Temple du Marais

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Couvent de la Visitation.
Temple du Marais
Ancienne église Sainte-Marie-des-Anges
Image illustrative de l'article Temple du Marais
Présentation
Culte Protestant réformé
Type Temple paroissial
Rattachement Synode régional d'Île-de-France
Début de la construction 1632
Fin des travaux 1634
Style dominant Baroque
Protection Monument historique (1887)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Ville Paris
Coordonnées 48° 51′ 12″ N 2° 21′ 58.5″ E / 48.85333, 2.3662548° 51′ 12″ Nord 2° 21′ 58.5″ Est / 48.85333, 2.36625

Le temple du Marais est une église située dans le 4e arrondissement de Paris, dans le quartier du Marais, au 17 rue Saint-Antoine à l'angle de la rue Castex. Depuis 1802 cette église est affectée au culte réformé. Elle est rattachée à l'Église protestante unie de France.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fameux pour son architecture, il a été bâti sur les plans de François Mansart en 1632. Sa construction a été assurée par l'entrepreneur maître-maçon Michel Villedo[1].

C'est l'ancienne église du couvent de la Visitation Sainte-Marie, installé à l'initiative de François de Sales et de Jeanne de Chantal.

Au temps de la Commune.

La famille de Nicolas Fouquet, le célèbre surintendant des finances, y possédait un caveau. Après sa mort en 1680, le corps de Nicolas Fouquet est d'abord conservé dans l'église Sainte-Claire de Pignerol, avant d'être transféré un an plus tard dans le caveau familial à Paris. Il repose toujours dans ce caveau aujourd'hui muré, mais aucune inscription commémorative ne rappelle sa mémoire. Henri de Sévigné, époux de Marie de Rabutin-Chantal (marquise de Sévigné), célèbre épistolière française, est également inhumé dans ce sanctuaire.

À l'exception de son église, le couvent est détruit dans les années qui suivent la Révolution.

Par arrêté du premier consul Bonaparte, cette église est affectée au culte réformé le , et devient un temple protestant. Le culte y est célébré depuis le .

Le bâtiment est classé monument historique par un arrêté du sous le nom de temple Sainte-Marie[2]. Une visite guidée du bâtiment a lieu un dimanche par mois.

Description[modifier | modifier le code]

Ce temple s'inspire du Panthéon de Rome ; Mansart y a fait édifier une rotonde de 13,50 mètres de diamètre à laquelle se rattachent quatre chapelles selon un plan centré. Contrairement à l'usage, le temple est orienté nord-sud, avec l'entrée au nord et l'autel au sud.

Extérieur[modifier | modifier le code]


Intérieur[modifier | modifier le code]

Les quatre chapelles ou niches.

Au centre du temple, se trouve une coupole circulaire remarquable surmontée d'un lanternon.

Le chœur où se trouve l'autel est également surmonté d'une coupole ; de forme ellipsoïdale cette coupole est richement décorée de fresques et de motifs sculptés.

L'autel, d'une grande simplicité, possède un magnifique livre liturgique présenté ouvert et exposé en son milieu.

Le temple possède également un orgue de tribune, un peu de mobilier et quelques oeuvres d'art, tous de facture modeste.

Description et culte[modifier | modifier le code]

Le culte réformé classique y a lieu le dimanche à 10 h 30, suivi du culte de l'Église protestante japonaise de Paris à 16 h 15, et du culte protestant en langue arabe à 17 h 30 dans la crypte. Des cultes réformés simplifiés ont lieu à 17 h 30 et 19 h 30 pour être accessibles à ceux qui n'ont pas d'antécédents protestants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Marot, Recueil des plans, profils et élévations des [sic] plusieurs palais, chasteaux, églises, sépultures, grotes et hostels bâtis dans Paris et aux environs par les meilleurs architectes du royaume desseignez, mesurés et gravez par Jean Marot, vues 35 (Voir)

Liens externes[modifier | modifier le code]