Terraformation dans la fiction

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Une vision d'artiste de Mars terraformé centré sur Valles Marineris. Tharsis est visible sur le côté gauche. Cette transformation a été imaginée dans la Trilogie de Mars de l'auteur de science-fiction Kim Stanley Robinson mais aussi étudiés par des scientifiques dont Robert Zubrin[1]. Robinson et Zubrin sont tous deux membres de la Mars Society.
Vue d'artiste de différentes étapes d'une terraformation
Vue d'artiste de différentes étapes d'une terraformation

La terraformation est un des grands thèmes de la science-fiction. Dans son roman Semailles humaines, écrit en 1957, l'écrivain James Blish la définissait ainsi : « Terraformation : technique consistant à façonner les planètes à l'image approximative de la Terre pour que les Terriens normaux puissent y vivre »

Octave Béliard, dans son récit « La Journée d'un Parisien au XXIe siècle[2] » publié en 1910, est l'un des premiers à concevoir l'idée que l'on puisse modifier la biosphère d'une planète afin de rendre ses conditions de vie assez semblables à celles de la Terre pour qu'elle devienne colonisable[3].

Deux ans plus tard, lors de la publication des premiers épisodes de son récit, Une princesse de Mars, premier volume du Cycle de Mars, Edgar Rice Burroughs évoque l'hypothèse qu'une machine pourrait fabriquer l'air de la planète Mars et la rendre ainsi habitable. L'idée n'y est cependant présentée que pour offrir un rebondissement à l'intrigue et aucune modification planétaire conséquente n'est encore envisagée.

Enfin, dans son roman Last and First Men publié en 1930, Olaf Stapledon développera à son tour cette idée.

Les ouvrages de cette époque souffrent cependant d'un manque de connaissances scientifiques et la référence aujourd'hui est sans doute la trilogie de Kim Stanley Robinson : Mars la rouge, Mars la verte, Mars la bleue, principalement les deux premiers tomes où l'on assiste à la modification de la planète.

À l'inverse, et plutôt que d'attendre les milliers d'années nécessaires à la création complète d'une biosphère terrestre, c'est l'homme lui-même que l'on peut être tenté d'adapter à un milieu spécifique par diverses opérations médicales ou l'adjonction de dispositifs spéciaux. L'écrivain James Blish, dans Semailles humaines, a forgé le terme de « panthropie » (pantropy) pour désigner cette opération. Le roman de Robert Reed, Le Grand vaisseau, dans lequel une population d'ingénieurs adaptés à l'espace est chargé d'entretenir la coque extérieure du vaisseau, et le roman Homme-plus de Frederik Pohl, sont des exemples de cette « panthropie ».

Liste d’œuvres[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

  • 2002 : Firefly, de Joss Whedon, évoque la terraformation de dizaines de planètes et de centaines de lunes, conditionnées pour accueillir des colonies.
  • 2010 : Dans Stonehenge Apocalypse, les cataclysmes causés par Stonehenge annoncent la terraformation de la Terre.
  • 2008 : La terraformation est évoqué à la fin de l'épisode La Fille du Docteur de la série Doctor Who.
  • 2013 : Dans la série Defiance, la Terre a subi une terraformation accidentelle.

Jeu vidéo[modifier | modifier le code]

  • La planète-organisme "Acheron" dans Unreal II a été terraformée par l'Izanagi Corporation.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Technological Requirements for Terraforming Mars, Robert M. Zubrin (Pioneer Astronautics), Christopher P. McKay NASA Ames Research Center.
  2. a et b Octave Béliard, « La Journée d'un Parisien au XXIe siècle », Lecture pour tous, Noël 1910.
  3. « “La Journée d'un Parisien au XXIe siècle” vaut essentiellement pour l'une des premières, et peut-être même la première description de biosphérisation (ou écogenèse) d'une planète, en l'occurrence la lune, dotée artificiellement d'une atmosphère afin d'y établir une réserve naturelle pour les espèces animales et végétales en voie de disparition, en attendant une future colonisation humaine du satellite. » Philippe Gontier, « Octave Béliard, entre science et merveilleux », Le Boudoir des Gorgones no 21, juin 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]