Teresa Teng

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Teresa Teng
Description de l'image 鄧麗君銅像.jpg.
Informations générales
Surnom Teresa Tang, Teresa Deng
Nom de naissance Teng Li-Chun (鄧麗君)
Naissance
Comté de Yunlin
Province de Taïwan
Drapeau de Taïwan République de Chine
Décès (à 42 ans)
Chiang Mai
Drapeau de la Thaïlande Thaïlande
Activité principale Chanteuse
Genre musical Mandopop, enka
Années actives 1953 - 1995
Labels Yewjow (1967-1971)
Life Records (1971-1976)
Polydor (1974-1982), (1985-1995)
EMI/Capitol Records/Parlophone (1983-1985)
Columbia Records (1986-1989)
Atlantic Records (1990-1995)

Teresa Teng ( - ) (chinois traditionnel : 鄧麗君 ; chinois simplifié : 邓丽君 ; pinyin : dèng lìjūn ; Wade : Teng Li-chun ; japonais : Teresa Ten (テレサ・テン?)) est une chanteuse chinoise très populaire en Orient (principalement Chine et Japon), aux États-Unis et en Europe, notamment dans les communautés chinoises.

Biographie[modifier | modifier le code]

Moins connue dans les pays francophones sous son vrai prénom, Teng Li-Chun est née le 29 janvier 1953 à Taïwan dans le comté de Yunlin en république de Chine, sa famille étant originaire de la province de Hebei. Son père, un militaire passionné de l'opéra de Pékin et des opéras folk de la région du Hebei, lui transmet sa passion pour la musique, et l'aide à faire ses premiers pas.

  • En 1973, Teresa signe son premier contrat avec Polydor et sort son premier disque en japonais après avoir quitté Taïwan pour le Japon. Elle remporte un vif succès à chaque concert dans le Pays du Soleil Levant, un succès qui la pousse également à chanter en chinois et à se produire à Hong Kong.
  • En 1979, elle débarque en Amérique pour étudier l'anglais (langue dans laquelle elle enregistrera plusieurs titres) à l'Université de la Californie (UCLA), poursuivant sa carrière triomphale, et gagnant en popularité de concert en concert.
  • En 1980, elle est la première chinoise à se produire au Music Center de Los Angeles, là où chaque année on remet les Oscars du cinéma.
  • En 1982, elle se produit au Caesar's Palace de Las Vegas.
  • En 1986, au sommet de la gloire, pour des raisons personnelles inconnues, Teresa décide de ne plus se produire, sauf à l'occasion de quelques manifestations bénévoles.

Le destin croisé des deux Deng[modifier | modifier le code]

  • Deng Xiaoping, alias le Petit Timonier, l'homme d'État chinois qui gouvernait de facto à l'époque la Chine continentale (PRC), partageait avec Teresa Teng le même patronyme (pinyin : Deng Lijun). Aussi, on avait coutume de dire que "vieux Deng" (Xiaoping), régnait le jour sur la Chine, lorsque "petite Deng" (Lijun), alias Teresa Teng, régnait la nuit dans le coeur de ses compatriotes du Continent.
  • Concomitamment à l'avènement de la politique d'ouverture initiée par Deng Xiaoping, à partir de la fin des années 1970, Teresa Teng, jusqu'alors inconnue en Chine continentale, rencontre immédiatement un immense succès auprès des chinois de l'empire du Milieu, qui se ruent sur ses cassettes audio, n'hésitant pas pour certains, à y consacrer près d'un quart de leur revenu mensuel[1]. Cette soudaine notoriété va jusqu'à s'immiscer subtilement dans le jeu des relations déjà complexes, qu'entretiennent depuis 1949, les autorités communistes de Pékin (Beijing) avec leurs homologues nationalistes de Taipei. Ainsi, la légende courait que si « le vieux » Deng Xiaoping, chef suprême de la RPC depuis 1978 et successeur de Mao Zedong, n'avait jamais osé attaquer Taïwan, c'eût été uniquement par crainte de heurter le sentiment par trop patriotique de la diva, native de cette île (anciennement Formose), au territoire tant convoité.

La voix de velours de Teresa Teng, nuancée d'inflexions subtiles, a su toucher un large public, au travers de ses chansons d'amour et de nostalgie interprétées en différentes langues, principalement en chinois (mandarin et cantonais), en japonais, en dialecte taïwanais (angl. : Hokkien songs) et, dans une moindre mesure, en indonésien.

Elle meurt brutalement à 42 ans, le à Chiang Mai, en Thaïlande, victime d'une crise d'asthme. La triste nouvelle, transmise de bouche-à-oreille, n'est confirmée officiellement que trois jours plus tard. Les obsèques sont célébrées le 28 mai, après une période de deuil national, et son cercueil couvert du drapeau de la République de Chine (Taiwan), est porté par les militaires.

Teresa Teng Memorial Park (Yun Garden)[modifier | modifier le code]

Teresa Teng repose au cimetière Chin Pao San (en), près de la ville de Jinshan, à la pointe nord de l'île de Taïwan, à une vingtaine de kilomètres à peine de la capitale, Taipei. Le Teresa Teng Memorial Park (Yun Garden)[2], situé dans ce cimetière construit à flanc de coteau (terrasses successives en espalier), surplombe la mer de Chine orientale. Le Mémorial consacré à la diva taïwanaise est devenu depuis un haut lieu de pèlerinage pour tous les amoureux de la chanteuse qui désirent honorer sa mémoire. Une statue dorée de Teresa, grandeur nature, accueille ses fans au milieu d'un parterre de fleurs. Détail pittoresque, un clavier de piano géant, installé à même le sol, permet à chaque visiteur de faire entendre des mélodies enregistrées de leur idole, en foulant simplement les touches.

Madame Tussauds Hong Kong[modifier | modifier le code]

Marque de son empreinte profonde dans la culture populaire asiatique, Teresa Teng possède depuis 2001 sa figure de cire au musée Madame Tussauds de Hong Kong (en), dans l'un des espaces thématiques consacré aux "Icônes de la musique" (Music Icons)[3]. Elle y est pour l'occasion vêtue d'un Cheongsam ou Qipao (旗袍), la robe traditionnelle chinoise, réplique de l'un de ses costumes de scène préférés, qu'elle arborait lors de sa tournée de concerts au Japon, en 1977.

Récompenses au Japon[modifier | modifier le code]

Teresa Teng a reçu les prix suivants au Japon[4]

  • The New Singer Award (Prix du meilleur nouvel interprète) pour「空港」(Kūkō) en 1974.
  • The Gold Award (Prix d'Or) en 1986 pour「時の流れに身をまかせ」(Toki no Nagare ni Mi o Makase).
  • The Grand Prix (Le Grand Prix) pour「つぐない」(Tsugunai) en 1984,「愛人」(Aijin) en 1985 et「時の流れに身をまかせ」(Toki no Nagare ni Mi o Makase) en 1986. C'était la première fois qu'un même artiste remportait le Grand Prix trois années de suite.
  • The Outstanding Star Award (Le Prix de la Star Exceptionnelle) pour「別れの予感」(Wakare no Yokan) en 1987.
  • The Cable Radio Music Award (???) pour「別れの予感」(Wakare no Yokan) en 1987 et 1988.
  • The Cable Radio Special Merit Award (???) (有線功労賞) en 1995.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]