Temps présent (hebdomadaire de presse écrite)

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Temps présent
Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Hebdomadaire
Genre Généraliste
Date de fondation
Ville d’édition Paris

Directeur de la rédaction Stanislas Fumet

Temps présent est un hebdomadaire français d’inspiration chrétienne paru de 1937 à 1940 puis de 1944 à 1947.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondé en novembre 1937 par Stanislas Fumet et financé par les soins d'Ella Sauvageot, Temps présent reprend l'héritage de Sept, un hebdomadaire créé en 1934 par les éditions dominicaines du Cerf et sabordé par sa hiérarchie en août 1937. En 1938, il englobe La Vie catholique, fondée en 1924 par Francisque Gay. Il cesse une première fois sa publication le 14 juin 1940, reparaît en zone libre sous le nom Temps nouveau le 20 décembre 1940, cesse sa parution le 15 août 1941 pour cause d’interdiction et reparaît sous le nom Temps présent le 25 août 1944. Il s’arrête définitivement en 1947 par manque de lecteurs et en raison de la concurrence de La Vie catholique illustrée[1].

Collaborateurs[modifier | modifier le code]

Charles de Gaulle est membre du mouvement Les Amis de Temps présent.

Temps présent compta parmi ses collaborateurs : François Mauriac, Augustin-Jean Maydieu, Gabriel Marcel, Charles Du Bos, Louis Massignon, Georges Cattaui (filleul de Stanislas Fumet), Maurice Schumann et Paul Bacon (futurs membres du MRP), Gaston Tessier (secrétaire général de la CFTC depuis les origines en 1919), Étienne Borne, Andre Fontaine, Pierre-Henri Simon, Henri Petiot (alias Daniel-Rops), Jacques Maritain[1], Louis Terrenoire[2], sans oublier les signatures également prestigieuses de Karl Barth, Georges Bernanos, Emmanuel Mounier, Maxence Van der Meersch, Louis Gillet, Claude Bourdet, Henri Guillemin, François Perroux, Henri Pourrat, Boris de Schloezer, André Thérive, Joseph Malègue, Henri Ghéon.

Abonné à cet hebdomadaire (comme il l'a été à Sept), Charles de Gaulle est également membre de la société qui le soutient Les Amis de Temps présent. En juin 1940, l'hebdomadaire salue la nomination de de Gaulle au poste de sous-secrétaire d'État à la guerre dans le dernier gouvernement de Paul Reynaud et titre la nouvelle par les mots Les Amis de Temps présent à l’honneur[3]. Les Amis de Temps présent est le seul mouvement auquel Charles de Gaulle a adhéré avant-guerre ; à cette époque, la société est « proche de l'aile gauche de la démocratie chrétienne »[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles liés[modifier | modifier le code]