Telgruc-sur-Mer

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Telgruc-sur-Mer
La mairie.
La mairie.
Blason de Telgruc-sur-Mer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Crozon
Intercommunalité Communauté de communes Presqu'île de Crozon-Aulne maritime
Maire
Mandat
Dominique Le Pennec
2014-2020
Code postal 29560
Code commune 29280
Démographie
Gentilé Telgruciens
Population
municipale
2 144 hab. (2014)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 13′ 58″ nord, 4° 21′ 19″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 145 m
Superficie 28,29 km2
Localisation

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Liens
Site web www.telgruc-sur-mer.bzh

Telgruc-sur-Mer [tɛlgʁyk syʁ mɛʁ] (en breton : Terrug) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Telgruc-sur-Mer

Telgruc est située au sud-est de la presqu'île de Crozon et au nord de la baie de Douarnenez.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Plages[modifier | modifier le code]

Plage de Trez-Bihan, plage de Trez-Bellec.

Pointes[modifier | modifier le code]

Pen ar Vir, pointe du Bellec.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous les formes Telchruc au XIe siècle, Thelgruc en 1236 puis Telgruc en 1368.

L'origine de ce nom vient du breton : Tal le “front”, Cruc la “butte” ou la “colline”.

Bernard Tanguy donne pour Krug, et Krugell, la valeur “éminence”, à savoir “hauteur de terre”, et fournit à l'appui le nom de Telgruc, en breton : Terrug (Telchruc, XIe ; Thelgruc, XIIe ; Tergruc, XVIIIe siècle).

Nennius parle d'ailleurs du « sommet occidental qui est Cruc Ochidient » où il faut reconnaître le Ménez-Hom.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

« Le manoir de Ker-Edan appartenoit, en 1400, à Jean de Keredan[1] ».

Le château de Rosmadec fut le berceau de la famille de Rosmadec (qui, selon Jean-Baptiste Ogée, descendrait des comtes de Cornouaille[2]) dont plusieurs membres ont laissé une trace dans l'histoire, notamment Riwalen [Rivalon] 1er de Rosmadec, né vers 1175, décédé vers 1234, qui fut seigneur de Rosmadec et vicomte du Faou, qui aida les moines à rebâtir l'abbaye de Landévennec en 1191 ; son fils Hervé de Rosmadec, né vers 1212 à Telgruc, accompagna Pierre Ier de Bretagne en Terre Sainte en 1238 ; Yves Éon de Rosmadec, petit-fils du précédent, né vers 1260 à Telgruc, présent dans l'ost rassemblée en 1294 à Ploërmel par le duc Jean II de Bretagne ; Guillaume de Rosmadec, petit-fils du précédent, né vers 1325, époux en premières noces de Marguerite du Chastel (fille de Tanguy Ier du Chastel) et en secondes noces de Marie de Cornouaille ; Bertrand de Rosmadec, fils de Guillaume de Rosmadec et de Marguerite du Chastel, fut évêque de Cornouaille entre 1416 et 1445, décédé le  ; ce château était déjà en ruine en 1644 (« En la paroisse de Telgruc, les ruines de l'ancien château font remarquer qu'il était composé de cinq tours, jointes par des corps de logis entourés de fossés larges et profonds et environnés de bois de haute futaie » écrit Marc de Vulson de La Colombière) ; de nos jours, il n'en subsiste aucune trace[3].

Une autre branche de cette famille devint seigneur de Tyvarlen en Pont-Croix par le mariage de Jean de Rosmadec, fils de Guillaume de Rosmadec et de Marie de Cornouaille, en 1391 avec Alice de Tyvarlen et l'un de leurs descendants, Sébastien Ier de Rosmadec, obtint par la suite en 1608 la création du marquisat de Pont-Croix.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Cette commune est citée à l'occasion de la révolte des Bonnets rouges survenue en Bretagne en 1675.

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Telgruc de fournir 19 hommes et de payer 124 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[4].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Telgruc vers 1778 :

« Telgruc, sur la montagne de Meucon ; à six lieues et demie au Nord-Ouest de Quimper, son Évêché et son ressort ; à 43 lieues de rennes ; et à trois lieues deux tiers du Faou, sa Subdélégation. On y compte 1 300 communiants[5] : la Cure est à l'alternative. Le territoire, bordé au Sud-Ouest par la mer, et au Nord-Est par les montagnes de Meneham [Ménez Hom], renferme des terres en labeur de bonne qualité et des landes dont le sol ne paroît pas mériter d'être cultivé[1]. »

Révolution française[modifier | modifier le code]

La paroisse de Telgruc, qui comprenait alors 150 feux, élit deux délégués, Lemonze et Yves Labasque, pour la représenter à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée de Quimper au printemps 1789[6].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Un éboulement survenu en novembre 1892 dans la carrière communale du bourg de Telgruc fit deux morts, deux ouvriers carriers[7].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

48 réfugiés républicains espagnols furent hébergés à l'auberge de jeunesse de Telgruc à partir de 1939[8].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Yves Benoit[9], résistant FFI, qui participait aux combats dans la presqu'île de Crozon, fut tué le à Telgruc-sur-Mer lors d'un bombardement allié effectué par erreur, les aviateurs croyant le bourg encore occupé par les Allemands[10].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Telgruc-sur-Mer

Palé d'argent et d'azur de six pièces, au phénix d'or sur son immortalité du même brochant sur le tout.
Devise : En bon espoir

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Magloire[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Magloire.

L'église Saint-Magloire fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [11]. Construite entre 1576 et 1585 avec des pierres ramenées de Locronan, elle fut partiellement détruite lors du bombardement meurtrier des alliés en 1944. À voir :

  • l'arc de triomphe avec les statues de saint Magloire et de saint Guénolé (XVIIe siècle) ;
  • le clocher du XVIe siècle, qui fut préservé.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • La fontaine Saint-Divy (XVIe siècle).
  • Le dolmen de Pennarun.
  • Le pont du Launay (1912) sur l'aber.
  • L'ancienne gare (1923) en dehors du bourg sur la ligne historique du « train patates », de Carhaix à Camaret.
  • Le moulin de Luzeoc dominant la plage de Trez-Bellec

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
2014 - en cours Dominique Le Pennec DVG
2008 - 2014 Jean-Marc Richard
2001 - 2008 Catherine Le Moan-Fitamant
1995 - 2001 Daniel Magnen
1983 - 1995 Corentin Guénolé
1977 - 1983 Albert Alix
1973 - Pierre Riou
1971 - 1973 Alain Bougyon
1965 - 1971 Corentin Jolais
1947 - 1965 Corentin Batany
1944 (octobre) Jean Boussard
1943 - 1944 François Marie Bossard
1935 - 1943 Alain Marie Alix
1919 - 1935 Jean Boussard
1911 - 1919 Jean Marie Riou
1900 - 1911 François Jan
1894 - 1900 Magloire Boussard
1884 - 1894 Jean Jacques Baron
1876 - 1884 Joseph Mignon
1874 - 1876 Hervé Le Monze
1871 - 1874 Joseph Mignon
1871 Henry Crouan
1864 - 1870 Joseph Mignon
1862 - 1863 Balcon
1832 - 1861 Hervé Savina
1821 - 1826 Jean Louis Thomas
1821 Mathieu Cudonnec
1816 - 1820 Corentin Mazeau
1808 - 1816 Hervé Savina
1803 - 1804 Riou

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 600 1 289 1 336 1 481 1 578 1 811 2 097 2 163 2 284
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 323 2 354 2 440 2 216 2 249 2 206 2 180 2 158 2 138
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 188 2 194 2 188 2 076 2 022 2 080 1 961 1 894 1 854
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
1 875 1 901 1 873 1 838 1 811 1 822 2 002 2 101 2 144
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, volume 4, Nantes, 1778
  2. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 1, 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist01og
  3. http://www.telgruc-sur-mer.bzh/fr/mes-decouvertes/34-d-hier/51-histoire
  4. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f7.image.r=Plovan?rk=21459;2
  5. Personnes en âge de communier
  6. "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages", série 1, tome 5, 1879, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49520z/f514.image.r=Plovan?rk=4206029;2
  7. Journal Le Radical du 11 novembre 1892, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k76107617/f3.image.r=Crozon?rk=579402;0
  8. http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/crozon/crozon/utl-marcel-burel-et-les-republicains-espagnols-06-05-2009-366292.php
  9. Yves Benoit, né le à Landudal (Finistère)
  10. http://www.arkae.fr/index.php/tresors-darchives/239
  11. Notice no PA00090455, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yvette Mournaud, Marie-Claire Mazéas, Thérèse Buff... [et al.], Promenade scolaire : Histoire d'une école rurale en Bretagne de 1845 à 1958, EOST, , 132 p. (ISBN 2951483414)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Armand Keravel, résistant et homme politique, militant pour la culture et l'enseignement du breton.

Liens externes[modifier | modifier le code]