Tence

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Tence
Tence
Mairie de Tence.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire (43)
Arrondissement Yssingeaux
Intercommunalité Communauté de communes du Haut-Lignon
(siège)
Maire
Mandat
David Salque-Pradier
2020-2026
Code postal 43190
Code commune 43244
Démographie
Gentilé Tençois(es)
Population
municipale
3 074 hab. (2019 en diminution de 2,38 % par rapport à 2013)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 06′ 54″ nord, 4° 17′ 24″ est
Altitude Min. 803 m
Max. 1 129 m
Superficie 52,12 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Tence
(ville isolée)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton des Boutières
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Tence

Tence (Tença en occitan[1],[2]) est une commune française située au sud-est du Velay, dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Tence fait partie de la communauté de communes du Haut-Lignon, avec les communes de Chenereilles, Le Mas-de-Tence, Le Chambon-sur-Lignon, Le Mazet-Saint-Voy, et Saint-Jeures.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'origine de son nom n'est pas certaine mais il existe une hypothèse : il viendrait du mot latin Tencianensis, lui-même dérivé du groupe de mots Tenti Loci qui signifie « lieux habités dispersés »[3].

Tence est une commune du Velay, à 850 m d'altitude, réputée pour ses rivières à truites : le Lignon, la Sérigoule (ou Cérigoule) et le ruisseau des Mazeaux.

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune de Tence se trouve dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1].

Elle se situe à 43 km par la route[Note 1] du Puy-en-Velay[4], préfecture du département, et à 19 km d'Yssingeaux[5], sous-préfecture

Les communes les plus proches[Note 2] sont[6] : Chenereilles (3,7 km), Le Mas-de-Tence (5,4 km), Le Chambon-sur-Lignon (6,0 km), Montregard (6,6 km), Saint-Jeures (7,0 km), Montfaucon-en-Velay (8,1 km), Raucoules (8,2 km), Mazet-Saint-Voy (8,3 km).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Tence est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[7],[I 2],[8]. Elle appartient à l'unité urbaine de Tence, une unité urbaine monocommunale[I 3] de 3 074 habitants en 2019, constituant une ville isolée[I 4],[I 5]. La commune est en outre hors attraction des villes[I 6],[I 7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (48,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (50,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46,9 %), prairies (40,7 %), zones agricoles hétérogènes (7,7 %), zones urbanisées (4,4 %), eaux continentales[Note 4] (0,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,1 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 1 998, alors qu'il était de 2 049 en 2013 et de 2 113 en 2008[I 8].

Parmi ces logements, 67,1 % étaient des résidences principales, 19,8 % des résidences secondaires et 13,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 78,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 21 % des appartements[I 9].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Tence en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (19,8 %) supérieure à celle du département (16,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 68,6 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (66,7 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière[I 10].

Le logement à Tence en 2018.
Typologie Tence[I 8] Haute-Loire[I 11] France entière[I 12]
Résidences principales (en %) 67,1 71,5 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 19,8 16,1 9,7
Logements vacants (en %) 13,1 12,4 8,2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Pendant le bas Moyen Âge, Tence est un bourg entouré de fortifications afin de résister aux attaques des pilleurs et des brigands. Plus tard, elles servent aussi pendant les guerres de Religion. Il ne reste plus que quelques murs formant des tours et des douves en souvenir de ces guerres.

Deux périodes frappent fortement la bourgade tençoise : les guerres de Religion et la Révolution de 1789.

L'arrivée du train en 1901 est aussi un évènement important, qui augmente l'exode rural au bénéfice de Saint-Étienne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Tence est membre de la communauté de communes du Haut-Lignon[I 13], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Tence. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[10].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement d'Yssingeaux, au département de la Haute-Loire, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 13].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton des Boutières pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 13], et de la première circonscription de la Haute-Loire pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[11].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
février 1946 octobre 1949 Marius Massard SE  
octobre 1947 mars 1959 Joseph-Henri Vacher SE Médecin
mars 1959 mars 1977 Léon Rocher SE Notaire
mars 1977 avril 1981 Joseph Fraisse SE Secrétaire de mairie
avril 1981 mars 2001 Jean-Marc Digonnet DVD Vendeur de meubles
Conseiller général
mars 2001 mars 2008 Jacqueline Decultis SE-EELV Infirmière, cadre de santé
conseillère générale (2011-2015)
mars 2008 octobre 2012 Jean-Marc Digonnet DVD Vendeur de meubles
Conseiller général jusqu'en 2011
octobre 2012 décembre 2012 Pierre-Luc Sagnard (intérim) SE Entrepreneur
décembre 2012 juin 2020 Brigitte Renaud DVD Analyste de gestion, conseillère départementale
du canton des Boutières (2015- )
juin 2020 En cours David Salque-Pradier[12]   Président de la Communauté de communes
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Tence est jumelée avec Garrucha (Espagne).

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les établissements d'enseignement de la ville de Tence relèvent de l'académie de Clermont-Ferrand (zone A).

Il y a 2 écoles maternelles et primaires : une publique : l'école de la Lionchère, une privée appartenant au groupe scolaire Saint-Martin. 2 collèges sont présents sur la commune : le collège de la Lionchère (public) et un collège privé appartenant au groupe scolaire Saint Martin[13].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15].

En 2019, la commune comptait 3 074 habitants[Note 5], en diminution de 2,38 % par rapport à 2013 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 8724 1615 4305 4185 3705 3985 4686 1586 200
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 4405 5375 7224 6934 7364 8624 6804 8114 884
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 8564 9204 5743 8013 8633 5793 6623 2643 132
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 9492 9532 8212 7162 7882 8903 2323 1543 084
2019 - - - - - - - -
3 074--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 30,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (31 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 32,8 % la même année, alors qu'il est de 31,1 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 526 hommes pour 1 569 femmes, soit un taux de 50,69 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (50,87 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[I 14]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
3,0 
9,2 
75-89 ans
13,6 
19,6 
60-74 ans
19,6 
23,5 
45-59 ans
19,7 
15,7 
30-44 ans
14,9 
15,1 
15-29 ans
14,6 
16,4 
0-14 ans
14,6 
Pyramide des âges du département de la Haute-Loire en 2018 en pourcentage[I 15]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
2,4 
75-89 ans
11,6 
19,7 
60-74 ans
19,6 
21,6 
45-59 ans
20,5 
17,2 
30-44 ans
16,4 
15,3 
15-29 ans
13,4 
17,4 
0-14 ans
16,1 

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

  • une piscine municipale non couverte.
  • des équipements sportifs : cinq terrains de tennis extérieurs, deux terrains de football (1 en pelouse et 1 en stabilisé), le stade de rugby "Jo-Maso"[18], une piste d'athlétisme stabilisée, un parcours de santé, deux gymnases (basket, handball, tennis, volley, agrès...), un terrain de boules.
  • deux jardins d'enfants.
  • un étang de pêche[19].
  • un parcours de pêche sans tuer[20]
  • un putting-golf[21].
  • un cinéma: "Ciné'Tence", une salle "ART ET ESSAI" équipée en numérique et en 3D[22].
  • une médiathèque depuis , qui fait partie du RISOM : Réseau Intercommunal & Solidaire de Médiathèques de Tence, St-Jeures et Le Mazet-St-Voy[23].
  • une ludothèque intercommunale[23].
  • deux musées (musée de l'Ancienne Pharmacie, et la chapelle des pénitents).
  • un camping municipal[24].
  • La commune est desservie par le train touristique Velay Express[25], qui emprunte une ligne historique ouverte en 1902[26].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 1 354 ménages fiscaux[Note 6], regroupant 2 977 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 050 [I 16] (20 800  dans le département[I 17]). 39 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 7] (42,8 % dans le département).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 18] 6 % 7,3 % 8,1 %
Département[I 19] 6,3 % 7,7 % 7,7 %
France entière[I 20] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 801 personnes, parmi lesquelles on compte 75,8 % d'actifs (67,6 % ayant un emploi et 8,1 % de chômeurs) et 24,2 % d'inactifs[Note 8],[I 18]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui du département, mais inférieur à celui de la France, alors qu'il était inférieur à celui du département et de la France en 2008.

La commune est hors attraction des villes[Carte 2],[I 21]. Elle compte 1 224 emplois en 2018, contre 1 134 en 2013 et 1 195 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 1 237, soit un indicateur de concentration d'emploi de 99 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 53 %[I 22].

Sur ces 1 237 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 687 travaillent dans la commune, soit 56 % des habitants[I 23]. Pour se rendre au travail, 81,7 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,1 % les transports en commun, 9,8 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 8,5 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 24].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

306 établissements[Note 9] sont implantés à Tence au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 10],[I 25].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 306 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
57 18,6 % (14,2 %)
Construction 51 16,7 % (13,9 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
96 31,4 % (28,8 %)
Information et communication 1 0,3 % (1,9 %)
Activités financières et d'assurance 14 4,6 % (4,4 %)
Activités immobilières 11 3,6 % (3,9 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
25 8,2 % (11,6 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
29 9,5 % (13,3 %)
Autres activités de services 22 7,2 % (8 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 31,4 % du nombre total d'établissements de la commune (96 sur les 306 entreprises implantées à Tence), contre 28,8 % au niveau départemental[I 26]. Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[27] :

  • Etablissements Georges Digonnet Et Fils, commerce de gros (commerce interentreprises) de fleurs et plantes (4 633 k€)
  • Swann Group, activités des sociétés holding (3 433 k€)
  • Tento, supermarchés (3 005 k€)
  • Metal Concept 43, travaux de menuiserie métallique et serrurerie (2 942 k€)
  • Chaudronnerie Serrurerie Montelimard - CSM, fabrication de structures métalliques et de parties de structures (2 829 k€)

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la petite région agricole dénommée « Monts du Forez »[28]. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] sur la commune est la polyculture et le polyélevage[29].

1988 2000 2010
Exploitations 126 86 77
Superficie agricole utilisée (ha) 2 402 2158 2051

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 126 en 1988 à 86 en 2000 puis à 77 en 2010[30], soit une baisse de 39 % en 22 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 43 % de ses exploitations[31]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 2 402 ha en 1988 à 2 051 ha en 2010. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 19 à 27 ha[30].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • Le plus typique des monuments religieux est, comme dans de nombreux villages, une église, ou plus particulièrement une chapelle. Elle est appelée la chapelle des Pénitents et se trouve au sommet de la place du Chatiague. Elle fut édifiée en 1719 par la confrérie laïque des Pénitents du Saint-Sacrement. Cette chapelle était le point de départ pour les processions du Jeudi saint et des Fêtes-Dieu. L'arrondi de cette chapelle est sûrement le reste d'une tour qui protégeait le bourg au Moyen Âge.
  • Il existe une autre chapelle, la chapelle Notre-Dame de style néo-gothique, construite en 1891 en remplacement d'un ancienne chapelle de 1738 qui menaçait de s'effondrer. Elle est dédiée à Notre-Dame du Perpétuel Secours. Ses 15 verrières ont été réalisées entre 1895 et 1896 par les ateliers Lorin de Chartres et sont répertoriées à l'Inventaire général du patrimoine culturel[32]
  • Le troisième édifice religieux est l'église Saint-Martin. Le clocher est orné de bas-reliefs étonnants, et il dégage une vue superbe sur toute la commune.
  • Le temple protestant, situé route d'Annonay a été construit en 1886-1888. Il a la particularité d'avoir une inscription gravée sur la cloche : « Si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs ». Son clocher est ajouré. Il a remplacé un ancien temple situé chemin de la Meyre (emplacement des douves ?).

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Ceux-ci sont de nature récente. En effet, la seconde révolution industrielle et la guerre mondiale sont à l'origine de ces lieux qui rappellent la tradition d'accueil du plateau vivarois. Dans le hameau du Mounas se situe ce qui est aujourd'hui la Petite Papeterie, un gîte pour les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Mais cette bâtisse de bonne taille était autrefois une colonie de L'Œuvre des Enfants à la Montagne du pasteur Louis Comte, et qui accueillit des enfants pendant la guerre.

Il y a aussi la maison Sevaistre, l'arrondi de la chapelle des pénitents et le chemin de la Meyre pour se rendre compte de l'organisation de Tence au Moyen Âge.

De plus, il convient de relever la présence de nombreux « charreyrons », petites ruelles desservant le vieux Tence, dans la boucle de la rue des casernes, entre la Sérigoule (ou Cérigoule) et la rue de rachat, mais aussi parallèlement à la « grand'rue ». En outre, le patrimoine tençois est riche de vieilles pierres, fermes typiques aux toits de lauze et vieux châteaux (château de La Brosse et château du Besset) ainsi que de quelques croix. Mais aussi de jolies places récemment aménagées et mises en valeur : celle du Chatiague, au bout de laquelle a été déplacé le monument aux morts, mais aussi celle de la mairie.

Sites naturels[modifier | modifier le code]

La ville de Tence s'inscrit dans des reliefs volcaniques. Il y a aussi les gorges du Lignon où le peintre Henri Vergé-Sarrat (1880-1966) est venu poser son chevalet et qui sont connues pour la pêche à la truite. Il existe aussi la Roche druidique en forêt de Crouzilhac.


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Montgolfier : après 1157, il aurait installé au lieu-dit « la Papeterie », à Tence, la première des fabriques françaises de papier.
  • Pierre Montgolfier (1700-1794), père des Frères Montgolfier (inventeurs de la machine aérostatique), anobli en 1783 par Louis XVI, est né à Tence le [33].
  • Benjamin Brueyre (1810-1880), missionnaire jésuite en Chine, connu pour sa traduction de la Bible en chinois, est né à Tence.
  • Alfred Colombet (1852-1915), journaliste, avocat et homme politique, notamment lié à la création du Musée d'art et d'industrie de Saint-Étienne et aux lavabos dans les mines de Saint-Étienne, est né à Tence.
  • Pierre Schmidt (1894-1987), médecin suisse, défenseur de l'homéopathie hahnemanienne, y est mort.
  • André Chouraqui (1917-2007), avocat, écrivain, penseur et homme politique franco-israélien. Il fut caché en tant que juif et résistant à Chaumargeais[34].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Tence Blason
Parti : au premier d'or à la fasce d'azur, accompagnée de trois merlettes de sable, au second de gueules à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or.
Devise
« Alta sicut montes corda »
ce qui veut dire : « Dans ce pays, les cœurs sont aussi élevés que les montagnes ».
Détails
Les armoiries de Tence datent seulement de 1912. Elles sont la récompense d'un passé douloureux, fruit des guerres civiles et d'héroïques souvenirs.

Le blason est divisé en deux parties :

  • une moitié composée des armes de Jean de Naturelli, originaire de Bourgogne, bénédictin et prieur de Tence en 1523 : trois merlettes sans pattes de sable noir symbolisant la justice, la loyauté, la beauté, et la bonne réputation, sur le fond or.
  • l'autre moitié est composée par les armes du Languedoc, Comté de Toulouse, dont Tence dépendait jusqu'à la Révolution.
Les armes sont surmontées d'une couronne murale pour rappeler que la ville était fortifiée, et le blason est soutenu par une branche de sapin représentant la richesse du pays et de chêne représentant la loyauté et la force.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  2. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  6. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  7. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  8. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  9. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  10. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  11. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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  5. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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  2. (oc) Stéphane Valentin, Anouk Bonnet, Los rescontres occitans de Tence, reportage de la chaîne ÒC tele, 6 Août 2021.
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