Tehilim (film)

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Tehilim
Titre original תהילים
Réalisation Raphaël Nadjari
Scénario Raphaël Nadjari
Vincent Poymiro
Acteurs principaux
Sociétés de production BVNG Productions
Transfax Film Productions
Shilo Films
Pays d’origine Drapeau de la France France/Drapeau d’Israël Israël/Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée 96 minutes
Sortie 2007


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Tehilim est un film dramatique franco-israélo-américain sorti en 2007. Il s'agit du cinquième long métrage de Raphaël Nadjari. Il est présenté dans différents festivals. Après sa trilogie américaine (The Shade, I Am Josh Polonski's Brother, Apartment #5C), et après Avanim, le cinéaste poursuit son travail en Israël avec ce film, et, en 2009, avec Une histoire du cinéma israélien.

Le titre hébreu signifie "Psaumes".

Synopsis[modifier | modifier le code]

L'action se déroule à Jérusalem, dans une famille ashkénaze. Éli Frankel amène ses fils Menachem et David à l'école en voiture. En chemin, ils sont victimes d'un accident, provoqué ou non : le fait est que la voiture saute sur un trottoir, sans aucune autre implication extérieure et la rapidité de l'événement fait qu'on n'en comprend pas très bien les circonstances. Tandis que Menachem va chercher du secours, son père a disparu. Il est impossible à retrouver. Dès lors commence pour la famille une vie nouvelle, tiraillée entre la tradition et ses rites de deuil, les nécessités de la vie qui continue, les comptes bancaires à débloquer, et l'aspiration confuse des deux enfants et de leur mère Alma à retrouver, d'une façon ou d'une autre, leur père, le remplacer, vivre une autre vie.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

Tourné, comme Avanim, en numérique haute définition, ce film met lui aussi la métaphore privée au service d'une réflexion sur la société israélienne contemporaine, prise dans les contradictions entre les tenants d'une tradition figée, ritualisée, pieuse, et néanmoins humaine et chaleureuse, ou en tous les cas présente dans l'épreuve, et ceux qui veulent vivre autrement, secouer les jougs des clans religieux, des parents ou même des groupes d'amis, les fils, Menachem et David, qui, chacun à sa façon, veulent fonder les repères d'un autre avenir, les femmes qui aspirent à une autre condition.

La disparition du père, c'est aussi comme la disparition de Dieu, problème récurrent dans Israël d'aujourd'hui, déchiré entre religion et laïcité. Dieu parti, que reste-t-il pour fonder le lien familial et social? Plus universellement peut-être, une autre métaphore : que reste-t-il de la foi lorsque la catastrophe est là ? Suffit-il de réciter les Psaumes pour que le père revienne ? Jamais pourtant, le film ne critique la religion, il observe, montre, et prend la mesure de chacune des composantes sociales de la situation.

Un peu comme pour Avanim, le film a été recréé sur le plateau, à partir pourtant d'un script très écrit.

Lien externe[modifier | modifier le code]

(en) Tehilim sur l’Internet Movie Database. Consulté le .