Test de Schilling

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Schilling.

Le test de Schilling, nommé en l'honneur de Robert Frederick Schilling (1919-2014), permet d'explorer l'absorption de la vitamine B12, dans le but de déceler une anomalie de l'iléon distal (où est absorbée la vitamine B12), ou une carence en facteur intrinsèque.

On procède une injection intramusculaire de vitamine B12 qui sature les sites récepteurs. Une capsule contenant de la vitamine B12 marquée au cobalt radioactif est donnée per os la veille du test. La radioactivité urinaire est dosée au cours de 24 heures suivantes. Normalement, plus de 10 % de la dose ingérée est retrouvée dans les urines des premières 24 heures ; si elle est inférieure à 10 % : malabsorption[1]

Chez le patient atteint de Biermer, qui ne résorbe pas la vitamine B12 donnée per os, l'excrétion urinaire varie entre 0 et 7 % ; chez le sujet normal, on retrouve 11 à 16 % de la radioactivité de la dose traceuse dans les urines des premières 24 heures. Le test de Schilling se normalise pendant l'administration de facteur intrinsèque, mais non, évidemment, pendant le traitement à la vitamine B12.

En cas d'exploration iléale; la capsule contient aussi du facteur intrinsèque permettant d'éviter la cause d'erreur liée à une pathologie gastrique associée.

.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sébahoun 2005, p. 40.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Gérard Sébahoun, Hématologie clinique et biologique, Rueil-Malmaison, Arnette, Wolters Kluwer, , 578 p. (OCLC 424289351, lire en ligne), p. 40 Document utilisé pour la rédaction de l’article