Peirce, notamment parce que la première comprend une composante d'induction[375],[376], en particulier parce que ce modèle ne rend pas compte de manière satisfaisante d'une analogie comme celle qui intervient dans le test du canard[372]. Tel est notamment le cas de Jaakko Hintikka pour lequel l'assimilation de l'abduction à l'inférence à la meilleure explication est au mieux une simplification[346], en ce qu'elle ne tient pas compte du caractère ampliatif (en) et non tautologique de l'abduction[N 32] en introduisant une confusion entre la logique de la production d'hypothèse et celle de leur préférence[380]. Peirce lui-même observe que l'analogie est une combinaison d'abduction et d'induction[381] mais ne s'étend pas sur le sujet[372].

Deux schémas d'articulation de l'abduction et de l'inférence dans l'analogie d'après Gerhard Minnameier[372].

Gerhard Minnameier distingue deux types pour cette articulation :

  • dans le premier type (diagramme de gauche ci-contre), qui concerne des analogies superficielles, l'analogie est comprise comme une forme d'abduction conduisant à concevoir le domaine source de l'analogie (1a) comme un modèle explicatif qui pourrait s'appliquer au domaine cible (1b). Le point crucial est alors d'évaluer, de tester à proprement parler, l'inférence que constitue l'induction du domaine source au domaine cible ;
  • dans le second type d'analogie (diagramme de droite ci-contre), qui concerne des analogies de structure, la similarité avec le cas analogique est d'abord inférée (1a), ce qui conduit à abduire que le domaine source peut être pertinent (1b), cette hypothèse devant être testée (1c). Minnameier note toutefois que la projection analogique vers le domaine cible (1c) rend l'analogie plausible, mais ne constitue pas un test au sens de l'étape inductive finale (3)[372].

En tant que sentiment épistémique[modifier | modifier le code]

Gravure d'un animal qu'on peut voir aussi bien comme un canard que comme un lapin.
Le test du canard-lapin offre un exemple d'équilibre heureusement instable entre le moment catégoriel et le moment observatif, en vertu duquel notre connaissance peut progresser[382],[383]. La capacité à passer du canard au lapin s'analyse comme une capacité créative à procéder à une restructuration conceptuelle dans une situation ambiguë[384],[385].

Le test du canard est, en tant qu'abduction[380], analysable comme un sentiment épistémique, un sentiment procurant des informations qu'il eût été difficile, voire impossible d'acquérir par d'autres moyens épistémiques[386]. Il nous pouss[e] à croire que nous savons bel et bien quelque chose, avant même de pouvoir nous remémorer ce que nous savons[380],[387]. Cette approche permet de comprendre que le test du canard n'est pas une simple implicature conversationnelle obéissant aux maximes régissant la conversation, dont l'une prescrit au locuteur de ne pas en dire plus que nécessaire pour atteindre ses objectifs, se limitant par exemple à convertir, de manière logiquement malsaine mais empiriquement naturelle[388], l'affirmation tout canard cancane en tout cancaneur est un canard[389], mais comme l'expression d'un savoir ne reposant pas sur une preuve, au sens où Hercule Poirot affirme qu'il est très différent de savoir qu’un homme est coupable et de prouver qu’il l’est[390]. À cet égard, il n'est pas seulement question d'un examen logique de l'inférence, en termes par exemple d'affirmation du conséquent[388], mais aussi de celui de la personne qui croit ou qui sait, en termes de garantie épistémique, dans le cadre d'une épistémologie des vertus examinant la personne en tant qu'agent épistémique[391]. Le test du canard peut ainsi s'analyser en termes de vertus épistémiques (en), telles que l'attention, la curiosité ou le discernement, ou en termes de vices épistémiques, tels que la malhonnêteté, le dogmatisme ou la bêtise[392],[393].

Couverture de partition.
Caricature politique.
Première page de revue satirique.
Le Canard à trois becs est d'abord une opérette[394] représentée à Paris durant la Commune[395]un canard à trois becs […] ven[ait] s'abattre sur la capitale[396]. Une caricature anti-communarde intitulée Tableau de famille s'en inspire pour tourner en dérision l'hydre de l'Internationale[397]. Le titre de l'opérette est repris en 1874 par une revue satirique du Calvados, jouant sur le sens du « canard » en matière de presse[398].

Dans le domaine de la psychologie, il est souvent fait référence au test du canard sur le plan des vices, pour souligner le renoncement à la pensée critique qu'implique cette analogie[399]. Le test du canard est fréquemment considéré comme un cas classique de biais cognitif[400],[401],[402]. Corrélativement, plusieurs biais cognitifs sont soulignés dans ce modèle analogique :

Utilisations spécialisées[modifier | modifier le code]

Le test du canard est utilisé dans des domaines particuliers en vertu de sa capacité à faciliter la représentation de concepts abstraits.

En science de l'information[modifier | modifier le code]

Graphique
Différents degrés d'hyponymie d'un concept CA par rapport à un concept CB selon le nombre de rôles de CB et le nombre de rôles partagés[414].

Dans le domaine de la science de l'information, le concept d'ontologie désigne la spécification formelle et explicite d'une conceptualisation partagée[415],[N 33]. On parle d'alignement d'ontologies pour désigner la mise en correspondance des ensembles de concepts de deux ontologies[418]. Un cas particulier d'alignement est la relation de subsomption, dans laquelle deux termes similaires ne sont pas exactement identiques, l'un, plus général, subsumant l'autre, plus étroit[414].

Dans un tel contexte, un concept CA faisant partie d'un système conceptuel A devrait en principe, pour pouvoir être considéré comme subsumé par un concept CB d'un système conceptuel B[414] ou être un hyponyme de ce dernier[419], hériter de tous les rôles de CB au sein de B tout en ayant des rôles supplémentaires au sein de A, mais il arrive toutefois dans la pratique que CA n'hérite pas de tous les rôles de CB tout en étant considéré comme subsumé par ce dernier. C'est pour permettre d'appréhender ces situations qu'il est fait recours à une forme spécialisée de test du canard[414],[419], inspirée par le typage canard en programmation informatique[420] :

  • test du canard : si CA ressemble à CB, s'il nage comme lui, s'il cancane comme lui, c'est alors probablement un CB, il peut être considéré comme un hyponyme de CB, le degré d'hyponymie étant proportionnel au nombre de propriétés partagées ;
  • test du canard opposé : si CA ne ressemble pas à CB, s'il ne nage pas comme lui, s'il ne cancane pas comme lui, il n'est probabement pas un hyponyme de CB ; en revanche, s'il se limite à ne pas nager comme CB, la probabilité d'hyponymie augmente ;
  • test du canard faible : si CA ressemble à CB et cancane comme CB, c'est probablement un hyponyme de CB, bien qu'on ne sache pas s'il nage comme CB ; dans un tel cas, les propriétés partagées ont un impact plus grand sur le degré d'hyponymie que celle qui ne le sont pas[414],[419].

En psychométrie[modifier | modifier le code]

Schéma représentant une ligne noire lentement ascendante, interrompue par une chute verticale
Du point de vue du canard, tout porte à croire que le fermier est son ami, jusqu'au jour où ce dernier le tue[421],[N 34].

La référence au test du canard prend toutefois une connotation positive dans le domaine particulier des études psychométriques, en tant qu'exemple facile à comprendre de l'analyse multitraits-multiméthodes (en), une méthode statistique développée par Donald Campbell et Donald Fiske (en)[422] pour évaluer synthétiquement toutes les corrélations entre des concepts différents mesurés avec des méthodes différentes. L'analogie sert alors à représenter la validité de convergence, le fait qu'une corrélation de traits est indépendante des instruments de mesure utilisés[423]. Le test du canard figure ainsi un recoupement de données les plus hétérogènes possibles en matière de psychologie de la personnalité[424],[425],[426]. Selon le psychologue américain Jack Block (en), il s'agit de dégager une constante à partir d'un faisceau d'indicateurs dont chacun, pris individuellement, est équivoque et ambigu, et dont aucun n'est déterminant : les canards ont des pieds palmés, mais il en va de même pour les grenouilles ; ils volent vers le nord au printemps et vers le sud à l'automne, mais les oies aussi, etc.[427].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le texte chanté et celui figurant sur la caricature d'André Gill diffèrent légèrement.
  2. Examinant le cas d'un syndicaliste enseignant, l'investigateur lui déclare : les faits n'indiquent pas que vous soyez un canard communiste, mais il y de bonne raisons de croire que vous êtes un volatile à la chair bien rose et les oiseaux cherchent la compagnie de leurs semblables[38].
  3. La projection analogique peut rester inexplicable[81]. John Locke donne l'exemple de l'aveugle qui se vante d'avoir compris ce que signifie écarlate et qui l'explique à partir du son d'une trompette[82]. Il ne s'agit plus alors d'un test du canard, mais d'un test de l'éléphant (en), par référence à la parabole des aveugles et de l'éléphant. En psychologie sociale, ce genre d'analogie est exploré par la méthode du test d'association implicite, visant à mesurer les stéréotypes[83].
  4. On parle a contrario d'argument « Canada Dry » pour qualifier une chose ou une personne qui a l'apparence de ce qu'elle prétend être sans en avoir les qualités[89], par référence à un slogan publicitaire de la marque en France[90] : Ça a la couleur de l'alcool, le goût de l'alcool… mais ce n'est pas de l'alcool.
  5. Ce phonesthème est porteur de sens, la proximité formelle suggérant, par analogie[94], celle sémantique[95],[96],[97]. Plusieurs études, menées dans le cadre de l'analyse sur le plan cognitif du modèle de vraisemblance d'élaboration (en)[98],[99], montrent la fonction de persuasion de cette figure[100],[101],[102].
  6. Michel Audiard fait dire au retraité qu'incarne Pierre Fresnay dans le film Les Vieux de la vieille de Gilles Grangier : dans la vie il faut toujours se fier aux apparences. Quand un homme a un bec de canard, des ailes de canard et des pattes de canard, c'est un canard[103].
  7. Dans la science de l'analogie[108] de Charles Fourier et de ses disciples, dont se moquent Granville[109],[110] et Hetzel[111], le canard est le hiéroglyphe de l'époux débonnair[e] et rempl[i] de procédés pour les amis de madame[112] : la nature, en l'affligeant d'une extinction de voix, a voulu peindre ces maris dociles qui n'ont pas le droit de répliquer quand une femme a parlé[113],[114],[115]. Cette appréciation vient au demeurant contredire celle de Buffon[116] et de Thierry Lodé[117] sur la jalousie du canard mâle.
  8. Avant de faire coin-coin, le canard faisait can-can en français, cette onomatopée étant généralement considérée comme étant à l'origine du terme canard[170],[171], selon ce que Max Müller appelle la théorie ouah-ouah, en donnant l'exemple, tiré de Frederic Farrar[172], d'un Anglais voyageant en Chine, et désirant savoir si un plat qui lui était servi était du canard, [qui] demanda à un Chinois Quack-quack ? et [qui] en reçut immédiatement cette réponse très claire et nette Ouah-ouah [173] !
  9. La réflexion de Ludwig Wittgenstein sur l'air de famille, au sens où certains [membres de la famille] ont le même nez, d’autres les mêmes sourcils, et d’autres encore la même démarche ; et ces ressemblances se chevauchent[178], a été inspirée par les travaux de Galton sur l'apport du portrait composite à la détection des traits caractéristiques[179],[180],[181],[182]. Ces travaux ont par ailleurs également inspiré Charles Sanders Peirce, qui y voit une sorte de métaphore du schématisme kantien[183],[184], qu'il interprète comme un processus d'abduction[185].
  10. Certains auteurs voient également un lien — que Rosch ne fait pas explicitement[191] — entre la théorie du prototype et la théorie de la Gestalt[190], qui pose notamment une loi dite de similitude[192] ou de similarité[193] et selon laquelle la correspondance d'éléments semblables l'emporte sur celle d'éléments dissemblables[192].
  11. L'image du fil rouge a été développée par Goethe dans Les Affinités électives : Tous les cordages de la marine royale [anglaise], du plus gros au plus mince, sont tressés de telle sorte qu'un fil rouge va d'un bout à l'autre et qu'on ne peut le détacher sans tout défaire ; ce qui permet de reconnaître, même aux moindres fragments, qu'ils appartiennent à la couronne[195].
  12. Lance Rips démontre en outre que le prototype entretient avec les autres membres de la catégorie des relations asymétriques : des Américains citadins pensent spontanément qu'une maladie se propagera plus facilement du rouge-gorge au canard que l'inverse[200].
  13. Eleanor Rosch donne sa propre définition de l'air de famille : une relation de ressemblance consiste en un ensemble d'items de la forme AB, BC,, CD, DE. Chaque item a au moins un et probablement plusieurs éléments en commun avec un ou plusieurs autres items mais aucun élément, ou très peu d'éléments, n'est commun à tous les items[203].
  14. Jean-Michel Fortis note que cette présentation reprend une analyse développée par Jerome Bruner vingt ans plus tôt : Un oiseau a des ailes, un jabot, des plumes et des pattes caractéristiques. Mais l’ensemble complet des traits n’est pas nécessaire pour identifier correctement une créature comme oiseau. Si elle a des ailes et des plumes, le jabot et les pattes sont hautement prédictibles. En codant ou en catégorisant l’environnement, nous nous attendons à ce que tous ces traits soient coprésents. C’est cette conception unitaire qui a la propriété configurationnelle ou la qualité figurale Gestalt d’« aviarité » [birdness][205],[190].
  15. Julien Bernier note de son côté qu'à Maré, le terme dak désigne le cygne, le pélican et certaines espèces de canards[208].
  16. Henri Daudin note à cet égard que, tandis que la classification botanique s'est constituée suivant une démarche ascendante, en définissant et en délimitant ses unités collectives dans un ordre d'extension croissante, la zoologie, au contraire, a commencé, en quelque sorte, par des divisions primaires[215]. Il considère que plus qu'aucune autre dans le règne animal, la classe des Oiseaux s'impose en quelque sorte dans le règne animal et que cette délimitation si sûre résulte, bien entendu, des caractères très déterminés […] qui n'ont pu manquer d'être eux-mêmes aperçus et notés de bonne heure et que les naturalistes classificateurs n'ont pas de peine à énoncer[216].
  17. Ian Hacking souligne que les grappes homéostatiques de propriétés, telles que les considère Richard Boyd n'ont rien à voir avec la notion de ressemblance de famille développée par Ludwig Wittgenstein[246].
  18. Les lignes verticales représentent les espèces ; les lignes horizontales, les caractères qui leur sont communs, en particulier les mouvements de cour. Une croix indique que le caractère est manquant dans un genre ; un cercle, une différentiation exceptionnelle dans celui-ci ; un point d'interrogation, une observation manquante. Les traits caractéristiques énumérés sont les suivants : gazouillis monosyllabique du poussin perdu (1) ; comportement de boire comme signe de paix (2) ; tambour osseux de la trachée du mâle (3) ; présence de duvet chez le poussin (4) ; miroitement des rémiges secondaires (5) ; lamelles filtrantes sur le bec (6) ; appel de contact disyllabique du poussin (7) ; provocation par la femelle (8) ; ébrouement en tant que parade (9) ; mouvements de visée de la tête dans la parade pré-copulatoire (10) ; toilettage de l'arrière des rémiges chez le mâle (11) ; parade sociale des mâles (12) ; grognement épigame (13) ; mouvement latéral d'incitation de la femelle (14) ; différenciation du plumage renforçant le toilettage (15) ; ébrouement préliminaire (16) ; mouvement de pompage pré-copulatoire (17) ; appel en decrescendo de la femelle (18) ; sifflement du mâle (19) ; haussement du menton (20) ; tour de tête en arrière du mâle vers la femelle (21) ; grognement sifflé (22) ; mouvements de bas en haut (23) ; élévation du menton durant la cérémonie de triomphe (24) ; élévation de la tête et de la queue (25) ; miroir identique chez les deux sexes (26) ; mouvement de rengorgement (27) ; miroir coloré en partie noir et en partie vert (28) ; rengorgement indépendant, non associé à des mouvements élévateurs de la tête et de la queue (29) ; sifflement disyllabique épigame de la sarcelle (30) ; sifflement de la sarcelle indépendant du comportement épigame (31) ; parade post-copulatoire avec rengorgement (32) ; nage de coquetterie de la femelle (33) ; appel en gi du canard pilet (34) ; petites plumes des ailes bleu clair (35) ; élongation des plumes du milieu de la queue (36) ; pompage en tant que mouvement de provocation (37) ; appels roulés avec provocation de la femelle (38) ; ehaussement de la partie antérieure du corps avec provocation (39) ; queue nettement cunéiforme (40) ; bec avec taches claires sur le côté (41) ; absence de sifflement chez le mâle (42) ; plumes en lancette sur l'épaule (43) ; petites plumes des ailes blanches, plumes des épaules rousses (44) ; duvet noir et blanc des jeunes (45) ; signal de contact du jeune avec nombreuses syllabes (46) duvet des jeunes coloré uniformément (47) ; plongée du cou comme parade précopulatoire (48)[250],[251],[252].
  19. Les thèses de Konrad Lorenz sur la psychologie humaine ont fait l'objet de nombreuses critiques. Stephen Jay Gould considère ainsi que quasiment toutes les spéculations de Konrad Lorenz sur le comportement humain sont fondées sur une similarité analogique [et non homologique][255].
  20. L'idée qu'une homologie de comportements est nécessairement phylogénétique a été critiquée par des travaux éthologiques postérieurs à ceux de Lorenz, qui soulignent l'importance de l'ontogenèse[254].
  21. Tous les canards ne cancanent pas[280] et certains faisans cornus cancanent[281].
  22. Dans sa version originale, l'exemple de Hempel est celui d'une cigogne.
  23. Dans sa version originale, l'exemple de Hempel est celui d'un corbeau.
  24. L'espèce naturelle du canard et le test sont cependant utilisés comme exemple par d'autres auteurs[293],[294].
  25. Alain Boyer relève qu'Aristote définit l'enthymème tantôt comme un syllogisme probable et tantôt comme une déduction tirée de vraisemblances et d'indices, mais que la tradition a retenu le sens de raisonnement incomplet[298]. Plusieurs auteurs estiment, à la suite de John Stuart Mill, que l'induction est un syllogisme dont la majeure est supprimée[299] et, que, par conséquent, le test du canard est également un syllogisme dont la prémisse majeure, tout ce qui marche et cancane comme un canard est un canard, est omise[300],[301].
  26. Watanabe donne l'exemple de la classe des choses mangeables et note qu'un enfant peut très facilement commencer à manger du fromage[304].
  27. La figure de la ratiocination[324] du détective en fauteuil — qui fait l'objet d'affirmations aussi péremptoires que contradictoires, Sherlock Holmes affirmant dans Le Signe des quatre qu'il ne devine jamais[325] et le commissaire Maigret, dans Le Chien jaune, qu'il ne déduit jamais[326] — s'oppose à celle de l'ornithologue en chambre de Nelson Goodman.
  28. Une variante médicale du test du canard est l'aphorisme du zèbre (en) : si vous entendez un bruit de sabots pensez à des chevaux, pas à des zèbres[330].
  29. L'information donnée par Marco Polo constitue un canard, au sens de nouvelle quelquefois vraie, toujours exagérée, souvent fausse[334].
  30. La Boîte en carton est publiée dans le Strand Magazine en 1893, la même année qu'une étude anonyme et parfois attribuée à Conan Doyle sur la forme des oreilles[351], qui évoque irrésistiblement les illustrations de Morelli[352],[348].
  31. Il est d'usage de faire remonter l'analyse du rasoir d'Ockham en tant que maxime ontologique à Condillac, qui le nomme rasoir des nominaux et le fonde sur l'idée nominaliste que les notions générales que [la scolastique] appelle nature universelle, relations, formalités et autres […] ne sont que des noms, par où on exprime différentes manières de concevoir[357]. En ce sens, l'espèce canard n'est qu'un concept et n'a pas d'existence propre.
  32. Si certains auteurs soulignent le caractère ampliatif du test du canard[319], d'autres le contestent, en considérant qu'il s'agit, en tant que truisme[377],[378], d'une tautologie[378],[379].
  33. La notion d'ontologie informatique n'a qu'un rapport lointain et dérivé avec l'ontologie au sens métaphysique du terme[416],[417].
  34. Cet exemple de corrélation fallaciieuse est utilisé par Nassim Nicholas Taleb dans sa Théorie du cygne noir. Dans la version originale, il s'agit d'une dinde.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Marie-Ève Thérenty, « Thérésa Trimm : le mariage du café-concert et de la petite presse », dans Elisabeth Pilet et Marie-Ève Thérenty, Presse, chanson et culture orale au XIXe siècle : La parole vive au défi de l'ère médiatique, Paris, Nouveau Monde éditions, (lire en ligne).
  2. (en) Bart Plantenga, Yodel in Hi-Fi: From Kitsch Folk to Contemporary Electronica, Madison, University of Wisconsin Pres, (lire en ligne), p. 216.
  3. « James Whitcomb Riley », sur Poetry Foundation.
  4. (en) Simon J. Bronner, The Oxford Handbook of American Folklore and Folklife Studies, Oxford, Oxford University Press, (lire en ligne), p. 152.
  5. (en) Robin S. Davis, Who's Sitting on Your Nest Egg?, Austin, Bridgeway Books, (lire en ligne), p. 7.
  6. (en) Christine Heinrichs, How to Raise Poultry, Berverly (Massachusetts, Voyageur Press, (lire en ligne), p. 8.
  7. (en) Michael Heim, Exploring Indiana Highways: Trip Trivia, Wabasha, Exploring America's Highway, (lire en ligne), p. 68 :

    « When I see a bird that walks like a duck and swims like a duck and quacks like a duck, I call that bird a duck. »

  8. The complete works of James Whitcomb Riley, New York, Collier, (lire en ligne).
  9. (en) Steven Levy, Artificial Life: The Quest for a New Creation, Londres, Penguin, , p. 117.
  10. (en) Sabine Payr et Robert Trappl, Agent Culture: Human-agent interaction in A Multicultural World, Londres, Lawrence Elbaum Associates, (lire en ligne), p. 50.
  11. (en) Brian Edwards, « Did you know that the phrase "if it looks like a duck…" was originally about a mechanical pooing duck? », The Mirror,‎ (lire en ligne).
  12. Claudio Balestra, Eric Bouancheaux Zuckermandl et Costantino Balestra, Introduction à la CommunicAction: Guide pratique de communication en entreprise, Bruges, La Charte, (lire en ligne), p. 33.
  13. (en) Lars Skyttner, General Systems Theory: An Introduction, Basingstoke, Macmillan International Higher Education, (lire en ligne), p. 197.
  14. (en) Robert French, « If it walks like a duck and quacks like a duck… The Turing Test, Intelligence and Consciousness », dans Tim Bayne, Axel Cleeremans et Patrick Wilken, The Oxford Companion to Consciousness, Oxford, Oxford University Press, (lire en ligne).
  15. Claudio Balestra, Eric Bouancheaux Zuckermandl et Costantino Balestra, Introduction à la CommunicAction: Guide pratique de communication en entreprise, Bruges, La Charte, (lire en ligne), p. 33.
  16. (en) Robert Shogan, No Sense Of Decency: The Army-McCarthy Hearings: A Demagogue Falls and Television Takes Charge of American Politics, New York, Ivan R. Dee, (lire en ligne), p. 91.
  17. (en) James Cross Giblin, The Rise and Fall of Senator Joe McCarthy, New York, Houghton Mifflin Harcourt, (lire en ligne), p. 205.
  18. (en) Hearings Feb. 20-Mar. 4, 1947, Washington, U.S. Government Printing Office, (lire en ligne), p. 1684 :

    « I can't prove you are a Communist. But when I see a bird that quacks like a duck, walks like a duck, has feathers and webbed feet and associates with ducks — I am certainly going to assume that he is a duck. »

  19. (en) John Sentinel, « Communist Expose: The Case of the Duck », The Milwaukee Sentinel,‎ (lire en ligne).
  20. (en) Kenneth Goff, Traitors in the pulpit and treason toward God, Englewood, (lire en ligne), p. 53.
  21. (en) Kenneth Goff, Traitors In The Pulpit, Englewood, (lire en ligne), p. 53.
  22. a et b (en) Daniel Farber, Security V. Liberty: Conflicts Between National Security and Civil Liberties in American History, New York, Russell Sage Foundation, (lire en ligne), p. 84.
  23. (en) Amendments to the National Labor Relations Act: Hearings Before the Committee on Education and Labor, House of Representatives, Eightieth Congress, First Session, Washington, U.S. Government Printing Office, (lire en ligne), p. 1344.
  24. (en) Investigation of Communist Infiltration of UERMWA: Hearings Before a Special Subcommittee of the Committee on Education and Labor, House of Representatives, Eightieth Congress, Second Session, Pursuant to H. Res. 111, U.S. Government Printing Office, (lire en ligne), p. 46.
  25. (en) James Young, Union Power: The United Electrical Workers in Erie, Pennsylvania, New York, NYU Press, (lire en ligne), p. 116.
  26. (en) Charles Doyle, Wolfgang Mieder et Fred Shapiro, The Dictionary of Modern Proverbs, New Haven, Yale University Press, (lire en ligne), p. 64.
  27. (en) « National Affairs: He’s a Duck », Time Magazine,‎ .
  28. (en) By Joseph A. Loftus, « Electrical Union a Russian Front, says Carey of CIO; He Asserts Some Companies Cooperate With Communists in Hope of 'Buying Peace' », New York Times,‎ (lire en ligne).
  29. (en) Elizabeth Knowles, Oxford Dictionary of Modern Quotations, Oxford, Oxford University Press, (lire en ligne), p. 53 :

    « I don't think that makes any difference. A door-opener for the Communist party is worse than a member of the Communist party. When someone walks like a duck, swims like a duck, and quacks like a duck, he is a duck. »

  30. Immerman 1982, p. 99.
  31. a et b (en) Walter LaFeber, Inevitable Revolutions: The United States in Central America, New York, W. W. Norton & Company, (lire en ligne), p. 115-116.
  32. a et b (en) Nick Witham, The Cultural Left and the Reagan Era: U.S. Protest and Central American Revolution, New York, I.B. Tauris, (lire en ligne), p. 31.
  33. (en) Helen Osieja, Economic Sanctions as an Instrument of U.S. Foreign Policy: The Case of the U.S. Embargo Against Cuba, Boca Raton, Universal Publishers, (lire en ligne), p. 16.
  34. (en) Congressional Records, Volume 97, Part 3, Washington, United States Government Printing Office, (lire en ligne), p. 3804.
  35. a et b Immerman 1982, p. 102 :
    Many times it is impossible to prove legally that a certain individual is a communist; but for cases I recommand a practical method of detection — the "duck test". The duck test works this way: suppose you see a bird walking around in a farm yard. This bird wears no label that says "duck". But the bird certainly looks like a duck. Also he goes to the pond and you notice he swims like a duck. Then he opens his beak and quacks like a duck. Well, by this time you have probably reached the conclusion that the bird is a duck, whether he is wearing a label or not.
    .
  36. a et b (en) Stephen E. Ambrose et Richard H. Immerman, Ike's Spies: Eisenhower and the Espionage Establishment, Jackson, University Press of Mississippi, (lire en ligne), p. 222.
  37. (en) James L. Dietz, « Destabilization and Intervention in Latin America and the Caribbean », Latin American Perspectives, vol. 11, no 3,‎ (JSTOR 2633287).
  38. (en) Don Shute, « Teacher Talk », Illinois Education, vol. 42,‎ (lire en ligne) :

    « The evidence does not indicate you are a Communist duck, but there is reason to believe you are a very pink-meated fowl indeed. Birds of a feather flock together. »

  39. (en) Kenneth Lehman, « Revolutions and Attributions: Making Sense of Eisenhower Administration Policies in Bolivia and Guatemala », Diplomatic History, vol. 21, no 2,‎ (JSTOR 24913280).
  40. Immerman 1982, p. 93 :
    Repeatedly government experts used McCarthy-like inferences rather than facts to find evidence of Guatemalan Communism. They inferred that any policy opposing that of the United States, or even independent from it, was inherently pro-Soviet. On certain occasions they omitted relevant details in order to make their inferences stronger.
  41. (en) Joyce Kolko et Gabriel Kolko, The Limits of Power: The World and United States Foreign Policy, 1945-1954, New York, Harper Row, (lire en ligne), p. 701.
  42. (en) Richard H. Immerman, « Guatemala as Cold War History », Political Science Quarterly, vol. 95, no 4,‎ (JSTOR 2150608).
  43. (en) Ellen Schrecker, « McCarthyism: Political Repression and the Fear of Communism », Social Research, vol. 71, no 4,‎ (JSTOR 40971992).
  44. (en) James Darsey, « A Vision of the Apocalypse: Joe McCarthy’s Rhetoric of the Fantastic », dans The Prophetic Tradition and Radical Rhetoric in America, New York, New York University Press, (JSTOR j.ctt9qfckh.10), p. 144.
  45. (en) Ellen Schrecker, Many Are the Crimes: McCarthyism in America, Princeton, Princeton University Press, (lire en ligne), p. 437.
  46. (en) Strategy and Tactics of World Communism (significance of the Matusow Case): Report of the Subcommittee to Investigate the Administration of the Internal Security Act and Other Internal Security Laws to the Committee on the Judiciary, United States Senate, Eighty-fourth Congress, First Session, Pursuant to S. Res. 58 on the Significance of the Matusow Case, Washington, US Government Printing Office (lire en ligne), p. 29 :

    « My basic hypothesis or premise was if it swims like a duck , waddles like a duck , quacks like a duck, it's a duck. »

  47. (en) McCarthyism vs. Clinton Jencks, Oklahoma City, University of Oklahoma Press, (lire en ligne), p. 180
  48. (en) Dickmeyer Elisabeth Reuther, Putting the world together : my father Walter Reuther, the liberal warrior, Lake Orion, Mich., Living Force, (lire en ligne), p. 68, 86
  49. (en) Michael Parenti, Dirty Truths, San Francisco, City Lights Books, , p. 198.
  50. (en) Nelson Lichtenstein, Walter Reuther: The Most Dangerous Man in Detroit, Urbana, University of Illinois Press, (lire en ligne), p. 167.
  51. (en) Mark Kristmanson, Plateaus of Freedom: Nationality, Culture, and State Security in Canada, 1940-1960, Toronto, University of Toronto Press, (lire en ligne), p. 273.
  52. (en) Hearings, Reports and Prints of the Senate Committee on Labor and Public Welfare, t. 1, Washington, U.S. Government Printing Office, (lire en ligne), p. 436 :

    « We have a saying in the union: "If a fellow looks like a duck and quacks like a duck and walks like a duck, the possibility is that he is a duck". That is the way with a CommunistIf the guy does everything that the party does, the prospects are very good that he is a party member or a fellow traveller. »

  53. (en) William Safire, Safire's Political Dictionary, Oxford, Oxford University Press, (lire en ligne), p. 583.
  54. (en) Susan Ratcliffe, Concise Oxford Dictionary of Quotations, Oxforf, Oxford University Press, (lire en ligne), p. 174.
  55. (en) Joseph McCarthy, Major Speeches and Debates of Senator Joe McCarthy: Delivered in the United States Senate : 1950-1951, Washington, U.S. Government Printing Office, , p. 46.
  56. a et b (en) Joseph Wershba, « Murrow vs.McCarthy: See It Now », New York Times,‎ (lire en ligne).
  57. Joseph McCarthy, Major Speeches and Debates of Senator Joe McCarthy Delivered in the United States Senate, 1950-1951, Washington, U.S. Government Printing Office, (lire en ligne), p. 46.
  58. (en) John William Theodore Youngs, American Realities: From Reconstruction to the present, New York, Harper Collins, , p. 212.
  59. (en) Edwin R. Bayley, Joe McCarthy and the Press, Madison, University of Wisconsin Press, 1981passage=129 (lire en ligne) :

    « Mr. Evjue looks like a capitalist, walks like a capitalist, and quacks in a voice entirely his own, sometimes like a capitalist, sometimes like the Delphic oracle, sometimes like the Mad Hatter — and always entertaining. »

  60. (en) Morten Bach et Korcaighe Hale, « What He Is Speaks so Loud That I Can’t Hear What He’s Saying”: R.W. Scott McLeod and the Long Shadow of Joe McCarthy », Historian, vol. 72, no 1,‎ (DOI 10.1111/j.1540-6563.2009.00257.x).
  61. (en) Robert P. Ericksen, « The Role of American Churches in the McCarthy Era », Kirchliche Zeitgeschichte, vol. 3, no 1,‎ (JSTOR 43750635).
  62. (en) John Edgar Hoover, Masters of Deceit, New York, Henry Holt and Company, (lire en ligne), p. 83-53.
  63. (en) Ellen Schrecker, « McCarthyism and the Korean War », dans David Richard McCann et Barry S. Strauss, War and Democracy: A Comparative Study of the Korean War and the Peloponnesian War, Armonk, M.E. Sharpe, , p. 196.
  64. (en) David A. Shannon, « The Study of History and the Critical Mind », dans Eric Russel Lacy, Readings on Historical Method, New York, MSS Educational Publishing Company, (lire en ligne), p. 119 :

    « The doctrine of 'guilt by association' means that, if you go around with ducks, look like a duck, quack like a duck and swim like a duck, there is a reasonable ground to assume that you are a duck. »

  65. a et b (en) « Barak Has Strong Words for Arafat », CNN,‎ (lire en ligne).
  66. (en) Deborah Sontag, « On U.S. TV, Mideast's Talking Heads Turn Downright Neighborly », New York Times,‎ (lire en ligne) :

    « If it walks like a duck and it talks like a duck and it sounds like a duck, it's a Palestinian state. »

  67. a b et c (en) James Reynolds, « Why is Israel Calling Iran a Nuclear Duck? », BBC News,‎ (lire en ligne) :

    « Ladies and Gentlemen, if it looks like a duck, walks like a duck, and quacks like a duck, then what is it? […] That's right, it's a duck - but this duck is a nuclear duck. And it's time the world started calling a duck a duck. »

  68. (en) Robert Mackey, « Why a Nuclear Duck? », New York Times,‎ (lire en ligne).
  69. (en) « PM Netanyahu Addresses AIPAC Policy Conference 2012 », sur Israel Ministry of Foreign Affairs, .
  70. (en) Michael Handelzalts, « Just Ducky », Haaretz,‎ (lire en ligne).
  71. a et b (en) Bruce Jentleson, « Beware the Duck Test », The Washington Quarterly, vol. 34, no 3,‎ (DOI 10.1080/0163660X.2011.588169, lire en ligne [PDF]) :

    « Blithe generalizations, binary thinking, and fear-mongering […] concomitant failure to make […] differentiations inherent in the duck test. »

  72. Pierre Belon, L'Histoire de la nature des oyseaux, avec leurs descriptions et naïfs portraicts retirez du naturel, Paris, .
  73. a b et c (en) Colin G. Beer, « Homology, Analogy, and Ethology », Human Development, vol. 27, no 5,‎ (DOI 10.1159/000272923).
  74. (en) Stephen M. Streeter, Managing the Counterrevolution: The United States and Guatemala, 1954-1961, Athens, Ohio University Press, (lire en ligne), p. 21.
  75. (en) Paul F. Rothstein, Myrna S. Raeder et David Crump, Evidence: Cases, Materials and Problems, New York, LexisNexis, (lire en ligne), p. 99.
  76. (en) Robert E. Smith, Principles of Human Communication, Dubuque, Kendall/Hunt Publishing, , p. 152.
  77. (en) Tom Redburn, « Darman Won’t Duck Out on Tax Test », Los Angeles Times,‎ (lire en ligne).
  78. (en) Elizabeth Flock, « Benjamin Netanyahu Metaphors: Time to Start Calling 'a Duck a Duck' », The Washington Post,‎ (lire en ligne).
  79. (en) Robert Allen Palmatier, Speaking of Animals: A Dictionary of Animal Metaphors, Westport, Greenwood Publishing Group, (lire en ligne), p. 126.
  80. a et b (en) Isabelle Blanchette et Kevin Dunbar, « Analogy Use in Naturalistic Settings: The Influence of Audience, Emotion, and Goals », Memory and Cognition, vol. 29, no 5,‎ (DOI 10.3758/BF03200475).
  81. (en) Charles M. Myers, « Inexplicable Analogies », Philosophy and Phenomenological Research, vol. 22, no 3,‎ (JSTOR 2104418).
  82. John Locke, Essai sur l'entendement humain, p. Livre III, paragraphe 11.
  83. Thierry Devos Thierry, Brian A. Nosek et Jeffrey J. Hansen, « Explorer les attitudes et croyances implicites : lancement d'un site internet en langue française », Cahiers Internationaux de Psychologie Sociale, no 66,‎ (DOI 10.3917/cips.066.0081).
  84. Jacques Fontanille, « La dimension rhétorique du discours : les valeurs en jeu », dans Sémir Badir et Jean-Marie Klinkenberg, Figures de la figure: sémiotique et rhétorique générale, Limoges, Presses universitaires de Limoges, , p. 31.
  85. (en) Daniel Lieberfeld et Judith Sanders, « Here Under False Pretenses: The Marx Brothers Crash the Gates », The American Scholar, vol. 64, no 1,‎ (JSTOR 41212292).
  86. (en) Gregory W. Alarcon, « Groucho Marx Can Make You a Better Lawyer », Advocate,‎ (lire en ligne).
  87. (en) Fred R. Shapiro, The Yale Book of Quotations, New Haven, Yale University Press, (lire en ligne), p. 497 :

    « Chicolini here may talk like an idiot, and look like an idiot, but don't let that fool you. He really is an idiot. »

  88. Christian Plantin, « Analogie et métaphore argumentatives », A contrario, no 16,‎ (lire en ligne).
  89. Christophe Urios et Frédéric Rey-Millet, 15 Leçons de leadership par Christophe Urios, Paris, Eyrolles, (lire en ligne), p. 205.
  90. (en) Anne Holden Rønning et Lenne Johannessen, Readings of the Particular: The Postcolonial in the Postnational, Amsterdam, Brill, (lire en ligne), p. 27.
  91. (en) Rita Carter, Exploring Consciousness, Berkeley, University of California Press, (lire en ligne), p. 79.
  92. Philippe Breton, « Les arguments d’analogie », dans L'argumentation dans la communication, Paris, Presses universitaires de France, (lire en ligne).
  93. (en) Michael K. Tannenhaus, Chigusa Kuramada et Meredith Brown, « Prosody and Intention Recognition », dans Lyn Frazier et Edward Gibson, Explicit and Implicit Prosody in Sentence Processing: Studies in Honor of Janet Dean Fodor, New York, Springer, (DOI 10.1007/978-3-319-12961-7_6, lire en ligne), p. 105.
  94. Dennis Philps, « Le concept de « marqueur sub-lexical » : bilan d’un ballon d’essai », Anglophonia, vol. 16, no 32,‎ (lire en ligne).
  95. (en) Leonard Bloomfield, Language, Londres, Allen et Unwin, (lire en ligne), p. 245-246.
  96. (en) Dwight L. Bolinger, « Rime, Assonance, and Morpheme Analysis », Word, vol. 6, no 2,‎ (DOI 10.1080/00437956.1950.11659374).
  97. (en) Morton W. Bloomfield, « Final Root-Forming Morphemes », American Speech, vol. 28, no 3,‎ (JSTOR 454128).
  98. Richard E. Petty et Pablo Briñol, « Mécanismes psychologiques de la persuasion », Diogène, no 217,‎ (lire en ligne).
  99. Valérie Fointiat et Laura Barbier, « Persuasion et Influence : changer les attitudes, changer les comportements », Journal d’Interaction Personne-Système, vol. 4, no 1,‎ (lire en ligne [PDF]).
  100. (en) Edward F. McQuarrie et David Glen Mick, « Figures of Rhetoric in Advertising Language », Journal of Consumer Research, vol. 22, no 4,‎ (JSTOR 2489791).
  101. (en) R.E. Petty, J. T. Cacioppo et M. Heesacker, « Effects of Rhetorical Questions on Persuasion: A Cognitive Response Analysis », Journal of Personality and Social Psychology, vol. 40, no 3,‎ (DOI 10.1037/0022-3514.40.3.432).
  102. (en) J. L. Swasy, J. L. et J. M. Munch, « Examining the Target of Receiver Elaborations: Rhetorical Question Effects on Source Processing and Persuasion », Journal of Consumer Research, vol. 11, no 4,‎ (DOI 10.1086/209023)
  103. Les Vieux de la vieille sur Wikiquote.
  104. a et b Alfred Delvau, Dictionnaire de la langue verte : argots parisiens comparés, Paris, Marpon et Flammarion, (lire en ligne), p. 58.
  105. Anne Renonciat, « Métamorphoses des « métamorphoses » de J. J. Grandville », dans Derval Conroy et Johnnie Gratton, L’Œil écrit. Études sur des rapports entre texte et image, 1800-1940, Genève, Slatkine, (lire en ligne).
  106. Pierre-Jules Hetzel et Grandville (illustration), « Encore une révolution ! », dans Scènes de la vie privée et publique des animaux, t. 2, Paris, Hetzel, , p. 25.
  107. Philippe Kaenel, « Le Buffon de l'humanité : La zoologie politique de J.-J. Grandville (1803-1847) », Revue de l'art, no 74,‎ .
  108. Élisabeth Plas, « Le Paon, le blé et le Château-Margaux : la vérité des choses à la lumière des analogies », Savoir voir, no 8,‎ (DOI 10.4000/aes.1019).
  109. Michel Nathan, « La parodie », dans Le Ciel des fouriéristes, Lyon, Presses universitaires de Lyon, (DOI 10.4000/books.pul.764), p. 27-41.
  110. Laurent Baridon, « Quand l’image parodie le texte : Grandville et le visuel de la satire », dans Laurent Baridon, Frédérique Desbuissons et Dominic Hardy, L’Image railleuse : La satire visuelle du XVIIIe siècle à nos jours, Paris, Publications de l’Institut national d’histoire de l’art, (DOI 10.4000/books.inha.8277).
  111. Pierre-Jules Hetzel, « Vie et opinions philosophiques d'un pigouin », dans Scènes de la vie privée et publique des animaux, t. 2, Paris, Hetzel, (lire en ligne), p. 304.
  112. Charles Fourier, Oeuvres complètes, t. 2, Paris, Librairie sociétaire, (lire en ligne), p. 213.
  113. Louis Reybaud, Saint-Simon. Charles Fourier. Robert Owen, Paris, Guillaumin, (lire en ligne), p. 365.
  114. Patrick Tacussel, « L’imaginaire radical. Les mondes possibles et l’esprit utopique selon Charles Fourier », Archives de sciences sociales des religions, no 140,‎ (lire en ligne).
  115. Julien Vincent, « Loïc Rignol, les hiéroglyphes de la nature. Le socialisme scientifique en France dans le premier XIXe siècle », Revue d'histoire du XIXe siècle, no 51,‎ (lire en ligne).
  116. Georges-Louis Leclerc de Buffon, Œuvres complètes, t. 8, Paris, Abel Pilon, (lire en ligne), p. 329.
  117. Thierry Lodé, La Guerre des sexes chez les animaux, Paris, Odile Jacob, (lire en ligne), p. 158.
  118. Georges Romey, Dictionnaire de la symbolique des rêves, Paris, Albin Michel, (lire en ligne), p. 43.
  119. (en) Elliot Aronson et Philip Worchel, « Similarity versus liking as determinants of interpersonal attractiveness », Psychonomic science, vol. 5,‎ (DOI 10.3758/BF03328329).
  120. (en) Brian Collisson et Jennifer L. Howell, « The Liking-Similarity Effect: Perceptions of Similarity as a Function of Liking », Journal of social psychology, vol. 154, no 5,‎ (DOI 10.1080/00224545.2014.914882).
  121. (en) Károly Takács, Andreas Flache et Michael Mäs, « Discrepancy and Disliking Do Not Induce Negative Opinion Shifts », PLOS One,‎ (DOI 10.1371/journal.pone.0157948).
  122. (en) James Butcher, « Have you heard the one about the prefrontal cortex? », The Lancet,‎ (DOI 10.1016/S0140-6736(01)07239).
  123. (en) Erica Klarreich, « Scientists seek super joke », Nature,‎ (lire en ligne).
  124. (en) Emma Young, « World's funniest joke revealed », New Scientist,‎ (lire en ligne).
  125. (en) Anthony Tasgall, The Inspiratorium, Madrid, LID Publishing, (lire en ligne), p. 278.
  126. (en) Scott Weems, Ha!: The Science of When We Laugh and Why, Londres, Hachette, (lire en ligne), p. 228.
  127. (en) Chris Westbury, Cyrus Shaoul, Gail Moroschan et Michael Ramscar, « Telling the world’s least funny jokes: On the quantification of humor as entropy », Journal of Memory and Language, vol. 86,‎ (DOI 10.1016/j.jml.2015.09.001).
  128. (en) Richard Wiseman, « The truth about lying and laughing », The Guardian,‎ (lire en ligne).
  129. (en) Richard Wiseman, Quirkology: The Curious Science of Everyday Lives, Londres, Pan Macmillan, (lire en ligne), p. 125.
  130. (en) George Lakoff, « Charles Fillmore, Discoverer of Frame Semantics, Dies in SF at 84: He Figured Out How Framing Works », Huffington Post,‎ (lire en ligne).
  131. Lakoff et Johnson 1980, p. 8-10.
  132. Lakoff et Johnson 1980, p. 144.
  133. (en) Michael K. Smith, « Review: Metaphor and Mind », American Speech, vol. 57, no 2,‎ (JSTOR 454446).
  134. Lakoff et Johnson 1980, p. 147-148.
  135. (en) Dedre Gentner, Brian F. Bowdle, Phillip Wolff et Consuelo Boronat, « Metaphor is like Analogy », dans Dedre Gentner, Keith James Holyoak et Boicho N. Kokinov, The Analogical Mind: Perspectives from Cognitive Science, MIT Press, , p. 206.
  136. D'après (en) Alicia Galera Masegosa, « Metaphoric Complexes: A Spanish-English Contrastive Analysis of Metaphor and Metonymy in Interaction »,  Revista Espanola de Linguistica Aplicada, no 23,‎ .
  137. a et b (en) Klaus-Uwe Panther et Linda L. Thornburg, « Metaphor and Metonymy in Language and Thought: A Cognitive Linguistic Approach », Synthesis philosophica, vol. 32, no 2,‎ (DOI 10.21464/sp32202).
  138. (en) « On Figuration in Grammar », dans Klaus-Uwe Panther, Linda L. Thornburg et Antonio Barcelona, Metonymy and Metaphor in Grammar, Amsterdam, John Benjamins Publishing, (lire en ligne), p. 27.
  139. Lakoff 1987, p. 85.
  140. Lakoff 1987, p. 79.
  141. Lakoff 1987, p. 84.
  142. (en) Keith J. Holyoak et Kyunghee Koh, « Surface and Structural Similarity in Analogical Transfer », Memory and Cognition, vol. 15,‎ (DOI 10.3758/BF03197035).
  143. (en) Isabelle Blanchette et Kevin Dunbar, « How Analogies are Generated: The Roles of Structural and Superficial Similarity », Memory and Cognition, vol. 28,‎ (DOI 10.3758/BF03211580).
  144. Eve Sweetser, From Etymology to Pragmatics: Metaphorical and Cultural Aspects of Semantic Structure, Cambridge, Cambridge University Press, (lire en ligne), p. 28.
  145. (en) Robert Kirk, Mind and Body, Londres, Routledge, (lire en ligne), p. 5.
  146. (en) Peter Garratt, The Cognitive Humanities: Embodied Mind in Literature and Culture, Londres, Springer, (lire en ligne), p. 79.
  147. (en) Andreas Musolff, Metaphor and Political Discourse: Analogical Reasoning in Debates about Europe, Londres, Springer, (lire en ligne), p. 32.
  148. (en) Stan Persky, America, the Last Domino: U.S. Foreign Policy in Central America Under Reagan, Vancouver, New Star Books, , p. 149.
  149. (en) Bodie Hodge, World Religions and Cults: Moralistic, Mythical and Mysticism Religions, Portland, New Leaf Publishing Group, (lire en ligne), p. 96.
  150. a et b Scott Aikin, Evidentialism and the Will to Believe, Londres, Bloomsbury, (lire en ligne), p. 43.
  151. (en) Ajay N. Jain et Ann E. Cleves, « Does your model weigh the same as a Duck? », Journal of Computer-Aided Molecular Design, vol. 26,‎ (DOI 10.1007/s10822-011-9530-1).
  152. (en) Tomasz Dobrogoszcz, Nobody Expects the Spanish Inquisition: Cultural Contexts in Monty Python, Londres, Rowman & Littlefield, (lire en ligne), p. 66 :

    « So logically […] if she weighs the same as a duck she's made of wood […] and therefore […] a witch! »

  153. (en) Geoff Surratt, Ten Stupid Things That Keep Churches from Growing: How Leaders Can Overcome Costly Mistakes, Grand Rapids, Zondervan, (lire en ligne), p. 98.
  154. (en) Kevin J. Harty, The Holy Grail on Film: Essays on the Cinematic Quest, Jefferson, McFarland, (lire en ligne), p. 89.
  155. (en) Christina Berti, « Monty Python and the Search for Construct Validity », sur Medium, .
  156. (en) T. Givón, « Prototypes: between Plato and Wittgenstein », dans Colette G. Craig, Noun Classes and Categorization, Amsterdam, John Benjamins Publishing Company, (lire en ligne), p. 77.
  157. Eco 2001, p. 274.
  158. (en) T. Givón, Bio-Linguistics: The Santa Barbara lectures, Amsterdam, John Benjamins Publishing, (lire en ligne), p. 258.
  159. Eco 2001, p. 270.
  160. (en) Katherine D. Arbuthnott, Dennis W. Arbuthnott et Valerie A. Thompson, The Mind in Therapy: Cognitive Science for Practice, Londres, Routledge, (lire en ligne), p. 141.
  161. (en) Sabian Fleming, Cognitive Psychology, Waltham Abbey, ED-Tech Press, (lire en ligne), p. 209-210.
  162. (en) Louise F. Spiteri, « Concept Theory and the Role of Conceptual Coherence in Assessments of Similarity », Proceedings of the American Society for Information Science and Technology, vol. 45, no 1,‎ (DOI 10.1002/meet.2008.1450450206).
  163. Umberto Eco (trad. Myriem Bouzaher), « Cornes, sabots, chaussures : trois types d'abduction », dans Les Limites de l'interprétation, Paris, Livre de poche, , p. 254.
  164. a et b (en) Mary Hesse, « Aristotle's Logic of Analogy », The Philosophical Quarterly, vol. 15, no 61,‎ (JSTOR 2218258).
  165. Aristote (trad. Jean Tricot), Les Seconds Analytiques, Paris, Vrin, , p. 97b-98a.
  166. Georges Kleiber, La sémantique du prototype: catégories et sens lexical, Paris, Presses universitaires de France, , p. 21.
  167. Pierre Cadiot et François Nemo, « Pour une sémiogenèse du nom », Langue française, no 113,‎ (DOI 10.3406/lfr.1997.5367).
  168. Lakoff 1987, p. 7.
  169. Raymond Champagnol, Signification du langage, Paris, Presses universitaires de France, (lire en ligne), p. 157.
  170. Charles Nodier, Dictionnaire raisonné des onomatopées françaises, Paris, Demonville, (lire en ligne), p. 36.
  171. Alain Rey (dir.), Dictionnaire historique de la langue française, t. 1, Paris, Dictionnaires Le Robert, , p. 602.
  172. (en) Frederic Farrar, An Essay on the Origin of Language, Londres, John Murray, (lire en ligne), p. 74.
  173. Friedrich Max Müller (trad. George Harris et Georges Perrot), La Science du langage, Paris, Durand et Pedone-Lauriel, (lire en ligne), p. 429.
  174. (en) Åsa Abelin, Studies in Sound Symbolism, Göteborg, Göteborg University, (lire en ligne [PDF]), p. 195-196.
  175. Aloysius Nwalokvvutelu, Du champ sémantique au champ morpho-sémantique : étude comparée français - anglais - igbo des domaines lexico-sémantiques, Halifax, Dalhousie University, (lire en ligne [PDF]).
  176. (en) Allan M. Collins et M. Ross Quillian, « Retrieval Time from Semantic Memory », Journal of Verbal Learning and Verbal Behavior, vol. 8, no 2,‎ (DOI 10.1016/S0022-5371(69)80069-1).
  177. (en) « Composite Portraiture », Science, vol. 6, no 134,‎ .
  178. a et b Ludwig Wittgenstein (trad. Marc Goldberg et Jérôme Sackur), Le Cahier bleu, Paris, Galimard, , p. 57-58.
  179. Roch Duval, « Instructions pour lire des photos de philosophes : Wittgenstein et la photographie », Horizons philosophiques, vol. 11, no 1,‎ (DOI 10.7202/802949ar).
  180. a et b (en) Carlo Ginzburg, « Family Resemblances and Family Trees: Two Cognitive Metaphors », Critical Inquiry, vol. 30, no 3,‎ (DOI 10.1086/421161).
  181. (en) Carlo Ginzburg, « Conjunctive Anomalies: A Reflection on Werewolves », Revista de Estudios sociales, no 60,‎ (lire en ligne).
  182. (en) Nana Last, Wittgenstein's House: Language, Space, & Architecture, New York, Fordham University Press, (lire en ligne), p. 126-131.
  183. (en) Christopher Hookway, « "… A Sort of Composite Photograph": Pragmatism, Ideas, and Schematism », Transactions of the Charles S. Peirce Society, vol. 38, no 1,‎ (JSTOR 40320880).
  184. (en) Chiara Ambrosio, « Composite Photographs and the Quest for Generality », Critical Inquiry, no 42,‎ (lire en ligne [PDF]).
  185. Eco 2001, p. 127.
  186. (en) Eleanor Rosch, « Natural Categories », Cognitive Psychology, vol. 4, no 3,‎ (DOI 10.1016/0010-0285(73)90017-0).
  187. Lakoff 1987, p. 14.
  188. Bastien Bosa, « C’est de famille ! L’apport de Wittgenstein au travail conceptuel dans les sciences sociales », Sociologie, vol. 6, no 1,‎ (lire en ligne).
  189. (en) Gavin Brent Sullivan, Wittgenstein’s Philosophy in Psychology: Interpretations and Applications in Historical Context, Coventry, Palgrave Macmillan, (lire en ligne), p. 281.
  190. a b c d e et f Jean-Michel Fortis, « De l’hypothèse de Sapir-Whorf au prototype : sources et genèse de la théorie d’Eleanor Rosch », Corela, vol. 8, no 2,‎ (lire en ligne).
  191. (en) Roland W. Scholz, Environmental Literacy in Science and Society: From Knowledge to Decisions, Cambridge, Cambridge University Press, (lire en ligne), p. 158.
  192. a et b Claudia Polzin-Haumann et Wolfgang Schweickard, Manuel de linguistique française, Berlin, Walter de Gruyter, (lire en ligne), p. 589.
  193. Nicolas Crombez, La Gestalt: Psychologie de la forme, Paris, 50 Minutes, (lire en ligne), p. 8.
  194. a et b Ludwig Wittgenstein (trad. Françoise Dastur, Maurice Élie, Jean-Luc Gautero, Dominique Janicaud, Élisabeth Rigal), Recherches philosophiques, Paris, Éditions Gallimard, , §67.
  195. Goethe (trad. P. Colombier), Les Affinités électives dans Romans, Paris, Éditions Gallimard, coll. « La Pléïade », , p. 246.
  196. Christian Cavaillé, Façons du réel, Paris, L'Harmattan, (lire en ligne), p. 21.
  197. (en) Rodney Needham, « Polythetic Classification: Convergence and Consequences », Man, vol. 10, no 3,‎ (JSTOR 2799807).
  198. Dan Sperber, La Contagion des idées, Paris, Odile Jacob, (lire en ligne), p. 25.
  199. a et b (en) Eleanor Rosch, « Cognitive Representations of Semantic Categories », Journal of Experimental Psychology, vol. 104, no 3,‎ (DOI 10.1037/0096-3445.104.3.192).
  200. (en) Lance J. Rips, « Inductive Judgments about Natural Categories », Journal of Verbal Learning and Verbal Behaviour, vol. 14, no 6,‎ (DOI 10.1016/S0022-5371(75)80055-7).
  201. (en) Michæl L. Posner, « Empirical Studies of Prototype », dans Colette Craig, Noun Classes and Categorization: Proceedings of a Symposium on Categorization and Noun Classification, Amsterdam, John Benjamins Publishing, (lire en ligne), p. 53.
  202. Georges Kleiber, « Prototype, Stéréotype : un air de famille ? », Documentation et recherche en linguistique allemande contemporaine, no 38,‎ (DOI 10.3406/drlav.1988.1064).
  203. a et b (en) Eleanor Rosch, « Family Resemblances: Studies in the Internal Structure of Categories », Cognitive Psychology, vol. 7, no 4,‎ (DOI 10.1016/0010-0285(75)90024-9) :

    « The principle of family resemblance relationships can be restated in terms of cue validity since the attributes most distributed among members of a category and least distributed among members of contrasting categories are, by definition, the most valid cues to membership in the category in question. »

  204. (en) Eleanor Rosch, « Universals and Cultural Specifics in Human Categorisation », dans Richard W. Brislin, Salomon Bochner et Walter J. Lonner, Cross-cultural Perspectives of Learning, New York, Sage, , p. 197.
  205. (en) Jerome Bruner, A Study of Thinking, New York, Wiley, , p. 47.
  206. Alain Séguy-Duclot, « Cinq postulats de la théorie des concepts », Philosophie, no 125,‎ (lire en ligne).
  207. (en) Paul M. Taylor, The Folk Biology of the Tobelo People: A Study in Folk Classification, Washington, Smithsonian Institution Press, (DOI 10.5479/si.00810223.34.1), p. 120.
  208. Julien Bernier, Étude sur les dialectes néo-calédoniens, australiens et autres, Nouméa, Imprimerie Caledonienne, (lire en ligne), p. 119.
  209. (en) Brent Berlin, Ethnobiological Classification: Principles of Categorization of Plants and Animals in Traditional Societies, Princeton, Princeton University Press, (lire en ligne), p. XI.
  210. (en) Robin Fox, Encounter With Anthropology, New Brunswick, Transaction Publishers, (lire en ligne), p. 313.
  211. (en) Robin Fox, The Tribal Imagination: Civilization and the Savage Mind, Cambridge (Massachusetts), Harvard University Press, (lire en ligne), p. 337.
  212. (en) Scott Atran, « Natural Classification », Social Science Information,‎ (DOI /10.1177/053901848102000102).
  213. (en) Potiphar M. Kaliba, « The Long Struggle to Understand Species: from Pre-Darwin to the Present Day », The Conversation,‎ (lire en ligne).
  214. (en) Peter H. Raven, Brent Berlin et Dennis E. Breedlove, « The Origins of Taxonomy », Science, vol. 174, no 4015,‎ (JSTOR 1732886).
  215. De Linné à Lamarck : Méthodes de la classification et idée de série en botanique et en biologie (1740-1790), Montreux, Éditions des archives contemporaines, (1re éd. 1926), p. 52.
  216. Les Classes zoologiques et l'idée de série animale en France à l'époque de Lamarck et de Cuvier (1790-1830, Paris, Félix Alcan, (lire en ligne), p. 169.
  217. (en) Brent Berlin, « Folk Systematics in Relation to Biological Classification and Nomenclature », Annual Review of Ecology and Systematics, vol. 4,‎ (DOI 10.1146/annurev.es.04.110173.001355).
  218. (en) Christoph Randler, « Teaching Species Identification: A Prerequisite for Learning Biodiversity and Understanding Ecology », Eurasia Journal of Mathematics, Science & Technology Education, vol. 4, no 3,‎ (lire en ligne [PDF]).
  219. (en) Eleanor Rosch, Carolyn B. Mervis, Wayne D. Gray, David M. Johnson et Penny Boyes-Braem, « Basic Objects in Natural Categories », Cognitive Psychology, vol. 8, no 3,‎ (DOI 10.1016/0010-0285(76)90013-X).
  220. Lakoff 1987, p. 46.
  221. (en) James Boster, « Natural Sources of Internal Category Structure: Typicality, Familiarity, and Similarity of Birds », Memory and Cognition, vol. 16, no 3,‎ (DOI 10.3758/BF03197759).
  222. (en) James Boster et Roy D'Andrade, « Natural and Human Sources of Cross-Cultural Agreement in Ornithological Classification », American Anthropologist, vol. 91, no 1,‎ (JSTOR 679742).
  223. a et b (en) Brent Berlin, James Boster et John O'Neill, « The Perceptual Bases of Ethnobiological Classification: Evidence from Aguaruna Jivaro Ornithology », Journal of Ethnobiology, vol. 1, no 1,‎ (lire en ligne [PDF]).
  224. (en) James Boster, « Agreement between Biological Classification Systems Is Not Dependent on Cultural Transmission », American Anthropologist, vol. 89, no 4,‎ (JSTOR 677864).
  225. (en) James Boster, Brent Berlin et John O'Neill, « The Correspondence of Jivaroan to Scientific Ornithology », American Anthropologist, vol. 88, no 3,‎ (JSTOR 679477).
  226. (en) R. N. H. Bulmer et M. J. Tyler, « Karam Classification of Frogs », The Journal of the Polynesian Society, vol. 77, no 4,‎ (JSTOR 20704577).
  227. a et b (en) Marshall Sahlins, How "Natives" Think: About Captain Cook, For Example, Chicago, University of Chicago Press, (lire en ligne), p. 157-159.
  228. (en) Brian Morris, « The Pragmatics of Folf Classification », Journal of Ethnobiology, vol. 4, no 1,‎ (lire en ligne).
  229. (en) S. J. Tambiah, « Animals Are Good to Think and Good to Prohibit », Ethnology, vol. 8, no 4,‎ (JSTOR 3772910).
  230. a et b (en) Laurence Irving, « On the Naming of Birds by Eskimo », Anthropological Papers of the University of Alaska, vol. 6, no 2,‎ .
  231. a et b (en) James Boster et Jeffrey Johnson, « Form or Function: A Comparison of Expert and Novice Judgments of Similarity among Fiss », American Anthropologist, vol. 91, no 4,‎ (DOI 10.7202/1061438ar).
  232. (en) Laurence Irving, « Naming of Birds as Part of the Intellectual Culture of Indians at Old Crow, Yukon Territory », Arctic, vol. 11, no 2,‎ (JSTOR 40506778) :

    «  Since it is not a practical necessity, this meticulous cultivation of knowledge that is shown in the complete naming of the avifauna represents an exercise satisfying the desire of man for intellectual activity. »

  233. (en) Igor Krupnik, « Siberian Yupik Names for Birds: What Can Bird Names Tell Us about Language and Knowledge Transitions? », Études/Inuit, vol. 41, no 1,‎ (JSTOR 45116490).
  234. a et b (en) Eugene Hunn, Cognitive Processes in Folk Ornithology: The Identification of Gulls, Washington, University of Washington, (lire en ligne [PDF]).
  235. (en) Jeremy N. Bailenson, Michael S. Shumb, Scott Atran, Douglas L. Medin et John D. Coley, « A Bird's Eye View: Biological Categorization and Reasoning Within and Across Cultures », Cognition, vol. 84, no 1,‎ (DOI 10.1016/S0010-0277(02)00011-2).
  236. a et b (en) Elliott Sober, « Evolution, Population Thinking, and Essentialism », Philosophy of Science, vol. 47, no 3,‎ (JSTOR 186950).
  237. (en) Ernst Mayr, Evolution and the Diversity of Life: Selected Essays, Cambridge (Massachusetts), Harvard University Press, (lire en ligne), p. 28.
  238. (en) Joanna Klein, « What Swims Like a Duck and Quacks Like a Duck Could Be a Hybrid of Two Duck Species », New York Times,‎ (lire en ligne).
  239. (en) S. Frisson et M. Wakefield, « Psychological Essentialist Reasoning and Perspective Taking During Reading: A Donkey is not a Zebra, but a Plate can be a Clock », Memory and Cognition, no 40,‎ (DOI 10.3758/s13421-011-0153-5).
  240. (en) Marc Ereshefsky, « Species », sur Stanford Encyclopedia of philosophy, .
  241. a et b (en) Ernst Mayr, Principles of Systematic Zoology, New York, McGraw-Hill, (lire en ligne), p. 82-83.
  242. (en) Ernst Mayr, « Origin and History of Some Terms in Systematic and Evolutionary Biology », Systematic Zoology, vol. 27, no 1,‎ (JSTOR 2412818).
  243. (en) Richard Boyd, « Realism, Anti-Foundationalism and the Enthusiasm for Natural Kinds », Philosophical Studies: An International Journal for Philosophy in the Analytic Tradition, vol. 61, no 1,‎ (JSTOR 4320174).
  244. (en) Richard Boyd, « Homeostasis, Species, and Higher Taxa », dans R. A. Wilson, Species: New Interdisciplinary Essays, Cambridge (Massachusetts), MIT Press, .
  245. Luc Boucher, « Catégorie », dans Frédéric Bouchard, Pierre Doray et Julien Prud’homme, Sciences, technologies et sociétés de A à Z, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, (lire en ligne).
  246. (en) Ian Hacking, « On Boyd », Philosophical Studies: An International Journal for Philosophy in the Analytic Tradition, vol. 61, no 1,‎ (JSTOR 4320175).
  247. (en) Roberto Keller et Richard Boyd, « The Illogical Basis of Phylogenetic Nomenclature », Botanical Review, vol. 69, no 1,‎ (JSTOR 4354448) :

    «  We refer to families of properties, such that: 1) they tend (imperfectly) to co-occur in nature; 2) their co-occurrence is explained by inductively and explanatorily important mechanisms that (imperfectly) establish a sort of "homeostasis" between them; and 3) the homeostatic unity they (imperfectly) display is a causally and explanatorily important factor in the complex systems we study. »

  248. (en) Christy Mag Uidhir, Art and Abstract Objects, Oxford, Oxford Univerdsity Press, (lire en ligne), p. 120.
  249. a et b (en) P.D. Magnus, « Drakes, Seadevils, and Similarity Fetishism », Biology & Philosophy, vol. 26,‎ (DOI 10.1007/s10539-011-9284-0) :
    Members of the species typically look like ducks, walk like ducks, and quack like ducks […] We can extend the list to include more precise structural or biochemical properties, but […] regardless of how thorough we make our list, we will never arrive at a list of occurrent properties such that possession of them is both necessary and sufficient for being a duck. A one-legged mallard will not walk like a duck, and a mute mallard will not quack — but both are nonetheless still mallards. So the properties are not essential to the species. Rather, the properties form a cluster.
  250. a b c et d (de) Konrad Lorenz, « Vergleichende Bewegungsstudien an Anatinen », Journal für Ornithologie, vol. 89, supplément,‎ (lire en ligne [PDF]).
  251. Irenäus Eibl-Eibesfeldt, Éthologie: biologie du comportement, Paris, Ophrys, (lire en ligne), p. 259.
    L'auteur donne une traduction française des caractères comparatifs recensés par Konrad Lorenz.
  252. (en) Leon Wurmser et Ellen McDaniel, Dimensions of Behavior: The Psychiatric Foundations of Medicine, Boston, Butterworth-Heinemann, (lire en ligne), p. 205.
    Les auteurs donnent une traduction anglaise des caractères comparatifs recensés par Konrad Lorenz.
  253. Jean-Louis Labarrière, La condition animale: études sur Aristote et les stoïciens, Louvain-la-Neuve, Peeters Publishers, (lire en ligne), p. 244.
  254. a et b (en) Marc Ereshevsky, « Psychological Categories as Homologies », Biology and Philosophy, no 22,‎ (DOI 10.1007/s10539-007-9091-9).
  255. (en) Stephen Jay Gould, « The Fish are Different from You and Me », New York Times,‎ (lire en ligne).
  256. (en) David M. Williams et Malte C. Ebach, Foundations of Systematics and Biogeography, Londres, Springer, (lire en ligne), p. 63.
  257. (en) Tim Birkhead, Jo Wimpenny et Bob Montgomerie, Ten Thousand Birds: Ornithology since Darwin, Princeton, Princeton University Press, (lire en ligne), p. 107.
  258. (en) Richard W. Burkhardt, Patterns of Behavior: Konrad Lorenz, Niko Tinbergen, and the Founding of Ethology, Chicago, University of Chicago Press, (lire en ligne), p. 265.
  259. a et b (en) Konrad Lorenz, The Foundations of Ethology, Springer, (lire en ligne), p. 87-89.
  260. (en) Frank E. Zachos et Uwe Hoßfeldb, « Adolf Remane (1898–1976) and his Views on Systematics, Homology and the Modern Synthesis », Theory in Biosciences, no 124,‎ (DOI 10.1016/j.thbio.2005.09.006).
  261. (de) Adolf Remane, Die Grundlagen des natürlichen Systems, der vergleichenden Anatomie und der Phylogenetik, Leipzig, Geest et Portig, , p. 33-49.
  262. (en) David M. Williams et Malte C. Ebach, Foundations of Systematics and Biogeography, Londres, Springer, (lire en ligne), p. 140.
  263. (en) Konrad Lorenz, « Analogy as a Source of Knowledge », Science, vol. 185, no 4147,‎ (JSTOR 1738831) :

    « The improbability of coincidental similarity is proportional to the number of inde- pendent traits of similarity, and is, for n such characters, equal to 2n-1. »

  264. (en) Willi Hennig, Phylogenetic Systematics, Urbana, University of Illinois Press, (lire en ligne), p. 113.
  265. (en) N.S. Thompson, Perspectives in Ethology: Behavioral Design, Springer, (lire en ligne), p. 71
  266. (en) Ronald L. Numbers, Galileo Goes to Jail and Other Myths about Science and Religion, Cmabridge, Harvard University Press, (lire en ligne), p. 134.
  267. Gérard Simon, Structures de pensée et objets du savoir chez Kepler, Paris, Gallimard, , p. 42.
  268. (en) Robert E. Smith, Principles of Human Communication, Dubuque, Kendall Hunt, , p. 152.
  269. Aristote (trad. Jules Barthélemy-Saint-Hilaire), Histoire des animaux, Paris, Hachette, , p. 486b.
  270. a b et c (en) William H. Shaw et L. R. Ashley, « Analogy and Inference », Dialogue, vol. 2, no 3,‎ (DOI 10.1017/S0012217300046588).
  271. (en) Paul Thagard, Computational Philosophy of Science, Cambridge (Massachusetts), MIT Press, (lire en ligne), p. 92-93.
  272. (en) Willard Van Orman Quine, The Web of Belief, New York, Random House, , p. 61.
  273. (en) Mary Hesse, « Analogy and Confirmation Theory », Dialectica, vol. 17, no 2,‎ (DOI 10.1111/j.1746-8361.1963.tb01568.x).
  274. (en) Gregory L. Murphy et Brian H. Ross, « The Two Faces of Typicality in Category-based Induction », Cognition, vol. 95,‎ (DOI 10.1016/j.cognition.2004.01.009).
  275. (en) Ted Agon, The Human Key Condensed, Houston, Xagon, (lire en ligne), p. 70.
  276. (en) Anna Van Wersch, Van Wersch, Mark Forshaw et Tina Cartwright, Complementary Medicine and Health Psychology, Maidenhill, McGraw-Hill, (lire en ligne), p. 81.
  277. (en) Robert B. White, « Looks Like a Duck, Quacks Like a Duck … Still Behaves Like a Mone Marrow Stromal Cell », Translational Research, vol. 157, no 2,‎ (DOI 10.1016/j.trsl.2010.12.001).
  278. (en) Anna van Wersch, Mark Forshaw et Tina Cartwright, Complementary Medicine And Health Psychology, New York, McGraw-Hill, (lire en ligne), p. 81.
  279. (en) Raymond S. Nickerson, Conditional Reasoning: The Unruly Syntactics, Semantics, Thematics, and Pragmatics of "If", Oxford, Oxford University Press, (lire en ligne), p. 51.
  280. (en) Jenny Morrill, « 10 Quacking Facts About Ducks », Mental Floss,‎ (lire en ligne).
  281. (en) John Ramsay MacKinnon, John MacKinnon, Karen Phillipps et Fen-qi He, A Field Guide to the Birds of China, Oxford, Oxford University Press, (lire en ligne), p. 44.
  282. a et b (en) Carl Gustav Hempel, « Studies in the Logic of Confirmation », Mind, vol. 54, no 13,‎ (JSTOR 2250886).
  283. a b et c (en) James Fetzer, « Carl Hempel », sur Stanford Encyclopedia of Philosophy, .
  284. (en) Carl Gustav Hempel, Aspects of Scientific Explanation, New York, The Free Press, , p. 105.
  285. Raymond Boudon, « Remarques sur la notion de fonction », Revue française de sociologie, no 8,‎ (DOI 10.2307/3319240).
  286. Jean Nicod, Le problème logique de l'induction, Paris, Presses universitaires de France, , p. 48-49.
  287. (en) Nelson Goodman, Fact, Fiction, and Forecast, Cambridge (Massachusetts), Harvard University Press, (lire en ligne), p. 71.
  288. (en) Sidney Morgenbesser, « Goodman on the Ravens », The Journal of Philosophy, vol. 59, no 18,‎ (JSTOR 2023221).
  289. (en) George Couvalis, The Philosophy of Science: Science and Objectivity, Londres, Sage, (lire en ligne), p. 46.
  290. (en) R. G. Swinburne, « The Paradoxes of Confirmation: A Survey », American Philosophical Quarterly, vol. 8, no 4,‎ (JSTOR 20009411).
  291. (en) Robert T. Pennock, « Bayesianism, Ravens, and Evidential Relevance », Annals of the Japan Association for Philosophy of Science, vol. 13, no 1,‎ (DOI 10.4288/jafpos1956.13.1).
  292. a b et c (en) Helen Beebee, « Necessary Connections and the Problem of Induction », Noûs, vol. 45, no 3,‎ (JSTOR 41330869) :

    « Grant that if something walks like a duck, swims like a duck and quacks like a duck, we have good reason to believe that it's a duck, since its being a duck explains why its behaviour is duck-like. Grant also that duck is an Ellisian natural kind, and so has an essence E, which not only causally explains why ducks walk, swim and quack in the way that they do, but also explains, and so predicts, a range of other features of duck. (Ducks like eating corn, have webbed feet, breed with other ducks in suitable circumstances, and so on.)10 So, when faced with a suitably duck-like entity, I am warranted in believing that it is a duck — a member of a kind with essence E — by IBE: its being a member of the kind with that essence explains why it walks and swims and quacks in the way that it does. And I am then in a position to make a range of other predictions about my duck, since those predictions are licensed by the fact that my duck has essence E […] In the duck example just given, we are explaining merely why this duck-like entity manifests its duck-like features, rather than why all previously observed duck-like entities do. »

  293. (en) Russell DiSilvestro, Human Capacities and Moral Status, Dordrecht, Springer, , https://books.google.fr/books?id=Q99lcaOUf24C&pg=PA156.
  294. (en) Anna Bergqvist et Robert Cowan, Evaluative Perception, Oxford, Oxford University Press, (lire en ligne), p. 33.
  295. (en) Willard Van Orman Quine, « Natural Kinds », dans Nicholas Rescher, Essays in Honor of Carl G. Hempel, Dordrecht, D. Reidel,
  296. a b c d e et f (en) Nicholas Rescher, « Truth Conditions vs. Use Conditions (A Study on the Utility of Pragmatics) », Logique et Analyse, vol. 38, no 150,‎ (JSTOR 44084548) :

    «  Consider the following course of reasoning: It looks like a duck, it quacks like a duck, it waddles like a duck, therefore: It is a duck. This reasoning is clearly not deductively valid. (Mechanical "ducks" can do all those things as well.) Nor is it enthymematically valid. For any pre- misses we might add that actually manage to close the deductive gap fully and completely - "Whatever looks, quacks, and waddles like a duck will actually be a duck," for example - will simply not be true. And nothing that we can add by way of epistemically available truth will close the de- ductive gap. Such tenability as the argument has it obtains from a certain practical policy, namely: As long as no counterindications come to light, to treat as a duck anything that (sufficiently) behaves like one. And this is a praxis rather than a factual claim of some sort. We know full well that it is false to claim "Whatever looks, quacks, and waddles like a duck, will actually be a duck." But in ordinary circumstances (in the absence of visible counter indications) we feel free to implement the policy at issue with an inferential leap, not because in doing so we cannot possibly go wrong, but rather because we will generally go right. »

  297. (en) Nicholas Rescher, Studies in Pragmatism, Berlin, Walter de Gruyter, (lire en ligne), p. 19.
  298. Alain Boyer, « Cela va sans le dire. Éloge de l'enthymème », Hermès, no 15,‎ (lire en ligne).
  299. (en) John Stuart Mill, System of Logic Ratiocinative and Inductive, Londres, Longmans, Green & Co., , p. 201.
  300. (en) Matthew Stephen Wood, Aristotle and the Question of Metaphor, University of Ottawa, , p. 274.
  301. Matthew Stephen Wood, Aristotle and the question of metaphor, Ottawa, University of Ottawa, (DOI /10.20381/ruor-4757), p. 274.
  302. (en) Thomas Samuel Kuhn, « Second Thoughts on Paradigms », dans Frederick Suppe, The Structure of scientific theories, Urbana, University of Illinois Press, , p. 474-482.
  303. (en) Hanne Andersen, Peter Barker et Xiang Chen, The Cognitive Structure of Scientific Revolutions, Cambridge, Cambridge University Press, (lire en ligne), p. 20-22.
  304. a et b (en) Satosi Watanabe, « Epistemological Relativity: Logico-Linguistic Source of Relativity », Annals of the Japan Association for Philosophy of Science, vol. 7, no 1,‎ (DOI 10.4288/jafpos1956.7.1, lire en ligne [PDF]).
  305. (en) Steven James Bartlett, The Species Problem and its Logic: Inescapable Ambiguity and Framework-relativity, SSRN, (DOI 10.2139/ssrn.3073801).
  306. Watanabe 1965, p. 40.
  307. Watanabe 1965, p. 49.
  308. a b et c Watanabe 1969, p. 376.
  309. Watanabe 1969, p. 377 :
    Any two objects are equally as similar to each other as any two other objects, and are equally as dissimilar to each other as any other pair, insofar as the number of shared predicates is regarded as a measure of similarity and the number of predicated that are not shared is regarded as an indication of dissimilarity.
  310. Satosi Watanabe, « Les éléments humains arationnels dans la connaissance scientifique », Archives de philosophie, vol. 34, no 4,‎ (JSTOR 43033384).
  311. Eco 2001, p. 178.
  312. (en) Stella Vosniadou et Andrew Ortony, Similarity and Analogical Reasoning, Cambridge, Cambridge University Press, (lire en ligne), p. 181.
  313. Goodman 1972, p. 440 :
    Similarity does not explain metaphor or metaphorical truth […] Metaphorical use may serve to explain the similarity better than - or at least as well as - the similarity explains the metaphor.
  314. Goodman 1972, p. 441 :
    Similarity does not account for our predictive, or more generally, our inductive practice.
  315. Goodman 1972, p. 442 :
    Each two among three or more particulars may be alike (that is, have a quality in common) without all of them having any quality in common.
  316. Goodman 1972, p. 443 :
    Similarity cannot be equated with, or measured in terms of, possession of common characteristics […] Any two things have exactly as many properties in common as any other two.
  317. (en) Talmy Givón, Context as Other Minds: The Pragmatics of Sociality, Cognition, and Communication, Amsterdam, John Benjamins Publishing, (lire en ligne), p. 52.
  318. (en) Paco Calvo et Toni Gomila, Handbook of Cognitive Science: An Embodied Approach, Amsterdam, Elsevier, (lire en ligne), p. 277.
  319. a b et c (en) Alexander L. Gungov, « The Ampliative Leap in Diagnostics: Advantages of Abduction in Clinical Reasoning », History of Medicine, vol. 5, no 4,‎ (DOI 10.13140/RG.2.2.17231.94883).
  320. (en) Patrik N. Juslin, Musical Emotions Explained: Unlocking the Secrets of Musical Affect, Oxford, Oxford University Press, (lire en ligne), p. 227.
  321. (en) Steven F. Lott, Modern Python Cookbook, Birmingham, Packt Publishing, (lire en ligne), p. 316.
  322. (en) Martha L. Cottam, Images and Intervention: U.S. Policies in Latin America, Pittsburgh, University of Pittsburgh Press, (lire en ligne), p. 39.
  323. a et b Thomas A. Sebeok et Jean Umiker-Sebeok, « Vous connaissez ma méthode : Juxtaposition de Charles S. Peirce et de Sherlock Holmes », dans Umberto Eco et Thomas A. Sebeok, Le signe des trois : Dupin, Holmes, Peirce, Liège, Presses universitaires de Liège, .
  324. Edgar Allan Poe, « Lettre à James Lowell du 2 juillet 1844 », dans Delphi Complete Works of Edgar Allan Poe, New York, Delphi Classics, (lire en ligne), p. 3218.
  325. Arthur Conan Doyle (trad. Jeanne de Polignac), La Marque des quatre, Paris, Hachette, (lire en ligne), p. 15.
  326. Cité par Els Wouters, Maigret : « je ne déduis jamais » : la méthode abductive chez Simenon, Liège, Éditions du Cefal, , p. 88.
  327. (en) Ian Freckelton et Danuta Mendelson, Causation in Law and Medicine, Londres, Routledge, (lire en ligne), p. 501.
  328. (en) John G. Sotos, The Physical Lincoln Complete, Mt. Vernon, Mt. Vernon Book System, , p. 118.
  329. (en) Ronald Schleifer et Jerry Vannatta, « The Logic of Diagnosis: Peirce, Literary Narrative, and the History of Present Illness », Journal of Medicine and Philosophy, vol. 31, no 4,‎ (DOI 10.1080/03605310600860809).
  330. John G. Sotos, Zebra Cards: An Aid to Obscure Diagnoses, Mt. Vernon, Mt. Vernon Book System, , p. 1.
  331. Marco Polo, Devisement du monde, chap. 145.
  332. Eco 2001, p. 81.
  333. (en) Torkild Thellefsen et Bent Sørensen, Umberto Eco in His Own Words, Berlin, Walter de Gruyter, (lire en ligne), p. 192.
  334. Gérard de Nerval, « Histoire véridique du canard », dans Le Diable à Paris, t. 3, Paris, Hetzel, (lire en ligne).
  335. (en) Charles Sanders Peirce, « Abduction and Induction », dans Philosophical writings of Peirce, New York, Dover, , p. 151-152.
  336. Peirce 1994, V, p. 189 :
    The surprising fact, C, is observed; But if A were true, C would be a matter of course, hence, there is reason to suspect that A is true. Thus, A cannot be abductively inferred, or if you prefer the expression, cannot be abductively conjectured until its entire content is already present in the premiss, "If A were true, C would be a matter of course."
  337. (en) Robert Allen Palmatier, Speaking of Animals: A Dictionary of Animal Metaphors, Westport, Greenwood Publishing Group, (lire en ligne), p. 126.
  338. Eco 2001, p. 335.
  339. (en) Harry Frankfurt, « Peirce's Notion of Abduction », The Journal of Philosophy, vol. 55, no 14,‎ , p. 596-595jstor=2021966.
  340. Peirce 1994, V, p. 602 :
    For abduction commits us to nothing. It merely causes a hypothesis to be set down upon our docket of cases to be tried.
  341. Peirce 1994, VII, p. 218.
  342. a b et c (en) Daniel J. McKaughan, « From Ugly Duckling to Swan: C. S. Peirce, Abduction, and the Pursuit of Scientific Theories », Transactions of the Charles S. Peirce Society, vol. 44, no 3,‎ , p. 451 (JSTOR 40321321).
  343. Peirce 1994, VI, p. 525 :
    This will include a preference for any one hypothesis over others which would equally explain the facts, so long as this preference is not based upon any previous knowledge bearing upon the truth of the hypotheses, nor on any testing of any of the hypotheses, after having admitted them on probation. I call all such inference by the peculiar name, abduction, because its legitimacy depends upon altogether different principles from those of other kinds of inference.
  344. Peirce 1994, II, p. 662.
  345. (en) Tomis Kapitan, « Peirce and the autonomy of abductive reasoning », Erkenntnis, vol. 37,‎ (DOI 10.1007/BF00220630) :

    « Thus, a hypothesis is plausible if it is both explanatory and of a character to recommend it for further examination (hence, testable, though untested), noting that plausibility comes in degrees. »

  346. a et b (en) Jaakko Hintikka, « What Is Abduction? The Fundamental Problem of Contemporary Epistemology », Transactions of the Charles S. Peirce Society, vol. 34, no 3,‎ (JSTOR 40320712).
  347. (en) Douglas Adams, Dirk Gently's Holistic Detective Agency, New York, Simon and Schuster, , p. 227 :

    « If it looks like a duck, and quacks like a duck, we have at least to consider the possibility that we have a small aquatic bird of the family Anatidae on our hands. »

  348. a b c d et e Carlo Ginzburg, « Signes, Traces, Pistes : Racines d'un paradigme de l'indice », Le Débat, no 6,‎ (lire en ligne).
  349. (it) « L’orecchio, il cacciatore, il pettegolo », La Repubblica,‎ , repris dans (it) Italo Calvino, Mondo scritto e mondo non scritto, Milan, Edizioni Mondadori, (lire en ligne), p. 267.
  350. (it) Martin Rueff, « L'oreille, le chasseur, le potin », Critique, no 769,‎ (lire en ligne).
  351. (en) « A Chapter on Ears », The Strand Magazine,‎ , p. 389, 525 (lire en ligne).
  352. (en) Joanne Morra et Marquard Smith, Visual Culture: Experiences in visual culture, Londres, Taylor & Francis, (lire en ligne), p. 269.
  353. Nathalie Roland et Claire Mathot, Le Nom de la rose d'Umberto Eco, Paris, Le Petit Litteraire, (lire en ligne), p. 20.
  354. (en) Harry Phillips et Patricia Bostian, The Purposeful Argument: A Practical Guide, Stamford, Cengage, (lire en ligne), p. 116.
  355. (en) Lloyd Allison, Coding Ockham's Razor, Londres, Springer, (lire en ligne), p. 80.
  356. (en) Nathan J Johnson, The Enigma of Karate Kata and the Corollary of Modern and Post-Modern Interpretation, Londres, The Wykeham Press, (lire en ligne), p. 21.
  357. Étienne Bonnot de Condillac, Essai sur l’origine des connaissances humaines, t. 1, Paris, Mortier, (lire en ligne), p. 248.
  358. (en) Alan Baker, « Simplicity », sur Stanford Encyclopedia of Philosophy, .
  359. (en) Sam Cowling, Abstract Entities, Londres, Routledge, (lire en ligne), p. 125.
  360. (en) Marilyn McCord Adams, « Ockham's Nominalism and Unreal Entities », The Philosophical Review, vol. 86, no 2,‎ (JSTOR 687195).
  361. (en) William M. Thorburn, « The Myth of Occam's Razor », Mind, vol. 27, no 107,‎ (JSTOR 2248928).
  362. a b et c Magali Roques, « Le Principe d'économie d’après Guillaume d'Ockham », Franciscan Studies, vol. 72,‎ (JSTOR 44653283).
  363. Peirce 1994, V, p. 145, 171.
  364. Fann 1970, p. 40.
  365. Peirce 1994, VII, p. 219.
  366. Fann 1970, p. 35.
  367. Peirce 1994, VI, p. 528.
  368. Fann 1970, p. 47.
  369. Peirce 1994, VI, p. 10.
  370. Peirce 1994, II, p. 740.
  371. Fann 1970, p. 48-51.
  372. a b c d et e (en) Gerhard Minnameier, « Abduction, Induction, and Analogy », dans L. Magnani, W. Carnielli et C. Pizzi, Model-Based Reasoning in Science and Technology, Berlin, Springer, (DOI 10.1007/978-3-642-15223-8_5).
  373. a et b (en) Gilbert H. Harman, « The Inference to the Best Explanation », The Philosophical Review, vol. 74, no 1,‎ (JSTOR 2183532) :

    « Presumably such a judgment will be based on considerations such as which hypoth- esis is simpler, which is more plausible, which explains more, which is less ad hoc, and so forth. I do not wish to deny that there is a problem about explaining the exact .nature of these considerations; I will not, however, say anything more about this problem. »

  374. a et b (en) Peter Lipton, Inference to the Best Explanation, New York, Routledge, (lire en ligne), p. 59-63.
  375. a et b (en) Daniel G. Campos, « On the Distinction between Peirce's Abduction and Lipton's Inference to the Best Explanation », Synthese, vol. 180, no 3,‎ (JSTOR 41477565)/
  376. (en) Shiyang Yu et Frank Zenker, « Peirce Knew Why Abduction Isn’t IBE—A Scheme and Critical Questions for Abductive Argument », Argumentation, vol. 32,‎ (DOI 10.1007/s10503-017-9443-9).
  377. (en) Enn Ots, Decoding Theoryspeak: An Illustrated Guide to Architectural Theory, Londres, Routledge, (lire en ligne), p. 46.
  378. a et b (en) Andrew Spano, Abdication of the Sovereign Self: The Psycholinguistics of Invalid Synthetic Propositions, Newcastle upon Tyne, Cambridge Scholars Publishing, (lire en ligne), p. 130.
  379. (en) David A. Hardcastle, Community Practice: Theories and Skills for Social Workers, Oxford, Oxford University Press, (lire en ligne), p. 23.
  380. a b et c Claudine Tiercelin, « L'abduction comme sentiment épistémique ? », Recherches sur la philosophie et le language, no 34,‎ .
  381. Peirce 1994, I, p. 65.
  382. Eco 2001, p. 347.
  383. (en) Valentina Pisanty, « Duck or Rabbit? Umberto Eco’s Structural Pragmatics », European Journal of Pragmatism and American Philosophy, vol. 10, no 1,‎ (DOI /10.4000/ejpap.1131).
  384. (en) Richard Wiseman, Caroline Watt, Kenneth Gilhooly et George Georgiou, « Creativity and ease of ambiguous figural reversal », British Journal of Psychology, vol. 102, no 3,‎ (DOI 10.1111/j.2044-8295.2011.02031.x).
  385. (en) Martin J. Doherty et Samantha Mair, « Creativity, Ambiguous Figures, and Academic Preference », Perception, vol. 41, no 10,‎ (DOI 10.1068/p7350).
  386. (en) Jérôme Dokic, « Seeds of Knowledge: Noetic Feelings and Metacognition », dans Michael J. Beran, Josef Perner et Joëlle Proust, Foundations of Metacognition, Oxford, Oxford University Press, (lire en ligne), p. 302.
  387. (en) Ben Goertzel, Chaotic Logic: Language, Thought, and Reality from the Perspective of Complex Systems Science, New York, Plenum Press, (lire en ligne), p. 206.
  388. a et b (en) Laurence R. Horn, « From tf to iff: Conditional perfection as pragmatic strengthening », Journal of pragmatics, vol. 32, no 3,‎ (DOI 10.1016/S0378-2166(99)00053-3) :

    « Even if we assume that a particular manner of walking and talking is common to all ducks (a questionable assumption, perhaps - but then are all adulterers sleekly dressed?), these can only be plausible, not telltale, inductive signs of duckery; there may well be fellow-travelling geese, swans, or ballplayers II who acquired the relevant habits by osmosis or genetic predisposition. The conversion of 'Every duck Qs' to 'Every Qer is a duck' is as logically unsound as it is empirically natural. »

  389. (en) Robert van Rooy, « Conversational implicatures », Proceedings of the Second SIGdial Workshop on Discourse and Dialogu, vol. 16,‎ (DOI 10.3115/1118078.1118102).
  390. Agatha Christie, La Mystérieuse Affaire de Styles, cité par Laurent Gosselin, « Sémantique des jugements épistémiques : degré de croyance et prise en charge », Langages, no 193,‎ (lire en ligne).
  391. Roger Pouivet, « Vertus épistémiques, émotions cognitives et éducation », Éducation et Didactique, vol. 2, no 3,‎ (DOI 10.4000/educationdidactique.380).
  392. (en) Massimo Pigliucci, « The Virtuous Skeptic », Skeptical Enquirer, vol. 41, no 2,‎ (lire en ligne).
  393. Pascal Engel, Les Vices du savoir : Essai d'éthique intellectuelle, Marseille, Agone, .
  394. Jacques Normand, Les Jours vécus: Souvenirs d'un Parisien de Paris, Paris, Bibliothèque nationale de France, (lire en ligne), p. 60.
  395. Catulle Mendès, Les 73 jours de la Commune, Paris, E. Lachaud, (lire en ligne), p. 91.
  396. Jules Moineaux[éditeur=E. Dentu, Le canard ̉à trois becs, Paris, (lire en ligne), p. 12.
  397. Roger Bellet, La Caricature entre République et censure: L’imagerie satirique en France de 1830 à 1880 : un discours de résistance ?, Lyon, Presses universitaires de Lyon, (lire en ligne), p. 650.
  398. Philippe Nieto, « L’éclectisme du style dans le « canard » au XIXe siècle », dans La communication littéraire et ses outils : écrits publics, écrits privés, Paris, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques, (DOI 10.4000/books.cths.4049).
  399. (en) Kurt Gray et Jesse Graham, Atlas of Moral Psychology, New York, Guilford Press, (lire en ligne), p. 254.
  400. (en) Gregory J. Feist et Michael E. Gorman, Handbook of the Psychology of Science, New York, Springer Publishing Company, (lire en ligne), p. 216.
  401. (en) David Clarke, Cambridge International AS/A Level Psychology Revision Guide, Londres, Hodder Education, (lire en ligne), p. 225.
  402. (en) Nicola Cooper et John Frain, ABC of Clinical Reasoning, New York, John Wiley & Sons, (lire en ligne), p. 25.
  403. (en) S. O. Lilienfeld et S. J. Lynn, « Errors/Biases in Clinical Decision Making », dans R. L. Cautin et S. O. Lilienfeld, Encyclopedia of Clinical Psychology, New York, John Wiley and Sons, (DOI 10.1002/9781118625392.wbecp567).
  404. (en) Jeroen Meij, Dealing with the Data Flood: Mining Data, Text and Multimedia, La Haye, STT/Beweton, , p. 302.
  405. (en) David A. Levy, Tools of Critical Thinking: Metathoughts for Psychology, Long grove, Waveland Press, (lire en ligne), p. 191.
  406. (en) Amos Tversky et Daniel Kahneman, « Extensional versus intuitive Reasoning: The Conjunction Fallacy in Probability Judgment », Psychological Review, vol. 90, no 4,‎ (DOI 10.1037/0033-295X.90.4.293).
  407. (en) José A. Valciukas, Forensic Neuropsychology: Conceptual Foundations and Clinical Practice, Londres, Psychology Press, (lire en ligne), p. 26.
  408. (en) E. L. Thorndike, « A Constant Error in Psychological Ratings », Journal of Applied Psychology, vol. 4, no 1,‎ .
  409. (en) D. Kim Rossmo, Criminal Investigative Failures, Boca Raton, CRC Press, (lire en ligne), p. 110.
  410. (en) Robert E. Erard, « If It Walks Like a Duck: a Case of Confirmatory Bias », Psychological Injury and Law, vol. 9, no 3,‎ (DOI 10.1007/s12207-016-9262-6).
  411. (en) Raymond S. Nickerson, « Confirmation Bias: A Ubiquitous Phenomenon in Many Guises », Review of General Psychology, vol. 2, no 2,‎ (DOI 10.1037/1089-2680.2.2.175).
  412. (en) Pat Croskerry et Karen S. Cosby, Patient Safety in Emergency Medicine, Philadelphie, Lippincott Williams et Wilkins, (lire en ligne), p. 222.
  413. (en) Ilana Ritov et Jonathan Baron, « Status-quo and Omission Biases », Journal of Risk and Uncertainty, vol. 5, no 1,‎ (DOI 10.1007/BF00208786).
  414. a b c d et e (en) Roberto Yus, Eduardo Mena et Enrique Solano-Bes, « Generic Rules for the Discovery of Subsumption Relationships Based on Ontological Contexts », dans International Conference on Web Intelligence and Intelligent Agent Technology, Singapour, IEEE, (DOI 10.1109/WI-IAT.2015.107).
  415. (en) Thomas R. Gruber, « Toward Principles for the Design of Ontologies Used for Knowledge Sharing? », International Journal of Human-Computer Studies, vol. 43, no 5,‎ (DOI /10.1006/ijhc.1995.1081).
  416. Aurélien Bénel, « Ontologies du Web : Histoire refoulée et perspectives paradoxales », Intellectica, no 61,‎ (lire en ligne).
  417. Fabien Gandon, « Ontologies informatiques », sur Interstices, .
  418. (en) Jérôme Euzenat et Pavel Shvaiko, Ontology Matching, Berlin, Springer, (DOI 10.1007/978-3-642-38721-0).
  419. a b et c (en) Ignacio Huitzil, Fernando Bobillo, Eduardo Mena, Carlos Bobed et Jesús Bermúdez, « Some Reflections on the Discovery of Hyponyms between Ontologies », dans Proceedings of the 21st International Conference on Enterprise Information Systems, t. 2, Heraklion, ICEIS, (DOI 10.5220/0007720201300140).
  420. (en) Karl Hammar, Content Ontology Design Patterns: Qualities, Methods, and Tools, Linköping, Linköping University Electronic Press, (lire en ligne), p. 151.
  421. (en) Nassim Nicholas Taleb, The Black Swan: The Impact of the Highly Improbable Fragility, New York, Random House, (lire en ligne), p. 41.
  422. (en) Donald Campbell et Donald Fiske, « Convergent and Discriminant Validation by the Multitrait-multimethod Matrix », Psychology Bulletin, vol. 56, no 2,‎ .
  423. Fabienne Midy, Validité et fiabilité des questionnaires d’évaluation de la qualité de vie: une étude appliquée aux accidents vasculaires cérébraux, Dijon, Université de Bourgogne, (lire en ligne).
  424. (en) David C. Funder, Personality Judgment: A Realistic Approach to Person Perception, Amsterdam, Elsevier, (lire en ligne), p. 88.
  425. (en) Mark L. Mitchell et Janina M. Jolley, Research Design Explained, Belmont, Cengage Learning, (lire en ligne), p. 161.
  426. (en) Neil Abell, David W. Springer et Akihito Kamata, Developing and Validating Rapid Assessment Instruments, Oxford, Oxford University Press, (lire en ligne), p. 112.
  427. (en) Jack Block, « Critique of the Act Frequency Approach to Personality », Journal of Personality and Social Psychology, vol. 56, no 2,‎ (lire en ligne [PDF]).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Umberto Eco (trad. Julien Gayrard), Kant et l'Ornithorynque, Paris, Livre de poche, (1re éd. 1999).
  • (en) K. T. Fann, Peirce's Theory of Abduction [« La Théorie de l'abduction chez Peirce »], La Haye, Nijhoff, .
  • (en) Nelson Goodman, « Seven Strictures of Similarity », dans Problems and Projects [« Problèmes et Projets »], Indianapolis, Bobbs-Merrill, .
  • (en) Richard H. Immerman, The CIA in Guatemala: The Foreign Policy of Intervention, Austin, University of Texas Press, (lire en ligne).
  • (en) George Lakoff et Mark Johnson, Metaphors We Live By [« Les Métaphores dans la vie quotidienne »], Chicago, University of Chicago Press, (lire en ligne), traduction en français par Michel de Fornel parue aux Éditions de minuit (1986).
  • (en) George Lakoff, Women, Fire, and Dangerous Things [« Les Femmes, le Feu et les Choses dangereuses »], Chicago, University of Chicago Press, .
  • (en) Charles Sanders Peirce, Collected Papers [« Œuvres complètes »], Cambridge (Massachusetts), Harvard University Press, (lire en ligne).
  • Satosi Watanabe, « Une explication mathématique du classement d'objets », dans S. Dockx et P. Bernays, Information and Prediction in Science [« Information et Prédiction dans les sciences »], New York, Academic Press, (lire en ligne).
  • (en) Satosi Watanabe, Knowing and Guessing: A Quantitative Study of Inference and Information [« Savoir et Deviner : Une Étude quantitative de l'inférence et de l'information »], New York, Wiley, (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 13 avril 2020 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.
La version du 13 avril 2020 de cet article a été reconnue comme « bon article », c'est-à-dire qu'elle répond à des critères de qualité concernant le style, la clarté, la pertinence, la citation des sources et l'illustration.