Tertulien Robinel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Tertulien Robinel
Biographie
Naissance
Décès
(à 97 ans)
MartiniqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Tertullien Léon Robinel
Nationalité

Tertulien Robinel, né le au Carbet où il est mort le [1], est un enseignant et homme politique martiniquais. Il fut président du conseil général de la Martinique de 1957 à 1964.

Biographie[modifier | modifier le code]

Début et carrière enseignante[modifier | modifier le code]

Tertulien Léon Robinel est né au Carbet en 1891. Après une brillante scolarité primaire, Primaire supérieure puis normalienne il devient instituteur au Morne-des-Esses (quartier de Sainte-Marie) en 1911. Après la Première Guerre mondiale, pendant laquelle il est mobilisé de 1915 à 1919, il revient comme professeur et directeur des Cours complémentaire des Terres-Sainville. Durant cette période, il fonde les premiers cours destinés aux adultes en Martinique, au sein du Collège d'enseignement général qu'il dirige. En 1945, il est nommé Inspecteur de l'enseignement primaire de la Martinique. En 1949, il prend sa retraite et commence une carrière politique.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Elu municipal du Carbet de 1945 à 1965, Tertulien Robinel fut élu, en 1949, Conseiller général du Carbet sous l'étiquette SFIO. En 1957, il est élu Président du Conseil général de la Martinique jusqu'en 1964. Sa carrière politique est marquée par un fait historique majeur. En effet, le , à la suite des émeutes des 20, 21 et à Fort-de-France, Tertulien Robinel, président du conseil général fait alors voter une motion à l'unanimité dans laquelle les élus du conseil général de la Martinique demandaient "que des conversations soient entamées immédiatement entre les représentants qualifiés des Martiniquais et le Gouvernement français pour modifier le statut de la Martinique en vue d’obtenir une plus grande participation à la gestion des affaires martiniquaises", autrement dit un statut allant vers plus d'autonomie.

Après avoir abandonné la vie politique en 1964, il se retire dans sa commune natale.

Récipiendaire de la médaille d'argent de l'Education nationale, il fut également officier de l'ordre national du Mérite, commandeur de l'Ordre de l'Etoile d'Anjouan et chevalier de la Légion d'honneur. Il meurt en 1989 au Carbet. Marié, il fut le père de neuf enfants.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Jos, La terre des gens sans terre : petite histoire de l'école à la Martinique, 1635-1982, Paris, l'Harmattan, , 492 p. (ISBN 2-7475-4614-4, lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]