Tengu no michi

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Tengu-no-michi (« la Voie Tengu ») est une nouvelle démarche dans la pratique des arts martiaux traditionnels japonais (budō), initiée en 1995 par sensei Roland Habersetzer.

Il ne s'agit pas d'une nouvelle technique de combat, mais de l'apprentissage d'un comportement plus réaliste pour des cas de confrontations, avec des situations de crises, qu'il faudrait gérer différemment des entraînements classiques en dojo, car ils ne sont pas régis par le même type de conventions. Avec, au centre de ce comportement, la stricte déontologie du « ne pas se battre, ne pas subir », la gestuelle de défense, jamais d'attaque, reste celle d'une méthode de type karaté, mais sans être liée à des restrictions imposées par un style, une école ou un expert.

Dans le cadre des dojos affiliés au Centre de recherche budo (Budo kenkyukai) – Institut Tengu (Tengu Gakuin), chaque technique utilisée, que ce soit à main nue (kara-ho tengu-no-waza) ou avec arme (buki-ho tengu-no-waza), l'est dans l'esprit d'une utilisation réelle en tant que véritable arme, ce qui correspond à l'esprit des pratiques anciennes. Avec l'accompagnement d'une éducation réelle enseignant le sens de la responsabilité de toute action et qui doit toujours parfaitement rester sous contrôle de celui qui s'y décide.

Le but étant d'écarter une menace, non de la détruire. Dans ses trois domaines de compétences (Tengu-ryū karatedo, Tengu-ryū kobudo, Tengu-ryū hojutsu), Tengu-no-michi est une pratique authentique, astreignante physiquement et mentalement. Sōke Habersetzer définit sa Voie Tengu comme une manière réaliste de vivre un art martial, non comme un sport d'affrontement (le « ne pas se battre »), mais comme un choix raisonné de pratique, tenant uniquement compte de la confrontation éventuelle avec un réel besoin de survie (le « ne pas subir »).

D'où sa volonté d'actualiser l'efficacité du geste, mais toujours dans le cadre d'une application tactique conforme au code moral indispensable à toute vision globale et responsable d'une vraie pratique martiale, où toute violence gratuite est exclue. Les katas tengu-no-kata et Tengu goshin-no-kata résument cette position dans son ouvrage, Tengu, ma voie martiale[1].

Tengu-no-michi se veut une voie martiale intégrale (sogo budō), à la fois traditionnelle dans son concept et moderne dans ses possibilités d'emploi. Avec le respect d'une éthique (shisei) et l'affirmation d'un comportement engagé et « juste » (seiki), qui retrouvent le sens de l'éducation martiale telle que rapportée par la tradition (bu-iku).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Roland Habersetzer, Tengu, ma voie martiale, Amphora, 2007, 336 p. (ISBN 978-2851807311)