Tempête Daria

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Daria et Tempête (homonymie).
Tempête Daria
Localisation
Régions affectées
Caractéristiques
Type
Tempête synoptique de type « bombe »
Vent maximal
170 km/h
Pression minimale
949 hPa
Date de formation
Date de dissipation
Conséquences
Nombre de morts
95[1]
Coût
6 milliards $US[1] (2005)

La tempête Daria est une dépression météorologique à cyclogénèse intense, ou « bombe » qui a frappé le nord-ouest de l'Europe les 25 et 26 janvier 1990. Il s'agit d'une des pires tempêtes qui aient frappé le continent, seulement trois ans après une autre similaire en 1987. Elle est connue sous différents noms selon les pays, car il n'y a pas de liste officielle de ce genre d'événement météorologique en Europe. En Grande-Bretagne, elle est connue comme la « Tempête de la fête de Robert Burn ». Daria est responsable de la mort de 97 personnes selon le Met Office, mais d'autres sources parlent de 89 à plus de 100 morts. Cependant, dans son rapport de 2005, l’OCDE donne le chiffre de 95[1].

Évolution météorologique[modifier | modifier le code]

La tempête s'est formée le long d'un front dans le nord de l'Atlantique Nord le 23 janvier. Dès le 24 janvier, la pression atmosphérique centrale était de 992 hPa. Daria a d'abord frappé la côte du nord de l'Irlande le 25 janvier, jour de la fête du poète Robert Burns, puis a atteint la région du Ayrshire en Écosse[2]. La pression mesurée à Édimbourg vers 16h locale était de 949 hPa, soit similaire à celle d'un cyclone tropical, bien que Daria n'ait rien eu de tropical.

La tempête a ensuite traversé la mer du Nord pour rejoindre le Danemark et le Benelux. Les vents soutenus les plus forts ont été de 110 à 120 km/h, comparables à un ouragan de catégorie 1, avec des rafales à 170 km/h.

Impacts[modifier | modifier le code]

Daria a causé plus de décès que la tempête de 1987. La plupart sont survenus lors de l'effondrement d'édifices ou de chutes de débris. Au moins vingt-et-un morts ont été recensés en France, aux Pays-Bas et en Belgique, et un certain nombre d'autres au Danemark. En Grande-Bretagne, ce sont quarante-sept personnes qui ont perdu la vie[2]. Dans le Sussex, des écoliers ont pu être sauvés du fait de l'évacuation de leurs écoles quelques minutes avant leur effondrement[3]. L'acteur britannique Gorden Kaye a subi des blessures à la tête quand un panneau publicitaire, soufflé par le vent, est tombé sur le pare-brise[3] de sa voiture.

Les dommages ont été lourds tout au long de sa trajectoire. Seulement en Grande-Bretagne et en Allemagne, environ trois millions d'arbres ont été abattus et plus d'un demi million d'abonnés ont subi une panne électrique. Les assureurs britanniques ont dû payer 3,37 milliards de £ (de 1990), la plus importante réclamation pour un événement météorologique à cette époque[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (fr) L'OCDE en chiffres : Statistiques sur les pays membre, Éditions OCDE, (ISBN 9789264013063, résumé, lire en ligne), p. 87
  2. a et b (en) « Burns' Day Storm - 25 January 1990 », Met Office (consulté le 2 mars 2010)
  3. a et b (en) BBC News, « On this day:25 January:1990: Children killed in devastating storm », BBC,‎ (consulté le 20 février 2007)
  4. (en) BBC News, « UK storm payout 'may hit £350m' », BBC,‎ (consulté le 20 février 2007) : « High winds that hit the country in the first few weeks of 1990 - costing insurers £3.37bn - remain the most expensive for insurers. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) E. McCallum, « The Burns' Day Storm, 25 January 1990 », Weather,‎ , p. 45
  • (en) P. S. J. Buller, The gales of January and February 1990: damage to buildings and structures, BREPress, coll. « BRE Report 248 », , 22 p. (ISBN 0851255736)

Articles connexes[modifier | modifier le code]