Tence

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Tence
Mairie de Tence.
Mairie de Tence.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire (43)
Arrondissement Yssingeaux
Canton Boutières
Intercommunalité Communauté de communes du Haut-Lignon
Maire
Mandat
Brigitte Meynier-Renaud
2014-2020
Code postal 43190
Code commune 43244
Démographie
Gentilé Tençois(es)
Population
municipale
3 127 hab. (2014)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 06′ 54″ nord, 4° 17′ 24″ est
Altitude Min. 803 m – Max. 1 127 m
Superficie 52,12 km2
Localisation

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Tence (Tensà en auvergnat[1]) est une commune française située au sud-est du Velay, dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Tence fait partie de la communauté de communes du Haut-Lignon, avec les communes de Chenereilles, Le Mas-de-Tence, Le Chambon-sur-Lignon, Le Mazet-Saint-Voy, et Saint-Jeures.

Géographie[modifier | modifier le code]

Tence est une commune du Velay, à 850 m d'altitude, réputée pour ses rivières à truites : le Lignon, la Sérigoule (ou Cérigoule) et le ruisseau des Mazeaux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tence est un bourg entouré de fortifications afin de résister, pendant le Moyen Âge, aux attaques des pilleurs et des brigands. Plus tard, elles serviront aussi pendant les guerres de religion. Il ne reste plus que quelques murs formant des tours et des douves en souvenir de ces guerres.

Deux périodes ont fortement frappé la bourgade tençoise : les guerres de religion et la Révolution de 1789.

L'arrivée du train en 1901 a aussi été un évènement qui augmenta l'exode rural au bénéfice de Saint-Étienne. (Vidéo du petit train)

L'origine de son nom n'est pas certaine mais il existe une hypothèse : il viendrait du mot latin Tencianensis, lui-même dérivé du groupe de mots Tenti Loci qui signifie "lieux habités dispersés".

Armoiries et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Tence Blason Parti : au premier d'or à la fasce d'azur, accompagnée de trois merlettes de sable, au second de gueules à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or.
Devise 
« Alta sicut montes corda »
ce qui veut dire : « Dans ce pays, les cœurs sont aussi élevés que les montagnes ».
Détails Les armoiries de Tence datent seulement de 1912. Elles sont la récompense d'un passé douloureux, fruit des guerres civiles et d'héroïques souvenirs.

Le blason est divisé en deux parties :

  • une moitié composée des armes de Jean de Naturelli, originaire de Bourgogne, bénédictin et prieur de Tence en 1523 : trois merlettes sans pattes de sable noir symbolisant la justice, la loyauté, la beauté, et la bonne réputation, sur le fond or.
  • l'autre moitié est composée par les armes du Languedoc, Comté de Toulouse, dont Tence dépendait jusqu'à la Révolution.
Les armes sont surmontées d'une couronne murale pour rappeler que la ville était fortifiée, et le blason est soutenu par une branche de sapin représentant la richesse du pays et de chêne représentant la loyauté et la force.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
      Sans étiquette  
juin 1841 août 1860 Marie Philippe Rocher Sans étiquette  
août 1860 octobre 1861 Jean Félix Fraisse Sans étiquette  
octobre 1861   Louis-Auguste de la Fayolle de Mars Sans étiquette  
  mai 1887 René de la Fayolle de Mars Sans étiquette  
mai 1887 mai 1892 Casimir Duchamp Sans étiquette  
mai 1892 mai 1900 Henri Péala Sans étiquette  
mai 1900 décembre 1900 Auguste Cuoq Sans étiquette  
décembre 1900 décembre 1919 Léon Rocher Sans étiquette Dentellier
décembre 1919 février 1925 Joannès Bruyeron Sans étiquette  
février 1925 novembre 1944 Antoine Frachette Sans étiquette Industriel (textile)
novembre 1944 mai 1945 Jacques Masson Sans étiquette  
mai 1945 février 1946 Antoine Frachette Sans étiquette Industriel (textile)
février 1946 octobre 1949 Marius Massard Sans étiquette  
octobre 1947 mars 1959 Joseph-Henri Vacher Sans étiquette Médecin
mars 1959 mars 1977 Léon Rocher Sans étiquette Notaire
mars 1977 avril 1981 Joseph Fraisse Sans étiquette Secrétaire de mairie
avril 1981 mars 2001 Jean-Marc Digonnet Divers droite Vendeur de meubles
Conseiller général
mars 2001 mars 2008 Jacqueline Decultis Sans étiquette Infirmière de formation, actuellement cadre de santé à l'ADMR
conseillère générale depuis 2011
mars 2008 octobre 2012 Jean-Marc Digonnet Divers droite Vendeur de meubles
Conseiller général jusqu'en 2011
octobre 2012 décembre 2012 Pierre-Luc Sagnard (intérim) Sans étiquette Entrepreneur
décembre 2012 en cours Brigitte Renaud[2] Divers droite Analyste de gestion et Conseillère Départementale

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 127 habitants, en diminution de -3,25 % par rapport à 2009 (Haute-Loire : 1,52 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 872 4 161 5 430 5 418 5 370 5 398 5 468 6 158 6 200
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 440 5 537 5 722 4 693 4 736 4 862 4 680 4 811 4 884
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 856 4 920 4 574 3 801 3 863 3 579 3 662 3 264 3 132
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
2 949 2 953 2 821 2 716 2 788 2 890 3 232 3 154 3 127
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • Le plus typique des monuments religieux est, comme dans de nombreux villages, une église, ou plus particulièrement une chapelle. Elle est appelée la chapelle des Pénitents et se trouve au sommet de la place du Chatiague. Elle fut édifiée en 1719 par la confrérie laïque des Pénitents du Saint-Sacrement. Cette chapelle était le point de départ pour les processions du Jeudi saint et des Fêtes-Dieu. L'arrondi de cette chapelle est sûrement le reste d'une tour qui protégeait le bourg au Moyen Âge.
  • Il existe une autre chapelle, la chapelle Notre-Dame, construite en 1891 en remplacement d'un ancienne chapelle de 1738 qui menaçait de s'effondrer. Elle est dédiée à Notre-Dame du Perpétuel Secours.
  • Le troisième édifice religieux est une église d'architecture assez commune. Cependant, il faut préciser que le clocher est orné de bas-reliefs étonnants, et qu'il dégage une vue superbe sur toute la commune.
  • Le temple protestant, situé route d'Annonay a été construit en 1886-1888. Il a la particularité d'avoir une inscription gravée sur la cloche : « Si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs ». Son clocher est ajouré. Il a remplacé un ancien temple situé chemin de la Meyre (emplacement des douves ?).

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Ceux-ci sont de nature récente. En effet, la seconde révolution industrielle et la guerre mondiale sont à l'origine de ces lieux qui rappellent la tradition d'accueil du plateau vivarois. Dans le hameau du Mounas se situe ce qui est aujourd'hui la Petite Papeterie, un gîte pour les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Mais cette bâtisse de bonne taille était autrefois une colonie de L'Œuvre des Enfants à la Montagne du pasteur Louis Comte, et qui accueillit des enfants pendant la guerre.

Il y a aussi la maison Sevaistre, l'arrondi de la chapelle des pénitents et le chemin de la Meyre pour se rendre compte de l'organisation de Tence au Moyen Âge.

De plus, il convient de relever la présence de nombreux "charreyrons", petites ruelles desservant le vieux Tence, dans la boucle de la rue des casernes, entre la Sérigoule (ou Cérigoule) et la rue de rachat, mais aussi parallèlement à la "grand'rue". En outre, le patrimoine tençois est riche de vieilles pierres, fermes typiques aux toits de lauze et vieux châteaux (château de La Brosse et château du Besset) ainsi que de quelques croix. Mais aussi de jolies places récemment aménagées et mises en valeur : celle du Chatiague, au bout de laquelle a été déplacé le monument aux morts, mais aussi celle de la mairie.

Sites naturels[modifier | modifier le code]

La ville de Tence s'inscrit dans des reliefs volcaniques. Il y a aussi les gorges du Lignon où le peintre Henri Vergé-Sarrat (1880-1966) est venu poser son chevalet et qui sont connues pour la pêche à la truite. Il existe aussi la Roche druidique en forêt de Crouzilhac.

Lieux de détente et culturels[modifier | modifier le code]

  • une piscine municipale non couverte.
  • des équipements sportifs : cinq terrains de tennis extérieurs, deux terrains de football (1 en pelouse et 1 en stabilisé), le stade de rugby "Jo-Maso"[7], une piste d'athlétisme stabilisée, un parcours de santé, deux gymnases (basket, handball, tennis, volley, agrès...), un terrain de boules.
  • deux jardins d'enfants.
  • un étang de pêche[8].
  • un parcours de pêche sans tuer[9]
  • un putting-golf[10].
  • un cinéma: "Ciné'Tence", une salle "ART ET ESSAI" équipée en numérique et en 3D[11].
  • une médiathèque depuis mai 2005, qui fait partie du RISOM : Réseau Intercommunal & Solidaire de Médiathèques de Tence, St-Jeures et Le Mazet-St-Voy[12].
  • une ludothèque intercommunale[12].
  • deux musées (musée de l'Ancienne Pharmacie, et la chapelle des pénitents).
  • un camping municipal[13].
  • La commune est desservie par le train touristique Velay Express[14], qui emprunte une ligne historique ouverte en 1902[15].

Le moulinage des Mazeaux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Tence est jumelée avec Garrucha (Espagne).

Images[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Karl-Heinz Reichel, Grand dictionnaire général auvergnat-français, Nonette, Créer, , 878 p. (ISBN 2-8481-9021-3), p. 799
  2. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 1er octobre 2014).
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. [1]
  8. [2]
  9. [3]
  10. [4]
  11. [5]
  12. a et b [6]
  13. [7]
  14. « Velay Express », sur velay-express.fr (consulté le 19 mars 2015).
  15. « Historique du réseau du CFD Vivarais », sur asso-vfv.net (consulté le 19 mars 2015).
  16. Archives départementales de la Haute-Loire - E-dépôt 11/5 - p. 15